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 Who is there ? ( avery )

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burger killer
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○ âge : trente-six ans
○ statut : en instance de divorce, mais elle hante toujours ses pensées
○ métier : commissaire de police
○ quartier : #150 center bay ; il vit dorénavant seul dans cet appartement qui le rend mélancolique
○ orientation sexuelle : il aime les courbes féminines et n'en a jamais douté
○ informations en vrac : il est né à new york, mais a toujours vécu ici › il a perdu sa mère à ses seize ans à la suite d'un accident de la route › il ne parle plus à son père › il fut une époque où il émergeait la plupart de ses matins dessous des couettes d'inconnues › il n'a aucune patience › il ne mesure pas les conséquences de certains de ses actes › il ne supporte pas qu'on se mêle de sa vie privée › il est indépendant, c'est dans son caractère › le sujet des enfants est source de conflits au sein de son couple › il a demandé le divorce à sa femme exaspéré qu'elle fasse passer son travail avant son couple, mais en réalité elle s'est éloignée de lui et s'est réfugiée dans son travail suite à son avortement non désiré › il ne supporte pas l'arrivée dans sa famille de sa cousine, fille de son oncle avec qui il est proche.

○ posts : 6490 ○ points : 450
○ pseudo : silverlight (adeline)
○ avatar : jensen god ackles
○ inscrit le : 28/06/2016
MessageSujet: Who is there ? ( avery )   Dim 11 Juin - 22:54

Who is there ?
S E A V E R Y

Me retrouver seul dans cet appartement était si soudain. Cette décision n’était guère anodine, elle était au contraire lourde de conséquences. Je le savais pertinemment après avoir même mûrement réfléchi en long, en large et en travers, mais c’était la meilleure solution pour lui faire prendre conscience de la chose, selon moi. Nombreux étaient mes signaux pour lui faire comprendre notre vie de couple presque inexistante, en vain. Ainsi, je brisais en mille morceaux dix ans de vie de couple avec elle dont cinq ans de mariage suite à une seule et limpide phrase, spontanée aussi : je demande le divorce. Il n’avait fallu que très peu de temps pour Avery pour rassembler ses affaires dans des cartons avant de les plier et partir pour de bon de l’appartement en ne laissant presque aucune trace de son passage. Il ne trônait plus qu’une photo encadrée de nous deux reflétant notre bonheur d’antan sur un meuble du salon. Peut-être un oubli de ma part ou que je ne me sens pas encore prêt pour refermer ce livre de notre vie passée en me débarrassant de ce cadre en question. Certaines périodes de cette vie me reviennent à l’esprit depuis le départ d’Avery, il s’agit le plus souvent de notre mariage et de sa robe blanche dont elle s’était vêtue ce jour-là telle une princesse. Qui aurait cru qu’un jour l’homme que j’étais plus adepte à sortir de sous des couettes d’inconnues finirait par trouver l’amour et en plus de ça se marier ? Cette question, à l’époque, aurait sans nul doute fait rire mon entourage, même moi-même. Pourtant, j’ai été bel et bien amoureux de cette femme qui m’a fait vivre d’innombrables bons moments et surtout, m’a redonné goût à la vie depuis le décès de ma mère avant de me laisser une amertume sur la fin de notre relation. Sincèrement, j’aurais préféré vivre et terminer une vie paisible à ses côtés, l’image du vieux couple m’avait déjà traversé l’esprit, mais la vie n’est pas un long fleuve tranquille. Avoir quelques embuches de temps à autre comme dans tout couple, mais ne pas en arriver à un divorce. D’autant plus que nous nous sommes faits mutuellement cette promesse : dans la joie comme dans la peine, dans la richesse et dans la pauvreté. Pour le meilleur et pour le pire. Je promets de t’aimer et de te chérir. Et je promets que je ne laisserai rien ni personne nous séparer. Je fais cette promesse pour l’éternité. Je me lie à toi pour toujours jusqu’à la fin des temps. Et je resterai à tes côtés jusqu’à ce que la mort nous sépare. Au final, cette promesse n’aura été guère tenue. C’est vrai, j’aurais pu encore me démener pour la faire réagir, on peut me traiter de lâche après tout mais j’étais arrivé au bout de mes forces. Comme-ci je gravissais une montagne pour atteindre le sommet dont je n’en voyais pas le bout. Je m’étais décidé à abandonner mon périple par manque de force. Pour ne pas m’aider, ma demi-sœur dont j’éprouvais plus qu’un lien fraternel était de retour dans ma vie, me faisant ainsi ressurgir ces sentiments du passé. Mon esprit ne pouvait qu’être tourmenté par ces deux femmes. Plutôt que de me morfondre dans mon canapé devant un film, je préférais m’occuper l’esprit par le travail, par exemple, en enchainant les heures au bureau ou encore par le sport. Ce jour-ci, mon jour de repos habituel, je préférais rendre visite à un membre de ma famille, pas n’importe lequel puisqu’il s’agissait de ma sœur dont je n’avais pas rendu visite pendant un certain temps déjà. Celle-ci, la connaissant, je ne doutais pas qu’elle puisse me faire la remarque. Pour la surprendre, je prenais la décision de débarquer à l’improviste chez elle et l’inciter à sortir à l’extérieur. Sans plus attendre, d’un pas pressant, je m’emparais de ma veste et de mes clés de voiture, mais quelque chose m’arrêtait dans mon élan. Une sonnette s’était mise à retentir dans l’appartement, celle de la porte d’entrée. Quelqu’un s’était décidé à me rendre visite à ce moment-là. Cela pouvait être n’importe qui, mais étonnement je pensais à ma sœur, dés fois que la même idée lui ait traversé l’esprit. Je m’empressais d’aller ouvrir, mais à l’ouverture de la porte, stupeur, je découvrais Avery. Je ne voulais pas me laisser impressionner. Laissant un espace conséquent entre elle et moi pour ne pas me laisser prendre par les sentiments, j’adoptais un comportement de façon à lui montrer que son départ et notre divorce ne m’atteignaient pas mentalement, même si c’était faux. « Avery. Qu’est ce que tu fais là ? » dis-je en la regardant de haut en bas. Sa visite me surprenait, d’où pourquoi je souhaitais en connaitre la raison. « J’étais sur le point de partir … » Pour me protéger, je ne voulais pas paraitre tendre avec elle.

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MessageSujet: Re: Who is there ? ( avery )   Dim 11 Juin - 23:36

« It’s driving me insane. I can’t fake for God’s sake, why am i driving in the wrong lane ? Trouble is my middle name but in the end I’m not too bad. Can someone tell me if it’s wrong to be so mad about you ? Give me all your true hate and I’ll translate it in our bed into never seen passion. That’s why i am so mad about you. » sean and avery » seavery, circles, ludovico einaudi. (song)

Avery n'avait pas fini de déballer ses affaires et pourtant cela faisait des mois qu'elle était chez ses parents. Un sentiment de retour en arrière l'avait envahit au moment même où elle avait passé le pas de la porte de la maison familiale. C'était bizarre de revenir ici après tant d'années mais c'était aussi la solution la plus simple. Dans le fond, elle n'avait pu se résigner à chercher un nouvel appartement. A tourner la page tout simplement. C'était temporaire et de toute façon, la belle se réfugiait encore plus dans son travail, ne rentrant presque plus dans cette chambre d'adolescente, comme suspendue dans le temps. La belle dormait pratiquement toute la semaine dans la salle de repos, et avait prit quelques affaires. Seulement, aujourd'hui, c'était son jour de repos. Elle n'en prenait que très rarement. Pour tout dire, on l'avait forcé à le prendre. Mais elle l'avait redouté toute la semaine, sachant pertinemment qu'elle allait broyer du noir et devoir se pencher sur ses cartons, la recherche d'appartement et les papiers du divorce. Accroupi sur le sol, Sawyers finit par ouvrir le dernier carton qui lui restait et découvrit à l'intérieur des affaires. Oui normal. Mais là, ce n'était pas les siens. Ou du moins si et non à la fois. Il s'agissait d'un des tee-shirt de Sean ainsi que de son blouson en cuir. C'était des affaires qu'elle portait, parfois, sur elle. Le tee-shirt pour dormir, comme toujours. Avoir l'odeur de son mari (ex bientôt) sur elle au moment du coucher, l'a rassuré. Bien qu'il dormait à ses côtés. Quant au blouson, elle l'avait porté quelques fois avec une robe et trouvait l'effet plutôt sympathique, du coup, la belle l'avait placé du côté de son armoire, dans ses affaires. Hors, ce n'était pas le sien et à l'heure actuelle, il était impensable qu'elle le remettre un jour. Va de même pour le tee-shirt d'ACDC. Avery finit par refermer brusquement le carton, tandis que son chien Sulky vint près d'elle, lui léchant le visage. C'est fou comme les animaux sentent quand leur maître a besoin d'eux. Ils savent reconnaître la moindre émotion, le chagrin par dessus tout. La jeune femme se mit à sourire tout en le câlinant gentiment. Il était temps. Elle le sentait. Il fallait tourner la page, passer à autre chose et penser à elle. On va faire une balade ? demanda t'elle à son animal de compagnie tout en se relevant pour se mettre sur ses deux jambes. Rapidement, et sans trop réfléchir à ce qu'elle faisait sinon elle reculerait, la belle attrapa ses clés de voiture, la laisse de Sulky ainsi que le carton et fila dehors.
Arrivée devant la porte de son ancien appartement, elle se demandait soudainement ce qu'elle faisait là. Non mais vraiment, ça n'avait pas vraiment de sens et elle se sentait bien stupide. Ce n'était qu'un stupide tee-shirt et une stupide veste. Rien d'important. Elle n'était pas prête. Ses mains tremblaient. Le revoir, maintenant, l'affronter. Elle n'était pas certaine d'y arriver. Ça faisait mal. Beaucoup trop. Rien que de voir la porte de son ancienne vie lui déchirer l'estomac. La belle resta bien cinq minutes plantée là, tandis que Sulky s'impatientait à bouger. Elle pesa le pour et le contre. Se répéta les quelques mots qu'elle pouvait bien lui dire quant à sa présence et finalement, appuya sur le bouton de la sonnette, sans grande conviction. La porte ne mit pas deux jours à s'ouvrir et l'instant même où son regard croisa le sien, son souffle se coupa et son coeur rata un battement. Elle vacillait et resta bouche bée. Avery. Qu’est ce que tu fais là ? Elle ne savait pas. Enfin si. Mais les mots ne sortaient pas de sa bouche. Sans le vouloir, la laisse lui échappa des mains et Sulky finit par sauter sur son ex mari, tout heureux de retrouver celui qui fut aussi son maître. J’étais sur le point de partir … finit-il par lui dire. Il semblait froid. Tendu, comme elle. C'était vraiment très étrange. On passe dix ans de notre vie avec quelqu'un et du jour au lendemain, on est comme des inconnus, incapable de prononcer un mot, incapable de savoir quelle attitude adoptée. Avery finit par passer une main dans ses cheveux, ce qu'elle faisait toujours lorsqu'elle était stressée et inspira doucement, l'air de rien. Il ne fallait pas qu'il constate son anxiété. Mais comment dire ? Avery est hyper prévisible, donc ça devait se voir à deux milles mètres ! Sulky avait envie de te voir. Et elle aussi par la même occasion, mais elle n'en dit rien. Et j'ai retrouvé des affaires à toi dans mes cartons. Je me suis dit que tu voudrais sans doute les récupérer. La jeune femme finit par tendre l'objet en question et afficha un léger sourire, plus que gênée. Sean pouvait adopter une allure froide, elle n'en était pas du tout capable. Elle n'était pas ce genre de personne méchante, froide. Elle avait toujours le sourire, qu'importe la situation et se cachait, d'ailleurs, souvent derrière celui-ci. Mais je te déranges peut être ... Oui, ça elle n'y avait pas vraiment songé. Il était peut être avec quelqu'un ? Oh, rien que l'idée d'une nouvelle personne dans sa vie la rendait toute pâle. Elle ne pourrait surement pas le supporter. Il avait tourné la page, c'était certain. Après tout, c'était lui qui avait demandé le divorce. Il n'avait pu que tourné la page. Pas elle. Impossible. Il lui faudrait bien deux ans pour s'en remettre. Et comme elle paniquait tout à coup, elle finit par dire quelque chose de complètement stupide et faux. Et je crois que j'ai oublié quelques trucs. Comme je suis partit tellement vite. Elle était presque certaine de n'avoir rien oublier. Mais on ne sait jamais après tout. Une excuse pourquoi au juste ? Rester un peu plus ? Lui parler ? Pour lui dire quoi ? Avery nageait dans des eaux profondes et ne savait pas du tout ce qu'elle faisait. Tout ce qu'elle savait, c'est que là tout de suite, maintenant, elle voulait rester encore un peu. Juste quelques minutes avant de lui dire adieu.
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MessageSujet: Re: Who is there ? ( avery )   Mar 13 Juin - 16:06

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Chaque relation nourrit une force ou une faiblesse en nous, surtout si cette relation est aussi intense que celle que j'ai vécu avec Avery. Avec le temps, j’ai pris conscience qu’elle m’était presque nécessaire pour mon équilibre telle mon énergie et sans elle, je suis pour ainsi dire bancal. Je me le rappelle souvent, elle m’a été d’un soutien sans faille pour surmonter mon passé et voir de l’avant. Devoir me dire, du jour au lendemain, de faire une croix sur elle était impensable, encore à l’heure actuelle. Peut-être que le temps me permettra de faire le deuil de cette relation. Du moins, j’espère qu’il arrivera à me faire oublier ne serait-ce que les moments les plus durs à ses côtés, les disputes et l’éloignement, et concevoir que je continue dés à présent seul mon chemin. Au premier coup d’œil, je pouvais apercevoir la fatigue sur son visage par le teint terne dont elle arborait. J’en déduisais qu’elle ne s’était pas pour autant calmée au travail malgré notre séparation et la procédure de divorce enclenchée. Alors que j’attendais une réponse de sa part à propos de sa venue, je me faisais surprendre par Sulky, en me sautant dessus, que je n’avais pas remarqué jusque là. Celui-ci sautillait dans tous les sens, surement enthousiaste à l’idée de revoir son maitre ou plutôt ancien maître. Je m’accroupissais légèrement pour pouvoir être à sa hauteur et lui donner quelques caresses en ayant un large sourire aux lèvres, content de la retrouver également. « Salut toi, tu m’avais manqué ! » Je me redressais ensuite et me remettais à ma place c'est-à-dire au seuil de la porte face à Avery pour lui déclarer que j’étais sur le point de partir, sans lui dire exactement dans quel endroit je comptais me rendre, c'est-à-dire chez ma sœur. Je me rendais compte de l’ampleur de mon comportement après ma réflexion en la voyant se passer une main dans ses cheveux, un signe de nervosité chez Avery. Je m’en voulais d’agir ainsi, mais je ne voulais pas paraitre faible. « Sulky avait envie de te voir. » Je lançais un regard en direction de Sulky et repensais au moment où nous l’avions adopté ensemble. Sulky est pour ainsi dire l’enfant que nous n’avons jamais eu. De plus, un chien est beaucoup moins contraignant, pour ne pas dire chiant, qu’un enfant en bas âge. « Je vois ça ! » Je ne pensais pas une seule seconde qu’il s’agissait de la raison de sa venue, ici, j’attendais donc toujours des explications. « Et j'ai retrouvé des affaires à toi dans mes cartons. Je me suis dit que tu voudrais sans doute les récupérer. » Par réflexe, je jetais un œil à ce qu’elle pouvait tenir entre ses mains. Je remarquais, en effet, lesdites affaires. Pourtant, je n’avais aucunement remarqué qu’un vêtement me manquait, en même temps je suis le plus souvent à mon bureau, au travail, pour éviter ainsi de broyer du noir à l’appartement en me remémorant certains souvenirs avec elle qui eux sont toujours entre ces murs. Celle-ci me tendait donc les affaires avec un léger sourire que je finissais par récupérer. « Merci. » disais-je impassible. Toutefois, comment restait de marbre avec ce sourire ? Il me déstabilisait, au point de faire apparaitre inconsciemment un léger sourire sur mon visage que je faisais disparaitre aussitôt après en avoir pris conscience. Pour me distraire, je regardais les affaires qu’elle m’avait ramené et me rendait compte qu’il était question d’un de mes t-shirts préférés et une veste. « Mais je te dérange peut être ... » Je m’apprêtais à sortir, bien sûr qu’elle me dérangeait d’où ma légère grimace. Avery rétorquait à la suite sans que je puisse avoir le temps de lui répondre : « Et je crois que j'ai oublié quelques trucs. Comme je suis partit tellement vite. » Avery s’était envolée en deux temps trois mouvements de l’appartement, telle une voleuse, pour sans s’en rendre compte avoir embarqué mes affaires et oublié les siennes. A cet instant, je me demandais ce qu’elle avait bien pu oublier. Je peux être un bon acteur quand je le veux surtout pour des moments auxquelles je ne veux pas faire face comme celui-là. Je lui donnais l’impression d’être attendu en regardant l’heure sur ma montre avant de reposer un regard plus doux vers elle et de me décider finalement. « Bon, j’ai peut-être quelques minutes à t’accorder. » Ainsi, je dégageais du seuil de l’entrée pour pouvoir la laisser entrer tout en lui tenant la porte afin qu’elle ne se referme pas sur elle. « Entre … » A son passage, mes narines retrouvaient cette odeur qu’elles connaissaient tant, le doux parfum d’Avery. De quoi m’évoquer des souvenirs. Je refermais ensuite la porte derrière elle, résistant encore pour ne pas me laisser déstabiliser plus. « Ne fais pas attention au bazar. » Autant la prévenir plutôt qu’elle soit surprise par le désordre environnant l’appartement, surtout mon dressing, sachant que je connais son goût pour le bon ordre. Néanmoins, malgré ma remarque, je jetais les vêtements qu'elle m'avait ramené sur le canapé du salon. « Tu connais la maison ... Je te laisse faire ce que tu as à faire. » Sans lui jeter un regard, je me dirigeais vers la cuisine ouverte pour me prendre un verre en attendant qu’elle termine de chercher ses affaires.

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MessageSujet: Re: Who is there ? ( avery )   Jeu 15 Juin - 0:28

« It’s driving me insane. I can’t fake for God’s sake, why am i driving in the wrong lane ? Trouble is my middle name but in the end I’m not too bad. Can someone tell me if it’s wrong to be so mad about you ? Give me all your true hate and I’ll translate it in our bed into never seen passion. That’s why i am so mad about you. » sean and avery » seavery, circles, ludovico einaudi. (song)

Revenir dans cet immeuble lui avait serré le coeur. Elle avait tellement de fois monté les marches, couru parfois et pourtant, Avery ne s'était jamais arrêtée sur les détails. En y revenant ici et maintenant, elle remarquait encore plus la beauté de cette immeuble et se souvenait enfin ce qui l'avait fait craquer, avant même de visiter l'appartement. Y avait comme une once de bien être ici et rien que d'y revenir, la jeune femme se sentait bien, elle se sentait apaisée. Lorsque Sean avait ouvert la porte, elle n'avait pu s'empêcher de sourire. Bêtement sans doute puisque ça n'avait pas lieu d'être dans les circonstances actuelles, mais elle n'avait pu s'en empêcher. Avery s'était même perdue dans son regard, ses yeux si beaux dont jamais elle ne lasserait. Mais il fallait qu'elle se ressaisisse. Ils n'étaient plus ensemble et le divorce serait bientôt prononcer. Quoi que ... Avy ne s'était pas du tout penchée sur le sujet. C'était peut être pour ça que ça prenait du temps. Quoi qu'il en soit, la belle ne se pressait pas et pour tout dire, elle n'en avait surtout pas envie. Finalement, ce fut Sulky qui montra le plus sa joie de le revoir. Enfin de se revoir. Tous les trois. Parce que Sean était froid, surpris. Comme s'il venait de voir une sorte d'ennemi. C'était une chose brisante en soit. Un jour elle était sa femme et puis, plus rien. Une simple nana croisée dans un couloir, qu'on aime pas trop. Salut toi, tu m’avais manqué ! Lui aussi il lui manquait. Terriblement. Ah ... Non c'est vrai, il parlait au chien. La situation était plus que gênante pour Avery, stressante même. Elle ne savait pas comment se comporter et quels mots elle devait utiliser. Une première pour elle, étant une femme plutôt sûre d'elle et droite, bien loin de la potiche qu'elle arborait aujourd'hui. Le chien semblait une bonne distraction pour le moment et elle s'en contenta durant quelques minutes, ne sachant pas trop ce qu'elle faisait ici et n'aillant pas vraiment d'excuses non plus. Puis finalement, le sujet des dites affaires vint sur le tapis, fallait qu'elle se débarrasse de ce carton. Dernier lien, ou presque, qu'il lui restait de lui. Merci. Il était si froid, si impassible que ça lui donnait des frissons dans le dos. De rien. Ah, un sourire. Léger. Mais elle l'avait vu, ce qui effaça aussitôt le sien. Si des amis à eux les voyaient dans une telle posture, certain qu'ils rigoleraient ou pas ... d'ailleurs, ils seraient plus sur le cul qu'autre chose. Avery et Sean ont toujours été un couple plutôt fusionnel et blagueur. Câlin et tactile. Et là, c'était à peine s'ils s'étaient serrés là main, adressés un sourire. Mais c'était la faute de Sean. Totalement. C'était lui le plus froid dans l'histoire. Elle lui demanda finalement si sa présence le déranger et si elle pouvait récupérer des affaires fantômes dans l'appartement. Pour tout dire, Avery ne savait plus ce qu'elle faisait. Tout ce que la jeune femme voulait, c'était resté un peu. Avec lui. Juste tous les deux. Rien de malsain là dedans, une envie, un besoin, comme avant un grand départ. Juste le souvenir de sa vie passée, de leurs vies passées, dans cet appartement. Ça lui faisait du bien, voilà tout. Mais Sean semblait attendu. Tout de suite, les scénarios les plus rocambolesques firent leurs apparitions dans le cerveau de la jeune femme, s'imaginant déjà son mari (ex) avec une autre femme. Beurk. Non. Elle n'aimait déjà pas cette nana. Elle lui arracherait bien la tête. Bon, j’ai peut-être quelques minutes à t’accorder. Ça venait du coeur ça ! Vraiment. Une envie folle. Il l'a détesté, c'était certain. Mais pourquoi au juste ? Qu'est-ce qu'elle avait fait de si mal ? Avery avait toujours pensé que si Sean demandait le divorce, c'était parce qu'il ne l'aimait plus. Y avait eu aucunes explications après la bombe. Elle était partit sans rien demander, parce qu'elle ne voulait rien entendre en fait. La strique vérité lui faisait peur. Entre … Sean avait laissé le passage pour elle et doucement, Sawyers se faufila dans l'appartement, le sourire tout à coup effacer. Elle se rendait peu à compte des choses, du fait que c'était sans doute, et là pour de vrai, la dernière fois qu'elle mettrait les pieds ici. Après tout, ils n'avaient rien construit de commun et n'étaient donc plus amené à se voir, pour telle ou telle excuse. Juste le vide tout à coup et plus rien. Elle se mit à faire le tour de la pièce avec ses yeux, scrutant les moindres détails et se sentait toute timide dans ce lieu qui autrefois était le sien. Ne fais pas attention au bazar. Avery n'avait même pas remarqué et de toute façon, elle s'en fichait. C'était juste cette atmosphère qui l'apaisait. Au bout de quelques secondes, elle finit par se retourner vers Sean, sans le moindre sourire (du coup, ça pouvait choquer, Avery sourit toujours, même pour rien.) et essaya de prendre la même ton que lui, c'était à dire neutre voir glacial. Merci de m'accorder du temps. C'était trop polie, trop sur jouer en fait que ça passerait totalement débile et non crédible. Mais qu'importe. Il finit par prendre le chemin de la cuisine. Tu connais la maison ... Je te laisse faire ce que tu as à faire. Ouais. Elle savait. Ou du moins, elle allait devoir faire semblant pour le coup. Et merde. C'était stupide. Elle allait passer pour la conne de service, voir carrément folle. Quant à Sulky, il s'était gentiment allongé dans le canapé, comme chez lui. Le pauvre était totalement perdue et ça fit légèrement rire Avery. Un petit moment de vrai là tout de suite, ça faisait un bien fou. La jeune femme finit par prendre le chemin de leur ancienne chambre, à pas de loup, ne se sentant plus du tout à son aise. Elle ouvrit la porte et là, sans vraiment comprendre, elle se stoppa aussitôt et ferma les yeux quelques secondes. Elle avait besoin de réfléchir. De faire le point. Avery était beaucoup trop réfléchie comme jeune femme, pour jouer sur du spontané. Elle ne connaissait pas vraiment. N'arriver pas à le faire, tout simplement. Rapidement, par la suite, et sans jouer cette fois, elle fit volte face et reprit le chemin du salon, en sifflant à son chien. Sulky on y va. Elle était énervée, froide, pas du tout comme d'habitude. En fait, cette situation l'agacée, la peinée. Tout en marchant vers la porte d'entrée, Avy tourna la tête vers Sean, prenant une inspiration avant de continuer. J'ai rien oublié. C'était juste une excuse bidon pour venir te voir. Je suis désolée. Elle posa sa main sur la porte de la poignée et ... en fait non. La belle se ravisa, se tourna de nouveau vers son mari, ex. Bref, on s'en fou. Non, je suis pas désolée. C'est ... C'est totalement débile tout ça ! Elle commençait légèrement à hausser la voix, mais façon Avery, donc forcément ce n'est pas pareil. Elle était bel et bien énervée. Avery ne s'énervait jamais ou presque, ou pour seulement deux choses primordiales dans sa vie. Ses convictions et les malentendus. Là, ça touchait les deux et elle avait des choses à dire. Pour se soulager. Parce qu'elle en avait marre de sourire en disant que tout allait bien. On n'est pas dans le monde des licornes là ! Pourquoi je serais désolée de vouloir venir te voir ? Ah oui, parce qu'on va divorcer ! J'ai fait quelques choses de mal ? Dis moi, je ne comprends pas ! Ou alors, t'es plus amoureux. Je comprends pas et ... Elle leva les yeux vers le plafond, souffla plusieurs fois et prit la main où se trouvait son alliance, dans l'autre, essayant tant bien que mal d'enlever cette foutue bague, sans y parvenir. J'y arrive pas ! Voilà, ça fait des jours que j'essaie et non, je n'y arrive pas ! Elle parlait de la bague, mais aussi un peu de leur relation. C'était à double sens. Elle s'énervait toute seule sur l'objet en question, au point même que les larmes commençaient à lui monter aux yeux. Et merde. Fin. Les nerfs, la colère, la tristesse, tout se mélanger dans sa tête, si bien qu'elle en perdait pied et se mit à pleurer, ce qu'elle ne faisait jamais. Sawyers ne pleurait pas, et Sean n'avait dû voir cette scène que deux fois à tout casser.
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MessageSujet: Re: Who is there ? ( avery )   Mer 21 Juin - 16:21

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A ses yeux, si je me montrais impassible, c'était pour en réalité cacher tant bien que mal mes émotions à son égard, quitte à paraitre froid, puis je ne pouvais m’empêcher d’esquisser un sourire à la vue du sien, ne serait-ce que minime, comme un automatisme. Rien que de la revoir, elle était une bouffée d’oxygène, mais il fallait que je me rappelle que tout est fini entre nous. Certes, elle porte encore ce nom rattaché à moi, mais lorsque le divorce sera prononcé, plus rien ne me liera à elle et rien que d’y penser, ceci me retourne l’estomac. D’ailleurs, il m’est toujours autant difficile de signer ces papiers depuis que la procédure a été lancée, courant Janvier, malgré les relances de mon avocate. Pourtant, c’est moi, moi souhaitant en arriver là et je n’étais maintenant plus capable d’assumer. Ceci me faisait rire au fond. A croire que dés qu’il s’agit de prendre des responsabilités, j’en suis incapable tel un enfant, de quoi aussi me convaincre que je ne serais jamais en mesure d’être père. Pour ça, Avery était là, elle était toujours là dans son rôle de femme, celui d’amie et même de mère, donc la voir s’éloigner de moi, j’ai pris ça pour un abandon. D’après moi, il n’y avait plus qu’à prendre cette décision, mais je suis dorénavant déboussolé. Je ne voulais en aucun cas montrer cette façade à Avery, donc je me montrais tel que j’étais, impassible. A son entrée dans l’appartement, elle paraissait différente. Après avoir scruté les lieux et s’être retourné vers moi, je m’en étais rendu compte. « Merci de m'accorder du temps. » Plus aucun sourire et un ton neutre, l’impression de découvrir une tout autre personne, mais au moins elle n’oubliait guère les bonnes manières, quoique j’avais du mal à prendre ses mots au sérieux comme si elle jouait un rôle. Je ne m’attardais plus longtemps sur son comportement puisqu’elle prenait le chemin de notre ancienne chambre. Alors que je me servais un verre d’eau, sans que je m’y attende, Avery était de retour dans le salon en sifflant après son chien. « Sulky on y va. » Aussitôt, je posais mon verre sur le plan de travail et me retournais dans sa direction pour réaliser la scène. Je la découvrais énervée, rebroussant chemin vers la porte d’entrée. Toutefois, elle n’oubliait pas de jeter un regard vers moi et de donner une raison à ce départ précipité. « J'ai rien oublié. C'était juste une excuse bidon pour venir te voir. Je suis désolée. » Je ne comprenais pas ce qu’il se passait, tellement tout ceci était arrivé subitement, donc, interloqué, un mot sorti néanmoins de ma bouche sans réfléchir : « Quoi ?! » Je devais sans doute passer pour un idiot, mais Avery m’avait prise par surprise et j’attendais d’avantage d’explications. « Non, je suis pas désolée. C'est ... C'est totalement débile tout ça ! » Alors là, soit je n’étais pas capable de décoder ses propos ou alors Avery n’était pas explicite. J’étais troublé, mais je tenais à comprendre ce qu’elle me racontait là. « Qu’est ce que tu racontes ? » disais-je d’un ton calme pour tenter de l’apaiser et qu’elle puisse m’expliquer plus calmement. « Pourquoi je serais désolée de vouloir venir te voir ? Ah oui, parce qu'on va divorcer ! J'ai fait quelques choses de mal ? Dis moi, je ne comprends pas ! Ou alors, t'es plus amoureux. Je comprends pas et ... » Je finissais enfin par apercevoir les choses mais au final j’étais dans l’incompréhension sur un autre point : pourquoi ne comprenait-elle pas la raison de ce divorce ? Je décidais de ne pas répliquer, attendant qu’elle finisse sa phrase tout en la voyant tripoter son alliance, toujours à son doigt. « J'y arrive pas ! Voilà, ça fait des jours que j'essaie et non, je n'y arrive pas ! » A ce moment-là, je voyais ses yeux mouillés jusqu’à finir par faire couler des larmes sur ses joues rosés. Je me sentais mal et un pincement au cœur se faisait ressentir, sachant pertinemment qu’il était rare que je découvre Avery dans cet état. J’aurais tellement voulu la prendre dans mes bras pour la rassurer, mais ça serait en contradiction avec les circonstances dans lesquelles nous nous trouvions. « Je pense que celui qui souffre le plus de cette situation est devant toi. » murmurais-je. A mon tour, mes yeux commençaient à être mouillés, mais comme à l’ordinaire, j’arrivais à contenir mes émotions au plus profond de moi. Il était hors de question que je mette à pleurer, d’autant que la dernière fois où mes larmes n’ont cessés de couler était le jour où ma mère est décédée. Depuis ce jour, je n’ai plus jamais pleuré. De tristesse, en tout cas. Je m’étais décidé à me montrer fort après cet événement et de garder ma peine dés qu’elle se montrait comme à cet instant. Ainsi, je reprenais mes esprits. Me souvenant de sa phrase avant qu’elle se mette à pleurer et me fende le cœur, je lui répondais en toute franchise : « Et c’est sûr que tourner la page sur dix ans de vie de couple ne sera pas facile, ça prendra du temps … » Je décidais ensuite de reprendre de l’assurance pour lui révéler la suite. « Tu n’as réellement pas conscience du pourquoi on en est arrivé là ? Pourtant tu devrais le savoir. » Voyant l’incompréhension sur son visage, je décidais donc d’aborder le sujet pour lui rafraichir la mémoire après avoir lâché un léger soupir d’agacement. « Avery. Ton travail finissait par occuper tout ton temps et s'immiscer entre nous. Tu ne voyais que par ton travail. Je me suis senti invisible pour tout te dire. J’ai peut-être promis devant l’autel de ne laisser rien ni personne nous séparer, mais là, malgré mes moyens pour te rappeler que je suis là, je me suis rendu à l’évidence, tu ne m’aimes plus ou moins, tu m’as donné mieux en amour de ta part. De toute façon, on ne faisait plus que de se croiser en se donnant un simple baiser au passage. Donc, j’ai pris une décision. Crois-moi qu’elle n’a été en aucun cas simple à prendre, mais j’ai fini par le faire pour te faire prendre conscience de la chose … » Voilà les explications étaient donnés et elles ne pouvait pas être plus claires à mon avis. « Du coup, ça serait plutôt à moi d’être dans l’incompréhension. »

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MessageSujet: Re: Who is there ? ( avery )   Mer 21 Juin - 18:34

« It’s driving me insane. I can’t fake for God’s sake, why am i driving in the wrong lane ? Trouble is my middle name but in the end I’m not too bad. Can someone tell me if it’s wrong to be so mad about you ? Give me all your true hate and I’ll translate it in our bed into never seen passion. That’s why i am so mad about you. » sean and avery » seavery, circles, ludovico einaudi. (song)

Cela faisait des mois que Sean et Avery ne s'étaient pas parlés, ni même vues. Et pourtant, elle avait l'impression que ça faisait des années. Ne plus faire partie de sa routine et qu'il ne fasse plus partie de la sienne, la rendait bien trop malheureuse. Elle ne trouvait plus vraiment de sens à sa vie en ce moment. Son monde ne tournait plus rond et la seule chose qui lui tenait à coeur dorénavant, était son boulot. Certes, l'année passée, n'avait pas été simple et son travail avait prit une place encore plus importante. Mais ne plus avoir Sean dans sa vie, c'était comme lui enlever une partie d'elle-même. Une partie qui l'empêchait de respirer convenablement et d'avoir une vie heureuse et épanouie. La situation était totalement délirante, vue de l'extérieur. Y avait pas de mot pour la décrire, tellement elle semblait irréelle. Sourire, pas sourire. La froideur extrême de quelques mots accordés l'un à l'autre. Le stress de se retrouver face à face. L'envie de se retrouver et celle de partir aussi. Finalement, la jeune femme avait décidé d'adopté la même attitude que son mari, effaçant son sourire franc pour paraître plus distante. Quoi que ce n'était pas certain qu'il la prenne au sérieux. Avy était une très mauvaise actrice, pas étonnant qu'elle n'est pas fait carrière dans ce milieu. Quoi qu'il en soit, elle avait prit le chemin de leur ancienne chambre, plus anxieuse que jamais, alors qu'une multitude de question taraudées son esprit. Que faire ? Pourquoi ? La porte de sortie, c'est où ? Elle avait donné une excuse des plus bidons, sans avoir prévu la suite. Hors Avy ne faisait pas dans l'imprévu. Elle ne savait pas joué. Elle n'aimait pas ça. Alors, sans réfléchir, elle avait finalement décidé de faire marche arrière et de revenir sur ses pas pour quitter cet endroit définitivement. Plus rien ne l'attendait ici. Non vraiment. Seulement, peu à peu, elle perdait le contrôle d'elle même, de ses actes et de ses paroles, pour exploser lentement et laisser parler son chagrin. Le venin amère de la colère et la tristesse se mélangeait dans son échine, incapable de contrôler quoi que ce soit. Pour une fois, elle ne faisait pas semblant. La belle lâchait prise, laissant ses émotions la guidaient. Sean semblait surpris. Tout à fait normal après tout. Quoi ?! C'était le mot. Même elle ne comprenait pas pourquoi elle explosait ici et maintenant, mais Avy ne pouvait pas s'arrêter de parler, elle en avait besoin. Qu’est ce que tu racontes ? Au vue de la situation, il restait calme, le visage fermé et l'intention de l'apaiser certaine. Hors, elle n'y faisait pas du tout attention, tandis que l'émotion grimpait jusqu'à ses yeux bruns. La jeune femme finit par tripoter son alliance, dernier lien qui les unissait encore. La seule chose qu'elle ne s'était pas résolue à retirer, incapable de le faire. Et celle-ci, en plus de ça, semblait ne pas vouloir quitter son doigt. Décidément, l'univers lui même lui en voulait. Les larmes se mirent à couler sur ses joues, allant s'écrasées sur sa bouche rosie. Elle tremblait et perdait le contrôle de son propre corps. Un silence s'installa doucement et Avy essayait de reprendre sa respiration petit à petit, calmant ses nerfs du mieux qu'elle pouvait.Je pense que celui qui souffre le plus de cette situation est devant toi. La belle fronça les sourcils, se mettant à le fixer. Quoi ? Parce qu'elle ne souffrait pas ? Avy ne comprenait pas. Elle était perdue. Ou alors refuser simplement de voir la vérité en face. Pourquoi souffrait-il alors que c'était lui qui avait mit fin à cette relation et demandé le divorce par la même occasion. Cependant, elle ne dit rien, le laissant continuer dans sa lancée. Elle avait même pu décelé dans son regard, un voile humide, qui rendait ses yeux verts encore plus attendrissant qu'à l'accoutumé. Et c’est sûr que tourner la page sur dix ans de vie de couple ne sera pas facile, ça prendra du temps … Plus que du temps. Elle ne s'en sentait pas capable. Vraiment. Cette phrase fut comme un sale écho dans son esprit, la fin de tout. Je ne suis pas certaine d'y parvenir. Murmura t'elle, plus pour elle que pour lui. Tu n’as réellement pas conscience du pourquoi on en est arrivé là ? Pourtant tu devrais le savoir. Au fond d'elle, la belle le savait. Elle en avait toujours eu conscience, mais refusait de constater que finalement, tout ceci relevait d'une unique et seule raison. D'une décision prise seule et qui allait, sans le vouloir, décidé du futur de leur relation. Avy baissa la tête, incapable de répondre à sa question. Inspire, expire. Elle fit mine de ne pas comprendre, espérant au plus profond d'elle même que tout ceci n'était pas la confirmation de ce qu'elle pensait. Qu'il y avait une autre raison. Avery. Ton travail finissait par occuper tout ton temps et s'immiscer entre nous. Tu ne voyais que par ton travail. Je me suis senti invisible pour tout te dire. J’ai peut-être promis devant l’autel de ne laisser rien ni personne nous séparer, mais là, malgré mes moyens pour te rappeler que je suis là, je me suis rendu à l’évidence, tu ne m’aimes plus ou moins, tu m’as donné mieux en amour de ta part. De toute façon, on ne faisait plus que de se croiser en se donnant un simple baiser au passage. Donc, j’ai pris une décision. Crois-moi qu’elle n’a été en aucun cas simple à prendre, mais j’ai fini par le faire pour te faire prendre conscience de la chose … Un soulagement immense finit pas envahir son petit corps. Oui, étrange. Le soulagement de comprendre soudainement que ce n'était pas ses sentiments qui étaient en cause, mais tout le reste. Tout ce qu'elle avait redouté. Et pourtant, ça l'a soulagé. Parce qu'elle l'aimait encore. Et qu'il l'aimait encore. Sans doute. Il ne l'avait pas dit mais ce n'était pas ses sentiments qui étaient en cause dans cette rupture. Du coup, ça serait plutôt à moi d’être dans l’incompréhension. La belle fit un signe de tête positif, tandis qu'elle séchait le dessous de ses yeux et ses joues. Elle détourna tout de suite le regard de Sean. Il fallait qu'elle se rende à l'évidence. Tout ceci n'était que sa faute, uniquement la sienne. Et pourtant, la belle avait essayé de faire face, de faire comme si tout allait bien dans le meilleur des mondes et faire abstraction de l’événement tragique et du choix insupportable qu'elle avait fait. Pour lui. Pour leur relation. Pas pour elle. Dans un sens, cet avortement l'avait détruite, réduisant à néant ses envies et ses rêves, pour lui. Parce qu'elle l'aimait. Qu'elle tenait à leur relation. Mais comme toute chose qu'on finit par faire à contre coeur, on finit par les regretter. Et il faut un coupable. Toujours. Un silence de plomb s'installa dans la pièce, alors qu'Avery ne savait pas trop par où commencer ou si elle devait simplement quitter les lieux sans explications. Mais le faire, ça voudrait dire ne pas être capable de tirer un trait sur son échec et dans le fond, elle le savait, il avait le droit de savoir. Lui cacher la vérité n'avait pas été la meilleure solution, pour preuve, rien qu'à regarder où ils en étaient arrivés. La jeune femme passa sa main dans ses cheveux, inspira plusieurs fois, alors que le sol semblait se dérober sous ses pieds. Elle baissa de nouveau la tête, incapable d'affronter son regard après ça. Je suis tombée enceinte. Elle l'avait dit à voix basse. La vérité était encore plus difficile à dire qu'à cacher, mais prise par un élan de courage, elle continua. Y a un peu plus d'un an, je suis tombée enceinte et j'ai décidé de ne pas te le dire. Et ... J'ai avorté. Les larmes reprirent lentement le chemin de ses joues et de sa bouche, incapable de les garder en elle. Il fallait que ça sorte. Évoquer ce moment ne l'aidait pas vraiment, mais ça l'a soulagé un peu. Elle finit par affronter son regard. Puis après ça, j'étais incapable de faire comme avant. De prétendre que tout allait parfaitement bien. Alors, la seule solution, c'était le boulot. J'avais pas besoin de te croiser, de faire semblant de sourire. La suite était encore pire. Je t'ai détesté. Parce que sans le savoir, tu m'avais forcé à faire une chose que je ne voulais pas. Mais je l'ai fait pour nous, parce que je t'aime. Tu ne sais même pas à quel point. Elle l'avait détesté oui. Pendant un temps. D'avoir tout fichu en l'air, alors qu'il ne le savait même pas. Situation des plus complexes qu'elle n'avait pas réussi à gérer comme il se doit. Je pouvais pas t'en parler. Je ne voulais pas t'en parler. Je n'avais pas envie que tu t'en veuilles de quoi que ce soit et ça provoque une énième dispute sur ce sujet. Alors, j'ai fait ce qu'il fallait faire, sans penser que finalement, tout ceci allait nous détruire. Elle se sentait soulager de lui en avoir parler. Et triste à la fois. Repassant ses mains sur ses joues, elle essuya les larmes qui coulaient encore, essayant de reprendre son calme et sa sérénité.
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○ âge : trente-six ans
○ statut : en instance de divorce, mais elle hante toujours ses pensées
○ métier : commissaire de police
○ quartier : #150 center bay ; il vit dorénavant seul dans cet appartement qui le rend mélancolique
○ orientation sexuelle : il aime les courbes féminines et n'en a jamais douté
○ informations en vrac : il est né à new york, mais a toujours vécu ici › il a perdu sa mère à ses seize ans à la suite d'un accident de la route › il ne parle plus à son père › il fut une époque où il émergeait la plupart de ses matins dessous des couettes d'inconnues › il n'a aucune patience › il ne mesure pas les conséquences de certains de ses actes › il ne supporte pas qu'on se mêle de sa vie privée › il est indépendant, c'est dans son caractère › le sujet des enfants est source de conflits au sein de son couple › il a demandé le divorce à sa femme exaspéré qu'elle fasse passer son travail avant son couple, mais en réalité elle s'est éloignée de lui et s'est réfugiée dans son travail suite à son avortement non désiré › il ne supporte pas l'arrivée dans sa famille de sa cousine, fille de son oncle avec qui il est proche.

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MessageSujet: Re: Who is there ? ( avery )   Mer 5 Juil - 18:23

Who is there ?
S E A V E R Y

A cet instant-là, je ne souhaitais qu’une seule chose : fuir la situation dans laquelle je m’étais retrouvé, car sans que je m’y attende l’atmosphère s’était dégradée à vue d’œil entre la colère et pour finir, la tristesse d’Avery. Pourtant, je ne pouvais guère rester insensible en voyant ses premières larmes coulées le long de ses joues, alors tout en gardant cette distance entre nous pour éviter de me laisser prendre par les sentiments, je reprenais mes esprits pour tenter de la calmer. Je croyais réellement qu’elle était venue là pour récupérer quelques affaires, je me rendais compte pour finir que tout ceci était un prétexte pour avoir une justification sur un acte qui s’était passée il y a de cela plusieurs mois déjà. Le temps peut parfois filer à une vitesse, sans que nous nous y attendions, au point qu’il n’attend personne. D’après les dires, il guérit aussi toutes les blessures. J’espère que c’est le cas, car rien que de devoir me remémorer ces souvenirs, cela me mettait déjà sens dessus dessous. J’en avais presque la boule au ventre à la fin de mon monologue. Ainsi, avec difficulté, je lui faisais part de mon incompréhension totale à propos de son éloignement. Je m’étais longtemps demandé la raison de son comportement jusqu’à même penser qu’elle voyait un autre homme, mais j’étais incapable de lui demander comme pour fuir la vérité qui risquait de me peiner. Peut-être allait-elle enfin pouvoir m’éclairer, mais jusque là, elle restait stoïque face à moi. Par conséquent, un silence s’était emparé de toute la pièce, un lourd silence. Je n’étais pas prêt de le briser ou même de bouger le moindre petit doigt avant de l’entendre me donner des explications. Je finissais par remarquer les mêmes gestes répétitifs, à savoir sa main dans ses cheveux, qui ne présageaient rien de bon à mon avis. « Je suis tombée enceinte. » murmurait-elle. Pour tout dire, je n’avais absolument rien compris au début. Je n’hésitais donc pas à lui demander de répéter, loin de me douter de l’ampleur de ses mots et des conséquences allant suivre. « Tu peux répéter ? » Toujours le regard fixé sur le sol, fuyant mon regard, celle-ci reprenait ses propos en parlant plus distinctement et plus explicitement aussi. « Y a un peu plus d'un an, je suis tombée enceinte et j'ai décidé de ne pas te le dire. Et ... J'ai avorté. » Tout d’abord, pendant un court instant, je ne voulais pas y croire. Un sourire nerveux s’était même dessiné sur mon visage sans que j’en prenne conscience. Au final, la voyant toujours arborer la même mine, je me décidais à prendre ça au sérieux, restant ainsi muet de stupeur. « Quoi ?! » m’exclamais-je, en fin de compte. A croire que ce mot faisait désormais parti de mon vocabulaire. J’avais cette impression de m’être fait rouler dessus à plusieurs reprises, tellement la raison de cet éloignement était dure à encaisser, en plus d’avoir mis du temps avant d’arriver à mes oreilles. J’étais sonné et m’appuyais même contre un rebord du plan de travail de la cuisine. Cette fois, elle finissait par me regarder avec ses yeux humides. « Puis après ça, j'étais incapable de faire comme avant. De prétendre que tout allait parfaitement bien. Alors, la seule solution, c'était le boulot. J'avais pas besoin de te croiser, de faire semblant de sourire. » Alors, que j’essayais tant bien que mal de digérer ça, celle-ci rétorquait à la suite : « Je t'ai détesté. Parce que sans le savoir, tu m'avais forcé à faire une chose que je ne voulais pas. Mais je l'ai fait pour nous, parce que je t'aime. Tu ne sais même pas à quel point. » Détester, à ce point ?! Ce mot résonné dans mon esprit et réveillé une colère en moi que j’essayais de contenir. Je me décidais néanmoins à m’exprimer après avoir accumulé tout ça. « Comment veux-tu … alors que tu m’en n’as même pas parlé ! Je n’ai pas eu mon mot à dire dans cette histoire, donc comment tu peux m’en vouloir ?! C’est vrai, à la différence de monsieur et madame tout le monde, je ne souhaitais pas suivre le cour des choses après un mariage en ayant des enfants, mais peut-être qu’à ce moment, face au fait accompli, ça aurait été différent, je ne sais pas … » A ce moment, j’essayais de penser si justement le déroulement aurait été différent, si Avery m’avait parlé de sa grossesse en temps et en heure, quelle décision aurions-nous pris ? « Je pouvais pas t'en parler. Je ne voulais pas t'en parler. Je n'avais pas envie que tu t'en veuilles de quoi que ce soit et ça provoque une énième dispute sur ce sujet. Alors, j'ai fait ce qu'il fallait faire, sans penser que finalement, tout ceci allait nous détruire. » Assez, j’en avais assez qu’elle remue le couteau dans la plaie, d’où mon haussement de voix à ma réponse. « Si tu m’en avais parlé plus tôt, la situation aurait peut-être été différente et on n’en serait sûrement pas arrivé là, en effet ! » Je reprenais ensuite mon calme pour pouvoir lui poser une question des plus sérieuses. « Juste une question, ça fait combien de temps depuis que tu as … avorté ? » A sa réponse, je répliquais aussitôt : « A ce moment précis, je te déteste Avery. Chacun son tour ! J’ai toujours eu confiance en toi et là tu me dis que tu m’as caché quelque chose pendant plusieurs temps. Tu me déçois, vraiment. D’ailleurs, j’étais le seul à ne rien savoir de cela ? Tu as mis quelqu’un dans la confidence ? » De par ces questions, je me demandais surtout, dans le fond, si quelqu’un l’avait soutenu durant cette épreuve, une épaule sur laquelle s’appuyer en soi, connaissant très bien son envie voir même son rêve d’avoir des enfants, malgré la colère m’envahissant.

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MessageSujet: Re: Who is there ? ( avery )   Dim 9 Juil - 15:04

« It’s driving me insane. I can’t fake for God’s sake, why am i driving in the wrong lane ? Trouble is my middle name but in the end I’m not too bad. Can someone tell me if it’s wrong to be so mad about you ? Give me all your true hate and I’ll translate it in our bed into never seen passion. That’s why i am so mad about you. » sean and avery » seavery, circles, ludovico einaudi. (song)

La situation s'était dégradée à vue d'oeil et Avery ne savait déjà plus comment ils en étaient arrivés à aborder le sujet de son avortement. Comment elle était arrivée à tout lui avouer, enfin ? Oui, parce que ce mensonge l'avait pesé depuis. Il était lourd à porter mais dans une premier temps, elle avait songé que c'était le mieux pour le couple, pour lui, de ne rien savoir. Sauf que là, tout était déjà détruit. La vérité devait éclater. C'était bénéfique pour elle. Pourtant, les premiers mots avaient eu du mal à sortir, elle n'assumait pas vraiment son choix dans le fond. Parce qu'elle ne l'avait jamais approuvé, le faisant à contre coeur. Elle savait que Sean n'allait pas apprécié. C'était bien normal dans le fond. Elle ne pourrait lui en vouloir. Du moins, plus maintenant. Elle lui en avait voulu. Un temps. Si fort qu'elle n'avait pas osé le regarder dans les yeux les jours qui avaient suivis. Elle n'avais pas osé rester et rentrer chez elle. C'était renfermée dans sa peine, toute seule, et sa colère aussi. La belle avait tout donné dans son travail, pour oublier, ne plus y penser. Dans un premier temps, Avery n'avait pas osé le regarder. Ça faisait bien trop mal, alors que la vérité faisait surface d'entre ses lèvres. Elle avait osé prononcer cette phrase, à demi mots, presque comme un murmure. Tu peux répéter ? Non elle ne pouvait pas. C'était déjà bien trop difficile pour qu'elle le redise encore une fois. Avery fixait toujours ses pieds, comme s'ils allaient l'aider, lui donner une solution. Elle refusait de faire face au regard de son mari. A son jugement, même silencieux. Seul son regard pouvait l'achever, elle le savait. Telle une enfant, elle avait peur de se faire gronder. Du moins, c'est ainsi qu'elle le voyait. Son coeur battait la chamade, elle tremblait des mains et les larmes recommençaient à se frayer un chemin jusqu'à ses yeux, le long de ses joues. Avalant difficilement sa salive, Avery continuait à dire la vérité, pour se soulager, mais aussi parce qu'elle lui devait bien. Il avait le droit à des explications, même après tout ce temps. Elle n'espérait pas que cela les aide à repartir, loin de là. Une chose s'était brisée entre eux, elle en avait prit conscience au moment où Sean lui avait demandé le divorce. Cependant, son coeur restait meurtri par l'amour inconditionnel qu'elle lui portait, incapable de tourner la page. Leur page. Comme si vivre sans lui semblait impossible. Mais si c'était son choix, elle le respectait, non pas sans se battre et essayer cependant. Quoi ?! Il était normal qu'il soit surpris, voir qu'il ne comprenne pas tout de suite. Au bout de quelques minutes, la jeune femme avait enfin le courage de relever la tête et de le fixer de ses yeux humides, constatant enfin comment il semblait chambouler de cette annonce. Voir bouche bée. Il ne semblait pas comprendre. Elle non plus après tout. Comme si cette décision semblait stupide et futile et maintenant. Bien moins lorsqu'elle l'avait prise sur le moment. Elle continua son discours, pour bien lui faire comprendre son état d'esprit du moment et justifier son éloignement, qu'elle regrettait profondément maintenant. Elle aurait aimé faire les choses autrement. Que tout soit plus simple. La vérité était tout autre et il fallait l'assumer. Elle avait fait son deuil, à présent, de cette grossesse et de cet avortement. Sean, lui, venait tout juste de l'apprendre. Le plus dur, dans le fond, c'était de lui dire qu'elle l'avait détesté. Pendant un temps. Un grand mot qu'elle n'avait pas voulu ressentir, ni même cité, tellement c'était bizarre et étrange, mais qu'il se devait tout de même d'entendre. Au fur et à mesure de ses mots, elle voyait le visage de son époux changeait et la colère envahir ses traits. Comment veux-tu … alors que tu m’en n’as même pas parlé ! Je n’ai pas eu mon mot à dire dans cette histoire, donc comment tu peux m’en vouloir ?! C’est vrai, à la différence de monsieur et madame tout le monde, je ne souhaitais pas suivre le cour des choses après un mariage en ayant des enfants, mais peut-être qu’à ce moment, face au fait accompli, ça aurait été différent, je ne sais pas … La fin de sa phrase donna le coup de grâce et elle fuya son regard une fois de plus, tenant à finir ce qu'elle avait commencé. Changer ? Il aurait changer d'avis ? Avery n'en était pas du tout convaincu. Elle aurait dû lui en parler, c'est sûr, elle en était consciente. Encore une fois, sur le moment, cette décision semblait la meilleure. Sans doute ne voulait-elle pas l'entendre dire qu'elle devait avorter. Pour lui en vouloir encore plus. Les quelques paroles de plus qu'elle donna eurent l'effet de le mettre en colère, ce à quoi elle s'attendait au final. Si tu m’en avais parlé plus tôt, la situation aurait peut-être été différente et on n’en serait sûrement pas arrivé là, en effet ! Elle se mordit la lèvre supérieure. Reprit son souffle plusieurs fois et décida se sécher ses larmes une bonne fois pour toute. Elle avait en assez. Tout était brisé. Elle l'aimait, il l'a détesté. Soulagée et à la fois anéanti, elle se rendait compte de sa stupidité quant au fait qu'il avouait qu'il aurait peut être changer d'avis. Pourtant, elle se souvenait bien de leurs conversations et disputes à ce sujet, ce qui l'avait amené à prendre cette décision. Vraiment ? En l'apprenant, tu aurais changer d'avis ? Elle le fixa un long moment. La colère montait aussi dans ses traits. Tu me dis ça maintenant, alors qu'à l'époque tu refusais d'aborder le sujet ! Et je dois le prendre comment moi maintenant ? Elle était en colère, contre lui, contre elle, surtout contre elle. Juste une question, ça fait combien de temps depuis que tu as … avorté ? Elle n'eut le temps de répondre, qu'il ajouta : A ce moment précis, je te déteste Avery. Chacun son tour ! J’ai toujours eu confiance en toi et là tu me dis que tu m’as caché quelque chose pendant plusieurs temps. Tu me déçois, vraiment. D’ailleurs, j’étais le seul à ne rien savoir de cela ? Tu as mis quelqu’un dans la confidence ? Ça n'avait pas d'importance dans le fond. C'était fait, maintenant, irréversible. La belle finit par repasser une main dans ces cheveux, se mordit encore la lèvre et fuyait son regard, comme une enfant. Elle n'arrivait plus à le regarder, comme avant, à ne pas lui en vouloir à son tour. De la possibilité qu'il aurait changer d'avis, qu'elle ne lui avait rien dit. Tant de rancoeur et de colère qui l'a submergé tout à coup, constatant combien tout ceci était un échec. Combien elle l'avait perdu alors qu'elle l'aimait. Elle finit par sourire nerveusement. Tout ceci était une blague en fait ? Elle avait avorté pour lui, pour leur couple. Lui lui disait qu'il aurait pu changer d'avis, alors que tout ceci avait ruiné leur mariage. Tant de choses non dites qui ont fini par blesser tout le monde. Quelle importance ? finit-elle par lui répondre, finissant de sécher ses joues. Son regard croisa de nouveau le sien. Si je pouvais revenir en arrière, crois moi que je le ferais. J'aimerai que les choses soient différentes. Que tu m'aimes toujours, que tout ceci n'est pas eu lieu. Qu'on est pas à divorcer. Enfin que tu ne veuilles pas divorcer. Que tout redevienne comme avant ... Mais c'est impossible. J'ai prit une décision, il y a presque deux ans, le 12 février 2015. Elle répondait ainsi à sa question. Et je ne peux pas revenir dessus maintenant. T'as toutes les raisons du monde de m'en vouloir. Je m'en veux déjà. Mais on s'était promit de s'aimer, pour le meilleur et pour le pire. On est dans le pire et toi, tu tiens pas ta promesse. Elle finit par remettre la laisse de Sulky à son cou, caressa la tête de son chien et doucement, enleva son alliance. Elle s'était retirée toute seule, sans forcer. Le coeur déchiré, elle la posa sur le meuble de l'entrée. La décision de divorcer, ce n'est pas la mienne. Je ne veux pas renoncer à notre mariage. Mais je peux pas te forcer à faire semblant. Avery finit par lui tourner le dos, ouvrant la porte d'entrée et sortant de l'appartement, le coeur lourd et totalement détruit par ce qui semblait être un adieu. Pas le sien, celui de Sean. La dernière fois qu'elle voyait cet appartement, la dernière fois qu'ils se parleraient, sans doute. Au bout d'un instant, sans un mot de plus à son égard, elle referma la porte de l'appartement derrière elle, comme une sentence qu'elle ne voulait pas mais qu'elle lui devait. Adieu. Au revoir. Qu'importe, ça l'a déchiré.
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Who is there ? ( avery )

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