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 Hey baby, I think I wanna marry you [Riley]

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○ âge : 38 ans
○ statut : En couple avec la femme de sa vie même si parfois c'est compliqué...
○ métier : Professeur en photographie
○ quartier : West Bay, appartement #17
○ informations en vrac : Prisonnier sous liberté conditionnelle avec un bracelet électronique autour de la cheville gauche, schizoaffectif, alcoolique, grand fumeur et toxicomane.

○ posts : 272 ○ points : 1390
○ avatar : Hayden Christensen
○ DC : Un gamin paumé et sans défense...
○ inscrit le : 28/04/2017
MessageSujet: Hey baby, I think I wanna marry you [Riley]   Mer 31 Mai - 17:28

Hey baby, I think I wanna marry you
Nilo & Riley

Cela faisait trois jours. Trois jours que j’étais enfin parfaitement libre. J’étais sorti de prison il y a deux ans, après avoir été découvert dans mon exercice illégal de la fonction d’enseignant doctorant en photographie à l’université de Wellington. Je m’étais créé de un faux diplôme, attribué de fausses compétences, avais créé un faux CV, et j’en passe. Je n’étais qu’un master, après tout, et je n’avais pas le bon. J’avais désiré, lorsque j’eus vingt-deux ans, exercer directement ce métier en prenant la filière du master professionnel. Et non pas celle du master recherche, vers lequel j’aurais dû me diriger avant d’entamer mes trois ans de doctorat. Vous l’avez compris, je n’étais pas professeur. De plus, on avait découvert chez moi une quantité assez importante de cocaïne, d’amphétamines et de cannabis que je consommais beaucoup trop souvent. Ainsi, mon comportement auparavant exemplaire était devenu un mythe, et c’est après que l’on ait découvert mes magouilles que je repassais devant le juge, afin d’être à nouveau accusé pour purger une peine de quatre ans de prison. Le père de Riley, travaillant dans le milieu de la justice, m’avait tellement en dégoût qu’il avait tout fait pour me pourrir un maximum. Et cela avait payé. Je fus donc enfermé une nouvelle fois, et, le pire dans tout cela : je perdis la femme que j’aimais. J’avais réussi enfin à gagner le cœur de Riley, et voilà que l’on me l’avait retiré définitivement. Seulement, je crus comprendre que j’avais peut-être enfin une bonne étoile. Celle-ci venait de s’éclairer dans ma vie lorsque Riley me rendit visite, toujours haineuse à mon égard après qu’elle eut appris mon soi-disant double meurtre (alors que je n’en avais commis « qu’un seul ») et m’annonça… qu’elle attendait un enfant de moi. J’étais aussi pétrifié qu’extrêmement heureux. Cependant elle n’entendit rien de mes supplications et m’annonça froidement qu’elle allait avorter. Là, mon monde s’écroula autour de moi, et je commis une nouvelle connerie. C’était l’hiver, à ce moment-là. La prison était devenue glaciale. Après tout, pourquoi offrir un peu de chauffage à des détenus, puisque nous ne sommes pas plus considérés que des détritus. Alors nous mourrions de froid, et une association charitable décida de nous offrir à tous des couvertures, des écharpes et des pulls bien chauds. Mais ça n’était pas ce qui fallait me tendre… Le fameux soir où Riley m’avait dit avoir rendez-vous pour l’avortement, je compris que les deux seuls bonheurs que la vie pouvait m’offrir m’avaient été définitivement ôtés. Alors je tirai le rideau de ma cellule afin que personne ne me vois. J’avais poussé le lit pour pouvoir monter dessus et me retrouver au centre de la pièce, avais dégagé les dalles qui constituées le plafond pour laisser les poutres apparaître, et y avais attaché la longue écharpe. Puis je la passai autour de mon cou après avoir fait un nœud coulant et m’avançai près du bord du lit. Et là, après une ultime pensée pour Riley et notre bébé qui ne verrait jamais le jour par ma faute, je fis un pas en avant pour me jeter dans le vide. Seulement l’écharpe étant trop large, pas assez tranchante par son côté pelucheux et la chute n’étant pas suffisamment forte pour me briser la nuque et me tuer sur le coup, j’étouffais, complètement étranglé. Mon corps était pris de convulsions, et je m’évanouis au moment-même où un claper s’ouvrit dans ma cellule pour faire passer mon plateau repas. C’est là que le maton m’aperçus et sonna l’alarme. Inconscient, une ambulance gardée farouchement par des gendarmes transporta mon corps tandis que l’on me plaçait un masque d’oxygène sur le visage. C’est ainsi que je fis ma dernière tentative de suicide. Dernière car, après ma sortie où j’avais été interdit de toute visite et hautement gardé par la « ligue des justiciers » comme je les appelle ironiquement, Riley revint me voir en prison, et m’annonça qu’elle n’avait pas pu avorter. La raison ? Elle voulait cet enfant de moi. Avec moi, car en réalité elle m’aimait encore. Mon cœur explosa de joie, et c’est ainsi que je tentais de prouver à tous que je pouvais à nouveau sortir et mener une vie réellement honnête, poussé par une énergie nouvelle. Une énergie paternelle. Malheureusement mes prières ne furent pas entendues, et je ne pus assister ni à la grossesse, ni à l’accouchement de Riley. Et, le pire dans tout cela, c’est que dès que naquit notre petite Anastasia, je ne pus pas même la prendre dans mes bras… Alors je me décidai de rencontrer le père de Riley, et lui prouvai par A+B qu’il devait tout faire pour me laisser sortir afin que je puisse vivre auprès des deux femmes de ma vie. Nous passâmes alors un accord : je sortais de prison, retrouvais un bracelet électronique au pied, cherchais du travail pour gagner honnêtement ma vie, vivait avec elles, faisais des projets sur le long terme et me prêterai chaque semaine à des examens pour démontrer que je ne toucherai plus ni à l’alcool, ni à la drogue. Nous passâmes ce marché, et celui-ci fut accepté par la cours. Alors, je retrouvai à nouveau une semi-liberté, et devins plus motivé que jamais afin de montrer à tous que je pouvais devenir un homme exemplaire. Les années passèrent, et Anastasia eut enfin trois ans. Durant tout ce temps, Riley avait lancé sa propre entreprise de photographie, et, quant à moi, j’avais trouvé un emploi dans un musée de photographie également où je devins guide et utilisais mes connaissances d’ancien « professeur » pour les diffuser au plus grand nombre. Je vivais ainsi de ce salaire mensuel, en gagnant en plus des pourboires plus que généreux de la part des visiteurs conquis par mon enthousiasme, la passion que je possédais pour cet art et qui se laissait largement transparaître et pour la gentillesse bienveillante que je transpirais. En parallèle, j’avais décidé de reprendre mes cours à la faculté, et m’étais lancé dans un doctorat pour devenir… professeur de photographie. Un vrai. Et, à mon plus grand bonheur, l’université de Wellington avait accepté que je revienne et m’avait même accordée une bourse afin de me soutenir sous le prétexte que j’avais, malgré tout et ma tricherie, été un excellent instructeur. Ils m’avaient même glissés que, si j’obtenais mon doctorat, je pourrai retrouver ma place. Le temps passant, on me retira enfin mon bracelet mercredi, m’offrant enfin la liberté que je n’avais pas eu en vingt-trois ans d’emprisonnement. Alors aujourd’hui samedi, j’avais décidé de fêter cela en tête à tête avec Riley. Je ne lui avais rien expliqué, simplement le fait que je lui réservais une surprise, téléphonant auparavant à ses parents pour savoir s’ils pouvaient nous garder la puce. A présent, je m’entendais parfaitement bien avec eux. Plus que de découvrir que j’étais réellement un homme bon, Monsieur Harris avait décidé de m’aider à sortir de prison après m’y avoir fait lui-même entrer. Il n’appréciait pas la différence d’âge que j’avais avec sa fille ni tout ce que j’avais commis mais, en apprenant à me découvrir, il s’était révélé que nous avions tous deux bien des choses en commun. Et, une chose en entraînant une autre, nous nous installâmes tous les trois avec sa femme dans une réelle relation de « gendre et beaux-parents », amicale et respectueuse, au plus grand plaisir de ma chérie. Ce que cette dernière ignorait cependant, c’était que j’avais magouillé un petit manège avec eux pour ce soir. Mais tout venant à point à qui sait attendre, je la laissai dans un brouillard des plus totals, ayant préparé ma surprise depuis plus d’un an à l’avance. Tout ce que je lui avais demandé pour ce soir, c’était d’enfiler sa plus belle robe car je l’emmènerai dans un endroit très spécial : un restaurant de très haut luxe que j’avais réservé depuis quinze mois à l’avance. Il fallait au moins cela si on désirait avoir une table. Spécifiant que je désirais celle qui était la plus romantique, je demandai simplement à Riley de s’apprêter à aller dîner. Lorsqu’elle me demanda où, je lui répondis comme si c’était une pure évidence, en nouant la cravate de mon costume noir trois pièces :

« Bah au McDo’, où veux-tu que ce soit ? Mmmh, je rêve d’un McFlurry… J’hésite… Kit Kat ou M&Ms ? » fis-je en adoptant une moue des plus préoccupée par ce choix cornélien.

Je sortis de la chambre de notre grand appartement situé au plein cœur du centre de Wellington, et revins dans la salle de bain pour remettre un peu de gel et mieux me coiffer avec goût et élégance. Je m’écriais alors en soupirant :

« Chérie, je deviens de plus en plus blond. Tu crois que c’est le début de la connerie ? » Ricanais-je.

J’adorais la taquiner sur la blondeur extrême de la mère et de notre fille. Mais je ne valais pas mieux moi-même. Je pris mon parfum et m’en aspergeai raisonnablement, sans trop ni pas assez. Puis, après une dernière vérification, je glissai ma main dans la poche de ma veste de costume pour en sortir une petite boîte en velours que j’ouvris. La bague était dedans et le diamant luisait de mille feux. Oui, car ce soir, j’allais demander à ma princesse, la plus belle de toutes les femmes, si elle acceptait enfin… de devenir ma femme.

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○ âge : Vingt ans de rires, de pleurs, de remise en question
○ statut : Nouvellement casée avec un homme de deux fois son âge.
○ métier : Étudiante en photographie. Elle veut vivre de sa passion.
○ quartier : West Bay, #36. À la recherche d'une coloc!
○ informations en vrac : Éternelle solitaire, préférant la compagnie de sa caméra ou de son chat Albert; n'a jamais été amoureuse; elle est la perle de papa et maman; plus rebelle que ce qu'elle a l'air.

○ posts : 420 ○ points : 1055
○ pseudo : andywolf
○ avatar : Elle Fanning
○ DC : Billy Tomson & Julian Alves-Ziegler
○ inscrit le : 06/03/2017
MessageSujet: Re: Hey baby, I think I wanna marry you [Riley]   Jeu 1 Juin - 12:07

... and I shall say "I do"
Nilo & Riley

Les choses ont drastiquement changé au cours des dernières années. Elles ont emprunté un chemin que la jeune femme n'aurait jamais cru possible. Elle a fait la rencontre d'un certain nombre d'obstacles qui ont bouleversé sa vie, amenant dans sa vie un vent à la fois tempêteux et rafraîchissant. Elle ne se serait jamais attendu à s'enticher d'un de ses enseignants au baccalauréat, encore moins que celui-ci ne soit nul autre qu'un ancien détenu condamné pour double meurtre. C'a été la nouvelle qui, sur le coup, avait littéralement anéanti son existence. Elle s'était sentie dégueulasse, trahie, manipulée. Et le pire dans tout cela est qu'au moment où elle l'a appris, une vie nouvelle fleurissait en elle. L'avortement lui avait semblé être la solution, car elle ne se sentait pas prête à accueillir un enfant et à remplir son rôle de mère. Mais surtout, elle ne voulait pas mettre au monde un enfant dont le père est un être odieux. Elle n'a toutefois pas pu le faire, empêchée par un amour qui, malgré elle, refusait de s'évanouir.
Aujourd'hui, elle embrasse cette dure décision avec tout l'amour du monde, heureuse d'être la mère d'une petite fille remplie d'énergie et qui apporte dans sa vie un équilibre qui lui permet de garder les deux pieds sur Terre. Et le plus beau dans cette histoire, c'est que cet homme qu'elle avait antagonisé aussitôt la nouvelle tombée n'était pas du tout aussi monstrueux que le portrait qu'on lui avait dépeint. D'ailleurs, c'est en compagnie de cet homme dont elle est et a toujours été amoureuse qu'elle poursuit sa vie. Riley ne peut possiblement s'imaginer une vie où sa fille et Nilo ne feraient pas partie, ces derniers étant le fondement de son épanouissement.
C'est un samedi soir rempli d'émotions qui les attend. La jeune femme ne se doute en rien de la surprise que lui prépare son futur fiancé. Ils célèbrent depuis peu la liberté qu'il a enfin retrouvée après des années d'emprisonnement, que ce soit dans une prison ou surveillé par ce bracelet électronique qui garnissait sa cheville. Assise devant sa vanité, la jeune femme applique une fine couche de maquillage pour embellir sa beauté naturelle. Elle arbore une petite robe noire moulante jusqu'aux hanches où elle devient plus ample. Ses chaussures Louboutin noires, qu'elle s'est payées après l'ouverture de sa compagnie en guise de récompense, l'attendent bien patiemment près de la porte de chambre. "Où va-t-on?", lui demande-t-elle alors qu'elle met de jolies boucle d'oreilles en crystal. Elle devait bien s'en douter qu'il allait lui sortir une de ses conneries, bien trop fidèle à ses habitudes de bouffon. "J'ignorais que McDonalds requierait un code vestimentaire. J'espère que je ne tacherai pas ma robe avec la crême glacée! Ça serait dommage que je doive l'enlever", lui dit-elle en se retenant de rigoler. Elle peaufine son look alors que son copain s'éclipse à la salle de bain pour s'occuper de sa chevelure. Alors que ses mains glissent contre ses hanches pour bien placer sa robe, elle l'entend - encore - dire une autre connerie. Elle lève les yeux vers le ciel (enfin, le plafond). "Je crois que tu dois confondre avec des cheveux blancs!", lui répond-elle en se retenant d'éclater de rire. Elle le rejoint à la salle de bain et, d'une façon légèrement théâtrale, lui dit : "Ou serait-ce l'intelligence qui pointe finalement son nez ? Nilo! Il y a de l'espoir!" Elle lui lance un regard coupable à travers le miroir et s'éclipse avant qu'il ne se venge. Depuis qu'elle est avec lui, la gaminerie s'est aussi emparé d'elle, transformant une Riley froide en une femme aimante et complètement bouffonne!

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MessageSujet: Re: Hey baby, I think I wanna marry you [Riley]   Ven 2 Juin - 21:36

Hey baby, I think I wanna marry you
Nilo & Riley

J’étais aussi surexcité que terriblement angoissé. Et ce cocktail détonant avait toujours provoqué un mélange d’état anxieux avec une bêtise sans nulle pareille. Mon échappatoire était l’humour, et j’avais peur qu’à raconter autant de conneries débitées à la seconde, Riley ne comprenne que j’étais profondément angoissé. Cependant, j’avais une carte dans ma poche : celle de l’hypomanie. Et quand j’étais hypomane, Dieu sait ce que j’étais débordant d’énergie et prit d’une bêtise incontrôlable. C’était tout simple, même seul, je me marrais. Aucun intérêt, mais la moindre chose provoquait mon hilarité. Par exemple une chanson dont je détournais les paroles afin qu’elles deviennent vraiment crades et perverses, ce qui provoquait l’hilarité de Riley, mais que je ne faisais bien évidemment pas devant Anastasia. Quoique… si, en fait des fois je le faisais, mais rendais les choses suffisamment subtiles pour qu’elle ne les comprenne pas mais que je passe pour autant le message à sa mère que j’avais terriblement envie d’elle. Car oui, dans ces moments-là, ma libido qui pouvait très honnêtement être nulle lorsque j’étais dépressif, n’avait plus de limite lorsque je passais de l’autre côté du miroir. Pauvre Riley, je l’attaquais littéralement lorsqu’elle rentrait du travail, mais heureusement – ou pas – cet état ne demeurait pas non plus des mois d’affilés. Enfin… disons plutôt pas toujours. J’étais devenu un homme bien plus heureux depuis la naissance de notre fille qu’auparavant. La naissance d’Ana et l’amour avoué de Riley m’avaient tous deux offerts suffisamment de force pour que je décide de surpasser ma profonde envie de mourir en échange d’une pulsion de vie qui me dictait de vivre pour ces deux femmes. Eros contre Thanatos. La Mort contre la Vie. Mais heureusement, je n’étais plus le seul à avoir retrouvé le sourire, depuis la naissance de la puce, et depuis ma libération quoique cette dernière fut des plus fraîches. Mais aujourd’hui, oui aujourd’hui serait à nouveau un jour particulier. Celui qui marquerait peut-être un nouveau tournant dans notre vie de couple, et dans notre vie à tous les trois. Si Riley acceptait de devenir ma famille, notre fille aurait des parents plus soudés que jamais. Sans compter que cela serait également plus simple pour nous d’un point de vue administratif. Et puis… je ne sais pas, mais l’idée de penser que Riley pourrait devenir Madame Toskàv me rendait fou de joie. Seulement plus les secondes passaient, et plus j’avais peur qu’elle refuse. Et si elle préférait garder une sorte de distance au cas où l’avenir viendrait à nous séparer ? Mais d’un autre côté, pourquoi cela serait le cas ? Après tout ce que l’on avait surmonté, nous étions un couple que l’on pourrait définir comme étant solide, non ? Oh la la, ça y est, je paniquais vraiment là… Alors la voix de ma fiancée résonna à mes oreilles lorsque, pleine de malice, elle répondit à ma blague par un autre des plus piquantes. Et encore une autre ? Waouw, elle aussi était en forme, visiblement !

« Hey, déjà mes cheveux blancs, ils t’embêtent pour être poli, et quant à mon intelligence… mais je t’emmerde ma chérie ! » Répliquais-je en éclatant de rire.

Je fis sitôt volte-face et la pris dans mes bras en l’embrassant sur tout le corps, provoquant ainsi des chatouilles dans un nouvel élan de bêtise.

« Je plaisante ma chérie, ce n’est pas vrai ! Je t’aime, je t’aime, je t’aime, je t’aime, je t’aime !!! » Lui dis-je avant que mes baisers soient remplacés par mes doigts qui la chatouillaient tandis que je la maintenais contre moi pour ne pas qu’elle bouge, toutefois sans toucher à un cheveux de sa coiffure ou sans froisser sa magnifique robe.

Puis je me détachai d’elle, et lâchai un profond soupir pour me calmer autant sur le plan de l’angoisse que sur le plan de la bêtise. Et lorsque mes yeux eurent vraiment le loisir de pouvoir l’admirer, j’en restai muet, la dévorant réellement des yeux. Et quand je pus retrouver pleine possession ou presque de mon petit cerveau, je ne pus m’empêcher de penser que si cette femme-là, que j’avais en ce moment-même sous mes yeux ,acceptait de devenir ma femme… alors il ne pourrait y avoir sur Terre d’homme plus heureux.

« Je peux te faire une confidence ? » Lui dis-je sur un ton dorénavant calme et posé.

Je lançai un dernier coup d’œil vers le miroir pour voir si j’étais suffisamment bien coiffé, passai une dernière main dans ma chevelure pour remettre en place une petite mèche presque blonde, avant de m’adosser au meuble du lavabo et de lui dire :

« Je vais te dire une chose que je ne t’ai pas dite à propos de Tracey. Je ne te demande bien évidement pas si tu te souviens d’elle, sinon tu m’étranglerais. Bref. Je l’ai connu le soir-même où je suis sorti de prison pour la première fois, au bout de seize ans. Tu réalises ce que c’est, seize ans ? Tu avais pile quatre ans lorsque j’ai été enfermé. Il y a eu instinctivement un lien qui nous a unis, elle et moi. Un lien très fort, à tel point que plus je la voyais, plus je me disais que oui, j’étais raide dingue amoureux de cette fille-là. Et puis quelques temps après, j’ai eu un appel de cet ami Jacob, que j’avais rencontré à la faculté et qui était un as de l’informatique. Je ne sais plus en revanche si je t’ai parlé de lui… Bref, en fait c’est lui qui a créé mon faux diplôme d’enseignant. Et c’est donc plus ou moins grâce à lui que j’ai eu ce post. Plutôt « plus » que « moins », même. Et puis il y a eu ce premier jour de cours où une certaine jeune fille est arrivée en retard… Moi et mon caractère de cochon bien trempé, bien tu sais comment j’ai réagis, puisque cette fille c’était toi. A ce moment-là, tu as croisé mon regard. Et tu y a mis tellement de haine, que tu m’as bouleversée. La haine, je la connais par cœur. Dès l’instant où je suis né, mon père a essayé de me tuer pour que je ne sois pas un problème financier afin qu’il achète ses merdes. Donc tu vois, je connais. Mais toi… Toi tu avais quelque chose en plus. Du mépris, mais aussi une autre émotion que je n’ai jamais réussi à identifier, même jusqu’à aujourd’hui. Peut-être maintenant pourras-tu éclairer ma chandelle si tu t’en souviens, mais le plus important est ce que je veux te dire dans cette histoire. C’est que j’ai su que, que ça soit de la violence ou de l’amour, tu m’apporterais quelque chose qui me chamboulerait à tout jamais. Et, tu vois, je ne me suis pas trompé. Alors cette femme dont j’étais amoureux jusqu’à présent, j’ai essayé de la garder près de moi parce que je ne comprenais rien à ce qu’il s’était passé. Mais dès l’instant même où tu m’as embrassé… j’ai tout compris. J’ai su que tu serais la femme de ma vie. Pas Tracey, non. Toi. » Lui dis-je sans quitter le moindre instant ses yeux.

Couillon comme j’étais, il ne fallait pas que j’épuise mon stock de belles paroles si je voulais pouvoir lui faire un beau discours dans quelques heures. Mais le fait était qu’en ce moment-même, j’avais besoin de lui dire ces mots. De les lui dire, en même temps que mes prunelles couleur ciel légèrement plus foncés ne parvenaient plus à la quitter du regard. Riley m’hypnotisait, et c’était plus que de l’amour que je ressentais pour elle. C’était de la passion.

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MessageSujet: Re: Hey baby, I think I wanna marry you [Riley]   Ven 2 Juin - 22:54

... and I shall say "I do"
Nilo & Riley

Des petites taquineries, ils s'en disent très souvent. Ils en rient toujours de bon coeur, sachant qu'ils ne pensent aucunement ce que leurs esprits espiègles déblatèrent. Riley l'aime ainsi: quand il se transforme en vrai bouffon et qu'il la fait rire jusqu'à ce qu'elle ne lui implore de cesser, ses abdominaux n'en pouvant plus de se contracter aussi violemment. Il lui arrive d'avoir des moments plus difficiles, notamment lorsque Nilo ne se porte pas très bien, mais elle fait toujours tout pour le soutenir et lui redonner le sourire même si, parfois, ses efforts sont vains. Mais ce soir, il semble être d'une humeur à tout casser. Les blagues sortent de sa bouche d'un naturel qui ne connait que lui et, à force de le côtoyer, déteint sur la jeune femme qui ne peut désormais s'empêcher de répliquer. Elle n'y va toutefois pas de mains mortes et, craignant qu'ils ne se vengent, tente de s'enfuir. Toutefois, Nilo l'empêche d'aller plus loin et l'attaque de bisous, ce qui la fait sauvagemment éclater de rires. "Nilo, arrête!", lance-t-elle, incapable de contrôler ses ricanements. Elle se plie dans tous les sens, ce qui s'avère sa seule défense pour combattre ces chatouilles incessantes. Alors que ses abdominaux ont atteint le stade de la souffrance, Nilo cesse enfin. La jeune femme reprend son souffle et pose sa main sur ventre comme si cela calmerait la douleur qu'élance ses abdominaux abusivement stimulés. "T'es complètemet cinglé", lui dit-elle à la blague.

L'ambiance change drastiquement dans la pièce, écartant la plaisanterie pour laisser place à un élan de sincérité et de sérieux auquel la photographe ne s'attendait pas. Nilo lui demande s'il peut lui faire une confidence, question à laquelle elle répond en passant sa main sur sa joue et en lui disant : "Bien sûr." Elle lui sourit et attend bien patiemment qu'il lui parle. Elle se demande si elle devrait s'inquiéter ou non de ladite confidence, mais préfère ne pas "grimper dans les rideaux". Elle suit le même mouvement que lui et se regarde une dernière fois dans le miroir, s'assurant que son look impeccable est toujours à la hauteur de ses attentes.
Puis quelques instants plus tard, Nilo se lance dans son monologue. Riley ne s'attendait pas du tout à ce que le nom de Tracey soit évoqué de sitôt, la strip-teaseuse ayant quitté la vie de son amoureux depuis bien longtemps. Que dire du soulagement qu'a apporté son départ! Elle ne pouvait pas la sentir, celle-là! Ce serait d'ailleurs mentir que de dire que l'évocation de son prénom ne ravive pas une haine certaine en elle. Néanmoins, elle le laisse poursuivre tout en demeurant silencieuse. Plus les phrases s'enchainent, plus ses paroles l'attendrissent. Elle sourit et le regarde avec des yeux amoureux. Sa main retrouve sa joue qu'elle caresse doucement. "Et dire que cet enseignant que je méprisais est désormais le père de mon... mes enfants", lui souffle-t-elle non sans cesser de le regarder, complètemet assujettie à cet amour qui la comble d'un bonheur qu'elle n'aurait jamais cru connaitre. Riley dépose un doux baiser sur ses lèvres puis lorsque celles-ci se descellent et que leurs regards se retrouvent à nouveau, elle lui dit : "Tu es l'homme de ma vie aussi et je n'en douterai jamais." Elle l'embrasse à nouveau puis, voyant l'heure, réalise qu'ils devraient peut-être filer s'ils ne veulent pas arriver tardivement au restaurant. "On y va? Je meurs de faim!", lui dit-elle d'une petite voix excitée alors que ses doigts se nouent avec les siens. Elle est euphorique à l'idée de passer une belle soirée en tête à tête avec son chérie, avec cet homme formidable qui ne cessera jamais de la surprendre. Bon sang qu'elle peut l'aimer!

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MessageSujet: Re: Hey baby, I think I wanna marry you [Riley]   Sam 3 Juin - 20:59

Hey baby, I think I wanna marry you
Nilo & Riley

Je me doutais que parler du cas Tracey la mettrait en colère quelques instants. Mais des instants qui ne dureraient pas. Après tout, la jalousie intense qui régnait entre ces deux femmes me concernant – et je devais avouer tout de même, même si je me gardais bien de le dire – c’est que cela me flattait auparavant. Deux femmes magnifiques qui s’étaient livrées un combat sans merci alors que mon cœur avait déjà balancé de cette femme que j’aimais, à cette autre femme plus jeune qui me passionnait. Alors plus je lui parlais, me livrais, plus je voyais les traits de son beau visage se détendre. Riley comprenait qu’elle était bien plus à mes yeux que ce que je ne parviendrai jamais à lui dire. Manque de mot dans un vocabulaire universel trop pauvre, même dans ma langue russe. Et dire qu’au départ, nous nous haïssions tout bonnement. Et, comme elle l’eut dit très justement, j’étais à présent devenu le père de ses enfants. Oui, ses car le matin-même de mon ultime et dernier procès, Riley avait découvert après une crise de vomissements et mon aller-retour express vers la pharmacie pour acheter un test de grossesse, qu’elle était bel et bien enceinte. Ainsi, la future famille Toskàv allait s’agrandir. Je dis future, car il ne manquait plus que Riley pour pouvoir porter mon nom. Nous avions décidé que notre fille se nommerait déjà Toskàv, mais l’idée que Riley reste une Harris ne me rendait pas triste, non, ça n’est pas le mot, mais disons qu’il y avait un manque. Quelque chose d’incompréhensible qui faisait que cette femme qui partageait ma vie depuis toutes ces années à présent devait porter ce nom. Riley déposa un doux baiser sur mes lèvres, faisant aussitôt s’accélérer les battements de mon cœur comme à chaque fois qu’elle avait un contact vis-à-vis de moi. Et ce depuis le premier jour qu’elle m’eut embrassé, voire même tout simplement frôlé. Elle avait un don qui faisait naître en moi des décharges électriques dans tout mon cœur et tout mon corps. Cet effet physique ne s’était jamais éteint avec le temps, même si l’on m’avait toujours juré que le véritable amour avec un grand A s’éteignait au bout de trois ans. Faux. Entièrement faux. Cela faisait plus longtemps que nous étions ensemble, et je l’aimais comme au premier jour. Et les paroles qu’elle prononça me rassurèrent pour ce soir. Si elle m’aimait comme elle venait de me le témoigner, il y avait des chances qu’elle accepte ma main, non ? Je l’espérais en tout cas car plus les minutes passaient, les secondes s’écoulaient, plus je doutais. J’avais peur, vraiment, presque comme si l’on m’annonçait que dans quelques heures, j’allais affronter le fantôme de mon père. Oui, j’avais peur à ce point car quoique pourrait être sa réponse, nos vies basculeraient à tout jamais. Pour le meilleur comme pour le pire, mais si je n’avais plus peur du pire car rien ne pourrait rivaliser avec mon passif qui était un véritable cauchemar jusqu’à il y a encore peu de temps. Trois jours, pour être exact. Riley m’embrassa une dernière fois avant de jeter un œil à sa montre et déclarer qu’il était temps pour nous d’y aller. Effectivement, c’était l’heure. Je déglutis avec peine lorsqu’elle entrelaça ses doigts aux mains pour que nous quittions la salle de bain, traversions le couloir pour rejoindre le salon, et enfin dépasser la porte d’entrée qu’elle referma à clé derrière nous avant que nous ne prenions l’ascenseur pour descendre tranquillement les étages qui nous séparaient du plancher des vaches.
Riley s’apprêta à se rendre au parking souterrain mais je la retins par la main et lui dis :

« Attends, c’est maintenant que la surprise commence. Suis-moi. »

Je nuis fîmes traverser le hall d’entrée de l’immeuble pour le moins luxueux que nous nous étions offert, et sortîmes dans la rue. Je soulevais ma manche droite pour découvrir ma montre – car je devais bien être l’une des rares personnes sur cette Terre à la porter à cette main- et ajoutai :

« Ça ne va plus tarder. Ah ben tiens, la voilà justement. » Déclarais-je en tournant la tête gauche.

Une superbe limousine noire arriva et, lisant la stupéfaction la plus totale sur le visage de ma Riley, je riais :

« Eh oui, si tu avais conduit, j’aurais été obligé de te dire où nous allions, et je préfère garder la surprise, vois-tu. » Lui dis-je dans un clin d’œil complice.

Le chauffeur en costume haut de gamme, descendit pour faire le tour de la splendide limousine pour nous ouvrir la porte. J’aidais ma (future ?) femme à monter et le remercia avant de prendre place à mon tour à l’intérieur. Les sièges en cuir noir, les lumières tamisées, la fenêtre teintée nous séparant avec le chauffeur… Oui, tout nous offrait une ambiance intimiste très agréable.

« Et il reviendra nous chercher ce soir pour nous ramener. Cela vous convient-il, Mademoiselle Harris ? » Lui demandais-je en passant mon bras aimant et protecteur autour de ses minces épaules.

Je déposai un doux baiser sur sa joue toute chaude et toute douce.

« Je t’aime tellement, si tu savais. » Lui dis-je en lui offrant un regard tendre et amoureux.

Puis je regardai le paysage défiler, essayant de me calmer là où le stress commençait de plus en plus à monter. C’était terrible, mon ventre était si noué que je me demandai bien si j’allais pouvoir avaler la moindre bouchée au restaurant. Et vu le restaurant, ça serait dommage de venir seulement pour dévorer les lieux des yeux. Il avait beau être le restaurant le plus chic, le plus beau, le meilleur gustativement et le plus cher accessoirement, ça serait dommage de ne pas en profiter. Nous arrivâmes vingt minutes petites plus tard, durée que je ne sais si je la trouvais très longue, ou bien trop courte. J’avais tellement hâte de faire ma demande, et en même temps tellement peur que e temps farouche semblait être devenu mon ennemi. Et enfin, la limousine freina. Je retins un juron d’angoisse et m’efforçai d’offrir un sourire naturel à ma chère et tendre, avant que la portière ne s’ouvre. Je descendis puis offris mon bras à Riley pour qu’elle descende à son tour, découvrant la splendeur extrême des lieux avec stupeur.

« Alors, pas mal pour un McDonalds, non ? » Plaisantais-je.

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○ quartier : West Bay, #36. À la recherche d'une coloc!
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MessageSujet: Re: Hey baby, I think I wanna marry you [Riley]   Dim 4 Juin - 21:40

... and I shall say "I do"
Nilo & Riley

Ils se taquinent légèrement alors qu'ils terminent de se préparer pour cette sortie attendue depuis longtemps. Cela fait peut-être trois semaines que Nilo lui a demandé de libérer sa soirée car, en parfait amant, il lui préparait un tête-à-tête digne d'une princesse. Elle est fébrile à l'idée de passer une magnifique soirée en compagnie de son homme, considérant qu'avec un enfant, il n'est pas très évident de se trouver du temps pour n'être que l'un avec l'autre. Ils n'ont malheureusement pas pu connaître longtemps les plaisirs de couple sans enfants, l'arrivée d'Anastasia s'étant produite alors que Nilo était encore emprisonné. Aussitôt fut-il sorti qu'ils étaient tous les deux parents à part entière, vouant envers leur fille un amour inconditionnel. La petite Ana n'a jamais manqué de rien, car ses parents se sont toujours donnés corps et âmes pour qu'elle grandisse dans un environnement propice à son épanouissement. Les trois sont très proches les uns des autres, et il n'y a rien que la jeune photographe aurait pu demander de plus. Elle n'était pas prête à être mère, mais elle n'échangerait Ana pour rien au monde. Son rôle de maman, elle le prend à coeur et trouve dans son rôle un dévouement sans équivoque. Sa petite famille lui apporte tant de bonheur qu'il n'y a pas une seule journée où elle n'est pas reconnaissante de ce que la vie lui a offert. Et dire que, dans quelques mois, ils accueilleront un second bébé. Ce n'était pas prévu, certes, mais ils se réjouissent de cette surprise. Comme quoi les imprévus peuvent s'avérer être les plus belles choses au monde!

Affamée, Riley lève son bras pour regarder sa montre. Celle-ci lui indique qu'il est peut-être temps de songer à quitter, question de ne pas arriver tardivement à leur réservation au très luxueux McDonalds. Main dans la main, ils quittent leur appartement pour rejoindre l'ascenseur qui les menera au parking souterrain. Toutefois, c'est au hall d'entrée que Nilo les conduit, sous le regard intrigué de la blondinette. C'est en découvrant une magnifique limousine qui s'arrête à leur niveau qu'elle réalise que cette soirée prend des proportions auxquelles elle ne s'attendait pas. Son regard ébahi rencontre le sien alors que l'excitation transforme ses traits. La dernière fois qu'elle a eu la chance de mettre les pieds dans un bolide aussi luxueux, c'est dans le cadre du boulot de sa mère. Celle-ci l'amenait parfois dans certains événements mondains, voulant baigner sa fille dans un milieu propice au développement de sa conscience politique et sociale. Après tout, ne fait-elle pas partie de la génération constituant l'avenir de leur pays? Elle pénètre timidement la limousine suivie de son amoureux. "Mais t'es complètement cinglé!", dit-elle sur un ton toujours aussi ahuri, alors que ses yeux balaient l'intérieur du véhicule et que ses mais explorent la richesse des matériaux qui le constituent. Riley attrape sa main pour que s'entrêlement leurs doigts, dépose un furtif baiser dans son cou puis accote sa tête sur son épaule. "Je croyais que tu ne me surprendrais plus, toi! Et pourtant!", souffle-t-elle en rigolant, faisant référence à toutes ces choses qu'elle a apprises sur lui dans leur première année de fréquentation.
"Cela me convient parfaitement, M.Toskàv", lui dit-elle en esquissant un magnifique sourire sur ses lèvres teintées d'un magnifique rouge à lèvres rouge mat. Ses yeux rencontrent les siens quand il lui fait part avec sincérité de ses sentiment dont elle n'a jamais douté. Elle lève un peu sa tête, étire son dos puis joint ses lèvres avec les siennes. "Je t'aime aussi", lui répond-elle d'une voix mielleuse. Alors qu'elle redépose sa tête sur son épaule, elle ajoute: "Et j'ai tellement hâte que notre famille s'agrandisse." Elle pose sa main sur son ventre qui, dû à la nouveauté de cette grossesse, ne laisse aucunement voir que grandit en elle une petite crevette déjà très aimée.

Ils arrivent après une longue route qui a passé à une vitesse fulgurante. La limousine s'arrête devant l'entrée d'un luxueux restaurant dont la réputation n'est plus à faire. Elle retient sa mâchoire qui menace de tomber au sol. Ça y est, son copain a littéralement perdu la tête! Elle tourne la tête vers lui, son expression faciale parlant d'elle-même: elle n'arrive pas à le croire. "Le Mcdo est en réno et ils ont mis ça devant, c'est ça?", dit-elle en rigolant. C'est beaucoup trop beau pour être vrai, et il lui faudrait au moins une bonne heure pour réaliser où ils se trouvent.

Nilo descend de la rutilante limousine au look tout à fait élégant et offre son bras à son amoureuse tel un parfait gentleman. Elle se laisse accompagner jusqu'au magnifique restaurant avec l'honnête sentiment de s'être transformée en princesse digne d'un compte de fée. Eh bien, c'est bel et bien l'endroit pour arborer ses Louboutin pour la première fois! "Ah ouais? Je trouve pourtant le Mcdonalds beaucoup plus luxueux!", dit-elle d'une voix sarcastique. Ils pénètrent l'impressionnant établissement à la gastronomie raffinée non sans en être intimidés. Ils n'ont pas l'habitude de s'offrir un tel luxe, la jeune femme ayant conservé ses économies pour la concrétisation de cette compagnie dont l'idée germait dans son esprit depuis sa première année universitaire. "Je n'en reviens pas! Comment as-tu pu obtenir une réservation ici?!", lui demande-t-elle alors qu'ils prennent place à leur table assignée. Elle doit rêver: c'est la seule explication!

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MessageSujet: Re: Hey baby, I think I wanna marry you [Riley]   Lun 5 Juin - 18:26

Hey baby, I think I wanna marry you
Nilo & Riley

Les vannes que me lançais une petite Riley survoltée me faisaient doucement rire, quoique j’avais de plus en plus de mal à laisser cette émotion me gagner. Plus les secondes défilaient, plus nos pas nous rapprochaient de l’entrée du restaurant, plus je sentais ma gorge se nouer. Il ne manquerait plus que je sois muet au moment de ma déclaration… Ma main serrant tendrement la sienne, je lui offert un dernier baiser sur la tempe avant de nous approcher d’un petit comptoir en bois massif, et, munis de mon précieux sourire, nous présenter.

« Bonsoir. J’ai réservé au nom de Toskàv. »

L’homme en haut de forme très classe parcourut son carnet des yeux et redressa sa tête à la moustache extrêmement bien rasée et soignée quelques secondes plus tard pour nous dire :

« Monsieur Nilo Toskàv ? Très bien, suivez mon collègue, je vous en prie. Bienvenue chez nous. »

Nous suivîmes l’homme qui s’arrêta quelques mètres plus loin, à une table des plus somptueuses. Le restaurant avait été taillé dans la roche, offrant une lumière tamisée et absolument romantique pour tous ses clients. Seulement moi, j’avais commandé la table la plus romantique, et lorsque l’homme s’arrêta et tira la chaise de Riley pour l’inviter à s’assoir, j’étais littéralement bouche-bée. Une cascade coulait à notre gauche, et passait sous le sol fait de plaques transparentes, pour se déverser à peine plus loin à droite dans une nouvelle cascade. Des bougies étaient posées sur notre table, puis dans des petits luminaires en verre transparents à différentes hauteurs depuis le plafond. Je m’assis à mon tour, observant les lieux avec une attention certaine, puis replaçai ma cravate pour être parfait. Car inutile de dire que, quand on vient du milieu comme le mien, on se sent tâche à être entouré par autant de luxe.

« Voici notre plus belle table romantique. Je serai votre hôte pour la soirée, passez un agréable moment à notre compagnie, je vous apporte de suite les cartes. »

Je le remerciai d’un sourire, et laissai un léger soupir s’échapper entre mes fines lèvres. , j’avais la pression. Et une pression de haut niveau.

« Alors, ça te plait ? » Demandais-je à Riley.

Je faisais tout pour que mon trac ne transparaisse pas, mais j’ignorai si cela fonctionnait. Elle devait bien se douter de quelque chose pour qu’un beau jour je décide de voir les choses en aussi grand, non ?

« Dix-sept ans de prison et trois ans et demi de port de bracelet, plus un nouveau bébé, ça se fête, non ? » Mentis-je.

Enfin, je ne mentais qu’à moitié. Il était vrai que nous aurions pu fêter cela également, bien évidemment, mais je voulais avant tout brouiller les pistes.

« Ça va ? Comment te sens-tu aujourd’hui ? Je ne t’ai pas entendue vomir ce matin. Mais tu veux peut-être qu’on parle d’autre chose maintenant que l’on va manger ? » Riais-je.

Le serveur revint vers nous quelques minutes plus tard alors que nos yeux papillonnaient de droite à gauche pour ne rien perdre du moindre détail de la riche et improbable beauté de ces lieux. Il nous tendit à chacun une carte, celle avec les tarifs pour moi, et sans les montants pour elle, bien évidemment. Je parcourus le menu des yeux, sentant presque mon ventre gronder tant je commençais à avoir faim. Une faim sommes toutes raisonnable puisque le stress la contredisait. J’avais envie de manger, oui, mais en quantité limité. Et, au fond, ça n’était pas un problème car Riley savait très bien que j’avais toujours eu un appétit de moineau, ce qui pouvait l’amuser des fois autant que l’inquiéter. J’avais cessé de me faire vomir (depuis peu, je l'avoue), même si parfois l’envie me démangeait, et étais à présent installé à un IMC au plus bas de la minceur, presque aux abords de la maigreur. Pourtant, cela ne se voyait pas. J’avais une silhouette très fine, certes, mais surtout bien musclée. Et ça, j’y tenais. J’allais courir chaque jour, et ne m’endormais pas avant d’avoir fait mes six séries de cent abdominaux tous les soirs, torse nu, ce qui me valait le rire allumeur de Riley qui se donnait à loisir d’admirer chaque muscle de mon corps se bander.

« Tu as choisi, toi ? » Lui demandais-je en quittant ma carte des yeux.

« Et surtout tu te fais plaisir, d’accord ? Ce soir, on ne compte pas. Ça marche ? Lui dis-je dans un clin d’œil complice.

Je glissai furtivement ma main dans la poche de ma veste, pour ressentir mes doigts se refermer autour du petit écrin de velours. Allez, lorsque nous arriverons au dessert, ce sera le moment tant attendu… Il faudrait juste que je patiente le temps d’une entrée et d’un plat…
Le serveur vint à notre rencontre, et nous demanda si nous étions prêts à commander. J’échangeai un sourire entendu avec ma belle, et la laisser dicter ce dont ses papilles rêvaient. Le serveur se tourna vers moi, et m’interrogea à mon tour.

« Hmm… Pour moi ce sera un velouté à la châtaigne et aux truffes blanches, et pour plat des langoustines soufflées. Merci. » Lui dis-je en lui rendant la carte.

Nos mains posées sur la table, je saisis doucement les siennes et échangeai un regard amoureux avec ma belle. Pitié que les plats arrivent vite, je n’en pouvais plus d’attendre. Un orchestre majestueux jouait plusieurs morceaux de musique très raffinés et romantiques, accompagné par la voix sublime de leur très belle chanteuse qui devait avoir pas loin de l’âge de Riley. Je les regardai jouer, silencieux, essayant de me concentrer sur la musique pour laisser le doute et le stress s’échapper. Puis à nouveau mon regard vrilla vers la cascade, et je ne pus m’empêcher de lâcher un :

« Ils sont chouettes les chiottes par ici. » Lui dis-je sans pouvoir m’empêcher de rire franchement.

Et enfin, nos entrées arrivèrent. Et elles avaient l’air tout bonnement exquises.

« Bon appétit, mon amour. » Fis-je en déposant un tendre baiser sur le dos de sa main.

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MessageSujet: Re: Hey baby, I think I wanna marry you [Riley]   Jeu 15 Juin - 23:34

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Nilo & Riley

Cette soirée prend des proportions au-delà de ses attentes. Son homme s’avère être plus romantique qu’elle l’aurait soupçonné, et ce n’est pas pour la déplaire. Elle se laisse guider jusqu’à leur table avec cette même expression faciale impressionnée, tentant tant bien que de mal de ne pas laisser sa mâchoire tomber au sol. La cerise sur le gâteau: l’hôte qui lui tire la chaise dans un geste purement galant et l’invite à prendre place. “Merci”, dit-elle d’une voix surprise, ne s’étant pas attendu à autant de servitude. L’endroit est épatant, la décoration est à couper le souffle et le personnel est exceptionnel. De quoi pourrait-elle rêver de mieux? Ce serait parfait s’ils pouvaient s’offrir un tel luxe à l’occasion, c'est-à-dire plus qu’une rare fois en quatre années de relation. Affamée, elle prend le menu qu’elle inspecte assidument, guidée à travers chaque option sous l'impulsion de son estomac un peu trop creux, et ce, en dépit les prix ahurissants affichés à la droite de chaque plat. Elle se souviendra de cette soirée, car il est évident qu’ils ne pourront pas se permettre un tel repas avant très, très longtemps. “Certainement que ça me plaît! Mais tu sais que tu aurais pu m’amener au bistro du coin et j’aurais été heureuse”, lui dit-elle en rougissant légèrement, trouvant qu’il en fait beaucoup pour la charmer. Toutefois, elle ne peut pas nier aimer ses petites attentions. Nilo est un homme romantique avec énormément d’amour à revendre, et il n’y a pas une journée où elle ne se compte pas chanceuse d’avoir un homme aussi parfait et aimant à ses côtés. “Tu célèbres cela en grand, et c’est peu dire!”, réplique-t-elle en rigolant légèrement. On dépose des coupes de vin vides devant eux, le personnel s’attendant certainement à ce que leurs invités boivent. Toutefois, la jeune femme les informe poliment qu’ils ne comptent pas boire ce soir et s’empresse de demander que de simples verres d’eau. Le serveur disparaît aussi rapidement qu’il est arrivé et revient quelques instants plus tard avec deux verres remplis à ras-bord. “Merci”, dit-elle avant de prendre une généreuse gorgée du nectar translucide et insipide. “Non ça va. Quand on a des enfants, il nous en faut plus pour nous couper l’appétit! Les couches d’Ana m’ont renforcée”, répond-elle en rigolant tout en faisant un petit rictus dégoûté en se remémorant quelques moments croustillants, quoique répugnants, passés avant que leur fille ne soit propre. “Je vais bien. J’avais mal au coeur ce matin, mais je n’ai pas été malade. Ça va s’estomper avec le temps”, ajoute-t-elle en redéposant ses yeux dans le menu qui ne cesse de l’appeler. Son estomac crie à la famine puisqu'il n'a pas été nourri depuis ce matin. Le serveur se manifeste à nouveau pour prendre leur commande. La jeune femme n’a pas entièrement choisi, tentée par de multiples plats les plus exquis les uns que les autres. Dure dure vie, n’est-ce pas? Des dilemmes si compliqués, on ne peut que s’en plaindre! “Hmm… Je ne suis pas certaine. J’ai tellement faim que j’ai envie de tout!”, lui répond-elle non sans accompagner ses paroles d’un rire franc. Stylo à la main, le serveur attend patiemment que le couple se décide, ce qui ne prend heureusement pas beaucoup de temps. “Je prendrai votre salade césar en entrée, mais sans bacon s’il vous plaît. Pour plat principal, je prendrai les raviolis aux épinards avec sauce aux quatre fromages”, conclut-elle avant de fermer le menu pour le tendre au serveur. Nilo commande à son tour et, en l’espace de quelques secondes, ils retrouvent leur intimité.

Leurs mains se rencontrent et leurs doigts se nouent dans un ultime geste de complicité et d’amour, tandis que leurs regards amoureux se croisent. L’ambiance de l’endroit est tout simplement enchantant. La réputation de l’établissement n’est plus à faire, et Riley peut confirmer toutes les louanges qu’elle a entendues à propos de cet endroit raffiné et surtout… hors de prix. Néanmoins, elle sent que cette soirée s’avéra tout simplement mémorable, car elle ne peut rien demander de plus que de passer un moment d’affection partagée avec l’homme qu’elle aime plus que tout. “On s’en inspira pour redécorer les nôtres”, lâche-t-elle en joignant son rire au sien. Ils n’ont toutefois pas le temps de poursuivre leur conversation on ne peut plus inusitée avant que leurs entrées ne soient servies. La photographe se retient pour ne pas se lécher ses babines à la vue de son énorme salade césar. “Bon appétit”, lui dit-elle à son tour avant d’attaquer impitoyablement l’assiette tout juste posée devant elle. À peine a-t-elle avalé sa première bouchée qu’elle est entièrement ensorcelée par le goût de la sauce qui dépasse toutes ses attentes. Si pour certains une salade peut être tout ce qu’il y a de plus banale, Riley peut vous assurer que le cuisiner peut recevoir des fleurs! “Si ça c’est délicieux à ce point, je n’imagine pas le repas principal. Tu veux goûter?”, lui demande-t-elle en pointant son assiette avec sa fourchette.

Les plats principaux sont désormais servis, et c’est avec le même appétit qu’elle s’attaque à son assiette. Encore une fois, ses papilles gustatives sont charmées par le goût inégalable de son repas. Mais comment des pâtes peuvent-elle être cuites avec une telle perfection? Comme une sauce peut-elle être aussi à point? “Il faudrait devenir riche et engager leur cuisiner pour qu’il nous fasse nos repas à la maison”, lui dit-elle à la blague, quoiqu’elle aimerait bien pouvoir exaucer ce voeu dont la réalisation est plus qu’improbable. “Tu sais qui j’ai croisé la semaine dernière à l’épicerie? Je viens de réaliser que je ne t’ai pas dit!”, lance-t-elle à la suite d’une illumination soudaine. “Courtney!”, ajoute-t-elle en sachant très bien qu’il se souviendrait de cette élève au comportement… particulier.

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MessageSujet: Re: Hey baby, I think I wanna marry you [Riley]   Ven 16 Juin - 20:37

Hey baby, I think I wanna marry you
Nilo & Riley

L’entrée était exquise. Les plats, absolument divins, et je n’étais visiblement pas le seul à partager cet avis. Riley avait l’air de succomber à chaque bouchée et lorsqu’elle me proposa de goûter à son plat, je mis une main devant le mien et plissai les yeux d’un air méfiant en lui répondant :

« Non merci parce que si je goûte au tien il va falloir que je partage le mien. No way !!! » Riais-je de bon cœur avant de piquer une fourchette dans ses pâtes.

« Ouf, ah ouais en effet, c’est pas mal ! Tiens, goûte au moins aux légumes du mien ! » Lui dis-je, connaissant tout-à-fait ses habitudes alimentaires très restreintes.

Et lorsqu’elle me parla de cette rencontre qu’elle avait faite une semaine plus tôt à l’épicerie, je réfléchis un instant, ne voyant plus de qui il s’agissait.

« Si tu me fais une réflexion quant à Alzheimer, pour changer, je te scalpe. Attends, Courtney… Oh punaise ! L’étudiante qui avait le feu aux fesses ? C’est elle ? Mon Dieu je me souviens du shooting photo, je ne savais plus s’il fallait en rire ou en pleurer sur le moment tant elle essayait de m’allumer. Et sa mère n’était pas mal non plus, d’ailleurs. Vous avez discuté ? Tu lui as dit que tu avais un enfant avec son « prof préféré » ? » Riais-je de bon cœur.

Courtney faisait partie de ces filles à l’avenir prometteur, notamment si elles couchaient pour avoir une place. Je me souvenais qu’elle avait la prétention de travailler en tant que photographe pour un grand magazine de mode, mais j’ignorais si elle était parvenue à cause de ma pause prison. C’était dommage et dégradant pour sa personne, surtout qu’elle avait tout le potentiel pour réussir. Elle manquait à l’époque de technique, mais quoi de plus normal puisqu’elle n’était qu’en première année. Mais je ne m’en faisais pas pour elle, et elle avait le bras long (et la jupe courte, en revanche).
Nous dégustions nos plats tout en échangeant anecdotes, souvenirs et aux discours, me faisant quelques peu redescendre sur Terre pour me calmer et m’apaiser un minimum. Quoique… Non, en fait j’avais réussi à me détendre une bonne dizaine de minutes, mais voyant que tout mon stratagème était en train de se mettre en place, je recommençai à angoisser, et cette fois plus que jamais. On nous retira nos plats, et le serveur échangea avec moi un regard appuyé.

« Tu m’excuses, je vais faire un tour au petit coin. » Lui dis-je en m’éclipsant.

Je suivis les petites flèches indiquant où se trouvaient les toilettes pour homme, et pénétrai dans la pièce qui sentait bon le propre et les sels de mer. Tout décoré dans une ambiance zen, un panneau accroché au mur était fait de pierres sur lesquelles un filet d’eau ruisselait. Je passai mes mains sous l’eau naturellement tiède, et m’en passai sur le visage avant de poser mes mains de chaque côté du lavabo et de pousser un long et profond soupir. Ca n’allait plus tarder. Le moment fatidique n’allait plus tarder à être lancé. Je m’essuyai le visage, en prenant soin de ne pas mouiller ma chemise, ou mon costume, et redressai ma cravate. Puis je plongeai ma main dans la poche droite de ma veste pour en sortir mon alliance, et l’inspectai afin d’être sûr qu’elle était parfaite. Les parents de Riley avaient à tout prix tenus à la voir, et lorsque sa mère l’eut sous les yeux, elle me dit avec humour :

« Eh bien, Nilo, si ça ne tenait qu’à moi je vous épouserai sur le champs ! » Ria-t-elle devant les protestations de son mari qui plaisanta à son tour.

Je jetai un coup d’œil à ma montre, et remarquai qu’il fallait que je sorte si je voulais être présent à ma propre demande en mariage. Je sortis des toilettes après m’être bien essuyé les mains et avoir remis quelques mèches de mes cheveux châtains en place, puis retournai m’assoir.

« Excuse-moi, mon cœur. J’espère que je n’ai pas été trop long. »

Je pris à nouveau ses petites mains aux doigts aussi longs que fins dans mes mains, les caressaient avec tendresse. Dans ma tête, je ne cessai de me répéter le long discours que je lui avais solidement préparé, jusqu’à ce que j’entende au bout d’une dizaine de minutes le coup de feu retentir, en un sens. Une chanteuse fut accueillie avec de multiples éloges, ressemblant de profil à la défunte star Whitney Houston. Elle remercia tous les clients de l’acclamer, et, dans un sourire fait d’une blancheur magnifique que sa peau noire faisait ressortir, elle prononça ces mots d’une voix de velours :

« Bonsoir à toutes et à tous. Ce soir est placé sous le signe de l’amour. L’amour de deux parents pour leurs enfants, comme on les voit à cette table, de ce couple qui a traversé tous les âges main dans la main, comme vous messieurs dames, mais également pour un amour qui a traversé bien des embûches, mais qui se trouve ici ce soir car la raison de leur cœur a été plus forte que tout. C’est pour ce couple, que je dédie cette chanson. » Dit-elle, avant que sa voix voluptueuse n’entame l’hymne du film Ghost : Unchained Melody.

Je remerciai la chanteuse d’un large sourire, puis me tournai vers Riley, le cœur battant la chamade.

« Voilà. Cette chanteuse a fait un magnifique discours, et pour tout te dire j’en avais préparé un moi-même qui rivalisait avec celui-ci, mais je suis tellement angoissé que, comme un idiot, j’en ai oublié chaque ligne. Alors tant pis pour le discours, je vais improviser et être ainsi plus authentique. Riley, notre histoire a été plus que rocambolesque et pourtant nous sommes réunis encore aujourd’hui, après quatre années aussi magnifiques que douloureuses. On a survécu à une multitude d’étapes qui nous ont formées, et qui ont solidifiées notre union. Enfin, est-ce que je pourrai vraiment parler « d’union », si je ne m’apprête pas à faire ce que j’ai l’intention de faire ? Car une union c’est quoi : c’est quelque chose de concret qui réunit deux personnes. C’est un baiser, une étreinte charnelle, un enfant voire même deux, mais ça peut aussi être un engagement. Les engagements m’ont toujours fait peur et tu le sais, cependant ce que je m’apprête à faire ce soir c’est la plus belle comme la plus effrayante chose qui m’est été donnée de vivre dans ma longue vie. Ce que je m’apprête à faire, sans plus tarder à présent, c’est ça. » Lui dis-je en glissant ma main dans ma poche droite pour en sortir un écrin de velours.

Le sourire sur les lèvres, aussi beau que stressé, je plongeai mon regard dans le sien en ouvrant la petite boîte, et lui présentai ce magnifique diamant en prononçant ces mots que j’avais peur de prononcer :

« Riley… Acceptes-tu de devenir ma femme, Madame Toskàv ? »

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I'm always dreaming about my suicide
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Hey baby, I think I wanna marry you [Riley]

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