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 Metting at the bank... (May-Line)

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○ âge : 25 ans
○ statut : Rodwellist
○ métier : Serveuse en attendant de pouvoir jouer de ses gammes.
○ quartier : Dans un plutôt luxueux appartement au #8, à North Bay
○ informations en vrac : Fille unique d'une famille très célébre en France ♪ Musicienne connue en France, a participé à des clips, posé pour des magazines... etc. ♪ Sa chaîne de vidéos de musique sur le net a pas mal de succès (en pause pour l'instant)

○ posts : 107 ○ points : 200
○ avatar : Ariana Grande
○ inscrit le : 29/04/2017
MessageSujet: Metting at the bank... (May-Line)   Sam 10 Juin - 0:19

Un sourire aux lèvres, Leena rangea son téléphone dans la poche de son jeans après avoir envoyé un message à Andy, lui indiquant qu'elle était arrivée à la banque.
La veille, son amant avait, tant bien que mal, tenté de lui expliquer comment s'y rendre, tout en étant le plus précis possible - étant donné le sens de l'orientation déplorable de sa collègue ! Mais, finalement, ses indications avaient été efficaces et la française avait - pour la première fois depuis qu'elle avait emménagé à Island Bay, le mois dernier ! - trouvé son chemin du premier coup !
C'était donc plutôt fière qu'elle avait envoyé son message !

Une fois sa voiture refermée et la porte de l'établissement bancaire franchie, la jeune femme se présenta directement à l'accueil - elle avait rendez-vous. Très poliment, mais avec un horrible accent à couper au couteau, la demoiselle au comptoir précisa à la serveuse que son conseiller - elle n'avait pas compris son nom - allait arriver pour la prendre en rendez-vous rapidement et lui demanda donc de s'asseoir sur l'un des fauteuils un peu plus loin.
Obéissante, l'européenne s'exécuta.

Deux jours plus tôt, la mélomane avait reçu un appel de cette banque - que son oncle avait choisie pour elle et dans laquelle il avait réglé toutes les procédures - l'informant qu'il restait quelques papiers à signer et des formalités à discuter pour, enfin, conclure le transfert entier de son argent de la France à la Nouvelle-Zélande.
Il fallait dire que la somme était conséquente et que les deux établissements bancaires - l'ancien et le nouveau - prenaient garde à bien effectuer tout ce qu'il fallait, dans les bonnes procédures.

Assise sur son fauteuil, Leena soupira doucement. Elle se doutait bien que, en plus des quelques banalités à remplir, elle aurait droit à plusieurs tentatives commerciales du conseiller bancaire. Celui-ci voyant certainement en elle une très bonne cliente à qui vendre des quelconques assurances et contrats. Bah... elle pouvait toujours l'écouter. Il fallait dire que la mélomane était relativement certaine d'avoir pensé à tout... mais peut-être trouverait-il la petite aiguille dans la botte de foin ? La chose qu'elle avait oublié de faire pour sa vie en Nouvelle-Zélande ? Ou, encore, une assurance ou autre offre purement locale et à laquelle elle n'aurait pas pu penser.
De plus, étourdie comme l'était l'européenne, il ne serait pas étonnant qu'elle ai réellement oublié quelque chose.

Tout en patientant, la jeune femme fit ce qui était courant à l'époque actuelle dans une salle d'attente et sortit son téléphone pour faire un tour sur le web ou autres réseaux sociaux.
Les réseaux sociaux... il fallait dire qu'elle n'était plus active du tout dessus, depuis son départ, mais continuait à regarder ce que postaient les autres : ses amis, les gens qu'elle aimait ou qu'elle suivait. C'était plutôt rassurant de savoir que leur vie, à eux, continuait alors que la sienne stagnait. Comme si le monde continuait de tourner, malgré tout...

Souriant tendrement devant une photo du ventre de sa meilleure amie, Hannah, prêt à exploser - la date du terme approchait à grands pas ! -, la française sursauta légèrement quand son téléphone lui vibra dans les mains, affichant la réponse de son amant.
Et un sourire étira ses lèvres. Ce que Leena adorait, dans sa relation avec Andy, c'était sa capacité à tout relier au sexe... sans en être vulgaire. C'était un moyen de se chercher, de s'amuser... de se trouver. Leurs humours se ressemblaient beaucoup et ils passaient le plus clair de leur temps à rire de tout.  Les collègues ne prenaient que peu de choses au sérieux et se retrouvaient même à flirter ouvertement sur leur lieu de travail - amusant parfois leur patronne qui les soupçonnait de se fréquenter sans savoir la véritié.
Parfois, lui cacher ses réels sentiments n'était pas toujours évident... Elle devait sceller sa bouche quand elle avait le coeur au bord des lèvres... mais cela en valait la peine.

Sans perdre son sourire, la française commença à taper sa réponse sur l'écran tactile mais elle s'interrompit quand ses yeux se levèrent spontanément vers l'entrée du bâtiment, alors que le carillon de la porte résonnait.
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○ âge : 21 ans (31.07.1995)
○ statut : Célibataire et pour le moment, je crois que c'est mieux comme ça.
○ métier : Etudiante en licence de lettre moderne, blogueuse littéraire et auteur à mes heures perdues. Mais honnêtement, je remets mon orientation en question.
○ quartier : West Bay en collocation avec Eden, mon amie d'enfance.
○ posts : 1834 ○ points : 5860
○ pseudo : Philla (Adeline)
○ avatar : Hailee Steinfeld
○ DC : Le beau Nathanaël
○ inscrit le : 12/01/2017
MessageSujet: Re: Metting at the bank... (May-Line)   Dim 11 Juin - 17:52

❝  Metting at the bank... ❞
Leena & May-Line

Après plusieurs efforts surhumains, j'arrive à la banque à bout de souffle. J'ai raté le bus que j'étais censée prendre et comme le prochain ne passait pas avant plus d'une heure, j'ai préféré m'y rendre en vélo. Seulement, je n'avais pas prévu qu'il ferait aussi chaud et que j'aurais autant de trajet à faire. Ou qu'il y aurait autant de montée. Je m'appuie contre une des barres du garage à vélo et tente de reprendre une respiration plus ou moins normale. Je crois que je devrais faire du jogging avec Eden ou me réinscrire à la salle de sport. Enfin quoi qu'il en soit, j'ai besoin d'une bonne remise en forme. Je n'ai pas vraiment prit du poids ou autre, mais après plusieurs années sans la moindre activité physique, je commence à en ressentir les effets indésirables quand je dois fournir un peu plus d'efforts qu'à l'accoutumé. J'accroche ma bicyclette à l'aide de mon antivol, récupère les affaires posées dans mon panier et me dirige vers l'entrée de l'établissement.
Je me suis rendu compte il y a quelques jours que ma carte bancaire arrivait bientôt à expiration et que je devais la changer. Comme je pense en prendre une un peu plus chère, mais me permettant un découvert plus important, j'ai dû prendre rendez-vous avec mon conseiller. De plus, j'avais de l'argent liquide à poser, notamment une somme importante de mes parents que je n'ai pas pu refuser sans que cela fasse un scandale, alors je me suis dit que c'était l'occasion de faire une pierre deux coups. Je me rends aux machines et insère une grande partie des billets afin de créditer mon compte. Je garde tout de même une petite somme histoire de me dépanner. Une fois cette action effectuée, je traverse les portes automatiques et me dirige à l'accueil. Je dois patienter plusieurs minutes avant que quelqu'un daigne de venir pour me renseigner. « Bonjour » me dit-elle avec une petite voix de crécelle qui m'insupporte. Je lui réponds en essayant de ne pas montrer mon irritation. « Bonjour, j'ai rendez-vous avec Monsieur Umaga, mon conseiller. » Elle effectue quelques recherches sur son ordinateur et m'indique qu'il est actuellement en pleine réunion et qu'il sera disponible aussi rapidement que possible. Je lève les yeux au plafond et me retiens de soupirer. Je sens que je vais passer ma journée ici. Finalement, s'il y a bien un deuxième endroit où l'attente est longue, c'est bien la banque. Et je pense qu'un jour, elle finira par détrôner la poste. Elle m'indique du doigt la salle d'attente qui se trouve derrière son bureau et je m'y rends après l'avoir remercié. Il y a différente petite zone d'attente et la plupart sont pleines à craquer. Pourvu qu'il n'y ait pas dix personnes avant moi, pensé-je en m'installant sur une chaise libre, juste en face de l'horloge. Son tic tac résonne dans ma tête et je ne suis pas certaine d'avoir choisi la meilleure place. Je suis sûre que la frustration va monter en grade au fur et à mesure que l'heure s'avancera. Au bout de plusieurs minutes d'attente et après avoir compris qu'il y avait bel et bien plus de dix personnes avant moi, je décide de sortir de mon sac le roman que j'ai apporté avec moi. Heureusement que je ne sors jamais sans un bouquin, au moins, j'ai de quoi faire passer le temps. Je m'installe donc confortablement, dans la mesure où il est possible de s’asseoir confortablement sur une chaise en plastique, et débute ma lecture.

Une trentaine de minutes s'est écoulée jusqu'à ce que je relève la tête de mon roman. J'entends les personnes s'agiter et j'ai du mal à comprendre ce qui est en train de se passer. Puis d'un coup, c'est l'effervescence. Des cris, des pleurs, des bousculades et des coups de feux. Putain de merde. Je me lève, sans oser regarder ce qui peut bien se tramer derrière moi, dans l'entrée de la banque et je cherche un moyen de me cacher, de me tirer de là. Je me fais bousculer à plusieurs reprises et je fini par lâche le livre que je tenais fermement. Enfin, c'est ce que je croyais. Je le vois s'éloigner de moi à cause des coups de pieds. Je détourne mon attention de lui et cherche parmi les personnes paniquées une salle, n'importe quoi. Un deuxième coup de feu retenti, plus proche que la dernière fois. Je n'ai plus le temps de réfléchir que je prends mes jambes à mon cou et me dirige vers l'arrière de l'établissement. J'essaie d'ouvrir plusieurs portes, mais en vain. Du moins, jusqu'à ce que la dernière s'ouvre, me donnant accès au local d'entretien. Je referme derrière moi et part me tapir au fond de la salle, entre les balais et les pelles.

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MessageSujet: Re: Metting at the bank... (May-Line)   Dim 11 Juin - 22:21

A partir du moment où Leena avait relevé les yeux vers l'entrée du bâtiment - visible de là où elle attendait - et vit un homme cagoulé entrer dans l'établissement, tout se passa très vite.
Sa première pensée, à la vision de cet homme, la crispa quelque peu. Un homme cagoulé dans une banque... ce n'était pas rassurant, non ? Mais... ils étaient dans la vie réelle, pas dans un film, n'est-ce pas ? Elle n'allait tout de même pas assiter à un braquage ? Pire que ça... faire partie des otages ?

L'étrange néo-zélandais avait disparu de son champ de vision alors qu'elle rangeait son téléphone dans son sac à main en soupirant. Mais ce fut de courte durée... car des cris paniqués la firent sursauter. Cris suivis d'un... coup de feu. Elle écarquilla ses grands yeux bruns : c'était... réel ?
Ne sachant trop que faire, la française bondit sur ses pieds alors qu'elle voyait d'autres se diriger, en panique, vers la porte de la banque mais ils furent vite stoppés par les renforts du braqueurs. N'en croyant pas ses yeux, la méloname les frotta deux secondes : grossière erreur.
Les rouvrant, sa vue se floutta alors que la masse de ce qui semblait être des gens se rapprochait de son côté : elle avait perdu une lentille. Etre aveuglée n'allait pas lui être d'une grande aide dans une situation comme celle-ci !

Spontanément, Leena suivit le flot de gens et se rua vers les arrières de l'établissement. Dans sa course, elle manqua de tomber en trébuchant sur quelque chose qu'elle n'identifia pas sur le coup et ses mains tapèrent dans une porte qui s'ouvrit... sur ce qui semblait, dans l'obscurité, être un placard. Avait-elle trouvé un endroit où se cacher ?

Un autre coup de feu retentit et le corps de la jeune femme agit sans réfléchir et se glissa dans la porte entrouverte. Quelqu'un était déjà là, mais impossible de l'identifier... et ce n'était certainement pas le moment !
Refermant la porte sur le peu de lumière que son ouverture laissait entrer, la française soupira doucement en se laissant un peu tomber sur le mur. Tout son corps tremblait ses jambes semblaient faites de coton et peiner à la tenir debout. Elle ne pouvait tout de même pas être en train de vivre ça...
Se rappelant qu'elle n'était pas seule dans le placard, Leena murmura doucement pour le/la ou les autre/s occupant/s de la pièce.


- Je viens me cacher ici, aussi... je n'ai aucune mauvaise intention...

Etait-ce rassurant ? En soi, pouvait-on rassurer quelqu'un alors que, de l'autre côté de cette porte, avait lieu un scénario digne d'un film d'action ? C'était... totalement dingue.
Les yeux à moitié aveugles de la française roulaient partout dans cette pièce que l'obscurité rendait totalement mystérieuse. Une chose ressemblant à un balai lui touchait l'épaule... placard de service ?

Soupirant de nouveau, Leena serra doucement les poings, il fallait qu'elle se calme. Ils allaient prendre leur argent et partir et tout irait pour le mieux... ce ne serait qu'un mauvais souvenir... Un traumatisant mauvais souvenir...

L'excellente ouïe de la mélomane entendit se rapprocher ce qu'elle identifia comme une sirène de police : déjà ?! Enfin... déjà ? Depuis combien de temps était-elle dans ce placard ? Deux minutes ? Vingt ? Elle ne savait même plus...
Mais, les voix derrière la porte la laissèrent comprendre que les braqueurs étaient toujours là... et peu heureux de l'arrivée récente des autorités. Ca n'allait tout de même tourner en ce qu'elle pensait ?

Il fallait que ça s'arrête, que quelqu'un lui dise que c'était une mauvaise blague, une caméra cachée, un tournage de film sur lequel elle s'était retrouvée par erreur...
Mais les coups de feu proches qui la faisaient sursauter la ramenaient à la réalité... elle était au beau milieu d'un braquage... qui allait devenir une prise d'otage.

Son esprit dériva doucement vers son pays natal : son oncle, sa meilleure amie, sa future tante... Ils lui avaient bien dit de ne pas partir toute seule, comme ça. Que diraient-ils, comment se sentiraient-ils s'il lui arrivait quelque chose ? Maudiraient-ils son choix de partir pour une nouvelle vie ? Nouvelle vie qui avait, pourtant, bien commencé... Elle avait trouvé un travail, rencontré Andy...

Allait-il s'inquiéter en apprenant ce qu'il se passait à la banque ? Ou ne la voyant pas arriver alors qu'elle avait dit que ce serait rapide ? Quelle tête ferait-il ?
Surtout : allait-elle - peut-être - disparaître sans avoir pu lui dire ce qu'elle ressentait réellement ?

Ca tombait totalement mal, mais... elle avait envie de faire de la musique. Là, maintenant.
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MessageSujet: Re: Metting at the bank... (May-Line)   Mar 13 Juin - 16:19

❝  Metting at the bank... ❞
Leena & May-Line

Recroquevillé sur moi-même, prenant le plus grand soin de ne pas faire de bruits, j'essaie de réguler ma respiration qui s'emballe dès qu'un coup de feu retentit. J'essaie de me concentrer uniquement sur celle-ci, mais des images d'horreurs s'imposent à moi. Je ne peux rien faire pour les effacer de ma mémoire, rien. Absolument rien. Pourtant j'essaie. J'essaie de penser à quelque chose de joyeux, de mignon, mais pas moyen. Mon imagination m'inflige des scènes qui sont dignes des pires cauchemars. Je ne m'étais jamais imaginé vivre ça un jour. En même temps, qui le peut ? On voit ça que dans les films ou dans les séries. On pense que c'est le genre de truc qui n'arrive qu'aux autres. La plupart du temps, on se sent intouchable, invincible, immortel. Et on n'a pas conscience qu'en réalité, le danger peut être partout et surtout là où on s'y attend le moins.
L'alarme de la banque donnant l'alerte a été déclenchée il y a quelques minutes seulement que j'entends déjà les sirènes de la police au loin, juste derrière le mur où je me suis appuyée. J'imagine que l'alarme déclenche aussitôt une alerte chez eux. Dans un sens, ça ne m'étonnerait pas. Ces trucs existent pour des particuliers alors pour une banque, ça doit être encore plus sophistiqué. Je suis rassurée de savoir qu'on va être prit en charge, que tout ceci aura une fin. Mais quand ? Combien de temps cette mascarade va durer ? Combien de temps vais-je rester enfermer dans ce trou à rat en priant pour que je m'en sorte indemne ? Pour le moment, je me sens un peu en sécurité, mais rien ne me confirme que je vais le rester. Ils finiront peut-être par me retrouver et si c'est le cas…non. Stop. Je ne veux pas savoir. Je refuse de penser au pire. Ce n'est pas en étant aussi pessimiste que je vais m'en sortir. Je dois garder mon sang-froid et ne pas péter les plombs. Je pose ma tête sur mes genoux et je ferme les yeux. Je sens la crise d'angoisse pointer le bout de son nez. Je me mets à compter silencieusement afin de caler ma respiration sur les nombres, mais lorsque j'entends un bruit provenant de l'entrée de ma cachette, je sursaute et attrape la première chose qui me tombe sous la main. Une balayette. Face aux assaillants, ma balayette ne fera pas long feu, je le sais, mais c'est un réflexe. Un foutu réflexe humain ! Mais en découvrant l'ombre d'un visage féminin,je me détends et repose mon arme de fortune là où je l'ai prise. Elle me rassure en m'expliquant qu'elle n'a aucune mauvaise intention et je me contente de hocher la tête. Je suis soudainement prise de remords. Je n'ai pensé qu'à moi en me planquant ici. Je n'ai même pas essayé de proposer aux personnes qui m’entouraient de venir avec moi… Je sais très bien qu'on n'aurait jamais pu tous tenir dans ce placard, mais il est quand même suffisamment grand pour accueillir deux ou trois autres personnes. En se serrant bien dans le fond, derrière les étagères, on pourrait presque passer inaperçu… Je dis bien presque. Parce que j'en suis pas si sûre. Je me décale légèrement afin de laisser de la place à côté de moi et surtout pour que nous soyons toutes les deux le moins visibles possibles depuis l'entrée. Après quelques minutes de silences et d'angoisse, les sirènes se font de nouveaux entendre. Plus forte. Plus proche. Les renforts sans doute. Et c'est loin de me rassurer. Qu'est-ce qui est réellement en train de se trafiquer de l'autre côté ? Est-ce que ce simple braquage est en train d'empirer ? Je ne peux pas prononcer le nom. C'est trop dur. Je lance un regard à ma voisine. Elle n'a pas l'air plus sereine que moi. Elle est peut-être même dans un était bien pire. Je ne peux pas la voir, du moins, pas entièrement. Il n'y a pas assez de luminosité et la seule lumière provient de l'autre côté de la porte. Je me répète sans cesse qu'on va s'en sortir, que tout va bien se passer. C'est le seul moyen que j'ai trouvé pour ne pas me voiler la face. Et plus les minutes passent, plus je me dis que je dois avoir une bonne étoile. Du moins, jusqu'à maintenant. Alors j'espère qu'elle va durer. « Hey… » murmuré-je à voix basse. « On va s'en sortir, ne t'en fait pas… » J'avais besoin de le dire à voix haute. Besoin de lui rappeler qu'elle n'est pas seule et qu'on va s'en sortir. « Je m'appelle May-Line. » Peut-être qu'elle s'en fiche. Ou peut-être pas. Peut-être que cette information peut sembler totalement inapproprié, mais j'ai besoin de parler. Et d'oublier, ne serait-ce que pendant quelques minutes, que je me retrouve dans une putain de prise d'otage.

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○ inscrit le : 29/04/2017
MessageSujet: Re: Metting at the bank... (May-Line)   Sam 17 Juin - 1:36

Les pensées de Leena se bousculaient dans sa tête et tout se percutait, se marchait dessus... Un peu comme les gens tout à l'heure...
Sa famille qu'elle n'était toujours pas retournée voir, le bébé d'Hannah qu'elle ne verrait peut-être jamais, sa passion à laquelle elle rêvait à chaque minute mais dont elle se privait bêtement, ses sentiments pour son amant qu'elle n'avait osé lui avouer... Elle allait perdre tout cela.
Non, il ne fallait pas !


- Hey... On va s'en sortir, ne t'en fais pas... Je m'appelle May-Line.

Un léger sursaut secoua la française, ramenée à la réalité par la petite voix murmurée de sa compagne de placard. Drôle de situation.
Un fin sourire étira ses lèvres malgré tout : elle connaissait une May-Line... qui appartenait à cette partie de sa vie qu'elle regrettait, maintenant... qui lui manquait.
Même si leur relation était totalement virtuelle, Leena s'était réellement prise d'affection pour cette petite blogueuse timide dont elle adorait le travail - adoration réciproque, d'ailleurs. Les deux jeunes femmes n'avaient jamais pu se voir "dans la vraie vie" mais Leena aimait beaucoup May-Line. Elle ne lui avait même pas dit au revoir avant de partir... était-elle vexée ?
Il fallait dire que Leena avait tout fait sur un coup de tête et avait simplement laissé un message vidéo sur sa chaine pour prévenir d'une absence à durée indéterminée. N'osant y faire face, elle n'avait toujours pas eu le courage d'aller lire les commentaires et réactions de ceux qui la suivaient.

Réalisant qu'elle était restée quelques secondes sans apporter une quelconque réponse à la jeune femme avec elle, la française répondit d'une voix soufflée :


- Leena... Désolée, je pensais... un peu trop. Tu dois faire pareil. Ca craint, les regrets.

Fichue conscience. Un soupir s'échappa de ses fines lèvres : elle n'avait pas fait gaffe à sa prononciation et son accent français avait du être bien audible... Bah, tant pis.
Un sourire triste étira le coin de ses lèvres, alors qu'elle reprit, murmurant toujours :


- Tu veux en parler ? Histoire de se confier à quelqu'un... "au cas où" ? On ne se connait pas, ça n'aura aucune incidence sur nos vies, après...

... "Si on s'en sort". Mais il valait mieux pas en parler et rester à l'abri, dans l'obscurité de leur placard... S'évertuant d'ignorer les bruits inquiétants qui résonnaient derrière cette porte...


[HS : Désolée, c'est petit mais Leena lance le dialogue, je développerai un peu plus une fois tout ça lancé !]
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MessageSujet: Re: Metting at the bank... (May-Line)   Dim 18 Juin - 19:16

❝  Metting at the bank... ❞
Leena & May-Line

Je n'obtiens pas de réponses tout de suite, mais je ne m'inquiète pas plus que ça. J'ai parlé si faiblement qu'elle ne m'a peut-être tout simplement pas entendu. Ou alors elle pense trop. Et je la comprends. C'est toujours quand on a l'impression que notre vie ne tient plus qu'à un fil qu'on se met à penser, à regretter et aussi à se dire ce qu'on fera si on s'en sort. Et je sais ce que sera la première chose que je ferais. J'irais m'excuser auprès de mon frère. Je lui dirais que je suis désolée d'avoir piqué ma crise pour si peu la dernière fois lorsque nous étions à la fête foraine, qu'il me manque et que je ne veux plus jamais me disputer avec lui. On pourrait croire que j'ai cinq ans dit comme ça, mais il faut dire que notre relation tendue nous amène vraiment dans des situations des plus horripilantes. Il est tellement…protecteur et moi je n'en ai plus l'habitude. Il est parti pendant tellement longtemps que je ne savais plus ce que ça faisait d'être le centre d'attention de quelqu'un ou même d'avoir quelqu'un qui s'inquiète pour nous à longueur de journée. En fait, j'avais oublié ce que c'était de l'avoir pour grand-frère. Je pense aussi que je reparlerais à mes parents. Enfin, j'ai beaucoup de rancune et d'amertume alors je ne sais pas trop. Non, en fait, je ne referais pas le premier pas, même si je m'en sors. S'ils s'intéressent réellement à moi, ils n'auront qu'à prendre de mes nouvelles en apprenant ce qui se passe dans cette banque. En espérant encore qu'ils regardent les informations, parce que ça, ce n'est pas dit… Ils seront sans doute trop occupés dans leur travail pour s'en rendre compte par eux-même. Et sans doute que ce sera mon frère qui les préviendra. Encore faut-il que lui aussi soit au courant. Et comme il n'a pas la moindre idée d'où je suis, personne ne s’inquiétera pour moi. Cette idée me procure un petit pincement au cœur, mais je décide de ne pas m'en préoccuper. Je n'ai pas le temps de me poser plus de question que j'obtiens une réponse. Je relève doucement la tête vers elle et sourit. Elle ne peut pas le voir, mais le geste est là. Leena. Je connais une Leena au même accent chantant. Une chanteuse avec qui j'ai sympathisé via les réseaux sociaux. J'aime énormément ce qu'elle fait et comme je suis une vraie novice dans le milieu du chant alors que j'adore ça, j'avoue que je la vénère un petit peu. D'ailleurs, ça fait quelques temps qu'elle a publié une vidéo annonçant une pause. Je n'ai pas eu de nouvelles, j'ignore ce qui se passe, mais elle avait l'air bouleversée. Alors même si j'ai été un peu blessé, sur le moment, de ne pas avoir été prévenu, je ne lui en tiens pas rigueur. Je lui fais confiance. Quand elle aura envie de me parler, de m'expliquer ce qui ne va pas, je serais là et j'espère que je pourrais lui apporter mon aide. Enfin, pour que ça arrive, il faudrait déjà que je m'en sorte vivante et pour le moment, je suis plutôt pessimiste. La jeune femme reprend la parole et j'hoche la tête. De toute façon, j'ai besoin de parler. « Je crois que je risque de regretter énormément de choses… Certaines que je regrette peut-être même déjà, mais que je regrette encore plus maintenant. » Je sors mon téléphone de ma poche parce que j'ai besoin de prévenir mon frère. Mais comme par hasard, je ne capte aucun réseau. Rien. Même pas une petite barre. Et pour couronner le tout, ma batterie me menace de s'éteindre. Je suis donc définitivement condamner à ne manquer à personne. Puis de toute façon, c'est peut-être mieux comme ça. Je ne dois pas reprendre le risque de faire voir un peu de lueur provenant d'ici. Je le remet dans ma poche et soupire. « Je regretterais de ne pas avoir assez travailler dans mes études. C'est bête parce que je suis plutôt douée, mais je me suis laissée aller ces derniers jours. Mais bon, je ne serais peut-être pas diplômée alors ça n'a aucun foutu sens. Je regretterais de ne pas avoir renouer de liens avec mes parents, de ne pas être redevenue aussi proche qu'avant avec mon frère. Oh et je regretterais de ne pas avoir dit à mes amies à quel point je les aime puis à ma famille aussi… » Je souffle et les larmes me montent aux yeux. Je n'ose pas le dire à voix haute, mais je le pense. Si mon heure est arrivée, je pourrais retrouver Clarisse, ma sœur et mes regrets ne feront pas le poids face à nos retrouvailles. « Oh et je m'en voudrais de ne pas avoir fait édité mon livre et de l'avoir laissé au placard. » J'ai toujours voulu être auteure. Depuis gamine. Alors mourir avant de réaliser ses rêves, ça craint vraiment. « Et toi alors… ? Qu'est-ce que tu regretteras ? »

HS:
 

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MessageSujet: Re: Metting at the bank... (May-Line)   Lun 19 Juin - 11:58

La française n'eut pas à attendre la réponse bien longtemps puisque sa compagne d'infortune répondit directement, toujours d'une voix soufflée pour conserver la discrétion de leur cachette.

- Je crois que je risque de regretter énormément de choses… Certaines que je regrette peut-être même déjà, mais que je regrette encore plus maintenant.

Les yeux bruns de la mélomane, maintenant habitués à l'obscurité environnante, se plissèrent légèrement quand une lumière vint la briser. La jeune femme en face d'elle avait sorti son téléphone portable.. allait-elle prévenir quelqu'un ?
En soi, l'idée semblait plutôt bonne mais était, à la fois, dangereuse ? Et si quelqu'un voyait cette faible lumière de l'autre côté de la porte ? Non, il ne fallait pas tourner paranoïaque non plus ! Ce n'était qu'un écran de téléphone... Ecran grâce auquel Leena put apercevoir quelques traits du visage qui partageait ce placard avec elle... mais c'était trop faible, trop flou. Et surtout, il lui manquait toujours une lentille... donc elle n'avait rien vu.

Voulant imiter la jeune femme, la française commença à fouiller son sac pour sortir son téléphone son tour - peut-être pouvait-elle, au moins, prévenir son oncle ? Ou Hannah ? Ou Andy ? Quelqu'un, quoi...
Mais le soupir déçu de sa vis-à-vis la dissuada. Ce ne devait pas être possible. Une fois l'appareil dans les mains, la mélomane en eut la confirmation : pas de réseau. Quel mauvais film...
Elle rangea l'appareil avant de ramener sa main à son oeil, pour retirer sa lentille - elle le faisait tellement machinalement qu'elle pouvait même le faire dans le noir -, toujours attentive aux confidences de May-Line.


- Je regretterais de ne pas avoir assez travailler dans mes études. C'est bête parce que je suis plutôt douée, mais je me suis laissée aller ces derniers jours. Mais bon, je ne serais peut-être pas diplômée alors ça n'a aucun foutu sens. Je regretterais de ne pas avoir renouer de liens avec mes parents, de ne pas être redevenue aussi proche qu'avant avec mon frère. Oh et je regretterais de ne pas avoir dit à mes amies à quel point je les aime puis à ma famille aussi…

La petite voix commençait à se briser... de larmes ? Après tout, il était logique de pleurer, surtout dans ce genre de situation... à dresser la liste de ses regrets.

- Oh et je m'en voudrais de ne pas avoir fait édité mon livre et de l'avoir laissé au placard.

Un sourire un peu ironique étira le coin des lèvres de Leena : elle aussi avait un projet qui lui tenait à coeur, qu'elle avait simplement laissé tomber ? Par flemme, par peur, par manque de courage... peu importe. Toutes les raisons étaient bêtes, maintenant qu'elles se prenaient le poids d'un rêve abandonné.

-  Et toi alors… ? Qu'est-ce que tu regretteras ?

La française lâcha un léger soupir, avant de répondre très faiblement, à son tour, prenant soin d'étouffer son accent pour être compréhensible.

- Par où commencer... ? Déjà, je regrette d'être partie sur un coup de tête, de ne pas être restée plus longtemps avec mes proches. J'avais besoin de ce voyage mais peut-être aurais-je pu attendre un peu, les laisser digérer la nouvelle ? Ou même rester avec Hannah encore un petit mois...

Hannah qui arrivait bientôt à terme, d'ailleurs. Sa meilleure amie allait avoir une petite fille... et elle ne serait même pas là pour la féliciter, la serrer dans ses bras et voir la petite bouille ronde d'une - très certainement - adorable enfant.
Bien qu'elle n'avait su par où commencer, Leena était maintenant lancée... et enchaîna.


- Je regrette aussi de ne pas avoir eu le cran de lui dire mes sentiments. D'avoir eu peur de le voir s'enfuir si notre relation évoluait trop... et de m'être contentée de le garder près de moi comme ça, par ce que l'on avait. Alors que... si il s'était enfuit un bon coup, au moins j'aurais été fixée et j'aurais pu passer à autre chose. Ou être heureuse avec lui. C'est bête de n'y penser que maintenant...

Leena serra le poing sur le tissu de sa tunique, qui reposait sur ses cuisses. A cet instant précis, elle était convaincue que, si elle sortait d'ici, il fallait qu'elle avoue tout à Andy, quitte à tout perdre. Elle ne voulait pas laisser traîner un regret si facile à émanciper.

- Et enfin, comme toi, je regrette d'avoir laissé mes projets et mes rêves au placard... Tout ça parce que j'ai manqué de courage. Simplement parce que les épreuves étaient difficiles... et je n'ai pas eu la force de passer au dessus de ces murs. Alors que ce n'est facile pour personne, en fait... mais je ne suis crue plus malheureuse que les autres.

La française soupira, encore une fois, puis releva ses yeux vers - ce qu'elle pensait être, dans l'obscurité - May-Line. Elle avait eu une idée un peu bête, un peu facile... mais si elle pouvait leur redonner un peu d'espoir, à la jeune femme aux larmes aux yeux devant elle et à elle, tremblante.

- Viens... on se fait une promesse ? Et crois-moi, je tiens toujours mes promesses, même à inconnue.

Ca, c'était vrai. Un des principes de vie de Sarah, la mère de Leena, était de ne jamais rompre une promesse et toujours honorer la confiance des gens, peu importe qui. En Vingt-cinq ans de vie, Leena n'avait jamais brisé sa parole. Et ne comptait pas commencer aujourd'hui.

- En sortant d'ici, on fera tout ce qu'on regrette. Tout ce qui est réalisable, bien sûr... mais on le fera. Et, une fois nos projets terminés... on se les montrera. Qu'en penses-tu ?

Espoir de vie ? Motivation pour concrétiser leurs projets ou incroyable envie de vivre qui jaissait soudainement du fond de ses entrailles ? Leena n'en savait rien. Mais, en tout cas, elle pensait chaque mot qu'elle venait de prononcer.
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MessageSujet: Re: Metting at the bank... (May-Line)   Lun 19 Juin - 17:34

❝  Metting at the bank... ❞
Leena & May-Line

Exposer mes regrets à une inconnue, bizarrement, ça m'a fait du bien. Oui, beaucoup de bien. Je sais que c'est étonnant à dire, voire même complètement dingue, mais les dire à voix haute, ça m'a permis de prendre conscience que je ne pouvais pas vivre avec eux toute ma vie. Alors j'espère qu'à elle aussi, ça lui permettre d'extérioriser tout ça, tout ce qu'on garde sur le cœur et qu'on aurait sans doute continuer de garder pour nous. Parce que les regrets, on essaie souvent de ne plus jamais y penser parce que ça nous fait trop mal. On n'aime pas s'avouer qu'on a merdé, surtout quand on s'imagine que sur le moment, c'était la meilleure décision. Le soucis, c'est qu'on ne peut pas savoir avant d'avoir tester si une solution vaut mieux qu'une autre. Alors ouais, les regrets, c'est vraiment merdique, mais dans notre cas, je pense que ça peut nous faire du bien. C'est un peu comme si on se confessait, comme si on acceptait d'avouer nos erreurs. Parce que quelqu'un les connaît et plus seulement nous. Ce ne sont plus des cachoteries que l'on garde enfui dans notre jardin secret. Mais bon, comme on le dit si bien, avec des si on pourrait refaire le monde. Quand elle commence à parler, je l'écoute. Je ferme les yeux et je laisse ses paroles m’imprégner. Je me mets à sa place, j'essaie. Je ne pourrais jamais comprendre tout ce qu'elle traverse, mais en se livrant, d'une certaine manière, c'est un peu comme si elle m'accordait sa confiance. Je n'ai pas de conseil à lui donner. Du moins, pas vraiment. Alors tout ce que je trouve un dire, c'est un mot. Simple. Basique, mais qui est lourd de sens. « Fonce. » Oui, c'est ce qu'elle devra faire. Quand on sortira d'ici, elle devra foncer. Elle aura l'occasion de se racheter parce que je peux sentir dans sa voix qu'elle est blessée et que ses actes du passé, elle ne les assume plus vraiment. Et je sais au moment où elle me parle de promesse que moi aussi, je vais devoir foncer quand on sera tirée d'affaire. Que moi aussi, je peux tenter de modifier mes erreurs du passé. Je tourne la tête vers son ombre et je souris. Ça me semble être une bonne idée. Une très bonne idée. Alors dans un souffle, je lui réponds. « D'accord… » Peut-être que c'est ça qu'il me fallait pour avancer. Promettre à quelqu'un de ne plus avoir de regret. « Je pense même qu'on devrait se tenir régulièrement au courant… Pour se donner du courage et montrer à l'autre que c'est possible. » Parce qu'au fond, avec un peu de volonté, tout est réalisable, non ? Pour réaliser ses rêves, pour réparer ses erreurs, il suffit d'y croire et d'y vouloir ? On se cherche souvent des excuses, on dit tout le temps qu'il est parfois trop tard, mais non. Ça, c'est juste parce que l'être humain est vraiment trop lâche parfois. « Tu ne crois pas que… » Je laisse ma phrase en suspens et je réfléchis quelques secondes. Est-ce qu'elle va me prendre pour une folle si je lui parle de ça ? Peut-être ou peut-être pas ? Mais tant que je n'aurais pas exprimé mon idée, je ne pourrais pas en être certaine. Et puis jusqu'à présent, elle ne m'a pas jugé et ça n'a pas vraiment l'air de lui ressembler. Alors je prends une grande inspiration et pose la question qui me trotte dans la tête depuis le début de cette conversation. « Tu ne crois pas que tout ça, ce n'est pas arrivé par hasard ? » J'ai une philosophie de vie un peu spécial. Je me dis que rien n'arrive par hasard. Que si nous devions nous rencontrer, c'est qu'il y avait une raison. Si cette prise d'otage à eu lieu, c'est aussi qu'il y avait une raison. Et c'est peut ça la raison. Nous. « Peut-être qu'il fallait qu'on prenne conscience que nous passions à côté de certaines choses à cause de notre entêtement ou de nos décisions parfois trop hâtives et prises sur un coup de tête. Et peut-être que la vie nous offre une seconde chance. Celle d'effacer nos regrets pour les remplacer par des souvenirs plus heureux ou simplement moins douloureux. » Et j'aimerais vraiment croire que ce soit vrai. Parce que si c'est le cas, ça voudra dire qu'on s'en sortira vivante de cette enfer. Et j'ai vraiment besoin de me raccrocher à quelque chose. Vraiment.

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Metting at the bank... (May-Line)

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