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 Et la rumeur court, et court encore [Jilly]

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○ âge : 35 ans.
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MessageSujet: Et la rumeur court, et court encore [Jilly]   Dim 21 Oct - 18:39

Et la rumeur court, et court encore

Je descendis de ma voiture après l’avoir garée sur le parking de l’hôpital. Il était à peine vingt heures et mon tour de garde pour la nuit commençait déjà. Je lâchai un soupir mêlé à la fumée de ma cigarette en fin de consommation, avant de laisser tomber le mégot et de l’écraser sous mon basket. Je levai les bras pour m’étirer, fis craquer ma nuque, et partis rejoindre le secteur des urgences où j’étais affecté. En entrant, je saluai le personnel que je rencontrais, muni d’un beau sourire, et pris la direction des vestiaires afin de me changer. Là je me déshabillai, et enfilai ma tenue de travail avant de sortir pour me rendre au bureau infirmier où se faisaient les transcommunications. Je rencontrais alors Emma et Jessie, que je saluais d’un sourire amical.

« Alors, comment allez-vous les filles ? » Leur demandais-je.

« Oh, nous ça va. C’est plutôt à toi qu’il faut demander ça. » Répondis cette seconde d’un air mutin.

« Euh… Oui, moi ça va. » Dis-je, un peu pris au dépourvu par le ton avec lequel elle me posait cette question.

Je me tirais une chaise et m’y assis dessus, étouffant un bâillement.

« Vivement le weekend, ça fait trois nuits que j’enchaîne. »

« Heureusement que tu as un bien agréable passe-temps. » Rient en coeur Emma et Jessie.

Croisant les bras, je fronçais légèrement les sourcils, n’y comprenant strictement rien à leurs petites allusions mesquines.

« Bon, dites-moi tout au lieu de me faire tourner en bourrique. De quel « passe-temps » parlez-vous ? »

« Oh, allez Mike. Tu es beau, elle est belle. C’était forcé que ça matche entre vous. »

Me servant un mug de café que je portais ensuite à mes lèvres, je manquais de recracher le tout sous cette répartie.

« Je suis beau ? Et elle est belle ? Mais qu’est-ce que vous avez fumé comme dope, parce qu’elle doit-être bien bonne. »

« Vas-y, fais pas ton innocent. »

« Mais je le suis ! Je suis aussi libre que l’air, je n’ai personne dans ma vie, je vous assure ! » Tentais-je de me défendre, estomaqué.

Je n’appréciais pas beaucoup le regard et le sourire entendu qu’elles échangèrent, mais visiblement quoi que je dise ou fasse ne pourrait les faire changer d’avis. Quelqu’un avait placé une idée fourbe dans leur tête, et ça n’était apparemment pas moi qui pourrais l’en déloger.
Je poussais un nouveau soupir, et attrapais un ordinateur portable dans lequel étaient inscrites les dernières transmissions. Je ne détournais pas le regard de l’appareil lorsque la porte s’ouvrit à nouveau et qu’une voix qui ne m’était familière que depuis peu de temps nous salua.

« On vous laisse, on a fini pour aujourd’hui. J’ai vu les docteur Stephen et docteur Elvis dans les couloirs, ils arrivent. Les autres équipes d’infirmiers arrivent également. Bonne soirée et… pas de bêtise. »

« De bêtise ? » Demandais-je en relevant le regard pour croiser le clin d’œil amusé de Jessie.

Lâchant un soupir lorsqu’elle referma la porte, je saluais la nouvelle venue.

« Bonsoir, mademoiselle Jones. Si jamais vous avez un détecteur pour comprendre leurs allusions, merci de bien vouloir éclairer ma chandelle… » Lui dis-je d’un ton blasé.

C’était la troisième fois que je m’adressais à elle, soit une fois en trois jours. Elle était nouvelle dans l’hôpital, et nous n’avions pas encore eu l’occasion de papoter, pris en pleine intervention à chaque fois que nous aurions pu avoir une opportunité pour le faire. Alors j’étais loin de deviner ce qu’il se tramait. Ou plus précisément ce qu’elle avait tramé.
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○ âge : 26 ans
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○ informations en vrac : Elle est arrivée à Island Bay quand elle avait 6 ans ○ C'était un garçon manqué ○ Elle a pourri la vie de toutes les personnes qu'elle connait ○ Elle peut se montrer très attachante ○ Elle a un petit chien dont elle ne sait pas s'occuper. ○ Elle est infirmière à l'hopital ○ Elle est revenue à Island Bay début octobre ○ Elle vit dans une caravane dans le jardin de ses parents ○ Elle s'occupe de sa mère malade ○ Elle a perdu sa femme il y a un mois ○ Elle a quitté Island Bay à 18 ans pour échapper à sa famille trop parfaite ○ Elle a commencé des études en art où elle a rencontré sa femme, professeur. ○ Elle a arrêté ses études pour prendre soin de son épouse, souffrante. ○ Elle déteste les animaux ○ Elle calcule tout ce qu'elle mange ○ Elle adore les tomates et déteste le chocolat ○ C'est une sportive dans l'âme ○ Elle a peur des chats, assez pour devenir violente avec eux s'ils l'approchent ○ Elle est extrêmement possessive ○ Elle a quatre frères dont est portée disparu. ○ Elle est la dernière de la fratrie

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MessageSujet: Re: Et la rumeur court, et court encore [Jilly]   Jeu 25 Oct - 15:23


Et la rumeur court, et court encore.

C’était une soirée banale où s’accumulait le même lot de frustrations, de tensions et d’idioties. Les transports en commun nauséabonds, l’odeur de la cigarette sur le parvis de l’hôpital, les publicités nues, les notes de musique qu’imposait un petit groupe de jeune… rien ne parvenait à éveiller l’intérêt de Jilly.  Sa vie maintenait son cours en répétant les mêmes habitudes, la même routine, les mêmes obligations. Ainsi, le haut de sa tenue d’infirmière se refermait sur son cœur dans un geste machinal. Sa carapace contre le monde hospitalier démarrait par ce simple mouvement. Protection fragile et si inutile, le tissu glissait contre ses doigts agiles pour effacer chaque pli indélicat. Tout devait être parfait.

C’était une soirée banale où s’accumulaient les mêmes routines, les mêmes têtes et les mêmes obligations. Les collègues de travail glousseront encore, les sonnettes tinteront encore, les patients souffriront encore, guériront encore, mourront encore et elle, elle sera toujours là avec son sourire trop blanc. Jilly, elle-même, se laissait berner par cette apparente force et joie de vivre. Madame Jones se devait d’être aussi lisse que sa tenue. Chaque détail comptait. Aussi, les mèches blondes sous les ordres de doigts impétueux et lestes se rangeaient dans un chignon éclaté avant de faire leur entrée dans la salle. La rotation avait été effectuée sans encombre. Paperasses, ordres et potins encombrèrent l’esprit de la blondinette avant de rejoindre le médecin de nuit.

« Madame. » Corrigeait Jones d’une voix douce mais ferme. Son regard suivait le groupe d’infirmières en direction de la sortie. Elles gloussaient de plus belle, songeant que Jilly maintenait les apparences. Pourquoi, le médecin l'agaçait. Plus personne ne l’appelait mademoiselle depuis des années. Le son de cette appellation avait réveillé un sursaut de colère. Pour qui se prenait-il à la rabaisser au rang de petite fille ? Personne ne prendrait le risque de l’appeler lui « garçon » ou « gamin » à l’hopital. Alors il en serait de même pour elle ! Un regard noir plongeait sur le jeune médecin avant d’inspirer et relâcher la tension. La culpabilité la rendait agressive mais le savoir n'aidait en rien la gestion de la situation. En effet, quelques jours plus tôt, la mélancolie avait assailli son cœur, une faiblesse qu’elle ne se pardonnait pas Sa femme lui manquait et l'idée la rendait dingue. Pour apaiser la douleur, Jilly se consolait avec le passé et durant sa pause, la jeune femme s'était perdue dans la contemplation douloureuse de photographies de son ex, une femme parfaite. Lorsque les autres avaient pris place à son côté, Jilly avait rangé avec trop de précipitation son bien. Les questions avaient fusé et acculée, Jones n’avait su comment réagir. Dans un élan de survie, une volonté de s’accrocher à ce qui restait de ses forces et pour garder au chaud son secret, Jilly avait menti. Les mots avaient dépassé sa pensée et d’un simple sous-entendu, une rumeur été née. Passer pour une fille facile entachait moins l'honneur de sa famille que de s'avouer lesbienne. Par conséquence, Jilly profitait de ces ragots.

Maintenant, les regards changeaient et tous pensaient que l’infirmière couchait avec le médecin durant les pauses et les heures de travail. Heureusement que la direction n’en savait rien. « Je ne suis pas traductrice mais infirmière, l’auriez-vous oublié ? » Termina-t-elle plus froide encore, jetant un regard vers le couloir. La nuit risquait d’être longue ! Pourquoi sa présence la dérangeait autant ? Ce médecin n’avait rien de laid, de déplaisant ou même de désagréable. Seulement, Jilly redoutait de faire face à son mensonge, un geste qui pourrait lui coûter cher, très cher, s’il venait à s’apprendre.  

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MessageSujet: Re: Et la rumeur court, et court encore [Jilly]   Ven 26 Oct - 13:11

Et la rumeur court, et court encore

Bon sang ce que la journée prévoyait d’être longue. La jeune femme (non pas demoiselle, la différence semblait visiblement être de taille pour elle) était aussi agréable qu’un iceberg. Avec un peu de chance je changerai d’équipe, mais je n’y croyais pas trop. Maintenant, il s’agissait d’étudier son comportement. Peut-être était-elle fatiguée tout comme moi, et avait donc les nerfs à fleur de peau. Autre hypothèse celui du complexe infirmier/médecin. Soit alors un stupide sentiment d’infériorité qui n’avait pas lieu d’être, soit sinon celui d’une infirmière qui en a marre de se faire prendre de haut par un toubib. Ça, je pouvais le comprendre, mais attiser les foudres de l’autre pour ne se baser que sur des préjugés qui n’ont, s’il le faut, pas lieu d’être. Et c’était le cas. Alors je décidais de ne rien répondre à cette pique et de lire tranquillement quoique rapidement le résumé de cette nuit passée aux urgences pour mes collègues, afin de savoir quels cas ils ont eu à traiter et si je dois aller voir les dits patients pour les  examiner à mon tour. Avec cette chère collègue. Oui, j’appuis ce mot à ce point pour la nouvelle vanne qu’elle venait de m’envoyer et qui, cette fois, passa difficilement.

« Oublier que vous êtes infirmière non, mais je n’ai pas non plus oublié que nous nous devons le respect entre collègues. Alors si vous voulez crever un abcès qui n’a pas lieu d’être je vous en prie : faite. » Rétorquai-je d’une voix des plus calme, contrairement à ce qu’était mon humeur.

D’ordinaire, j’étais un homme très timide. Surtout avec la gente féminine. Cependant quand on m’attaquait de front, mes barrières de protection se dressaient dès lors, comme pour me protéger.

« Ou sinon nous pouvons nous mettre au travail. C’est bon ? Bien, premier patient. » Lui dis-je lorsque mon bippeur se mit à sonner. »

Nous sortîmes dans les couloirs pour entendre aussitôt un patient littéralement hurler de souffrance. Lorsque l’infirmière Jones et moi-même arrivâmes dans le hall d’accueil, nous aperçûmes un homme d’une cinquantaine d’années, installé sur un brancard se tenir un bras ensanglanté fermement contre lui. Jones alla chercher son dossier tandis que je menai le brancard dans la salle de soin, en tentant de garder un calme certain pour ne pas paniquer l’homme.

« Faites-lui une piqûre de morphine, je m’occupe de son bras. Ne vous en faites pas, vous êtes pris en main. Que s’est-il passé, monsieur ? » Lui demandai-je tandis que je m’afférai à arrêter l’hémorragie sans trop manipuler son bras au cas où il soit cassé.

L’homme m’expliquait qu’il avait eu un problème avec sa tronçonneuse. Ceci fait, je signalai à « Madame Titanic » :

« On l’emmène en salle de radio. »

Nous aidâmes le patient à s’installer sur le brancard de la salle de radio, pour passer ensuite dans la salle où nous serions protégés des rayons des machines. Je regardai attentivement les premiers clichés apparaître à l’écran, et déclarai une fois que je serai sûr de moi :

« Bon, il a eu beaucoup de chance cette fois-ci. Aucune fracture, seulement des entailles importantes mais bénignes. On peut aller le recoudre. »

Je retournai auprès du patient, et lui expliquai avec un sourire que ça n’était pas une blessure grave et que mon infirmière allait s’occuper de lui. Je me tournai alors vers elle et lui dis :

« Vous allez le recoudre. De mon côté je vais lui prescrire des antidouleurs et aller rassurer sa famille. Entendu ? »
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Dernière édition par Michael Greystone le Jeu 8 Nov - 18:21, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Et la rumeur court, et court encore [Jilly]   Sam 27 Oct - 0:07


Et la rumeur court, et court encore.
La réplique du trentenaire traversa l’esprit de la blonde. Le respect. Il agitait cette bannière comme si elle avait tenté de la lui voler ! Jilly n’en revenait pas. Son regard obliqua sur la silhouette du médecin, l’enveloppant de mépris une courte seconde. Monsieur osait tout et se lançait dans une accusation sourde, enchainant ses ordres les uns derrière les autres. Cette rapidité d’action marquait son désir de la faire taire. Néanmoins, garder le silence demeurait difficile pour une combattante aussi prompte à manier le verbe. Aussi, la réponse tomba sans attente.

« L’hôpital qui se fou de la charité.» Souffla-t-elle en entrant dans le sillon de Michael.

Le lieu était bien trouvé pour un tel dicton mais la dispute attendrait probablement. Les urgences ne pouvaient pâtir des petites disputes entre membres du personnel. Le temps constituait une denrée précieuse pour ceux qui entraient ici. Le premier patient braillait déjà et loin de manquer de compassion, l’infirmière suivait le rythme. Après avoir demandé des précisions sur le dosage que souhaitait administrer le médecin, elle injecta le tout au jardinier de pacotille. Quelle idée de jouer à la tronçonneuse aussi tard le soir!

Michael géra la situation comme tout bon médecin et planta Jilly avec une intervention délicate. La tronçonneuse ne provoquait pas de nette coupure sur la chaire, recoudre l’ensemble prendrait du temps.  Loin de se démonter, la blondinette pinça les lèvres, se penchant vers le patient pour quelques mots réconfortant. La nuit semblait plutôt calme après tout. Pas de salle d’attente bondée, pas de protestation, de pleur. L’ennuie menaçait de plomber l’ambiance une fois ce travail effectué.
Lorsqu’elle eut fini son travail, l’infirmière replia ses affaires.

« Le médecin ne devrait pas tarder à venir vous voir. »

Jilly s’éclipsait sans un mot de plus hormis les politesses et salutations d’usages. Nul besoin de trop en faire. De toute façon, le type semblait totalement ailleurs. Après tant d’angoisse, il se détendait enfin, s’endormant presque.

La nuit s’égrainait lentement, trop lentement au goût de J.J. Bientôt, Michael reviendrait et la soirée dépendrait de leur conversation et de leur occupation. Malheureusement, l’infirmière ne souhaitait pas déserter sa position ! Après avoir vérifié qu’aucun patient n’avait besoin d’elle, son regard tomba sur son téléphone en quête d’une occupation. Lorsque le médecin entra dans la pièce, la jeune femme l’ignora volontairement.

« Pas trop fatigué ? » Ironisa la blonde comme si de rien n’était. Pourtant, le sous-entendu planait doucement.  Lui gribouillait sa petite ordonnance alors qu’elle bossait toute seule avec le patient. La réalisation des points aurait été bien plus rapide et plus nette entre les mains de Michael. Se sous-estimer ne correspondait en rien au profil de la blonde néanmoins cet exercice revenait plus souvent aux internes ou aux médecins qu’aux infirmiers. « Il vous faut peut-être une petite pause cigarette après ça… » Laissa-t-elle trainer. Qu’il sorte fumer, qu’elle ait la paix quelques minutes.
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Dernière édition par Jilly Jones le Mar 6 Nov - 22:28, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Et la rumeur court, et court encore [Jilly]   Dim 28 Oct - 9:52

Et la rumeur court, et court encore

Il y avait deux possibilités : ou bien je laissais ma rage éclater contre cette impertinente, ou bien j’entrais dans son jeu. C’était décidé : après une dernière pique, je prenais l’option de lui rentrer dedans d’une manière qu’elle n’allait pas aimer. Sauf que jamais je n’aurais pu croire que ma santé allait être le terrain de nouvelles attaques bien placées. Ignorait-elle que cette prétendue cigarette était la cause de mon cancer, dépisté il y a à peine quelques semaines ? La nouvelle m’avait ébranlée, mais cela ne la regardait pas. Jouer la carte de la pitié était une fausse bonne idée, car après tout elle n’aurait plus que deux façons de réagir : s’excuser platement et se rendre compte de son erreur, ou bien montrer les crocs également sur ce sujet-là, et là, si c’était le cas, il allait y avoir des effusions de sang. J’étais suffisamment préoccupé par ma maladie, c’était hors de question de la laisser remporter ce jeu idiot en courbant l’échine pour me présenter en position de faiblesse devant elle. Sans compter que cela ne la regardait absolument pas.
Je prenais donc sur moi et lui lançait avec théâtralité :

« Maintenant que vous le dites, si. J’ai bien cru que j’allais me faire une entorse du poignet en écrivant cette ordonnance. Heureusement que vous et vos bons soins sont là pour faire tout ce travail à ma place. »

J’ignorai parfaitement son regard, non pas par lâcheté mais par dédain. Et à cela j’ajoutai :

« Au fait, au cas où vous l’aurez oublié, c’est de votre job d’assister le médecin. J’aurais très bien pu faire cela moi-même, c’est vrai, mais il semblerait que dans votre éducation professionnelle vous auriez loupé une case. »

Et rien par rapport à la cigarette. Ça, je ne voulais définitivement pas l’aborder.

« Bref. Allons chercher le patient suivant. » Déclarais-je, en étant de toute manière bien au-dessus de ce type de conversation.

Quand soudain, une violente douleur se répercuta sur mon thorax, me coupant nettement le souffle. Une violente quinte de toux m’emporta, et si j’avais soudainement honte de me montrer si faible face à elle, je ne m’en préoccupais bientôt plus. Sans ne plus pouvoir respirer, je laissais tomber mon carnet d’observations médicales à terre et saisis l’embout du respirateur afin de pouvoir à nouveau respirer. Peu à peu, je commençais à inhaler l’air qui sortait du masque, tandis que ma tête me tournait dangereusement.  Heureusement que j’étais au travail lorsque cette paralysie respiratoire m’avait pris d’assaut. Un élément commun dans le cancer du poumon…
C’est alors que, encore sous le choc de ce violent symptôme, je retirai le masque et lui dis, essoufflé :

« Ce qui s’est passé n’est rien. Merci de bien vouloir garder ce qu’il s’est passé entre ces quatre murs… »
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Dernière édition par Michael Greystone le Jeu 8 Nov - 18:20, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Et la rumeur court, et court encore [Jilly]   Mar 6 Nov - 22:59


Et la rumeur court, et court encore.

Baliverne et baratin. Il continuait de lui sortir des excuses bidons et des justifications complétement périmées. Elle savait recoudre depuis des lustres et n'avait pas réellement besoin d'un entrainement supplémentaire.

Sa réponse se mura dans un pincement de lèvres. Hors de question de poursuivre sur cette lancée. Elle risquait bien trop gros, peut être même plus que lui et que ces rumeurs stupides. Son regard s'abaissa sur lui lorsque la toux entama de le désorienter. Au départ, les quintes ne ressemblèrent qu'à une mauvaise grippe, puis augmentèrent, inquiétèrent et poussèrent Jilly à l'action. Une main rapide plaça un siège sous le cul du médecin et l'autre approcha le respirateur de son destinataire. Quoiqu'il advienne, la blondinette demeurait et resterait à vie une âme altruiste.

Venir en aide à des patients constituait son quotidien. Cependant, la blonde devait admettre que les symptômes visibles n'annonçaient rien de bon, rien que l'infirmière était apte à guérir, apte à affronter. Le cancer avait emporté son âme soeur, sa moitié et sa vie. Jilly ne supportait pas l'idée de se tenir aux côtés d'un autre mourant. Cette bataille, elle l'avait mené. Cette bataille, elle l'avait perdue. Cette bataille l'avait vaincue.

Finalement, Michael se redressa et imposa son souhait. Maintenant qu'il avançait cette facette de sa vie, impossible de le repousser sans avoir l'air d'un monstre sans coeur, d'une horreur et autre rebut de l'humanité.

"Bonne idée." Approuva la jeune femme dans un souffle. Lui emboiter le pas permit d'apaiser le mal aise grandissant. "J'apporte le respirateur aussi?"

Question anodine et qui sonnait plus moqueuse que ce qu'aurait souhaité Jilly. La raillerie n'était plus au rendez-vous, néanmoins, imposer une distance devenait une priorité. Michael ne pouvait se permettre de fréquenter une âme aussi morcelée et assombrie que la sienne. C'était contagieux ce genre de ténèbre. Les regards s'inclinèrent dans leur direction dans le couloir à moins que la paranoïa de la jeune femme ne soit à son comble et que ses craintes concernant son secret ne soit trop exacerbé. Comment gérer cette situation à présent? Comment faire avec les nouvelles données qu'elle venait de d'apprendre?
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MessageSujet: Re: Et la rumeur court, et court encore [Jilly]   Jeu 8 Nov - 20:04

Et la rumeur court, et court encore

Je n’arrivais plus à absorber d’air. Ma respiration se faisait sifflante et anarchique, comme elle le devenait un peu plus à chaque crise. Posé sur l’assise que mon infirmière avait eue, pour une fois, la gentillesse de me passer, j’essayais de recouvrer mon souffle tant bien que mal. Et lorsque j’en eu la possibilité, je pus reprendre la parole, faible et erratique, pour lui demander et même la prier de garder cela pour elle. Quel idiot étais-je, vu sa manière de me proposer de me passer le respiratoire… Moqueuse, comme toujours. Mais que lui avais-je bien pu faire pour attiser ainsi son courroux ? Il ne me semblait pas, au prime abord, d’avoir été désagréable. Un « mademoiselle » à la place d’un « madame » était-il si cher payé ? Une chose est pratiquement sûre : je n’en aurai jamais la réponse.
Je répondis d’un hochement de tête négatif lorsqu’elle me proposa le respirateur, ayant encore du mal à monopoliser suffisamment de souffle pour lui répondre. J’allais y arriver, il me fallait juste un peu de temps… Et lorsque je sentis que j’y parvins, je répondis avec encore un peu de difficulté :

« Enterrons la hache de guerre, voulez-vous ? Je suis sûr que vous avez-vous aussi autre chose à penser que cette stupide dispute infondée. Non ? »

Moi en tout cas, qu’elle m’apprécie ou non je n’en avais rien à carrer. Enfin, pas trop vu que je n’avais aucune idée sur sa justification. Tout ce qui m’importait c’était actuellement ma santé, qui allait gravement et rapidement en s’amenuisant. Le pire dans tout cela, c’est que je sentais que ça n’était pas de la méchanceté gratuite. Cette femme souffrait derrière son masque fait d’une froideur et d’une moquerie sans pareille. La question était donc la suivante, certainement stupide mais vaine, mais tout de même : que pourrais-je faire pour alimenter cette gentillesse que j’étais certain qu’elle possédait. Après tout, on ne devient pas infirmière par hasard. Bien sûr, je n’allais pas l’interroger sur ses motivations qui ne me regardaient pas. Je voulais purement et simplement qu’elle ne s’apaise avec moi. Il ne me semblait pas être quelqu’un de monstrueux après tout. J’étais suffisamment altruiste pour pouvoir être à l’écoute si jamais elle avait des problèmes, et même pour elle je saurai être présent. J’étais comme ça : d’un naturel généreux et à l’écoute.

Je pris une dernière respiration et lâchais un soupir. Je sentais étrangement que la jeune femme devenait plus étrange. Plus… distante. Pourquoi, je n’en savais rien. Cela faisait certainement parti des mystères qui entouraient sa personne. Car ça, pour être mystérieuse, elle l’était bel et bien. Mais quel était donc le prix de son secret ? Dans un sens cela ne me regardait pas de savoir pour quelle raison elle se comportait d’une pareille manière. Dans un autre, elle attisait ma curiosité. Mais jamais je ne la pousserais à se confier. Si elle voulait le faire j’étais là. Dans le cas contraire, je garderai ma place de médecin et elle d’infirmière, et les chiens seront bien gardés.
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○ informations en vrac : Elle est arrivée à Island Bay quand elle avait 6 ans ○ C'était un garçon manqué ○ Elle a pourri la vie de toutes les personnes qu'elle connait ○ Elle peut se montrer très attachante ○ Elle a un petit chien dont elle ne sait pas s'occuper. ○ Elle est infirmière à l'hopital ○ Elle est revenue à Island Bay début octobre ○ Elle vit dans une caravane dans le jardin de ses parents ○ Elle s'occupe de sa mère malade ○ Elle a perdu sa femme il y a un mois ○ Elle a quitté Island Bay à 18 ans pour échapper à sa famille trop parfaite ○ Elle a commencé des études en art où elle a rencontré sa femme, professeur. ○ Elle a arrêté ses études pour prendre soin de son épouse, souffrante. ○ Elle déteste les animaux ○ Elle calcule tout ce qu'elle mange ○ Elle adore les tomates et déteste le chocolat ○ C'est une sportive dans l'âme ○ Elle a peur des chats, assez pour devenir violente avec eux s'ils l'approchent ○ Elle est extrêmement possessive ○ Elle a quatre frères dont est portée disparu. ○ Elle est la dernière de la fratrie

○ posts : 52 ○ points : 180
○ pseudo : Coconut
○ avatar : Taylor Swift
○ DC : Aucun
○ inscrit le : 26/09/2018
MessageSujet: Re: Et la rumeur court, et court encore [Jilly]   Dim 11 Nov - 15:14


Et la rumeur court, et court encore.

La situation basculait en défaveur des deux camps. Le premier perdait son souffle, la deuxième ses illusions. La vie avait sorti son couperet, prête à fendre le cœur de l’une et les poumons de l’autre. Aussi un soupir résigné échappa à l’infirmière. A quoi bon lutter ? Parfois, diverses solutions de facilité se présentaient dans son esprit : la fuite, s’enfermer dans son lit… ou d’autres plus radicales. Malheureusement, Jilly ne pouvait céder à aucune d’entre elles. Son regard clair ploya une seconde pour s’assurer que le médecin tiendrait debout pour le reste de la nuit. Difficile à dire. Ce genre de cancer dévorait l’énergie et le niveau de qualification nécessaire pour analyser la maladie se trouvait bien plus haut que le sien.

Le cancer réclamait beaucoup de force, de soutien et de temps pour récupérer, pour lutter, pour guérir. Hors de question que la blonde pompe celles de Michael dans le but de réduire une rumeur à néant. Il avait besoin de rester concentré sur le principal.

« Certains affirment que l’on s’envoie en l’air durant les pauses. » Grinça la blonde d’une voix plus basse. « Je viens de débarquer et j’ai pas envie de passer pour une salope et vous, vous devriez vous reposer au lieu de faire des nuits ou médecin urgentiste. Avec votre diplôme et toutes les années de travail ici, ca doit pas être dur de trouver un petit coin tranquille pour se poser. »

Ses poumons s’emplissaient d’air après une si longue tirade sans prendre la peine de respirer. Mais elle n’en avait pas fini avec lui. S’il pensait qu’après sa quinte de toux, ils pourraient repartir dans les couloirs comme si la vie continuait son long fleuve tranquille. Elle devait pouvoir compter sur lui mais pire encore, il risquait gros en venant ici. Elle ne savait pas quel traitement il suivait. Des chimiothérapies affaibliraient ses défenses immunitaires. Combien de malades viendraient lui vomir sur les pompes ou lui cracher des microbes à la gueule ? Pouvait-il se concentrer correctement alors que la mort pesait au-dessus de sa tête ? Son monde devrait trembler et il devrait être en train de le maintenir en ordre au lieu de venir ici casser quelques meubles en prime.

« Vous devriez aller dormir un peu temps que les urgences sont vides. Parce qu’honnêtement, on sait bien que ça ne va pas durer. »

Ce changement d’avis sur sa réplique la surpris sans en montrer les signes. Dire qu’elle voulait lui secouer les puces, voilà qu’elle se radoucissait. Aussi, elle se ravisa et pointa un index dans sa direction pour mieux le menacer.

« Vous avez intérêt à prendre soin de vous parce que j’ai pas l’intention de le faire pour vous. »

Autant éviter le sujet qui fâche ou de tenter de les éviter. Avec un peu de chance, pour ce soir, il irait dormir, elle le réveillerait une ou deux fois pour une urgence puis tout serait terminé. Il n’y aurait que des petites broutilles, la routine habituelle des gamins qui ont trop bu, des petits bobos ou encore les vieux avec un peu de neurones en moins…
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MessageSujet: Re: Et la rumeur court, et court encore [Jilly]   Jeu 15 Nov - 13:05

Et la rumeur court, et court encore

Le ton qu’adopta Jilly m’intrigua, du moins jusqu’à ce que ses propos se mettent en ordre pour former cette phrase tout juste hallucinante : ainsi cette fameuse rumeur serait que j’ai une relation sexuelle avec elle ?! C’était tout bonnement stupide et infondé. D’ailleurs, en parlant de fondé, je devais essayer de remonter jusqu’à la source.

« Inutile de vous demander d’où elle vient car vous ne devez pas plus le savoir que moi, mais depuis quand court cette débilité profonde ? Au moins je comprends mieux les insinuations des infirmières tout-à-l’heure… »

Je lâchai un soupir, surtout en entendant ses recommandations. Je n’avais jamais écouté personne, et ça n’était pas aujourd’hui que cela allait commencer. Surtout venant d’elle, même si elle était un poil plus agréable que tout-à-l’heure.

« Je pourrais partir, mais je ne le ferai pas. Ce boulot c’est ma passion. Je n’ai plus de famille, j’en ai bavé pour arriver à la situation dans laquelle je suis aujourd’hui alors ça n’est pas mon cancer qui me fera renoncer à mon rêve. » Lui répondis-je.

Cela pouvait paraître idiot, stupide et sans aucun doute borné, mais je ne renoncerai jamais. Je n’avais jamais redoublé une seule année de médecine, et ce malgré la difficulté. Je m’étais accroché comme un homme en phase terminale peut s’accrocher à la vie. J’avais passé des nuits entières à étudier et à apprendre par cœur des planches anatomiques, les diverses synergies des molécules entre elles, etc. Alors rien ne m’arrêterait, et encore moins une maladie que je réussirai tôt ou tard à maîtriser et à dominer. Et ce même si je n’avais pas forcément les armes…
L’infirmière me recommanda alors d’aller dormir le temps que les urgences soient vides – ce qui était un vrai miracle, cela dit en passant. Je notais alors la quasi douceur avec laquelle elle s’adressa à moi. Fallait-il attendre d’être malade pour s’attirer la sympathie même des personnes les plus dures ? C’était de la pitié, rien de plus, et ça, ça m’agassait. Néanmoins je ne ferai aucune histoire. Ça n’était pas mon genre et je n’en avais de toute façon pas la force ce soir. Cette « douceur » fut toutefois une surprise pour elle-même, ce qui m’arracha un bref sourire lorsqu’elle tendit un index menaçant pour me dire que j’avais intérêt à prendre soin de moi car elle, elle ne le ferait pas.

« Rassurez-vous, je ne vous demande rien. Encore moins de me pseudo materner. Toutefois je vais suivre votre conseil et aller me poser en salle de repos. Je veux que dès que sonne la première urgence vous m’appeliez. Il faut rester dans les starting blocks. »

Je sortis alors de la pièce et pris la direction de la salle où je me posais un instant, jusqu’à ce que pas plus de cinq minutes plus tard l’infirmière ne vienne me chercher pour un accident de la route. Alors que j’essayais de retirer les morceaux de verre de vitre de la poitrine du conducteur, ses constantes se mirent à déconner. J’entamais un massage cardiaque qui n’aboutit malheureusement à rien malgré mes efforts désespérés.

« Heure du décès ? » Demandais-je, faisant preuve de tout mon professionnalisme pour ne pas être touché par cette mort qui de toute façon m’atteignait. Après tout, je suis humain…

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Et la rumeur court, et court encore [Jilly]

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