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 nightshift → michael

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○ métier : tend des perches dans le porno
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née mcleod ❋ petite fumeuse ❋ mariée depuis novembre ❋ à seth qu'elle connaît depuis la mi-octobre ❋ devenue copine avec les pompiers du coin à force de mettre le feu à sa cuisine en tentant de... ben cuisiner ❋ calamité derrière les fourneaux ❋ a la main verte par contre ❋ aime la déco ❋ super danseuse ❋ a remporté des prix au swing, au rock acrobatique et au lindy hop dans sa jeunesse ❋ orpheline, ses parents sont morts dans un accident de voiture quand elle avait dix ans ❋ fan de muse et de musique alternative ❋ scottish pride ❋ a un bébé corgi portant le doux nom de cher ❋ les responsabilités et autre trucs chiants d'adultes, c'est pas trop sa tasse de thé ❋ carbure au café et au thé justement ❋ pourrait passer des nuits entières à jouer à l.a. noire ❋ accro à buzzfeed unsolved, friends et westworld ❋ adore les films d'horreur ainsi que ceux de tarantino et l'âge d'or du cinéma ❋ pleure trop souvent devant les films ❋ a une aversion pour les dindes depuis far cry 5 ❋ n'a temporairement plus le permis et se balade à bicyclette mais participe parfois à des courses de rue


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MessageSujet: nightshift → michael    Mer 7 Nov - 2:15

    « Quel connard ! C’est de sa faute à lui ! »


Debout au beau milieu de la salle d’attente des urgences, Cleo crie et pointe du doigt un automobiliste. Celui qui a bien failli la percuter quelques minutes plus tôt alors qu’elle rentrait chez elle de nuit, à vélo, après le boulot. Faillit, oui, car elle l’a évité de justesse en donnant un brusque coup de guidon qui l’a envoyée dans le décor. Et plus précisément dans une vitre. Peut-être bien que sa tête a pris un coup car elle ne se souvient absolument pas de ce détail mais toujours est-il qu’elle a la main en sang et que, bien qu’elle n’ait pas voulu trop y regarder non plus, il lui semblait bien qu’il y avait des débris de verre dedans. Génial, ça ne va pas du tout être compliqué pour le boulot, ça. Partant de là, on pourrait dire plus de peur que de mal. Elle s’en remettrait, non ? Après tout, elle aurait carrément pu y rester. Enfin, si elle n’avait pas de bons réflexes. Et en dramatisant un peu beaucoup la situation. Alors pourquoi est-elle si énervée ? Me demanderez-vous. Parce que le chauffard en question s’était arrêté, enquit de comment elle allait, chargé sa jolie bicyclette ainsi que tout son matériel dans le coffre et l’avait emmenée aux urgences.

Aux urgences ! C’est l’antichambre des enfers pour quelqu’un comme Cleo qui évite les médecins – quels qu’ils soient – comme la peste de peur qu’on lui apprenne quelque chose qu’elle n’a aucune envie d’entendre. Comme quoi ? Oh, tout un tas de choses ; la rouquine fait partie de ces gens qui, s’ils entendent d’autres personnes parler d’un problème médical vont immédiatement s’imaginer qu’ils l’ont. Peut-être que maintenant, vous comprenez mieux sa douleur. Aussi mentale que physique, soit dit en passant. Sa blessure est en train de pisser le sang un peu partout mais ça ne l’empêche pas de menacer d’un « tu vas voir, bâtard ! » le pauvre type qui a tout de même la gentillesse de l’emmener là. Une fois qu’elle serait de retour chez elle, calme et détendue et surtout très loin de l’hôpital, elle prendrait la peine de lui téléphoner pour le remercier et surtout s’excuser mais pour l’heure, sa gratitude, il peut bien se la coller là où on le pense tous.

Toujours est-il que c’est le moment où les infirmières jugent bon d’intervenir car l’écossaise est toute prête à bondir sur le gars et puis… quoi exactement ? Alors ça, c’est une bonne question mais il ne vaut probablement pas le savoir. Elles l’empoignent avec un mélange de fermeté et de délicatesse pour ne pas lui faire plus mal et l’emmène dans un couloir tandis qu’elle ne lâche pas l’automobiliste des yeux. Puis on la laisse dans une autre salle. Seule et c’est sans doute mieux comme ça. Mais il ne faut pas compter qu’elle reste assise bien sagement en attendant que l’on vienne s’occuper d’elle. Non, au lieu de ça, elle fait les cent pas comme un lion en cage et son regard cherche désespérément un objet de type scalpel ou seringue, bref quelque chose avec quoi elle pourrait se défendre au cas où le médecin sur qui elle tomberait ne veuille pas y mettre les formes. Mais en vain, hélas. Les infirmières ont dû prendre leurs précautions.

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MessageSujet: Re: nightshift → michael    Jeu 8 Nov - 17:35

Nightshift

Dans mon métier, il y a tout type de figure parmi les personnes que l’on soigne : les dépressifs, les étourdis, ceux qui n’ont jamais de chance. Il y a aussi les autoritaires, qui veulent qu’on s’occupe immédiatement d’eux, les courtois qui cèdent volontiers leur place lorsqu’un cas plus grave débarque dans le hall d’accueil de la salle d’attente des urgences. Ceux-ci ne font pas monnaie courante, cela dit en passant. Et puis il y a une autre catégorie dans ce résumé non exhaustif : les hypocondriaques. Et ne pas dire que j’en avais un bel exemple de cas devant moi serait mentir. Mais revenons un peu en arrière.

J’avais entrepris de prendre soin de moi à partir de ce jour où l’on me diagnostiquerait mon cancer. Il serait temps me diriez-vous, et vous auriez parfaitement raison, mais c’est toujours pareil : on ne s’occupe vraiment de sa santé qu’à partir du moment où l’on sait qu’elle est menacée. Vivant pourtant dans le milieu des urgences médicales, je devrais être aux premières loges pour me rendre compte d’une telle chose, et ainsi régir de suite. J’aurais dû arrêter de fumer bien plus tôt, mais j’avais déjà commencé par foutre ma santé en l’air avant de jurer sur le serment d’Hippocrate. Alors aujourd’hui j’avais décidé d’enfiler un jogging de sport et d’aller courir un peu, au moins une demi-heure si j’y parvenais. Et… je n’y suis pas parvenu. Dès les cinq premières minutes mes poumons noircis par la nicotine me faisaient respirer aussi fortement qu’un rhinocéros prêt à charger devant son ennemi. Je m’arrêtais un instant pour m’adosser contre la grille du parc, mains posées sur les cuisses, à essayer de reprendre mon souffle. Je savais que j’étais malade, mais à ce point ça en devenait véritablement affolant. Mais je persistais : je repartis d’un bon rythme, avant de le perdre. Et crachant un juron, je me décidais à faire demi-tour au pas pour rentrer dans mon appartement, prendre une douche bien méritée malgré le peu d’efforts que j’ai pu monopoliser et finir par broyer du noir en pensant à nouveau à mon diagnostic qui me ruinait le moral.
Je pris ensuite une bonne douche et jetai un œil vers l’horloge murale. Il était temps que je me prépare à manger avant de me préparer pour aller au boulot. Je fis quelques gnocchis, ajoutais à la préparation à la faible proportion une petite sauce tomate et mangeai calmement en profitant du calme avant que ne m’attende le rush de l’hôpital.
Ceci fait, j’allais soigneusement me laver les dents, après avoir fait une pause devant mon paquet de cigarettes posé sur la table basse du salon. J’en avais tellement envie… D’un côté je pourrais bien m’en griller une au point où j’en suis, de l’autre ça n’était pas la peine d’en ajouter à mon état déjà préoccupant. Finalement, je me décidais et parvins même à me détourner de mon objectif, non sans fierté.

Je finissais alors de me préparer, et partis en voiture direction l’hôpital. Une fois arrivé à destination, je descendis de l’engin et marchais jusqu’au pôle des urgences où je fus, comme toujours, bien accueillis même si l’empressement et le rythme effréné des lieux stressaient naturellement tout le monde. Je filai aux vestiaires pour revêtir ma tenue de médecin, avant d’agripper mon badge d’identité sur la poche de ma chemise de travail bleue. Une fois fin prêt, je me dirigeai dans le hall au bureau des secrétaires pour m’annoncer. Celles-ci me remirent le dossier d’un vieil homme de quatre-vingt-dix ans, victime d’un sérieux AVC. Je m’occupais de lui avant que des bribes d’explosion de voix ne m’interpellent à l’accueil. Intrigué, je finis par m’occuper de réanimer mon patient et de lui faire subir une batterie de tests jusqu’à ce que je sois relayé par l’équipe du service adéquat. Et à nouveau ces bribes de voix se firent entendre.
Je sortis de la chambre du patient enfin sauvé et transféré en unité de soins. Là, je vis une jeune femme maintenue par des infirmières, folle furieuse, qui regardait un homme qui se tenait un peu plus loin. Une d’entre elles vint dans ma direction, et me tendis le dossier médical de la patiente.

« Tenez docteur, elle a été reçue dans un état de fureur extrême. »

« Que lui est-il arrivé ? »

« Elle a manqué de se faire renverser par ce conducteur alors qu’elle était à vélo, et a terminé sa course contre une vitrine en verre. »


« OK, laissez-la. Je m’en occupe. »

L’infirmière acquiesça et s’en alla avec les autres, me laissant seul dans le couloir avec la jeune femme. J’allais à sa rencontre, et d’une voix des plus douces je me présentais :

« Bonjour Madame Carter, je me présente : je suis le docteur Greystone. Venez-moi avec moi, je vais m’occuper de vous. »

Je poussai la porte de l’une des salles de soin rarement libre, et lui dis dans un doux sourire :

« Allez vous installer sur la table d’auscultation. Je vais m’occuper de votre main. »

J’enfilai des gants en plastique pour une hygiène parfaite, et rapprochai la lampe/loupe de sa main devenue tremblante.

« On va y aller doucement, rassurez-vous. Est-ce que vous voulez que je vous donne avant tout un calmant pour légèrement vous sédater et vous tranquilliser ? »

Une chose était sûre : ça n’allait pas être commode…
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MessageSujet: Re: nightshift → michael    Ven 9 Nov - 19:10

Lorsque la porte s’ouvre, l’envie de se planquer est tellement forte que c’est un miracle si Cleo n’y cède pas. Elle sait que c’est puéril, que les adultes ne se comportent pas de cette manière mais elle n’y peut rien, c’est instinctif. Cela dit, ça serait un peu compliqué de se cacher ici et elle comprenait mieux pour quelle raison les hôpitaux étaient si prisés dans les films d’horreur. Tout ça pour dire que la porte s’ouvre et que c’est un médecin assez jeune qui la passe. En d’autres circonstances, l’écossaise ne l’aurait probablement pas vu comme une menace tellement son visage inspire la sympathie mais là, en l’occurrence… Etant donné qu’elle est « un peu » à cran, son nom lui passe totalement au-dessus de la tête mais pas le « bonjour madame Carter ». Ça fait un an et Cleo ne s’y est toujours pas habituée. C’était marrant de se raccrocher à ce détail particulier mais bon, ça ne se contrôle pas. Bref, elle le suit mais avec réticence en se répétant qu’il ne fait que son travail et qu’elle n’a pas à être mauvaise avec lui. Ils changent de salle et il lui demande de s’installer sur la table d’auscultation, des mots qui lui donnent littéralement la chair de poule. Mais elle s’exécute.

Le médecin se prépare et ça a un côté rassurant. Et en même temps non car elle sait qu’il va devoir ôter les morceaux de verre de sa main et ça ne risque pas d’être très plaisant. Ni maintenant ni plus tard. Il a alors la présence d’esprit de lui proposer un tranquillisant. Voilà qui est bien, sans quoi elle l’aurait réclamé comme une grande.

    « Ça serait mieux. Pour vous. J’ai pas envie de vous frapper et de retourner en prison. »


Que l’on soit bien clairs ; la rouquine n’est jamais allée en prison. Certes, il lui arrive assez régulièrement de faire des choses pas très légales mais ça ne s’est jamais terminé qu’au poste de police et pas réellement derrière les barreaux. C’est la nervosité qui déforme ses propos. Et bien sûr, elle n’a pas conscience qu’elle pourrait être prise très au sérieux. Mais de toute manière, il faut bien soigner les repris de justice aussi, pas vrai ?

    « Et j’voudrais pas vous donner des ordres mais vous pouvez me décrire exactement tout ce que vous allez me faire avant de le faire ? Ça me laisse le temps de m’y préparer mentalement. »


Ou d’en avoir encore plus peur, faut voir.

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MessageSujet: Re: nightshift → michael    Sam 10 Nov - 10:18

Nightshift

Cette jeune femme était morte de peur, je le voyais bien. Aussi, je me demandais bien comment j’allais pouvoir la détendre un minimum, du moins calmer un peu ses angoisses pour que la consultation se passe bien… pour tous les deux. Je lui demandais alors de s’installer sur la table, chose qui la fit passer directement au blanc, du moins un peu plus qu’elle ne l’était déjà. Je ne pus m’empêcher de rire doucement face à sa pseudo menace lorsque je lui proposais un tranquillisant. Ca n’était en aucun cas moqueur, juste un sourire amusé face à sa répartie provoquée par la peur manifeste qu’elle avait des hôpitaux et des médecins visiblement.

« Je vous apporte ça, mais je dois vous prévenir : par piqûre cela agit bien plus vite que par comprimé. Que préférez-vous prendre ? Ne vous en faites pas, j’irai doucement avec la seringue et vous serez sortie d’ici plus vite. »

Une fois le calmant pris, je déclarai :

« Bien, maintenant on va attendre un petit peu qu’il fasse effet. Ne vous en faites pas, nous avons un peu de temps devant nous : le saignement est bloqué par les morceaux de verre. Vous voulez bien que l’on discute un peu ? Ca vous détendra déjà de prime abord, et le sédatif agira plus vite. Bien, que faites-vous dans la vie ? »

J’avais l’habitude de ce genre de patient paniqué par les soins, et c’était naturel. D’ailleurs, ça n’était pas pour rien que nous avions des cours de psychologie en médecine. Dans ce domaine-là j’étais plutôt performant, aussi avais-je douté en arrivant en sixième année de ne pas bifurquer en psychiatrie. Mais étant déjà moi-même un cas certain, il me semblait que ça ne serait pas une très bonne idée.

« Tout va bien ? Comment vous sentez-vous ? On peut commencer ? »

Face à son hochement de tête, j’ouvris un tiroir et sortis une pochette stérile contenant une pince type pince à épiler.

« Je vais vous retirer chaque morceau de verre à l’aide de cette pince, et vous prévenir à chaque fois que j’en aurai retiré un et que je passerais au suivant. Cela vous va ? » Lui demandais-je.

Je m’installai un peu mieux, et rapprochai la lampe-loupe.

« OK, je commence. Prenez une bonne inspiration et fermez les yeux si vous le souhaitez. On y va à votre rythme. »

A son signal, je retirai doucement le premier morceau afin qu’elle ne sente rien.

« Tout va bien ? Le premier morceau est retiré. Je passe au suivant. »

Et ainsi de suite je faisais mon œuvre, tandis qu’elle se tranquillisait nettement. Une fois toutes les bribes de verre extraites, je déclarai :

« Félicitations, vous avez réussie à rester très calme, et il n’y a plus rien. J’ai bien regardé. Maintenant, je vais déposer un tulle gras sur votre main. C’est une sorte de compresse imbibée pour que la plaie cicatrise sans coller. Ensuite je mettrai un bandage et vous pourrez sortir. »

Je m’attelais à ma tâche, déposai le tulle gras et enveloppai doucement sa main dans un bandage stérile. Lorsque j’eus fini, j’ajoutai :

« Vous avez quelqu’un qui peut venir vous chercher et vous ramener chez vous ? Votre mari, peut-être ? »

Si ça n’était pas le cas, je finissais mon temps de travail dans quelques minutes. Je préfèrerais cent fois avoir à la ramener plutôt que de la voir rentrer dans cet état…
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MessageSujet: Re: nightshift → michael    Dim 11 Nov - 2:04

    « Wohwohwoh attendez. Je risque pas d’attraper un staphylocoque ou je ne sais quoi, au moins ? »


Cleo lève l’index jusqu’à ce qu’elle ait sa réponse. Ces saloperies ne se chopent probablement pas de cette façon mais elle préfère être certaine. Parce que sinon, on ne peut pas vraiment dire qu’elle ait peur des piqûres. Certes, c’est loin d’être une partie de plaisir – on n’a beau vous dire que « ça ne fait rien », c’est faux – mais l’aiguille ne lui fait pas particulièrement peur, ce qui est tout de même un comble. Et puis surtout, si ça lui permet d’en avoir plus vite fini et de rentrer plus vite chez elle, la question ne se pose même pas. Ce médecin a l’air de savoir ce qu’il fait aussi opte-t-elle pour la piqûre et détourne les yeux quand l’aiguille transperce sa peau. Il ne reste plus qu’à attendre que le produit fasse effet et le jeune homme ne compte pas laisser le silence s’installer et c’est tant mieux. Il lui explique ainsi que le saignement est bloqué par les morceaux de verre. Ah super. Est-ce que c’est censé être rassurant ? Non parce que ça lui fait surtout penser à toutes les hémorragies que l’on peut voir dans les films et hop, une fois le truc qui bloque retiré, la personne décède purement et simplement. Mais mieux vaut ne pas penser à ça, n’est-ce pas ? La rouquine hoche docilement la tête lorsqu’il lui demande si elle veut discuter histoire de se calmer. Pourquoi pas ? C’est alors que l’épineuse question de ce qu’elle fait dans la vie survient.

    « Euh… je suis perchiste. Je prends le son dans certains films. »


Epineuse, oui, parce qu’elle ne connaît qui personne qui crie sur tous les toits qu’il bosse dans le porno. A l’exception du réalisateur avec qui elle bosse en ce moment, peut-être mais lui, il est à part. Toujours est-il que Cleo, elle, pèse toujours ses mots avant de répondre à cette question. Ce qui est parfait puisque ça l’empêche de penser à ce qui va suivre. Cela dit, il a vite fait de la rappeler à l’ordre en lui demandant comment elle se sent et s’il peut commencer. Haussement d’épaules.

    « J’ai connu des jours meilleurs mais j’imagine qu’on peut y aller, oui. »


Était-elle plus relaxée ? Bah, tout est relatif mais elle avait l’impression de l’être suffisamment pour pouvoir poursuivre sans récupérer violemment son bras ou mettre des coups. Nouvel acquiescement pour signaler que ça lui convient. De toute façon, ce n’est pas vraiment comme si elle avait le choix. Cleo suit donc le conseil du médecin, ferme les yeux et pince les lèvres, des fois qu’elle aurait envie de vomir. Morceau après morceau. C’est loin d’être agréable mais ce n’est pas si insurmontable non plus. Surtout quand on y regarde pas de trop près. D’ailleurs, elle est même assez surprise d’apprendre que c’est déjà fini et qu’il n’y a plus qu’à mettre la gaze.

    « Est-ce que j’vais garder une cicatrice ? »


Vu l’endroit, ç’aurait un côté un peu cool. Comme si elle avait essayé de s’ouvrir les veines. Ce qui en soi n’a rien de cool mais les cicatrices, ça l’est toujours. Ou presque. On a de quoi frimer. Le moins que l’on puisse dire, c’est que maintenant, elle est détendue ; le contraste était saisissant. La question concernant son mari la fit même rire. Elle n’allait tout de même pas réveiller ce pauvre Seth qui bossait le lendemain pour jouer les chauffeurs de Madame.

    « Non, pas à cette heure. Mais j’vais me débrouiller, je suis venue en vélo. »


Enfin, pas exactement. Et d’ailleurs, est-ce que le chauffard de tout à l’heure ne l’avait pas gardé dans son coffre ? Ça serait vraiment le comble si en plus de tout ça, il lui a piqué son vélo !

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MessageSujet: Re: nightshift → michael    Mar 13 Nov - 19:47

Nightshift

Tout bien pensé, il y a toujours une certaine fierté à posséder au moins une balafre, symbole de notre lutte, ou du moins, d’un évènement houleux que nous ayons eu à vivre par le passé. Des cicatrices j’en avais moi-même, en haut de mon avant-bras, témoins de ces instants de passage à vide où l’esprit est au plus bas. Je les avais faites juste là, à un endroit quelque peu éloigné du poignet pour ne pas que cela puisse se voir lorsque je porte des manches longues. Il y a en tout et pour tout trois cicatrices que je garde, les autres n’ayant marquées ou s’étant effacées avec le temps. Et je dois compter pour la première fois de ma vie sur une chance quasi inexistante pour qu’elles n’aient pas l’air d’être des scarifications, mais simplement de banales marques douloureuses pendant quelques secondes, mais à jamais dotées d’une signification particulière pour leur porteur. C’est pourquoi je lui répondis un :

« Hum, je ne pense pas, elles sont assez peu étendue. Celle-là peut-être, ainsi que celle-là, mais ça sera heureusement très léger. » Lui dis-je en retrouvant mon sourire habituel.

C’est alors que je lui demandais comment elle comptait rentrer, elle qui était donc venue à vélo et qui ne devait surtout pas repartir par ce biais-là.

« Ne bougez pas, je vais voir si le conducteur a attendu ou vous l’a laissé, même si je ne veux pas que vous repartiez comme ça. »

Je sortis de la salle et me rendit au comptoir d’accueil aux urgences pour demander :

« Dites-moi, le type qui a emmené Madame Carter a-t-il laissé son vélo ? »

Et lorsque j’obtins la réponse, un frisson me parcourut l’échine. Heureusement que la lionne était sous sédatif… Je revins donc dans la salle où celle-ci m’attendait, et lui annonçait avec tout le tact que je possédais :

« Il n’y a pas plus de conducteur que de vélo… Mais c’est un problème que l’on va essayer de régler, les secrétaires s’affairent à rechercher un nom et un numéro de téléphone dans les papiers qu’il a griffonné en vous laissant. Cependant je ne veux pas que vous repartiez que ce soit en vélo ou par votre propre moyen. Vous êtes sous calmant qui vous endorme et votre blessure est toute fraîche donc voyez avec votre époux s’il peut venir vous chercher. »

Je réfléchis un instant et ajoutai :

« Sinon au pire je peux vous ramener chez vous, si vous êtes prête à m’attendre quelques minutes. Vous êtes ma dernière patiente pour la soirée donc cela ne me dérange pas si ça peut vous arranger. »

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MessageSujet: Re: nightshift → michael    Jeu 15 Nov - 20:50

Pas de cicatrices pour elle, apparemment. Dommage, c’était l’occasion où jamais car elle ne referait pas ça tous les jours, c’était certain. A moins bien sûr d’avoir une malchance phénoménale. Enfin bref, elle s’y ferait. Et puis de toute façon, le médecin lui interdit de bouger le temps qu’il aille voir où se trouve son vélo. En ajoutant qu’il ne veut pas la voir rentrer comme ça. Haha oui bien sûr. Comme si elle n’aller pas faire ce qui lui chantait de toute manière. Non parce que bon, elle veut bien obéir tant qu’elle est à l’hôpital mais une fois sortie, c’est une autre histoire. Bon, si vraiment elle n’arrive pas à en faire – ce qui serait tout de même étonnant parce qu’elle en avait déjà fait complètement à l’ouest. Et elle avait fini dans une haie mais bon, ça, ce n’était pas encore trop grave -, elle appellera un taxi ou fera du stop. Bref, elle y pensait en attendant que son urgentiste revienne et lorsqu’il revint, ce fut pour lui annoncer que l’autre chauffard, son vélo ainsi que tout son matériel s’était volatilisé. Mais grâce au sédatif, elle ne le prend pas si mal que ça.

    « Vous êtes sérieux ? Il avait aussi tout mon matériel, ça veut dire que je vais pas pouvoir aller bosser demain. C’est super ! »


Et il n’y a même pas le moindre sarcasme dans sa voix, elle est réellement ravie de ne pas voir la face de rat de Barney, le réalisateur avec qui elle travaille en ce moment et qui lui sort par les yeux. Ça, c’est la bonne nouvelle. En revanche, ce qui lui plaît moins c’est d’avoir perdu son matos. Ainsi que son seul moyen de transport légal mais bon, si ça se trouve, son mari en avait un aussi, de vélo. Elle lui emprunterait, voilà tout. Et puis peut-être que l’autre a laissé ses coordonnées, il avait l’air de bonne foi. Quoi qu’il en soit, le médecin insiste pour qu’elle ne rentre pas par ses propres moyens, précisant, précisant que les sédatifs l’endorment. Ce à quoi son esprit contradictoire se sent obligé de répondre :

    « J’suis pas du tout fatiguée. »


Alors que si mais que voulez-vous, on ne la refera pas. Mais le jeune homme a une autre idée et c’est très gentiment qu’il lui offre de la reconduire chez elle. Pourquoi pas ? Attendre qu’il ait terminé son service à l’intérieur – même de cet infect bâtiment qu’elle a toujours en horreur -, c’est toujours mieux que d’attendre sur le bord de la route que quelqu’un daigne s’arrêter.

    « Ça, c’est vraiment très gentil. Faites donc, j’vais aller dépenser ma monnaie dans les distributeurs pendant ce temps-là. »


C’est qu’elle s’empresse d’ailleurs de faire parce que quand on se retrouve face à ces distributeurs, ce n’est pas déjà plus comme si on était patient.

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