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 Knockin' on Heaven's Door [Riley]

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Welcome into the Darkness ○ âge : 38 ans (9 novembre)
○ statut : En couple avec la femme de sa vie même si parfois c'est compliqué...
○ métier : Professeur en photographie
○ quartier : West Bay, appartement #17
○ informations en vrac : Prisonnier sous liberté conditionnelle avec un bracelet électronique autour de la cheville gauche, schizoaffectif, alcoolique, grand fumeur et toxicomane.

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○ inscrit le : 28/04/2017
MessageSujet: Knockin' on Heaven's Door [Riley]   Mar 6 Juin - 23:47

Knockin' on Heaven's Door
Nilo & Riley

@Riley Harris a écrit:
Riley
Ouf, me voilà rassurer! J'aurais pensé que tu te serais peut-être fait bouffer par une bête sauvage!  
Alors, elle s'appelle comment? Ou il s'appelle comment? Je ne juge pas    



Ce fut notre dernier message, avant que mon portable ne s’éteigne. Plus de batterie…

« Putain de merde ! » Lâchais-je en frappant les poubelles de mon pied, les faisant ainsi tomber dans un vacarme assourdissant qui me valut des injures de la part d’un homme qui venait d’ouvrir la fenêtre de sa salle-de-bain pendant qu’il se brossait les dents. Je me retins de l’insulter à son tour, et préférai tracer ma route pour m’éloigner loin d’ici. Non, je n’avais pas dit à Riley que j’avais passé toute ma nuit à vagabonder, marcher dehors sans but autre que errer là simplement et venir m’assoir sur le sable frais, au bord d’un océan relativement déchainé pour admirer la lune qui se reflétait sur les vagues. Je ne lui avais pas dit que pas une seule fois je n’étais entré dans un bar ou une boîte pour me droguer et me saouler, pour la simple et bonne raison… que je ne le pouvais pas. Ça n’était pas là une bonne résolution, mais j’étais définitivement fauché. Rien. Pas un rond. Et ainsi, de fil en aiguille, j’avais été tout bonnement expulsé de mon domicile par un propriétaire raciste – ce dont il ne se cachait pas – trop content de se débarrasser de l’autre russe. Il m’avait toutefois accordé une chance : il ne dégagerait pas mes affaires avant un mois. Non pas par charité, bien sûr, mais en échange de quelques billets que je gagnerai chaque semaine et que je lui remettrai dans l’espoir de retrouver mon logement en bonne et due forme. En attendant, j’étais tout simplement à la rue, sans même un sol dollar pour me payer quelque chose à boire ou à grignoter. Mais j’avais ma fierté, et faire les poubelles m’était impossible. Cela m’était arrivé par le passé lorsque je fuguais, partant sans argent puisque, après tout, je n’avais personne à qui voler. Cette fois-ci, j’avais tiré sur la cordelette, et les seules et uniques choses qui me restaient c’étaient mon sac avec mon ordinateur de cours à l’intérieur et mon trieur, ce qui me laissait la chance de continuer à travailler, et un paquet de… trois pauvres clopes, dont une que je m’étais permis de fumer cette nuit. A part cela, je n’avais plus rien. Ah si, suis-je bête : cette poche poubelle où j’avais glissé quelques fringues et que je portai comme Atlas porte le monde sur ses épaules. Sauf que mes épaules à moi, bien que musclées, étaient surtout lessivées par tant d’évènements auxquels je devais faire face. Tout d’abord, il y avait eu l’hospitalisation que je n’avais pas fini de payer. Il me restait encore deux-cents-soixante-et-onze dollars quarante-et-un à régler. Ensuite, je devais en plus des cours mener de front des cours particuliers de photographies pour des débutants. Ça n’était pas une plaie, mais une chose de plus à faire cependant et qui est déjà beaucoup quand on est aussi épuisé que je le suis. Et puis il y avait le manque. Nicotine. Drogue. Alcool. Trois mots récurrents dont je rêvais même la nuit. Mais cependant, il y avait encore un évènement, et à jamais la plus belle chose qui m’ait été donnée de vivre : ma relation officielle avec Riley. Nous avions avoué nos sentiments communs après une engueulade sans merci, et voilà qu’à présent nous étions tombés dans les bras l’un de l’autre. Néanmoins j’avais honte, profondément honte même… Et si elle voyait ce que j’étais devenu ? D’une loque accro à la coke, j’étais devenu une loque accro à la coke et sans domicile fixe. Tout pour plaire, n’est-ce pas ? Alors j’avais répondu à son message, avais bien voulu avouer qu’il y a quelque chose qui clochait car elle allait bien vite s’en rendre compte lorsqu’elle me verrait débarquer en cours avec mon sac poubelle sous le bras. Là, elle comprendrait. Peut-être même que tous mes étudiants capteraient la misère dans laquelle je vis. Alors je n’assumais pas, et avais réfléchi toute la nuit à un potentiel endroit où je pourrai cacher mon précieux trésor, à l’abris des clochards qui me le volerait, et des videurs de poubelle qui le jetteraient avec le reste. Cela ne faisait pas même une semaine que j’étais en couple avec Riley, et voilà déjà que j’allais lui faire honte. Pire : je ne pouvais même plus répondre à ses messages. Et si elle me faisait la tête en conséquence à mon silence ? Et si elle voulait me quitter en s’offusquant pour cela ? Oui, des questions certainement idiotes mais qui me rongeaient le bide comme les vers dans les viscères d’une carcasse à moitié décomposée. Non pas que je ne lui faisais pas confiance, mais j’avais tellement galéré à gagner son cœur, que j’avais à présent une peur terrible et panique de la perdre pour une connerie pareille. A cette pensée, je me souvins de ce qu’elle m’avait dit ce soir de fête où je m’étais ramené avec Tracey :

« J’ai passé ma vie baignée dans de la ouate, bercée par l’amour envahissant de mes parents trop protecteurs et maintenant que je suis libre, je m’enfonce dans la connerie. »

Nous provenions tous deux d’un milieu radicalement différent. Elle, elle connaissait la richesse et l’opulence. Moi, je ne connaissais que les dettes que j’accumulais comme mes parents avant moi, la misère et la honte. Car oui, je faisais honte à tout le monde : à ma mère qui aurait voulu que je devienne un grand homme. A mon père qui aurait voulu avoir un autre fils que celui que j’ai été. A Tracey qui mériterait un homme aimant et amoureux que je ne suis pas, à l’université qui recherchait un vrai professeur que je n’étais pas, et à Riley qui mériterait tout sauf de tomber amoureuse d’une ruine de mon genre…
Je lâchai un profond soupir, et regardai ma montre. Putain, il ne manquait plus que cela : la pile m’avait lâchée… Alors, comme à l’ancienne, j’essayais de deviner l’heure qu’il était selon la position du soleil, avant de me rappeler comme un idiot que Riley m’avait dit par message qu’il était huit heures. Ayant marché toute la nuit, je ne connaissais peut-être pas tous les recoins que j’avais visité, mais je sus que d’ici à mon appartement, j’en avais à peine pour dix minutes. Je partis au pas de course, sac poubelle sous le bras droit et sac à bandoulière calé sous le bras gauche, et arrivai enfin devant mon futur-ancien immeuble. Mais personne. Je repris mon souffle, dégoûté, et m’apprêtai à faire demi-tour lorsque j’aperçus une silhouette très familière au loin.

« Riley ! » L’appelais-je avant de la rejoindre en trottant.

Décidément, courir était devenu difficile depuis que je fumais. Autrement dit depuis l’âge de douze ans ! Ce qui, je vous laisse le deviner, ne me donnait pas beaucoup de points en sport.

Arrivant à sa hauteur, je laissais tomber mon sac et déposai un tendre baiser sur son front. A vivre à présent dans la rue, j’avais la peur panique peut-être infondée de sentir mauvais. Et tellement honte de moi, que je n’osais même plus l’embrasser…

« Tu vas bien, princesse ? » Lui demandais-je d’une voix des plus normales. Du moins je l’espérais.

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○ âge : Vingt ans de rires, de pleurs, de remise en question
○ statut : Nouvellement casée avec un homme de deux fois son âge.
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MessageSujet: Re: Knockin' on Heaven's Door [Riley]   Mer 7 Juin - 0:20

knockin' on heaven's door
nilo & riley

Assise dans les escaliers de son immeuble, elle appuie sur le bouton 'envoyer' afin de lui faire parvenir un message texte à travers lequel elle s’est bien permise de lui faire comprendre qu’elle doutait de sa sincérité. Non pas qu’elle ose douter de sa fidélité; leur engueulade lui a bien fait comprendre qu’il ne serait pas assez sot pour trahir ce qu’il a finalement acquis après tant d’efforts. Elle demeure néanmoins inquiète quant à la raison de sa soudaine disparition, sachant très bien qu’il doit baigner dans une histoire de drogue ou d’alcool. Il faut croire que les choses simples ne la courtisent pas, préférant se lancer dans une histoire amoureuse des plus rocambolesques, pourvu que son quotidien soit parsemé d’embuches aussi surprenantes les unes que les autres. Drogue, alcool, sexe… ne manque plus que le rock n’ roll! Et pourtant, la jeune femme est plutôt une adepte de musique classique et relaxante qui ne faille jamais de calmer son esprit éternellement angoissé.

...Et l’instant présent n’y fait pas exception: elle se demande bien où il peut être passé. Elle attend pendant une bonne vingtaine de minutes une réponse qui ne viendra jamais. Riley soupire, ne cachant pas l’exaspération qui s’empare soudainement d’elle. D’un pas nonchalant, elle se lève de la cage d’escaliers et la descend à reculons, les yeux toujours rivés sur l’appareil électronique qui dort désormais dans sa main. Putain, mais où peut-il être!, se demande-t-elle intérieurement alors que son regard quitte l’écran éteint de son portable pour balayer les horizons. Pas de Nilo en vue. Devant se résoudre au silence qui lui est imposé, elle s’éloigne lentement de l'immeuble plutôt modeste en longeant la rue, percutant du bout des pieds les quelques cailloux qui se trouvent sur son chemin. Riley est embêtée, mais ne peut se résoudre à être fâchée. Elle n’a pas envie de se prendre la tête avec des questions qui auront des réponses, la jeune femme étant trop féroce pour le laisser s’en tirer sans le soumettre à un interrogatoire des plus poussés. S’il croit pouvoir s’en sortir indemne, il se met le doigt dans l’oeil!

L’immeuble n’a pas encore disparu de son champ de vision lorsque retentit une voix qui lui est plus que familière. L’étudiante se retourne vivement, découvrant un Nilo qui semble être dans un état lamentable. Ses cernes sont visibles à des kilomètres, et ses effets personnels qu’il traine comme un itinérant ne l’aident pas à lui donner bonne figure. Il s’approche d’elle avec la même allure qu’à l’habitude, comme si de rien était. Son enseignant dépose un baiser sur son front alors qu’elle s’attendait à recevoir de lui un chaleureux bisou posé sur ses lèvres. Elle lève les yeux vers lui, ces derniers étant remplis de questions qui attendent patiemment à la queue-leu-leu avant d’être impitoyablement balancées à sa gueule. La jeune femme plisse les yeux et inspecte son baluchon, sa chemise froissée et ses cheveux en bataille. “T’as cinq secondes pour me dire où tu as passé la nuit et pourquoi t’es dans cet état”, lui dit-elle d’un ton impératif, lui laissant comprendre qu’elle n’a pas le temps de dénouer quelconques mensonges, sachant qu’il serait suffisamment téméraire pour tenter de déjouer son esprit analytique de jeune femme suspicieuse et avide de vérité.

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MessageSujet: Re: Knockin' on Heaven's Door [Riley]   Mer 7 Juin - 1:31

Knockin' on Heaven's Door
Nilo & Riley

Penser qu’elle serait en colère n’était vraiment pas absurde, et comme « par hasard », ce fut le cas. J’ignorais combien de temps elle était restée là, sur le perron de la porte de mon ex immeuble, mais une chose était certaine : elle avait poireauté un bail, si j’en jugeai par ses traits tirés de colère. Il fallait donc à tout prix que je la détende, et lui livre, comme elle le désirait, la vérité. Je lâchai un profond soupir et déposai mon sac poubelle rempli de vêtements au sol pour me soulager d’un sacré poids. Je redressai la tête et balayai le paysage du regard, non pas pour la fuir ou pour gagner du temps comme on aurait pu le penser à tort, mais pour voir s’il n’y avait pas un banc dans le coin et de libre si possible. Depuis tous ces mois que je vivais ici, je n’y avais jamais fait attention. Non pas par négligence, mais parce qu’au fond, on a beau vous coller une baleine sous les yeux dans un environnement devenu familier, on ne la remarquerait même pas. J’avais l’habitude de vivre ici, à tel point que je ne faisais plus attention au moindre détail. Et, effectivement, il y avait bien ce que je recherchais.

« Ça te va si on s’installe sur ce banc ? » Lui demandais-je.

Nous nous dirigeâmes vers le banc sur lequel je me laissai tomber, avant de passer ma main gauche devant ma bouche pour bâiller avant d’entendre ma mâchoire craquer.

« Aoutch… Un vrai vieux… » Lâchais-je dans un murmure, avant de soupirer à nouveau.

Je passai mon bras droit autour des épaules de Riley, et me laissai une dernière seconde le temps de savoir comment je pourrai bien lui annoncer cela. Après tout, devenir un SDF du jour au lendemain peut être un sacré tue-l’amour ! D’un autre côté, je connaissais suffisamment bien Riley pour savoir qu’elle ne m’en voudra pas sur ce point, du moins qu’elle serait compréhensive… oui, mais sur les autres ? Que dirait-elle lorsqu’elle comprendrait bien évidemment que si je n’avais pas un sou en poche, c’est parce que je le dépensais n’importe comment ? Et qui dit n’importe comment dit forcément addictions qui sont donc au nombre de trois. Bon, dans tous les cas je devais bien me lancer, non ?

« Bon et bien je vais tout te dire, donc. Ça fait des mois que je suis dans le rouge. Mon travail d’enseignant ne me rapporte pas assez pour que je puisse joindre les deux bouts, et c’est donc pour cela que je me suis lancé dans les cours particuliers. Mais là non plus, ça ne suffit pas. Alors oui, je sais ce que tu vas me dire : que je n’ai que ce que je mérite et que si je buvais moins, consommais moins et arrêtais de fumer comme un pompier je pourrai y arriver. Là-dessus tu as entièrement raison, mais jusqu’à présent je pouvais y arriver. J’avais du retard, mais j’y arrivais. Seulement voilà, les dépenses à l’hôpital et les frais de consultations psychiatriques me pompent tout, et j’ai même dû refuser un groupe d’aide à l’addictologie pour pouvoir payer mon loyer. Je te jure, je fais vraiment tout pour arrêter mais je n’y arrive pas, et je n’ai pas le moyen de me payer d’aide… » Soupirai-je.

Je passai une main épuisée sur mon visage cerné comme un château fort, et mis à nouveau ma main devant ma bouche pour bâiller.

« C’est génial la vie, sérieux… Il ne manquait plus que je devienne un clodo. » Lui dis-je en posant doucement la tête sur son épaule.

Je fermais les paupières, appréciant mille fois ce contact que j’avais avec elle, même si je doutais qu’il dure. Elle allait se dégager de moi et me filer un pain, non ?

« Je… Je suis désolé, je me sens… dégueulasse, c’est le mot. » Lui dis-je en me redressant, en gardant les yeux rivés vers le sol tandis que mes doigts jouaient entre eux.

« J’espère juste que je ne te dégoûte pas… » Murmurais-je à mi-voix.

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MessageSujet: Re: Knockin' on Heaven's Door [Riley]   Mer 7 Juin - 11:26

knockin' on heaven's door
nilo & riley

Ses yeux sévères l’inspectent alors qu’elle tente de comprendre pourquoi il est dans un tel état. Bon, il n’est pas si misérable, mais il n’en demeure pas moins qu’il a davantage l’air d’un clochard que d’un professeur universitaire. De surcroît, il ne faut pas être un petit génie pour deviner qu’il se passe quelque chose d’inusuel dans sa vie et s’il désire partir cette relation sur de bonnes bases, il a intérêt à vider son sac sur-le-champ. Riley croise ses bras sur sa poitrine et ne le quitte pas des yeux, attendant avec une impatience palpable qu’il lui révèle la vérité. Il ne s’exécute toutefois pas dans l’immédiat, invitant plutôt la jeune femme à le suivre jusqu’à un banc, ce qu’elle fait sans broncher. Elle le regarde s’installer d’un oeil jaugeur, tentant de contenir les paroles désobligeantes qui tentent de forcer leur chemin hors de sa bouche. Non, vaut mieux demeurer calme si elle ne désire pas envenimer les choses, d’autant plus qu’elle peut bien se permettre d’attendre qu’il entame ses explications qui, elle l’espère, ne seront pas constituées de pures balivernes. “Oui, bon, le vieux, j’attends! Et le petit-déjeuner va devenir froid. T’as intérêt à me donner une bonne explication sinon je mange le tien!”, lui dit-elle en posant le sac de papier à ses côtés à l’intérieur duquel se trouve de la nourriture encore fumante. Sans plus attendre, Nilo se lance.

Elle hésite entre être triste ou fâchée de l’entendre raconter une histoire aussi… contrariante? Il n’est jamais facile d’entendre un proche dire qu’il a perdu le contrôle sur sa vie dû à ses addictions multiples et à son incapacité de recevoir l’aide dont il a besoin. Toutefois, elle ne peut se résoudre à être fâchée contre lui, même si elle ne cautionne pas son absence de sincérité. Il aurait dû lui en parler bien avant qu’elle ne le mette au pied du mur. Riley n’est pas une insensible, même si elle peut parfois laisser présager le contraire. Après tout, n’a-t-elle pas passé ses journées à l’hôpital avec lui? Si elle ne se souciait pas de lui, elle serait restée chez elle à lire un bouquin et fumer du cannabis sans même laisser ses pensées dévier vers lui. La jeune femme soupire, et se décolle lorsqu’il dépose sa tête sur son épaule. Non, il ne s’en sortira pas aussi facilement. Certes, elle désire l’aider, mais il doit comprendre qu’il n’a pas le droit de lui fermer la porte d’une telle façon. S’il désire que cette relation nouvellement née soit viable et perdure plus que quelques mois, voire semaines, il doit apprendre à lui faire confiance. “Pourquoi tu ne m’en as pas parlé plus tôt?”, lui demande-t-elle d’une voix réprobatrice. Elle se sent littéralement comme si elle joue à la maman et qu’elle doit réprimer son gamin désobéissant. Et pourtant, la voilà en train de tirer les vers du nez d’un homme âgé de deux fois son âge avec lequel elle vient tout juste d’entamer une relation amoureuse aux suites d’une soirée un peu trop arrosée et tout à fait explosive.

Les excuses suivent tout naturellement et la jeune femme ne peut empêcher le soupire qui s’évade clandestinement de sa bouche. “Dégueulasse est un peu exagéré, mais une douche ne te ferait pas de mal”, conçoit-elle en l’observant. Son regard s’est légèrement attendri, car même si elle tente de conserver sa mine hérissée, elle ne peut demeurer froide envers lui. “Il me faudrait plus pour que tu me dégoûtes, bien franchement. Mais ce que je ne comprends pas, c’est pourquoi tu n’es pas venu chez moi? Tu sais que ma colocataire est partie il y a trois semaines et que j’ai une chambre d’amis qui peut te dépanner”, lui dit-elle en cherchant son regard. Toutefois, Riley ne lui donne même pas le temps de répondre. Elle se lève du banc et lui tend la main. “Allez, viens. Tu viens chez moi que tu le veuilles ou non. On réfléchira par la suite pour tes problèmes financiers et de consommation, mais pour le moment, t’as besoin d’une douche et de manger”, lui dit-elle d’un ton bienveillant. Elle est consciente qu’il est peut-être trop fier pour lui demander de l’aide, et c’est exactement la raison pour laquelle elle ne lui laisse pas le choix; son aide est à prendre ou… à prendre. Il n’y a aucune chance que la belle ne le laisse regagner la misère dans laquelle il vit depuis elle ne sait combien de temps!

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MessageSujet: Re: Knockin' on Heaven's Door [Riley]   Mer 7 Juin - 13:41

Knockin' on Heaven's Door
Nilo & Riley

Je ne m’attendais franchement pas à ce que Riley me rejette comme cela. Etais-je devenu un homme aussi pourri à ses yeux ? Etait-ce ma condition qui lui faisait honte ? Ne voulait-elle plus que nous soyons ensemble à cause de cette multitude de facteurs déclenchant que je n’avais pas su gérer et qui m’avaient dépassé voire débordé ? Je n’étais donc rien d’autre à ses yeux qu’un toxicomane alcoolique ? Il me le semblait bien… Je lâchai un soupir digne d’un cœur fendu lorsqu’elle se dégagea de moi, et levai les yeux vers elle d’un air honteux et coupable. Pourquoi je ne lui en avais pas parlé plus tôt ?

« Eh bien, certainement par peur de te faire fuir si je t’alarmais pour une situation qui ne verrait pas le jour. Comme je te l’ai dit, c’était chaud mais j’y arrivais jusque-là. A présent en revanche… » Lui dis-je en lâchant un nouveau soupir.

Oui, à présent, au lieu de mettre une chaussure dans une crotte de chien, j’y avais sauté des deux pieds joints. J’avais voulu l’épargner de mes préoccupations et de mon triste sort, et voilà qu’à présent ils lui éclataient en pleine figure. Alors je m’excusai auprès d’elle, platement, et lui priai de ne pas me mettre également à la porte de son cœur, moi qui n’étais devenu rien d’autre qu’un nouveau clochard dégueulasse dans les rues d’Island Bay. Un petit quelque chose dans son regard semblait s’être adouci, quand bien même les traits de son visage demeuraient toujours tirés par la colère. Mais peut-être qu’au fond ça n’était pas la honte de ce que j’étais devenu qu’elle éprouvait. Peut-être était-ce davantage le silence et le mystère qui m’entouraient comme toujours, fidèles à leur aura aveuglante qui empêche autrui de voir qui l’on est réellement. J’avais souri, ri, et passais en clair de belles journées avec Riley sans aborder la moindre fois la question de l’argent. Mais qu’aurait-elle bien pu faire de toute façon ? Me donner du sien ? Non, laissez-moi rire, plutôt crever que de demander un centime comme un mendiant. C’était sans nul doute stupide, mais j’avais encore ma fierté. Alors je le lui expliquai.

« Oui, je le sais… Je sais qu’elle est partie, mais mets-toi une seconde à ma place : tu arriverais à débarquer chez moi comme une fleur pour te demander le logis ? Peut-être que toi tu y parviendrais, mais personnellement j’ai vécu tellement de misère que j’ai honte d’être ce que je suis devenu. Je m’étais toujours juré qu’en faisant des études, j’arriverai à trouver un boulot suffisamment bien payé pour pouvoir vivre peut-être pas dans le luxe mais au moins dans un milieu aisé. Résultat j’ai fait ces études, et je suis dans la merde. Je ne voulais pas débarquer chez toi parce que je m’étais promis d’y arriver, jusqu’à ce que malheureusement la réalité ne me rattrape. » Lui dis-je en fixant mes pieds comme un gamin que l’on aurait pris la main dans le sac en train de voler des bonbons.

Mais sans attendre plus d’explications de ma part, Riley se leva d’un bond et décréta sur un ton nouveau, dénué cette fois de reproche, que nous irions chez elle, et que nous réglerions mes problèmes en temps et en heure. Pour le moment, il devenait urgent que je prenne une douche et que je mange un petit quelque chose pour le petit déjeuner. Je relevai doucement le regard vers elle, un peu perdu, mais y vis tellement de conviction dans le sien que je vis parfaitement que je ne pouvais pas me dérober. Je lui répondis d’un sourire reconnaissant, aucun mot ne parvenant à sortir de ma bouche. Je me levai, glissai mon sac à bandoulière sur mon épaule opposée, puis pris le second sac de la honte, comme j’aimais le qualifier car se trimballer avec une poubelle en guise de sac… avouez qu’il y a des choses que l’on fait mieux. Je suivis Riley en silence, ne sachant quoi lui dire. J’avais tellement besoin de m’excuser, mais également besoin d’elle que je ne trouvais plus par quel mot, par quelle phrase commencer. Je me mordis durement la lèvre inférieure, et pris une légère inspiration pour me donner du courage.

« Je… je te remercie… Je ne sais pas vraiment quoi te dire car tu es bien la seule personne sur cette Terre qui prend autant soin de moi sans que je ne le lui demande, quand bien même je sais ô combien je dois être exaspérant. J’avoue que j’avais peur de te contacter parce que je ne voulais pas que tu me vois dans cet état alors que cela ne fait même pas une seule petite semaine que nous sommes ensemble. Et déjà je t’agace, et te fais honte… J’ai juste tellement rêvé depuis des mois d’être avec toi, que maintenant que cela s’est réalisé tout me tombe sur le coin de la gueule. Qui aurait envie d’un petit ami comme moi, franchement… » Lâchais-je dans un semi-murmure pour cette dernière phrase.

J’essayais de me dire que Riley avait parfaitement conscience de ce que j’étais, notamment sur un plan médical, mais pour autant j’avais peur qu’elle me file entre les doigts à présent que je l’avais pour moi tout seul.

« Je m’étais juré, pour toi, de devenir un homme meilleur… C’est à croire que je n’y arriverai sans doute pas… » Lui dis-je à mi-voix, le cœur battant la chamade.

Je ne donnais pas long feu de notre couple avec les conneries que je cumulais… Je n’avais pas le choix, lorsque mes comptes repartiraient de plus belle, je m’inscrirai à ce groupe d’addictologie. Si je ne le faisais pas pour moi, je jurai de le faire pour elle, songeai-je en attrapant comme je le pouvais mon paquet de deux misérables clopes qui se battaient en duel, et allumai son extrémité pour inhaler une bouffée décontractante à plein poumon.

« S’il-te-plait, dis-moi ce que je peux faire pour te prouver que je t’aime et que je veux te garder. Je te promets que je vais en finir avec la drogue et avec l’alcool. Vraiment. Mais dis-moi ce que tu veux que je devienne, et je le deviendrai… »

Cela semblait être la complainte d’un homme faible, mais l’amour rend soit plus fort, soit plus chétif, justement. Mais qu’importe, je l’aimais tant que je pourrais déplacer des montagnes.

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MessageSujet: Re: Knockin' on Heaven's Door [Riley]   Mer 7 Juin - 18:21

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Elle peut parfaitement comprendre qu'il puisse préférer s'occuper de ses choses par lui-même, sans avoir recours à l'aide de sa désormais petite copine. La jeune femme doit avouer ne pas être celle qui demande de l'aide lorsque les choses se compliquent, préférant s'extirper du pétrin par elle-même. Il faut toutefois dire qu'elle n'a jamais eu l'occasion de se mettre les pieds dans les plats, ayant toujours été surveillée de très près par papa et maman. Toutefois, sa liberté lui a été remise et son émancipation gagnée après vingt ans de suffocation absolument insupportable! Conséquemment, peut-elle réellement lui en vouloir de ne pas avoir eu envie de s'humilier avec sa situation financière désastreuse, surtout quand il ne désire que faire bonne figure devant celle dont le coeur a été si difficile à conquérir? "Je peux comprendre, Nilo. Mais tu ne peux pas m'en vouloir d'être froissée par le fait que tu ne m'en aies pas parlé. Je crois que je t'ai suffisamment démontré que je soucie de toi et que j'aurais pas envie que tu passes la nuit dans la rue", lui dit-elle d'un ton toujours aussi bienveillant, la frustration s'étant soudainement évaporée d'elle. Pourrait-elle demeurer fâchée dans une telle situation dont les circonstances sont absolument désolantes? Non. Elle ressent davantage de peine et d'empathie, mais pas de pitié. Les choses n'ont pas été faciles pour lui, certes, mais il conditionne ses dépendances malgré sa bonne volonté. De plus, elle ne croit pas qu'il voudrait s'attirer sa pitié, et elle préfère ainsi ne pas lui donner. "Je veux bien t'aider, Nilo, mais tu dois t'aider aussi, et ce, même si cela veut dire que tu dois marcher sur ton orgueil et demander de l'aide là où tu ne le veux pas." Elle le fixe toujours avec la même intensité, attendant que s'installe en sa conscience la réalisation qu'il n'a pas à nager seul dans les eaux tumultueuses que constitue sa vie. Déterminée, la jeune femme se lève et lui dit d'un ton impératif qu'ils rentrent chez elle. Riley a suffisamment de place pour l'accueillir et même lui offrir une chambre s'ils veulent conserver leur intimité respective.

À peine commence-t-il à marcher qu'il s'engage dans un long monologue à travers lequel il exprime sa désolation et son embarras de se trouver dans une telle misère. N'en pouvant plus d'entendre ce récit des plus contrariants, la jeune femme freine le pas et se tourne vers lui. "Mais bordel, Nilo. Cesse d'être aussi dur envers toi-même. Il n'y a personne de parfait: moi la première! Je ne te demande pas d'être parfait, non plus. Tu sais, négatif + négatif ça fait positif", lui dit-elle en accompagnant sa dernière phrase d'un clin d'oeil complice. Toutefois, son inquiétude reprend le dessus et il poursuit son discours à travers lequel se démarque une insécurité manifeste. Patiemment, la jeune femme attend qu'il termine sa prise de paroles. Il faudra bien qu'il comprenne, un jour ou l'autre, qu'il n'a pas à viser un idéal s'il veut garder son coeur. "Voilà exactement ce que tu dois arrêter. J'ai eu un million de chances de partir et je ne l'ai pas fait, et ça ne sera pas tes problèmes qui me feront fuir." Elle reprend la marche et, une fois que sa cigarette s'écrase contre le sol, noue ses doigts aux siens.

Après une trentaine de minutes, ils aboutissent enfin devant l'immeuble à logements de l'étudiante. Ils escaladent les marches une à une puis, lorsqu'ils pénètrent enfin l'appartement, Riley souffle un bon coup. "Tu as tout dans la penderie à côté de la salle de bain pour te doucher et de la nourriture à profusion dans la cuisine. Tu peux également prendre la chambre vacante si tu veux", l'informe-t-elle en se débarrassant de son manteau. Les temps sont de plus en plus frais et elle sent que l'automne laisse tranquillement place à la froideur hivernale qui, en toute honnêteté, ne lui a pas manquée!

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MessageSujet: Re: Knockin' on Heaven's Door [Riley]   Mer 7 Juin - 19:46

Knockin' on Heaven's Door
Nilo & Riley

Honnêtement, je ne pouvais pas rêver d’une meilleure petite amie. J’en avais eu plusieurs, mais à tous les coups quasiment elles baignaient dans le même milieu que moi, fait de plaisirs éphémères dans lesquels on plonge et replonge jusqu’à ce que notre corps meurtris ne lâche. Riley, elle, était également tombée dans la drogue. Cependant elle gardait suffisamment la tête sur les épaules pour savoir quand arrêter. Ou presque, car samedi dernier elle avait dépassé les limites. Limites qu’elle avait osée franchir à cause de moi, d’ailleurs, car j’avais tant exacerbé sa jalousie et tant attisé sa colère qu’elle en avait été poussée à bout. Et moi avec, en descendant une bouteille entière de Vodka malgré tous les médicaments que j’avais consommé juste avant. Alors Riley ne me traitait pas tellement comme un pauvre gosse pour lequel on aurait pitié mais, et à juste titre, davantage comme un adulte dont la responsabilité se laissait parfois à désirer, notamment lorsqu’il était question d’argent. J’avais toujours su gérer des portefeuilles, pour l’avoir fait très tôt lorsque j’étais môme chez mes parents, mon père n’en branlant pas une, et ma mère se sentant dépassée. Je prenais en compte le salaire qu’elle gagnait, ce que nous dépensions en nourriture, eau, électricité et autres charges, ainsi que les dépenses désastreuses de mon père que je n’ai pas besoin de décrire. Cependant en ce qui me concernait à présent que j’étais un adulte, je n’arrivais plus à rien. J’étais persuadé en réalité de pouvoir freiner sur la clope par exemple ce mois-ci, mais il s’avérait toujours que je tombais dans mon propre piège, ne parvenant rien à maîtriser, pas même mes pulsions. Et la bipolarité était également un élément que je n’avais pas cité auprès d’elle, mais qui me poussait à faire, lors de périodes maniaques, des achats compulsifs. Bref, c’était la misère… Alors Riley me dit que je ne pouvais pas attendre d’elle un état de parfaitement stoïque, car elle se souciait réellement de moi. Et il était vrai qu’elle l’avait démontré à plusieurs reprises, ne serait-ce qu’en venant me voir quasiment tous les jours à l’hôpital après ma TS. Et ce qui me fit le plus de bien, outre ses paroles, c’était ce ton doux avec lequel elle les prononçait. La colère était donc passée ? Je l’espérais, car elle ne faisait qu’attiser mon profond mal-être à son égard. Et elle avait raison : je devais mettre ma fierté à deux balles de côté, et oser lui parler. C’est juste que… non pas pour la vexer, mais elle avait beau être extrêmement mature pour son âge, il fallait bien avouer – et je me garder de le lui dire – que d’avouer avoir des problèmes à trente-huit ans à une jeune femme qui en avait à peine vingt n’était pas facile. Je ne dis pas qu’elle n’était pas en mesure de les recevoir, mais qu’encore une fois ma fierté me bloquait.
Je venais d’allumer ma cigarette que je fumais tranquillement, sentant légèrement mes épaules descendre sous l’effet de la décontraction que m’apportait la clope. Je lui confiais encore une fois que j’étais navré d’être un si mauvais parti, ce qu’elle ne sembla pas entendre de la même oreille que la mienne. Elle se posta alors face à moi, me coupant dans ma trajectoire, et je l’écoutais me dire qu’il fallait que je cesse d’être aussi dur envers moi-même. Ce en quoi elle avait parfaitement raison… Je ne pus m’empêcher de rire légèrement lorsque ses mots s’accompagnèrent d’un clin d’œil complice alors qu’elle me disait que moins et moins faisaient plus. Ce n’est pas faux ! Et le fait qu’elle me ne demandait évidemment pas d’être parfait me rassurait. C’était évident, oui, mais j’avais au fond de moi secrètement besoin de l’entendre car si, à mes yeux et si je voulais la garder, je devais être parfait. Et c’était là ce qu’elle me demandait précisément d’arrêter car elle utilisait un argument qui eut tout son poids dans la balance de ma petite tête : oui, il était vrai que je lui avais offert depuis le premier jour de notre rencontre mille et unes façon de me fuir, voire de me détester. Et pourtant elle était là, et alors que j’écrasai mon mégit au sol, elle vint glisser ses doigts entre les miens pour me prendre la main. Je lui offris alors un regard attendri, et murmurai un « merci » sincère et affectueux. Nous marchâmes jusqu’à son bel immeuble, et montâmes les marches jusqu’à arriver à l’appartement 36 qu’était le sien. Nous pénétrâmes à l’intérieur, je fus accueilli par son beau chat tout blanc qui vint miauler et se frotter contre mes jambes.

« Salut, Albert. » Le saluais-je en le caressant, avant de redresser la tête vers Riley.

« C’est bien Albert, je ne me trompe pas ? Ouais, je crois qu’il m’aime bien. » Lui dis-je en continuant de le caresser, amusé, moi qui avais toujours adoré les animaux et rêvé d’un posséder un.

Riley m’indiqua que j’avais tout le nécessaire dans la penderie de ce côté-là pour me doucher, et tout ce que je désirais pour petit-déjeuner.

« Ça marche, merci ! » Lui dis-je en me dirigeant vers la penderie pour prendre une serviette propre et un savon.

Je pénétrai dans la salle de bain que je refermai derrière moi à clé, question de réflexe mais aussi, sait-on jamais, de protection si jamais elle entrait et voyait mon bracelet. Je pris une douche terriblement bonne, chaude et revigorante, et enfouis ma tête sous la pomme de douche en retenant ma respiration. Bon sang ce que cela pouvait faire du bien, moi qui avais passé la nuit à me geler dehors. Quelle idée de foutre quelqu’un à la rue par un temps pareil… Il ne fallait vraiment pas avoir de cœur… ou alors j’avais vraiment dépassé les bornes, mais je crois que c’est en réalité un mélange des deux.
Je sortis de la douche quelques longues minutes plus tard, et me séchai le corps avant de lâcher un juron dans un murmure. Le sable de la plage s’était légèrement coincé dans mon bracelet, m’irritant la peau au passage qui saignait légèrement. Mais vraiment légèrement, oui, pas de quoi fouetter un bœuf. Bon, tant pis, ça finirait par tomber. Et puis c’était vraiment l’affaire que de quelques grains, mais il m’était souvent arriver d’avoir la peau irrité par ce bidule de mes deux. Bref. Je fouillai dans mon sac poubelle pour choisir quels vêtements je pourrai bien porter, et adoptai pour un jean bleu nuit ainsi qu’une chemise blanche. Je glissai une ceinture dans les passants de mon jean, moi qui avais perdu pas mal de poids ces derniers temps. Puis j’enfilai des chaussettes et une paire de Vans, chaussures réputées à juste titre pour faire à la fois jeunes et être hyper confortables. Je finis de me sécher les cheveux à l’aide de la serviette, les laissant en vrac dans un style coiffé/décoiffé qui m’allait plutôt pas mal. Oui, mais non. Je fouillais dans ma poche et sortis mon peau de gel, et entrepris de coiffer mes cheveux châtains foncés, qui commençaient à avoir… des reflets blonds ? Merde, je régressais dans l’enfance ou quoi ? Les sourcils froncés, j’inspectai mes cheveux, priant pour que ça ne soient pas des cheveux blancs. Mais non, fausse mauvaise alerte. Ouf. Puis je me brossais les dents, et fus fin prêt.
Je rangeai mes affaires et sortis de la salle de bain en demandant à Riley qui était assise dans sa cuisine :

« L’autre chambre et là ? » Demandais-je.

J’y déposai mes deux sacs et la rejoint dans la cuisine en poussant un profond soupir. Je lui offris un beau sourire et glissai derrière elle en passant mes bras autour de son corps, avant de déposer un baiser dans son cou.

« Tu as dû trouver curieux que je ne t’embrasse pas tout-à-l’heure, mais je suis très à cheval sur la propreté et je n’ai bien sûr pas pu me laver les dents dans l’océan, donc… Mais bon, maintenant j’ai une haleine de Prince Charmant ! » Lui dis-je, approchant mes lèvres des siennes avant de me stopper.

« Enfin, j’espère… » Lui dis-je avant de rire et de l’embrasser avec tendresse et amour.

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MessageSujet: Re: Knockin' on Heaven's Door [Riley]   Mer 7 Juin - 22:15

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La jeune femme est parvenue à faire prévaloir son point, ne passant pas par quatre chemins pour exprimer ce qu’elle pense de toute cette situation. Elle ne compte pas le laisser baigner dans la merde dans laquelle il se trouve bien malgré lui; ce serait bien trop insensible de sa part, d’autant plus que cela ferait d’elle une petite amie absolument horrible! Elle lui offre son aide, pour ne pas dire qu’elle la lui impose. Riley refuse qu’il passe une nuit de plus à errer dans les rues sombres d’Island qui, bien qu’elles soient tout à fait charmantes à la lumière du jour, glacent le sang une fois la nuit tombée. Ainsi, le jeune couple arpente les rues de la banlieue de Wellington jusqu’à ce qu’ils arrivent à l’immense immeuble au style raffiné dans lequel la blondinette a la chance d’habiter. Les parents de la blondinette sont prêts à tout pour que leur princesse s’épanouisse, même si cela veut dire lui payer un appartement au loyer coûteux mais au confort inestimable. Riley s’y plaît bien, même si le fait d’être nouvellement seule à occuper le logement transforme drastiquement la dynamique à laquelle elle s’était étrangement habituée. Sa colocataire est partie récemment, ayant décidé d’entamer une autre étape de sa vie qui requérait son malheureux départ. C’est dommage, car la solitaire appréciait grandement celle avec qui elle partageait son quotidien. Désormais, elle doit se résoudre à trouver une remplaçante qui accepterait de loger avec la froideur incarnée dont l’obsession pour le ménage est légèrement exacerbée par son côté perfectionniste.

À peine ont-ils mis les pieds dans l’entrée qu’ils sont accueillis par un gros matou en quête de caresses. À sa grande surprise, le minet se dirige directement vers Nilo dont les jambes deviennent ses principales victimes. Il se frotte en miaulant généreusement, puis reçoit très rapidement ce qu’il convoite quand Nilo flatte sa petite tête blanche. “Oui, c’est bien Albert. C’est rare qu’il ne vient pas me voir en premier. Je crois que tu vas avoir de la compagnie cette nuit, dis donc!”, dit-elle en rigolant légèrement. Elle s’empresse de fournir les informations nécessaires pour qu’il s’installe convenablement alors qu’elle dépose ses choses dans le salon. Alors que Nilo s’éclipse à la douche, la jeune photographe rejoint la cuisine pour réchauffer la nourriture achetée le matin-même qui a malheureusement souffert des vents froids d’un automne en déclin.

Après une vingtaine de minutes, Nilo gagne la cuisine. L’odeur de propreté lui chatouille immédiatement les narines lorsqu’il l’entoure de ses bras. Le petit baiser qu’il dépose dans son cou lui provoque un frisson, et elle ne peut s’empêcher de soupirer de bien-être. Il faut croire que, même si elle demeure craintive quant à cette relation, elle se sent heureuse et aimée. “Je me demandais si j’avais de la merde entre les dents, en fait”, lâche-t-elle en rigolant avant que ses lèvres ne s’écrasent sur les siennes. Ils échangent un doux baiser et, au moment où ils le rompent, la jeune femme s’exclame: “Je confirme, ton dentier est propre!” Un éclat de rires s’échappe de sa bouche alors qu’elle se décolle de lui, sachant qu’elle vient encore de faire une énième taquinerie portant sur son âge qui risque de lui attirer des représailles. Pour s’en sortir indemne, elle lui glisse sous le nez une assiette contenant le petit-déjeuner acheté dans un bistro le matin même. “Tiens, mange”, lui dit-elle en esquissant un sourire sur ses lèvres. Elle l’invite à s’asseoir tandis qu’elle s’affaire à lancer la machine à café qui remplit la carafe d’un délicieux élixir brunâtre dont la qualité n’est pas à prouver; les goûts de la jeune femme en matière de café sont sophistiqués et elle n’opte conséquemment que pour le meilleur du marché. Riley lui serre une tasse de généreusement remplie tandis qu’elle s’éclipse dans le salon pour entamer ses lectures. Son weekend relativement festif lui a laissé peu de temps pour effectuer ses lectures obligatoires, lui causant un certain retard dans ses tâches scolaires. Engouffrée dans un état de concentration inébranlable, elle entend Nilo qui l’informe qu’il va se reposer. Elle hoche machinalement la tête sans quitter son bouquin des yeux.

Une heure plus tard, Riley achève la lecture de son second chapitre. Satisfaite, elle dépose l’énorme ouvrage devant elle et balaie la pièce des yeux, cherchant de quoi s’occuper. Son regard s’arrête systématiquement sur la porte entre-ouverte de la chambre d’ami. Un petit sourire malicieux se dessine sur ses lèvres rosées alors qu’elle se lève pour rejoindre la pièce où elle trouve un Nilo plongé dans un profond sommeil. Elle n’est également pas surprise de voir Albert couché à ses pieds, son vilain matou s’étant étrangement imprégné de son invité. L’étudiante pénètre la chambre, monte doucement sur le lit et se glisse contre lui avant de passer son bras autour de son torse tout en nichant sa tête dans son cou.

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MessageSujet: Re: Knockin' on Heaven's Door [Riley]   Mer 7 Juin - 22:57

Knockin' on Heaven's Door
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Je pus enfin prendre une bonne douche, dans une cabine plus spacieuse que celle que j’avais à l’appartement, et où l’eau restait chaude à la différence de ma propre douche où celle-ci se coupait pour devenir glaciale. J’en avais lâché plus d’un juron là-dedans… Mais à présent j’étais bien, et, la serviette enroulée autour de la taille, j’entrepris de me brosser soigneusement les dents. Lorsque je fus près, je peignai à nouveau mes cheveux enfin secs, et passai un peu de gel pour avoir enfin un look impeccable et soigné, comme j’aimais toujours l’être. Je lâchai un soupir, souriais de toutes mes dents pour voir si j’étais bien propre, et entrepris enfin de rejoindre ma belle dans la cuisine. Je l’enlaçai de mes bras protecteurs – quoique pour le coup c’était elle qui avait décidé de me prendre sous son aile dès aujourd’hui. Elle ne manqua pas de faire une blague sur mon « dentier », chose qui lui couta quelques chatouilles qui la firent éclater de rire. Elle détestait cela et ça tombait bien car j’adorais lui en faire ! Enfin, « détester » n’était pas le mot. Disons plutôt qu’elle était très réceptive à ce genre d’attaque.

« Tu sais ce qu’il te dit, le vieux ? Viens là… » Lui dis-je en saisissant son beau visage pour l’embrasser une nouvelle fois.

Décidément, je ne pouvais pas m’en passer. Je m’assis à côté d’elle et la remerciai lorsqu’elle me servit sur une assiette mon petit-déjeuner encore fumant. Une tasse de café ne tarda à l’accompagner, et je bus le délicieux nectar qu’elle devait payer une blinde.

« Waouw, c’est pas le café de la fac, ça ! » Remarquais-je, prenant un grand plaisir à le goûter.

Pendant ce temps-là, Riley se dirigea vers le salon pour prendre place sur le canapé et entamer ses travaux. Et pour une fois, ça n’étaient pas les miens ! Je mangeai tranquillement avant de bâiller, plaçant ma main devant ma bouche pour ne pas paraître impoli. Je frottai mes yeux, crevé par cette nuit d’errance dans la ville. Je n’avais pas osé me rendre chez Tracey, de peur que Riley l’apprenne tôt ou tard. Et puis… je n’avais pas eu de nouvelles de la blonde depuis l’autre soir. Avait-elle su ce qu’il s’était passé entre Riley et moi ce soir-là ? Certainement, sinon elle ne me ferait pas autant la tête malgré la multitude de SMS que je lui avais envoyé, non ? Je ne préférai pas y penser, cette idée me faisant malgré tout mal au cœur. Après tout, même si je n’étais finalement pas amoureux d’elle comme j’avais pu m’en rendre compte, elle, elle l’était… Je lâchai un léger soupir, et entrepris de faire la vaisselle et de l’essuyer pour que tout soit niquel. Je détestais le désordre et la saleté, et apparemment Riley partageait les mêmes convictions que moi à ce propos.
Puis je filai dans la chambre pour prendre mon sac à bandoulière, l’ouvris et en sortis mon ordinateur portable que j’allumais. Heureusement, la batterie de celui-ci était bien pleine. Je rejoins Riley dans le salon et m’installai sur un fauteuil non loin d’elle pour travailler à mon tour. Les heures défilèrent pendant que je créai des PowerPoints pour mes différentes classes, sur des sujets tous communs mais bien spécifiques à chaque niveau. Concentré dans ma tâche, je sentais mes paupières devenir de plus en plus lourde. Je passai finalement au bout de deux heures et demi une main épuisée et lasse sur mon visage, et me frottai les yeux qui me tiraillaient. J’enregistrai alors tout mon travail, rangeai chaque PowerPoint dans chaque dossier de chaque promotion, et vérifiai que tout était bien retranscrit afin de ne rien perdre de mon travail acharné. Puis j’éteignis mon ordinateur, et dis à Riley :

« Je vais faire une sieste si cela ne t’ennuie pas, je suis totalement naze… » Lui dis-je en me levant.

Je passai à côté d’elle, déposai un petit baiser sur ses lèvres, puis pris la direction de la chambre d’ami. Je rangeai mon ordinateur dans mon sac, que je posai lui-même dans un coin de la pièce avec mes vêtements pour ne pas mettre le bazar. J’appuyai sur le bouton qui abaissait électroniquement le volet de la chambre, et l’arrêtai à cinq petits centimètres pour laisser un peu de lumière entrer. Je retirai ma chemise blanche, la pliai et la posai sur le sac avec mes autres affaires, avant de me déchausser et de pénétrer dans le lit. Je m’y allongeai sur le côté, confortablement, avant d’entendre un petit miaulement suivi d’un léger poids sauter à côté de moi.

« Qu’est-ce que tu fais là, toi ? » Demandais-je à Albert qui s’était roulé en boule à mes pieds.

J’eus un sourire à son intention et m’endormis paisiblement, le cœur léger. Je ne sais combien de temps je dormis, mais je fis un rêve qui m’arracha une larme que je ne sentis pas couler sur ma joue. Je me voyais sur la plage, le corps allongé dénué de toute cicatrice. Rien, mon torse, mon dos et mes bras étaient tout simplement parfaits. Et là, j’entendis des rires. Deux rires, pour être exact : celui de Riley, et celui de ma mère qui sortaient de l’eau, toutes deux vêtues de simples maillots. Riley essora son paréo trempé en éclatant franchement d’un rire mutin, avant que ma mère ne dépose de baiser sur mon front. Un sourire se dessina sur mes lèvres, et je sentis quelque chose me tirer de mon songe. J’essuyai la larme qui avait coulée sur ma joue, et ouvris lentement les yeux pour voir ma Riley allongée à côté de moi. Son bras enveloppait mon torse, tandis que son beau visage était niché au creux de mon cou. Je déposai un baiser sur son front et entoura à mon tour son corps de mon bras pour sceller notre étreinte.

« Ça fait longtemps que tu es là ? » Murmurais-je d’une voix encore endormie.

Ma main glissa dans ses cheveux que je caressai tendrement, et qui sentaient si bon le shampoing.

« Je t’aime. » Lui glissai-je à l’oreille, avant de fermer à nouveau les yeux.

Je n’allais pas me rendormir, mais j’allais simplement profiter d’elle et de sa présence qui me faisait m’envoler vers les cieux. Plus que de parler, j’aimais la sentir tout simplement contre moi. Oui, j’étais totalement amouraché de cette jeune femme. Et ça, personne ne pourrait me l’enlever. Pas même un type comme Lucas.

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MessageSujet: Re: Knockin' on Heaven's Door [Riley]   Jeu 8 Juin - 15:26

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La longue lecture brûle toute l’énergie qu’il lui reste et, après avoir combattu ses paupières qui ont tenté maintes fois de se fermer, elle s’est finalement décidée de rejoindre Nilo dans sa sieste. Elle se glisse à ses côtés, collant son corps contre le sien à la recherche d’une étreinte réconfortante qui lui permettra de s’assoupir en un rien de temps. Elle aime le fait qu’il soit chez elle pour les prochains jours: partager son logement avec lui est tout à fait attrayant, même si ce n’est que pour quelques temps. Malgré sa discrétion, la jeune femme le tire de son sommeil. Elle s’engouffre dans ses bras et joint sa chaleur corporelle avec la sienne. Ses yeux se ferment instantanément et son corps oscille rapidement entre la somnolence et l’éveil, si bien qu’elle ne répond à sa question qu’à l’aide d’un “hm hm”. Elle ne l’entend même pas souffler sa déclaration; Riley se trouve déjà blottie dans les bras de Morphée.

Son sommeil s’avère être tout sauf serein. Elle est rapidement plongée dans une profondeur prisonnière qui l’aspire sans qu’elle soit capable de se débattre. Elle se voit devant ses parents qui l’engueulent, et son père pointe  vers elle un index hypertrophié en lui disant qu’elle ne quitterait plus jamais la demeure. “Tu ne le reverras plus!”, ajoute sa mère d’une voix grave et épeurante. Tout lui semble disproportionné autour d’elle. Les meubles de sa cuisine sont si énormes qu’elle a l’impression qu’ils l’avalent violemment tandis que les murs se serrent contre elle. Ses parents disparaissent et elle se trouve encloisonnée entre quatre murs à la surface visqueuse. Ses mouvements sont réduits, incapables de se décoller de cette substance gluante qui parsème les murs de la pièce de plus en plus étroite. “Tu n’es pas libre!”, lui souffle une voix dont l’origine lui est inconnue. Elle regarde autour d’elle mais ne voit absolument rien, jusqu’à ce qu’apparaisse devant elle un gigantesque miroir qui ne semble pas connaître de fin, écrasant impunément la cloison envahissante qui la maintenait prisonnière. Alors qu’elle se regarde à travers la glace, son visage céleste se transforme en une vision horrifiante sur laquelle elle ne peut fermer les yeux. Ses joues sont horriblement creusent, les cernes sont aussi profondes et ténébreuses que le fond d’un puit, ses dents sont dans un état lamentable et des rides prononcées naissent sur son visage ravagé. Et pourtant, elle n’est pas âgée. Elle le sait, car elle voit soudainement devant elle des aiguilles souillées, des traces de poudre éparpillée, des médicaments qui se déversent comme des chutes… Puis il a cette masse de gens qui la fixent comme si elle n’est qu’une vulgaire bête de foire. Elle lève ses mains tremblantes vers elle et tente de masquer son visage désormais horrible au toucher. Elle sent toutes les imperfections, mais entend également les rires tonitruants qui s’élèvent à travers la foule impitoyable. Elle sent sur ses jambes les millions d’araignées qui l'escaladent afin de la clouer au sol, l'empêchant de fuir les rires moqueurs et humiliants de la masse de gens qui ne fait que s'agrandir, multipliant les voix qui se joignent dans leur chant machiavélique.
Toutes ses peurs sont exacerbées.
Elle est avalée dans un état de torpeur infernale.

Elle ignore combien de temps elle a dormi lorsqu’elle se réveille brusquement. Toutefois, les rayons de soleil qui pénètrent difficilement à travers le peu d’espace qu’ils trouvent sous les rideaux lui laissent deviner que le jour domine encore à l’extérieur. Elle présume qu’il doit être environ trois heures de l’après-midi, sentant qu’elle a dû dormir au moins deux ou trois heures. Elle bouge un peu sa tête et découvre Albert qui dort toujours au pied du lit. Il n’a pas quitté son nouvel endroit de prédilection. Tout compte fait, il est littéralement amoureux de Nilo, lui aussi! Sa tête bouge encore un peu afin qu’elle puisse poser son regard sur son enseignant qui, à peine deux secondes après, ouvre les yeux et la regarde à son tour. La jeune photographe ne peut s’empêcher de lui sourire en lui soufflant un “bon matin”, même si elle sait pertinemment que la journée est bien avancée. Elle sent son coeur qui bat vite dans sa poitrine, signe que son rêve l’a profondément perturbée. Elle est toutefois surprise de ne pas s’être agitée vu l’intensité du cauchemar qu’elle était en train de faire. Conséquemment, elle tente de se calmer en demeurant collée contre Nilo, se blottissant davantage dans ses bras. Riley niche sa tête à son cou, comme pour se protéger contre quelque chose, mais les images reviennent et lui donnent littéralement froid dans le dos. Elle sent qu’elle a besoin de se changer les idées, de ne plus être torturée par ces songes troublants. Elle se met ainsi à déposer une série de baisers dans le cou de son enseignant avant de rejoindre sa mâchoire puis ses lèvres qu’elle capture avec une intensité nouvelle.

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MessageSujet: Re: Knockin' on Heaven's Door [Riley]   Jeu 8 Juin - 17:19

Knockin' on Heaven's Door
Nilo & Riley

Je fus réveillé lorsque je sentis les draps bouger à côté de moi. Ouvrant péniblement les yeux, je m’étirai un instant, sourire aux lèvres, lorsque je vis ma belle me rejoindre dans mon lit en glissant sa tête dans le creux de mon cou et en nous unissant de son petit bras. Je déposai un baiser au sommet de son front, et entendit sa respiration se faire plus lente et légèrement plus bruyante à présent qu’elle venait sitôt de s’endormir comme un vrai petit bébé. Je fermai à nouveau les yeux, celant notre étreinte de mon bras également, tandis que ma main caressait à nouveau ses longs cheveux blonds. Le silence absolu qui régnait dans l’appartement seulement brisé par les ronronnements d’Albert qui me bercèrent une fois de plus. Heureusement que je n’avais pas cours aujourd’hui, ma classe partant avec un autre de mes collègues pour une exposition photo à située à quelques heures d’ici. Heureusement leur professeur m’avait proposé de les accompagner, mais j’avais prétexté avoir beaucoup de travail, la réalité étant que mon bracelet ne me permettait pas de parcourir autant de kilomètres. J’aurai eu l’air fin si la police avait débarqué et m’aurait arrêté devant eux… Non, à la place j’avais le loisir de dormir toute la journée, autant que je le voudrais, et qui plus est dans les bras de ma Riley. Je me réveillai je ne sais combien de temps plus tard, et laissai mes paupières papillonner avant de mener ma main devant ma bouche pour bâiller. C’est là que je rencontrai le regard de ma princesse, qui me souhaitait un bon matin. Un peu dévarié par tant d’heures de sommeil en plein milieu de la journée, je regardai ma montre, oubliant qu’elle ne fonctionnait pas.

« Bon ça va, il n’est que neuf heures et demi. » Lui dis-je d’une voix totalement ensommeillée.

Cependant, la lumière rouge derrière attira mon regard. C’était son réveil qui indiquait qu’il était en réalité…

« Quoi ? Quinze heure quarante-neuf ? Oh punaise, je suis paumé, là ! » Dis-je en me donnant une tape sur le front du plat de la main.

Riley vint se blottir tout contre moi, se collant littéralement entre mes bras. Je posai doucement mon menton sur le haut de son crâne, et lui demandai :

« Ça va ma belle ? »

Ça n’était pas là une réflexion, au contraire j’adorais la ressentir si près de mon corps, mais je sentais surtout son cœur battre contre ma propre poitrine, tant elle était serrée contre moi. Mais elle ne me répondit rien, déposant à la place une série de baisers dans mon cou qui, chatouilleux comme je l’étais à l’extrême, me firent doucement rire, puis ses baisers remontèrent le long de ma mâchoire pour enfin venir embrasser mes lèvres avec désir. Hmm, décidément j’adorais ce genre de réveil. Je lui rendais son baiser, me plaisant à le rendre de plus en plus enflammé. Je me redressai pour faufiler mon corps entre ses deux jambes la chevauchant ainsi en prenant en main chacun de ses poignets pour les écarter en croix et ainsi la bloquer dans ses futures caresses, ce qui avait toujours le don d’exciter les hommes autant que les femmes. Maintenant mon emprise, je détachai mes lèvres des siennes, et vint embrasser son cou, le long de sa carotide sans appuyer pour ne lui créer aucune douleur et enfin descendre vers sa poitrine.

« Je t’ai déjà dit que j’adorais ce petit top ? Mais tu sais ce que je préfère ? Quand tu n’en as plus… » Lui dis-je sur un ton coquin, en me mordillant la lèvre inférieure de désir.

Je relâchai mon emprise sur ses poignets et me redressai pour saisir son petit haut et le lui enlever sans tergiverser. Je m’interrompus, sentant des yeux nous scruter. Je tournai la tête, sourcils froncés, et lâchai un soupir lorsque je croisais le regard jaune d’un Albert prit de curiosité.

« T’es mignon, vraiment, mais là on n’a plus besoin de toi. » Lui dis-je.

« Pardonne-moi. » M’adressai-je à Riley en quittant un instant le lit, le chat dans les bras pour le mettre en dehors de la chambre.

Puis je refermai la porte derrière moi et retrouvai ma place dans le lit en m’allongeant à côté d’elle, me tournant pour la chevaucher à nouveau en demandant innocemment :

« Où en étions-nous… Ah oui, je me souviens… » Lui dis-je dans un petit rire taquin en l’embrassant à nouveau, cajolant sa poitrine de mes lèvres exploratrices et affamées par ce corps autant désirable.

« Ça aussi ça m’énerve… » Lui dis-je en saisissant sa culotte en dentelle rouge flash pour la lui retirer.

« Tiens, je la connais, elle ! » Lui dis-je en riant, la jetant un peu plus loin, me rappelant qu’elle l’avait portée une fois en venant dans mon futur ancien chez-moi.

Ma langue parcouru ses seins lorsque je lui eus retiré son soutien-gorge, puis descendit le long de son ventre afin de pouvoir m’en donner à cœur joie en lui léchant le…

Ding, dong…

Je me redressai aussitôt.

« Tu attends de la visite ? »

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MessageSujet: Re: Knockin' on Heaven's Door [Riley]   Jeu 8 Juin - 18:14

knockin' on heaven's door
nilo & riley

Elle cherche du réconfort en nichant sa tête dans le cou de son amoureux, mais ce geste ne semble pas suffisant pour effacer les images traumatisantes de son cauchemar qui infiltrent furtivement ses pensées. Elle comprend qu'elle doit se changer les idées afin que sa concentration puisse s'orienter vers quelque chose de plus... magnétisant. Conséquemment, elle embrasse le cou de Nilo avec une tendresse dont elle est de plus en plus habituée. Elle sent son corps qui réagit à ses baisers et les rires qui se forcent hors de sa bouche. Riley sait pertinemment qu'il est chatouilleux à cet endroit, et elle se fait toujours une joie de l'attaquer de bisous. Toutefois, sachant qu'elle a envie qu'ils aillent plus loin, elle remonte ses lèvres pour rejoindre les siennes. Elles se scellent les unes avec les autres et se meuvent dans une danse charnelle, lui laissant vite comprendre qu'il a la même idée qu'elle derrière la tête. Très rapidement, il se trouve au-dessus d'elle, faisant de son étudiante l'heureuse prisonnière de son étreinte. Elle s'abandonne entièrement à ses caresses qui se veulent de plus en plus suggestives,  et l'excitation qui augmente en elle lui vaut quelques soupirs. Albert, étrangement toujours présent dans leurs moments d'intimité, est vite chassé de la chambre. Nilo ferme la porte afin qu'ils ne soient pas importunés, ce qui est une sage décision étant donné l'obstination récurrente du matou. Lorsqu'il regagne le lit, Nilo se débarrasse bien vite des derniers vêtements couvrants le corps délicieusement découpé de la belle, l'exposant dans sa plus simple tenue. Ses lèvres, quant à elles, retrouvent la douceur de sa peau et entament leur ascension jusqu'à sa fleur, là où il lui provoquera un plaisir exaltant. Plus elle le sent descendre, plus elle perd la tête. Elle n'anticipe que ce moment où son appétit sera servi et qu'elle pourtant enfin grimper jusqu'au sommet, propulsée par la langue experte de son amoureux. Et au moment où elle s'apprète à crier hallelujah quand sa langue attaque son intimité, la sonnette du logement retentit.

Nilo se relève, mais Riley n'en fait pas un cas, trop concentrée à sentir le plaisir monter en elle. "Continue. Ça doit être des colporteurs", lui dit-elle sans bouger ne serait-ce que d'un centimètre. Son amant reprend sa besogne, prodiguant un plaisir incroyable à la jeune femme qui, malheureusement, ne pourra atteindre le paroxysme tant convoité. On s'acharne sur la sonnette, mais cette fois-ci, un déclic se fait dans sa tête. Elle reconnait parfaitement cette musique agressante volontairement reproduite à l'aide de la sonnerie et la panique s'installe en elle. Elle se redresse comme une planche, forçant Nilo à se lever à son tour. "Putain, y'a que mon père qui sonne comme ça!", lâche-t-elle les yeux grands comme deux billes bleues. Elle récupère ses vêtements à la va-vite et les enfile habilement avant de replacer les couvertures du lit et planquer les trucs de Nilo de l'autre côté de celui-ci. "Planque-toi dans le garde-robe. Ils ne devraient pas venir dans cette pièce, mais ne prenons pas de chances. Je vais essayer de les faire partir", lui dit-elle avant de sortir puis de refermer la porte derrière elle.

"Ma puuuuuuce!", s'exclame sa mère en serrant sa fille dans ses bras. Riley lui renvoie la même affection en resserrant son étreinte autour d'elle, tentant par le fait même de faire déguerpir la gêne qui doit colorer son visage. "Tu dormais?", lui demande son père en pénétrant sa demeure. "Oui", souffle-t-elle en frottant ses yeux. "Qu'est-ce qui vous amène ici?", demande-t-elle de façon précipitée, au risque de paraître inhopistalière. "On voulait te faire une petite surprise! Question de voir ton logement. Peux-tu croire qu'on ne l'a jamais vu en vrai? Nous n'avons même pas pu rencontrer ta colocataire, comme c'est dommage!", dit sa mère en faisant allusion à Loïs récemment déménagée hors de la ville.
Albert vient les voir momentanément puis retourne devant la porte de la chambre d'invité, anciennement celle de Loïs, contre laquelle il se frotte en miaulant. "Il s'ennuie de Loïs!", dit-elle en riant nerveusement. Petit enfoiré, il faut exprès ou quoi?, pense-t-elle, agacée. "Vous comptez rester ici?", demande-t-elle encore en essayant d'adopter un ton doux, même si cela s'avère être difficile sachant qu'elle ne désire qu'une chose: qu'ils déguerpissent aussi vite qu'ils sont arrivés! "Oh, on repart après-demain, question d'être là pour ton exposition! Mais on a réservé une chambre d'hôtel, car ton père a du boulot et moi je dois quitter tôt samedi matin pour les États-Unis", l'informe sa mère. Elle souffle un bon coup, rassurée qu'elle n'aura pas à les héberger dans la chambre non vacante pour les prochains jours. Elle ne peut toutefois pas comprendre comment elle n'a pas vu la chose venir: elle savait bien qu'ils seraient à l'exposition le lendemain, mais n'aurait pas pensé qu'ils viendraient la visiter juste avant, et ce, même si c'est tout à fait leur genre de surprises. Et vous parlez d'une surprise! En plein pendant un moment intime avec nulle autre que l'un de ses enseignants. Ouf! "Tu nous montres les lieux? On va aller s'installer à l'hôtel puis on ira souper les trois ensemble", lui dit son père en affichant sur son visage un sourire franc. M. Harris peut être très intimidant devant un jury, mais lorsqu'il s'adresse à sa fille, il est aussi doux qu'un agneau. Sans rouspéter, la jeune femme présente chacune des pièces composant son élégant logement à ses parents en vantant ses goûts décoratifs raffinés. "Là c'était la chambre de Loïs, mais elle est inoccupée en attendant que le locateur trouve preneuse", dit-elle en espérant qu'ils ne demandent pas d'y aller. Et que de grand bonheur! Ils ne font qu'hocher la tête et regagne l'entrée où ils mettent sur leurs épaules leurs manteaux hors de prix. "Alors on se voit vers 18h? On passera te chercher", lui dit sa mère avant de déposer un doux baiser sur son front. Riley acquiesce et les laisse filer. Aussitôt ferme-t-elle la porte qu'un grand soupir s'échappe de sa bouche. Elle a eu chaud! Elle retourne à la chambre d'invité et ouvre la porte de garde-robe où se cache Nilo. "Ils sont partis", lui murmure-t-elle en l'attirant contre elle pour capturer ses lèvres.

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MessageSujet: Re: Knockin' on Heaven's Door [Riley]   Jeu 8 Juin - 21:49

Knockin' on Heaven's Door
Nilo & Riley

Ma langue s’occupait fidèlement à prodiguer le plus de plaisir possible à l’intimité mon aimée. J’adorais sentir ses cuisses trembler de plaisir au fur et à mesure que ses gémissements s’intensifiaient. Aussitôt je m’arrêtai, embarrassé, pour lui demander si elle attendait une quelconque visite, ce à quoi elle répondit que c’était sûrement des colporteurs. Ouais, encore des Témoins de Jéhovah ou un truc du genre. Je repris alors mon affaire, la sentant délicieusement au bord de l’orgasme, quand tout à coup la sonnerie retentit sans s’arrêter. Aussitôt, Riley bondit comme un diable en boîte, m’avertissant qu’il n’y avait que son père pour sonner ainsi.

« Quoi ?! » Lui demandais-je, alarmé.

Je sautais à mon tour du lit, et attrapais mon sac que je foutais sans ménagement dans la penderie tandis que Riley refaisait rapidement le lit.

« Je fais quoi ? » Lui demandais-je, totalement paniqué à l’idée de tomber nez-à-nez avec la « belle-famille » si j’ose dire.

A son ordre, je rentrai dans la penderie, et fut bien content d’avoir perdu tout ce poids puisqu’entre mes affaires et moi, il n’y avait plus beaucoup de place. J’étais partagé entre l’idée saugrenue d’éclater de rire devant le comique de la situation, notamment lorsque j’entendis la voix forte et assurée de son père qui lui demandait ce qu’elle faisait. Bah oui, dodo voyons ! Avec mon prof sous la couette en train de me caresser de la langue la choupinette ! A cette idée, je mis mes deux mains devant ma bouche pour me retenir de rire, avant de me raidir lorsque j’entendis les miaulements du chat qui se frottait tout juste devant la porte du placard où j’étais pour me réclamer des caresses. C’était le moment, tiens !

« Pssht ! Va-t-en, Albert ! » Murmurais-je avant de me crisper lorsque j’entendis que les parents de Riley avaient l’intention de visiter l’appartement.

Putain, pas aujourd’hui, quoi ! En plus je n’étais pas tout-à-fait… calmé, si vous voyez ce que je veux dire. Après tout, les gémissements de ma belle savaient se faire particulièrement excitants quand elle le voulait. Lorsque j’entendis les bruits de leur pas se rapprocher de la chambre dans laquelle j’étais, je me retins même de respirer. J’étais cuit… Sérieusement, j’étais cuit… Mais heureusement pour moi et comme si Dieu avait entendu ma prière (et ça serait bien la première fois), je les entendis s’éloigner. Je poussai un soupir de soulagement, et attendit toutefois que la porte d’entrée ne se referme pour crier victoire. Ou presque. J’espérais bien que sa mère par exemple n’ait pas décidé de rester encore un peu avec sa fille pour passer du temps avec elle. Après tout, ça serait légitime depuis le temps qu’ils ne se sont pas retrouvés tous les trois.
J’entendis des bruits de pas venir dans ma direction, puis la voix de Riley me murmurer que c’était, ils venaient de partir. Je sortis du placard, et eus à peine le temps de refermer la porte derrière moi que je la sentis me saisir par la ceinture afin de m’attirer contre elle et de m’embrasser à pleine bouche.

« Hmm… J’adore quand il y a un peu de piment, je remarque toujours après que tu es encore plus coquine. » Riais-je en passant mes bras sous ses jambes pour la porter et l’allonger sur le lit.

« Alors comme ça vous étiez en train de dormir, Mademoiselle Harris ? Je vais vous montrer quelle est la différence entre le rêve et la réalité, moi… » Lui dis-je dans un grand sourire des plus mutins.

« Alors, où en étions-nous ? Oh, ça y est, je crois que cela me revient… » Lui dis-je avant de l’embrasser passionnément, tandis que mes mains s’afféraient à déboutonner son jean puis à faire glisser sa braguette.

Je me redressai, et lui retirai son pantalon puis sa petite culotte en dentelle que, décidément, j’adorais. Puis je l’embrassais une nouvelle fois en remontant de ses jambes à sa féminité, puis à son nombril, et retirai son haut et son soutien-gorge sauvagement avant de retrouver ses lèvres. Mes mains caressaient son corps avec une envie non feinte, et je l’embrassai tant et plus avant de rompre la valse tourbillonnante de nos lèvres pour lui murmurer à l’oreille.

« Bien, Mademoiselle, je vous laisse choisir la manière dont vous préfèrerez avoir un orgasme. Que puis-je faire pour exaucer tous vos souhaits ? Je suis entièrement votre… »

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MessageSujet: Re: Knockin' on Heaven's Door [Riley]   Jeu 8 Juin - 22:25

knockin' on heaven's door
nilo & riley

Ce qui vient de se produire est de la pure folie! Elle n’aurait jamais cru qu’une situation aussi embarrassante lui serait arrivée dans son vécu. Avoir ses parents en visite au moment où elle est… occupée, ça frôle l’humiliation! Remarquez que ceux-ci ne se sont douté de rien, mais quand même! S’ils avaient décidé de visiter la chambre de Loïs, aurait-il ouvert le placard? Qu’auraient-ils fait s’ils avaient découvert Nilo? D’ailleurs, ce dernier aurait pu avoir tout simplement éternué et les choses auraient été foutues. Elle ne peut possiblement concevoir leur réaction s'ils avaient trouvé l'homme de deux fois son âge caché dans l'un des placards de l'appartement. Décidément, ils ont eu énormément de chance en n’étant pas cramés, et il faut croire qu’une bonne étoile veille sur eux! Soulagée, la jeune femme regagne la chambre d’ami, sachant le danger désormais écarté. Reprise par la même fougue que précédemment, elle ouvre la penderie pour y découvrir un Nilo droit comme un piquet, en train d’attendre sagement qu’elle lui donne le feu vert. Sa main se dépose sur sa ceinture et elle le tire contre elle pour s’emparer de ses lèvres qui lui manquent déjà. Nilo passe ses mains sous ses cuisses et la ramène sur le terrain de jeu, là où tous leurs sens étaient en état d'effervescence à peine quelques instants plus tôt. “Tu parles. Tu sais à quel point c’est horrible de devoir s’arrêter si près de l’orgasme”, lui dit-elle avant de l’embrasser dans le cou, lui provoquant quelques chatouillements. Sa remarque la fait rire et elle arrête soudainement ce qu’elle fait pour plonger son regard dans le sien. “Oui, justement. Je faisais un très bon rêve. Tu étais sur moi et le plaisir que tu me provoquais me faisait perdre la tête...”, réplique-t-elle en se mordant la lèvre inférieure, non sans soutenir la même intensité dans son regard avide. Il prend possession de ses lèvres alors qu’il s’affaire à déboutonner son jeans pour le lui enlever, l’envoyant valser ailleurs dans la pièce, là où n’importunera plus personne. Le reste de ses vêtements suit rapidement, tandis que Nilo reprend l’attaque envoutante de baisers qu’il exécutait à la perfection avant que la visite inattendue ne retentisse. Lorsqu’elle sent sa bouche s’approcher de son intimité, elle ne peut retenir le gémissement qui traverse sa bouche sans prévenir. Ses baisers sont délicieusement tortueux; le comble du paradoxe. Puis ses lèvres se scellent à nouveau avec les siennes et, alors qu’ils s’embrassent à pleine bouche, entièrement soumis à leur voracité, la jeune femme caresse sa chevelure sans omettre d’en tirer quelques mèches.
“Hmm. Vous me posez une bonne question, Monsieur. Mais il me semble vous trouvez à l’étroit dans ce pantalon, vous ne trouvez pas?”, répond-elle en soutenant ses paroles d’un regard coquin. Ses mains glissent contre son torse et s’arrêtent à sa ceinture qu’elles défont avec habileté. “Je crois que vous cachez ici l’outil idéal pour exaucer mon souhait le plus cher. Je dois toutefois avouer que votre langue ne faille jamais à m'impressionner”, ajoute-t-elle en déboutonnant son pantalon puis en descendant très doucement sa braguette. Riley descend son vêtement autant que lui permet ses bras, apportant son boxer dans la foulée, puis entoure de ses doigts sa masculinité bien réveillée. “J’ai trouvé”, dit-elle avant de capturer ses douces lèvres avant d’entreprendre de lents mouvement sur son intimité. Inutilement de dire que ses soupirs l’excitent davantage. N’arrêtant pas ses caresses exaltantes, elle ondule son bassin contre le sien, désirant le rejoindre dans son ascension vers le plaisir. Lorsqu’elle met fin à sa douce torture, sa main se glisse doucement contre son torse avant de se déposer sur son omoplate. Riley incline sa tête vers son oreille et lui murmure: “Fais-moi l’amour.”

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MessageSujet: Re: Knockin' on Heaven's Door [Riley]   Sam 10 Juin - 21:27

Knockin' on Heaven's Door
Nilo & Riley

Les parents de Riley ayant enfin disparus, j’eus à nouveau leur fille pour moi tout seul, en parfait égoïste que j’étais ! Je l’allongeai sur le lit et retrouvai ma position initiale : au-dessus d’elle. Et  à nouveau nous partîmes dans ce jeu de l’autorité et de la soumission, du professeur et de l’étudiante qui nous avait auparavant joué des tours mais qui, à présent, était devenu carrément excitant. Je lui demandais j’une voix extrêmement sensuelle la manière dont elle désirait jouir, et elle me répondit sur un ton encore plus frissonnant de plaisir qu’elle avait bien une idée en tête. Et quelle idée ! Elle ouvrit dans une lenteur hypnotique la braguette de mon pantalon qu’elle repoussa, alors que je veillai intérieurement pour le bloquer au point où il ne révèlerait pas mon secret, comme toujours. Mon boxer glissa dans la foulée, et je ne pus m’empêcher de rire d’une voix des plus excitées et impatientes lorsqu’elle prit dans ses petites mains aux longs doigts de pianiste mon « objet » avec minutie. Rapidement je fermais les yeux, appréciant ses gestes de plus en plus rapides qui ne tarderaient plus à me faire monter au septième ciel. Et le fait de pouvoir sentir son bassin se mouvoir en même temps contre le mien était tout simplement aphrodisiaque. Heureusement elle nous arrêta à temps, alors que mon souffle se faisait de plus en plus court. Et lorsqu’elle prononça ces paroles si sensuelles à mon oreille, je lui répondis de la même manière :

« Quand tu veux, bébé… »

Et alors la danse suave et enflammée commença, alors que je pénétrai lentement en elle, soucieux de ne jamais lui faire mal au prime abord, avant de pouvoir enfin trouver ma place en elle et déployer tous mes efforts pour nous faire grimper tous deux aux rideaux. Nos gémissements se rejoignaient, se faisant de plus en plus anarchiques, et je me risquais de lui demander en souriant :

« Ça vient ? »

Après tout, elle pouvait éprouver un certain plaisir sans que celui-ci soit orgasmique, mais je sentais que non seulement elle ne feintait pas mais, qui plus est, sa réponse glissée dans un souffle erratique me combla de bonheur. Je faisais tout pour retarder ma jouissance, et pour faire accélérer la sienne, jusqu’à n’en plus pouvoir. Je me sentis venir, et montai tout à coup au septième ciel, rejoins aussitôt et dans le plus grand des bonheurs par la jeune femme. Je m’allongeai sur elle, sans y mettre bien entendu tout mon poids, mais pour profiter encore de la douceur et de la chaleur étroite de son intimité, tentant tant bien que mal de reprendre mon souffle. Puis je me retirai doucement et me laissai tomber à côté d’elle, essoufflé, et fermai les yeux. Je ne pus m’empêcher de lui dire en riant doucement :

« Tu sais, pour être honnête, tu es la première femme avec qui je couche sans que je ne pense pendant l’acte à une autre. Alors je sais, ça fait gros crade de dire cela, mais tu n’es pas sans savoir que j’ai eu pas mal de conquêtes… mais jamais une aussi bonne que la tienne. » Lui dis-je en tournant la tête pour déposer un baiser sur sa joue toute chaude.

« Tu es bouillante ma belle, et je crois que je ne dois pas être mieux, mais attention. Si on joue au docteur ça va encore très vite mal tourner ! » Riais-je.

Puis je m’allongeai sur le côté et passai mon bras protecteur autour de son corps, légèrement sous sa poitrine, et fermai les yeux en poussant un soupir de bien-être.

« Je t’aime tellement, si tu savais… » Lui avouais-je.

« Et pas seulement sur le point de vue du sexe, non. Sur tout. Tu es parfaite, et je te remercie d’avoir fait de ce début de journée qui était un enfer, un véritable paradis. Tu es un ange sur terre. Et tu as le visage des anges. » Lui dis-je en embrassant sa tempe, puis la commissure de ses lèvres, puis brièvement ses lèvres.

« Bonne nuit… » Lui dis-je alors que le soir venait de tomber, nos paupières avec lui…



- FIN -


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