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 No one keeps a secret. (ft. Eden)

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MessageSujet: No one keeps a secret. (ft. Eden)   Lun 12 Juin - 23:43

No one keeps a secret.

Je rentre à l'appartement à reculons. Je crains le moment où Eden se tiendra face à moi, le moment où il faudra, inévitablement qu'on parle. Parce que je ne veux pas parler. Je ne veux pas connaître la vérité, je ne veux pas savoir. Je refuse de croire que tout ça est vrai, je veux le renier, enfouir cette information au plus profond de moi. J'aime Eden. Je l'ai toujours considéré comme ma sœur, presque une jumelle. On a grandi ensemble, on a presque tout vécu ensemble. On se soutient dans les moments difficiles, ouais, on a cette relation magique, la relation qui m'a permis de tenir après le décès de Clarisse. Mais j'étais loin de me douter qu'elle était vraie. La vérité me fait plus de mal que de bien et c'est horrible. Je lui en veux de me l'avoir caché si longtemps alors qu'elle a été capable de l'avouer, comme ça, sans réfléchir à Nolan, un type qu'elle ne connaît même pas… Putain, que la vie est mal faite. Je grimpe les escaliers jusqu'à mon étage, mais devant la porte d'entrée, j'hésite, je perds mes moyens et la colère monte instantanément en moi. Elle remplit tout mon être, toute mon âme. Intérieurement, je bouillonne, mais je ne dois pas exploser. Non, le volcan qui hurle en moi ne rentrera pas en irruption. Pas ce soir. Pas cette nuit. Pas maintenant. Ni demain. Ni jamais. Je sors les clefs de mon sac et l’insère dans la serrure. Automatiquement mon cœur se tord. J'entends Stitch japper derrière la porte. Au moins, lui, il est loin de toutes ces embrouilles, loin de se douter de tout ce que je traverse en ce moment. Des fois, j'aimerais avoir la belle vie d'un chien, me retrouver au sein d'une famille aimante. Parce que la mienne, de famille, elle est vraiment merdique. Et jusqu'au bout. Je tourne la clef et ma boule de poil me saute dessus. Je lui caresse la tête avant de le pousser gentiment pour me dégager et pouvoir fermer derrière moi. J'entends des bruits de pas dans le salon et je me crispe. J'aurais préféré qu'elle dorme. Ou qu'elle ce soit isolée dans sa chambre. Mais au fond, je savais que ce ne serait pas le cas, je savais qu'elle allait attendre mon retour pour qu'on s'explique. Mais je refuse. Je jette mes clefs sur le buffet, retire mes chaussures en les envoyant valser contre le meubles prévu à cet effet, attrape mon chat, qui passe par là et le serre contre moi. Je demande à voix basse à mon deuxième animal de me suivre et ose enfin traverser le séjour. Je l'entends m'appeler, mais je l'ignore. Je passe devant elle avec nonchalance, en la foudroyant de mes yeux rougis par les larmes et me dirige vers ma chambre. Une fois dedans, je claque la porte avec rage et me laisse tomber sur mon lit. Mais je la connais. Je sais qu'elle viendra toquer.
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MessageSujet: Re: No one keeps a secret. (ft. Eden)   Mar 13 Juin - 1:01

No one Keeps a Secret.



Je suis assise sur le divan avec Stitch à mes pieds et pour la centième fois (au moins) aujourd'hui, je me rends compte dans quelle merde je suis. May sait tout. J'ai encore du mal à réaliser ce que ça implique mais ce que je sais en revanche, c'est qu'elle est furieuse. Et elle a raison. Je relis ses SMS en boucle, en espérant avoir mal lu ses réponses où en rêvant que la joie ait miraculeusement remplacé sa colère. Évidemment, c'est impossible. Ce qui est fait ne peut être défait et revenir en arrière serait surréaliste. Je soupire. Elle m'en veut terriblement de ne rien avoir dit plus tôt, ça je l'ai bien compris. Mais je n'ai pas encore saisi le degré de sa colère.. En revanche moi, je ne sais pas à qui j'en veux le plus : à Nolan d'avoir balancé cette bombe ou à moi, de ne pas l'avoir fait avant. Je suis resté dans l'appartement toute la journée en attendant le retour de May. J'ai fais les cent pas, j'ai tourné en rond et surtout, j'ai pleuré pendant des heures. Parce que pleuré, il faut avouer que ça fait du bien. Ça n'arrange rien à nos problèmes, mais ça ne les empire pas non plus. Alors, oui, j'ai pleuré. Jusqu'à ce que mes yeux ne puissent plus verser la moindre larme, jusqu'à ce que mon corps soit incapable de ressentir  le moindre élan de déprime.

Et maintenant je suis là, au milieu du salon, à attendre que ma sœur se montre enfin. Stitch démarre soudain en trombe vers la porte d'entrée et j'entends les clés tournées dans la serrure. Je me sens alors soulagée. Après tout, elle est ici chez elle. Et je ne veux pas qu'elle se sente obligée de dormir ailleurs à cause de moi. Tout à coup, j'ai peur et je ne sais pas comment agir. Dois-je aller l'accueillir ? Ou dois-je l'attendre ici ? Oui, c'est ce que je vais faire. Quelques secondes plus tard, May traverse le salon et ses traits sont impénétrables. Elle m'ignore simplement jusqu’à ce qu'elle me lance un regard plein de haine.. Je ne lui connais pas cette expression. C'est mauvais signe. «May, te voilà ! Attends!» Mais elle file déjà vers sa chambre et referme la forme avec une force qui veut dire ''LAISSE-MOI TRANQUILLE''. Mais j'en suis incapable. Elle souffre, je souffre et je ne veux pas laisser la situation s'envenimer davantage. On doit en parler, on doit s'expliquer. Je frappe à plusieurs reprises sur sa porte, mais jamais elle ne vient m'ouvrir. Elle ne répond pas non plus à mes supplications. Mais il est hors de question que je fasse demi-tour. Pour les gens que j'aime, je peux me montrer tenace. Et j'aime May. Alors, je me laisse tomber doucement au sol et je m'appuie contre sa porte. «Tu te souviens quand nous étions gosses et que Jimmy Cracra m'embêtait toujours à l'école ? Personne n'osait jamais le défier, mais toi, tu l'as fait. Et tu l'as fait pour moi. Tu m'as toujours protégé. Tu es comme ça toi : forte, courageuse et déterminée. Ne laisse personne t'enlever ça May, surtout pas moi.» Je reprends à peine mon souffle et mes yeux se sont embués de larmes. Mais je décide de poursuivre, car je n'ai pas fini. «Oui j'ai merdé. J'ai merdé grave. Mais la vérité, c'est que je suis terrorisée et que je ne savais pas comment te dire la vérité. Je ne cherche pas d'excuses, je n'en ai aucune.» La porte reste close et je commence à être à court de discours. «Mais bon sang, May ! S'il te plaît, ouvre cette porte !»  

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MessageSujet: Re: No one keeps a secret. (ft. Eden)   Mar 13 Juin - 1:37

No one keeps a secret.

La tête dans mon oreiller, j’étouffe mes sanglots. Je ne veux pas qu'elle m'entende pleurer, je ne veux pas qu'elle sache que derrière toute la colère que je peux ressentir, se cache la tristesse. Et de la peur également. Parce que cette nouvelle va finir par briser entièrement ma famille. Déjà qu'elle l'était. Et je n'ai pas vraiment besoin de connaître la vérité, je la sais déjà. Je sais qui est le fautif de l'histoire et ça me rend malade. Lui qui nous berce depuis l'enfance avec des putains de principes, qu'il nous fait croire que nous sommes une famille exemplaire. Tout ça, ce n'était que des foutaises. Que des mensonges pour que jamais nous nous doutions de ce qu'il avait fait. Il est allé voir ailleurs. Et avec la voisine. Putain, j'ai l'impression de vivre un véritable cauchemar ou de jouer dans une série américaine. Peut-être même que je mériterais d'avoir une VDM rien que pour moi. Ou je pourrais me lancer dans une autobiographie, expliquant pourquoi ma vie est vraiment pourrie en ce moment. J'ignore le tambourinement d'Eden sur ma porte. J'aimerais lui crier de dégager, de me foutre la paix, mais je ne dis rien. Ma voix se briserait à coup sûr et si elle est aussi tarée que mon frère, elle est capable de faire péter la serrure pour rentrer dans ma chambre. Après tout, on est lié par le sang maintenant. Je l'écoute me parler, ou peut-être pas. En fait, j'en sais rien. Je pense que je ne comprends que des bribes de ses phrases et je me tourne face à la fenêtre, dos contre la porte. Je regarde la nuit, les étoiles et une plante silencieuse s'élève de mes lèvres. Je serre mon ours en peluche contre moi et ferme les yeux. L'entendre me dire qu'elle a merdé me rappelle ce que j'ai pu dire à Nolan quelques heures plus tôt. Je me redresse dans mon lit et lance un coup d’œil furtif vers le porte. « Ah bah ça tu vois, c'est visiblement de famille ! » Mon ton est froid, presque méchant et avec une pointe d'ironie. Parce que ouais, ça l'est. Ma mère a merdé en épousant un type pareil. Mon père a merdé en trompant sa femme. Mes parents ont tous les deux merdés quand Clarisse est décédée et je n'ai pas besoin de vous dire la suite. Claüs aussi l'a fait. Et moi aussi. « Et il faut croire que les mensonges aussi ! Alors dit-moi pourquoi je devrais ouvrir cette porte ?! » Je ne l'ouvrirais pas. Oh non. Je ne veux pas qu'elle me voit dans cet état et j'ai la frousse. Je suis trop énervée et j'ai peur des réactions que je pourrais avoir… J'attrape mon paquet de clope poser sur mon bureau ainsi que mon briquet et m'en allume une. Je ne fume jamais à l'intérieur, mais là, je suis à bout. J'ouvre tout de même la fenêtre et regarde la lune. Une larme ruisselle le long de ma joue et j'ose reprendre la parole. « Tu as encore un autre secret à m'annoncer ou ça y est, tu as fini ? »
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MessageSujet: Re: No one keeps a secret. (ft. Eden)   Mar 13 Juin - 2:21

No one Keeps a Secret.



Je ne le jurerais pas, mais il me semble entendre May pleuré. Évidemment, je n'entends pas un long sanglot, non. Je n'entends qu'une larme. Mais je ne relève pas car je connais May et je sais qu'elle ne veut pas que je l'entende. Alors, je fais comme si je ne l'avais pas entendue. Mais mon cœur s'est brisé. Jusqu'à présent, je n'avais pas compris que derrière sa colère, il se cachait en réalité une véritable tristesse. Et bien que je n'aie pas demandé à être conçue, je me sens responsable de lui faire autant de peine. Je me mets aussi à douter. A t-elle de la peine parce que son père à trahit sa mère ? Parce que je ne lui ai pas dit la vérité ? Ou tout simplement parce qu'elle ne me veut pas comme sœur ? On a toujours été proche, c'est vrai. Mais peut-être que lorsqu'elle me surnommait ''ma sœur'', ce n'était qu'une façon de parler. Peut-être ne l'a-t-elle jamais pensé réellement. Mes pensées me dont déraillées et alors que je ne croyais plus avoir une seule larme dans le corps, mes pleurs reprennent de plus bel. Elle me demande pourquoi elle devrait ouvrir cette porte et la seule chose valable que je réussis à articuler est «Parce que je ne veux pas te perdre». Ça me paraît être la seule chose qui ne changera jamais d'ailleurs. Mes larmes doublent et lorsqu'elle me demande si je cache encore un autre secret, je commence à perdre espoir et j'ai l'impression qu'elle n'ouvrira plus jamais cette foutue porte. Mais je n'ai pas dit mon dernier mot et je suis déterminée à l'avoir en face de moi ce soir. Je sèche mes larmes et d'un ton cassant, je lui réponds : «Aucun. Mis à part que j'adore chanter et que mon rêve est de me lancer, mais ce n'est pas le sujet... Par contre May, je te préviens que je risque de passer la nuit à jacasser devant ta porte si tu ne l'ouvre pas.. Et tu sais mieux que personne à quel point je peux me montrer bavarde...» J'entends tout à coup du mouvement dans sa chambre et je ne sais pas si c'est signe que cette porte va s'ouvrir ou si au contraire, je n'ai fait qu'empirer la situation déjà bien critique. Rien ne se passe. «May ? Ne m'ignore pas ! S'il te plaît !» Mais je n'ai que le silence comme réponse.

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MessageSujet: Re: No one keeps a secret. (ft. Eden)   Mar 13 Juin - 3:49

No one keeps a secret.

Je reste accouder à la rembarre de ma fenêtre. Je laisse la brise caresser mon visage et les larmes couler le long de mes joues. Je souffle la fumée de ma cigarette tandis que mon regard se perd vers les étoiles. Pourquoi, rien qu'une seule fois dans ma vie, je ne peux pas passer une journée normale, sans que rien de bizarre ou d'inattendue se produise ? J'ai l'impression que le sors s'acharne sur moi et que quand je commence à reprendre espoir, à me dire que ma vie ne peut pas être plus merdique qu'elle ne l'est déjà et surtout, que je ne peux pas tomber plus bas, quelque chose de dingue se produit. Oui, j'ai toujours rêvé qu'Eden soit ma sœur. Et je lui ai fait comprendre un nombre incalculable de fois. J'étais la plus petite de la fratrie et j'étais heureuse de m'imaginer avec une petite sœur à protéger. Je repense à ce qu'elle m'a raconté tout à l'heure. J'étais une vraie brute à l'école primaire. Enfin. J'étais discrète, comme toujours, mais il ne fallait pas me chercher des noises ou s'en prendre à plus faible que soit. Sinon, j'attaquais. J'avais déjà le syndrome du justicier. Puis je savais me battre. J'avais prit des cours de self défense avec le meilleur professeur qui puisse exister. Mon frère. Je ne sais pas vraiment ce qui lui est passé par la tête ce jour là pour vouloir m'enseigner l'art du combat, mais il l'a fait. Et je me souviens de chaque cours comme si c'était hier. Me remémorer autant de souvenirs heureux me sert le cœur. J'ai eu la chance de vivre tout ça, mais Eden, non. Elle a vécu toute sa vie, ou peut-être pas d'ailleurs, parce que je ne sais pas depuis combien de temps elle sait, en nous voyant grandir, rire et sourire tous les trois. On a le même sang et elle n'a jamais pu en profiter. Mais ce qui me fait le plus mal, c'est de savoir qu'elle partage aussi ce lien avec Clarisse. C'est bizarre à dire, bizarre à croire. Et bon sang, en cet instant, qu'est-ce qu'elle me manque. Elle aurait su quoi faire, quoi dire. Parce que Clarisse, c'était la sérénité absolue, le calme et la raison en personne. Elle, elle aurait tout de suite clarifié la situation et elle l'aurait accepté. Parce qu'elle était comme ça. J’essuie mes larmes d'un revers de manche et écrase ma cigarette sur le cendrier. Je laisse ouvert pour tenter de camouflée l'odeur et regrette presque de ne pas avoir acheté une bouteille d'alcool sur le chemin du retour. J'en aurais bien besoin… Noyer son chagrin dans l'alcool. Triste cliché. « J'ai des boules Quies. Alors tu peux jacasser derrière la porte autant de temps que tu veux, je ne l'ouvrirais pas. » Les seules personnes susceptibles de me faire ouvrir sont mes animaux. Ils finiront pas en avoir marre d'être enfermés avec moi, mais j'espère qu'à ce moment-là, elle aura capitulé et sera parti se coucher. Je l'espère de tout mon cœur. Finalement, c'est moi qui jette l'éponge la première. Parce que ma curiosité me tuera et que je ne peux pas continuer de me mentir. Je veux savoir. Cette question me brûle les lèvres et je veux connaître la réponse. « Tu le sais depuis quand ? » Je m'approche de la porte, mais il est hors de question que je la laisse entrer. Pas encore.
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MessageSujet: Re: No one keeps a secret. (ft. Eden)   Mar 13 Juin - 22:02

No one Keeps a Secret.



Je suis toujours installé devant sa porte et je fais face au silence de May. Chaque seconde qui passe, j'ai l'impression de la perdre et je suis à deux doigts de déguerpir me planquer sous ma couette. La douleur que je ressens est presque physique car ce silence assourdissant est pire qu'un couteau qui se planterait dans ma poitrine. C'est comme si je me perdais dans un océan de regret et d'amertume. Je n'arrive plus à m'entendre penser, je n'arrive même plus à me souvenir de la dernière fois où May et moi avons eu une dispute. Peut-être que je me trompe, mais je ne crois pas qu'il y en ait déjà eu une seule. Au bout de quelques minutes, je me rends compte que rester ici ne sert à rien. Apparemment, May ne m'ouvrira jamais cette porte et ma présence ne fait peut-être qu'augmenter la tristesse qu'elle ressent. Alors, je rassemble le peu de courage qu'il me reste et me redresse. Je tiens difficilement sur mes jambes et elles menacent de me lâcher à tout moment. Je fais un pas en direction du salon, et là, j'entends enfin May prononcer une question. Une chose est sure, cette question me donne envie de me fracasser à terre. Et cette fois, je ne suis plus sure de pouvoir me relever. Alors, je reste debout en réfléchissant au mieux à la réponse que je vais donner. Combien de temps? Si je lui dis la vérité, c'est-a-dire 3 mois, elle m'en voudra encore plus. Mais si je lui mens, je ne pourrais plus jamais me regarder en face et surtout, je prouverai que je ne mérite pas son pardon. «Trois mois... dès que ma mère s'est enfin décidé à me dire la vérité sur mon père biologique, j'ai prévu mon déménagement. Je voulais te le dire le plus vite possible et  en face à face. Mais quand je suis arrivé ici... j'ai perdu tous mes moyens. Je ne savais pas comment tu réagirais à cette situation.» J'ai l'impression de me répéter, mais je me sens obligé d'ajouter «May, je suis désolé, crois-moi».

Quelques minutes plus tard, je commence vraiment à en avoir assez de parler à un mur. Ou plutôt, de parler à une porte. J'ai essayé la technique de la patience mais elle n'est pas visiblement pas faite pour moi. May est peut-être triste, mais moi aussi. Et quand j'ai appris cette révélation, j'étais seule, personne d'autre que moi ne le savait. J'ai dû affronter toute cette merde seule, comme d'habitude. Elle, elle pourrait se reposer sur moi, on pourrait se soutenir et affronter cette situation compliquée ensemble. Mais à la place, elle choisit de me fermer son cœur. Tout d'un coup, une vague de colère m'envahit et je décide de me bouger. Puisque je suis à bout, elle aussi va l'être. Je retourne dans ma chambre chercher ma chaîne-hifi et j'attrape le CD le plus affreux à écouter de toute la pile. À une vitesse dont je ne me croyais pas capable, j'installe le CD dans le poste et branche la prise de courant. «On va voir si tes boules Quies peuvent t'aider!». Dans la seconde qui suit, j'appuie sur le bouton PLAY de la chaîne et augmente le volume à son maximum. De la musique fracassante se met à résonner dans tout l'appartement et je compte les secondes avant que May ne se décide à ouvrir cette fichue porte... Un, Deux, Trois,...  

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MessageSujet: Re: No one keeps a secret. (ft. Eden)   Mar 13 Juin - 22:48

No one keeps a secret.

Si je veux garder mon calme, je sens que je dois me fumer une nouvelle clope. Et c'est ce que je décide de faire. Et je suis prête à fumer tout le paquet s'il le faut. Et encore, je pense qu'il me faudrait quelque chose de plus costaud, quelque chose qui me permettra de planer et de vraiment tout oublier. J'allume ma cigarette et la porte à ma bouche. Je ferme les yeux avant de souffler la fumée et de reporter mon attention sur la porte de ma chambre. Je n'arrive pas à croire qu'elle ait attendu tout ce temps pour me le dire. Et donc c'est ça, la véritable raison de sa venue à Island Bay… C'est ça qu'elle essaie de me dire à plus reprise sans jamais réussir à cracher le morceau. « Putain que c'est lâche… » Je peux comprendre que ce ne soit pas un aveu facile à faire, mais merde ! Elle l'a dit à Nolan. Un type qu'elle connaît à peine si j'ai bien compris ! Il l'a su avant moi, sa propre sœur ! C'est du délire. Un vrai et véritable délire ! « Je n'arrive pas à croire que ça fait deux mois que tu me mens. Je ne sais pas si tu t'en rends compte… On aurait dû en parler le premier jour. Tu aurais dû me dire la vérité au lieu de me laisser vivre dans le mensonge ! » Mais de toute façon, elle n'est pas la seule à l'avoir fait. Ça fait vingt-et-un an que mon père ment à toute la famille. J'ai envie d'envoyer un message à Claüs. J'ai besoin de le voir. J'ai besoin de voir mon frère, de lui expliquer toute cette merde. Mais est-ce à moi de le faire ou à elle… ? Je n'en sais franchement rien. Je pars chercher le cendrier et le dépose sur ma table de chevet. Je me laisse tomber dans mon lit. « C'est bien joli d'être désolée, mais il fallait peut-être penser aux conséquences avant ! » Je sais que je suis dur avec elle. Je sais que je devrais essayer de la comprendre, mais bon sang, c'est ma sœur… J'en perds une. J'en retrouve une autre. Ce n'est pas facile à digérer.

Plusieurs minutes s'écoulent dans le silence. J'ai l'impression qu'Eden a lâché l'affaire et c'est tant mieux. Je commençais à en avoir ras-le-bol de l'écouter et je voulais seulement et simplement avoir la paix. Ce n'est tout de même pas si difficile à comprendre, si ?! Mais au final, je suis à mille lieux de la vérité. Et je m'en rends très vite compte lorsqu'elle allume la chaîne hi-fi et qu'une musique de sauvage résonne dans tous l'appartement. Non d'un chien ! Elle va réveiller tous les voisins si elle continue avec ses conneries ! Je préfère l'ignorer dans un premier temps, je prends sur moi, mais cette mélodie atroce me brise les tympans. Pas que d'ailleurs. Sous un excès de colère, j'attrape le cadre qui abrite une photo de nous deux et l'envoie valser contre la porte de ma chambre. En même temps, je cris à m'en briser les cordes vocales. « Arrête ça tout de suite bordel ! » Mais de toute façon, elle ne doit même pas m'entendre. Je sors de mon lit, j'esquive les morceaux de verres qui jonchent le sol de ma chambre et sort en trombe pour la rejoindre dans le salon. « Tu as décidé de nous rendre sourdes ou quoi ?! Remarque ce sera bien utile, je ne t'entendrais plus parler comme ça ! » Je sais qu'elle n'attendait que ça. Me faire sortir de ma chambre. Je suis sûre qu'intérieurement, elle jubile. Je la foudroie du regard avant de partir chercher le balais. Elle ferait mieux d'arrêter de me chauffer, parce que sinon, elle va voir de quels couleurs je m'énerve…
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MessageSujet: Re: No one keeps a secret. (ft. Eden)   Mer 14 Juin - 1:15

No one Keeps a Secret.



Je ne sais même pas si May réagit à cette provocation. Soit elle est en train de s'énerver, soit elle laisse couler et mon stratagème ne fonctionne pas. Mais le bruit qui vient de retentir contre la porte était si fort qu'il me laisse supposer la première option. Tant mieux. Ça veut dire qu'elle ne va pas tarder à débouler ici. Enfin, j'espère. En mettant la musique aussi fort et surtout une telle horreur, je voulais faire réagir May. Et c'est peut-être en train de fonctionner, mais je n'avais pas pensé au fait que cette musique m'énerverait moi aussi. Je ne vais pas tenir le coup très longtemps, j'espère que May non plus. Dans mon comptage de secondes, je suis déjà arrivé à 25 et je commence à tourner en rond, les mains sur les oreilles. Je la vois enfin débarquée dans le salon et elle aboie une remarque cinglante à laquelle je ne réponds pas. Ses yeux me lancent des éclairs meurtriers et même si je ne suis pas du genre à me laisser faire, cette situation me pousse à ne pas lui rendre ce genre de regard. J'ai enfin réussi à la faire sortir de sa chambre, je ne veux pas tout gâcher. Je la vois chercher le balai et comprends aussitôt que le bruit que j'ai entendu quelques secondes plus tôt était bien réel. Je tourne légèrement les yeux pour essayer de voir ce dont il s'agit et mon cœur se brise en millions de morceaux, tout comme le cadre que May à jeté. C'est une photo d'elle et moi en vacances lorsque nous étions petites. Lorsque nous ne connaissions rien de la vie et que les mensonges d'adultes ne nous concernaient pas. Je donnerais tout pour revenir en arrière et que le temps reste figé à cette période. Mais c'est impossible. Et le regard que May vient de me lancer en dit long... Rien ne sera plus jamais comme avant. Je soupire de tristesse en lui tendant la main pour qu'elle me donne le balai. «Laisse, je vais ramasser.» Je ne veux pas qu'elle voie une seconde fois ces éclats de verre, je ne veux pas qu'elle voie cette photo où nous sommes désormais séparées, comme des étrangères. Elle ne me laisse cependant pas faire et se redirige vers sa chambre.  J'ai peur qu'après avoir ramassé le cadre, elle referme sa porte. Car si elle fait ça, je serais incapable de l'en faire sortir une seconde fois, c'est sur. Alors, je cours et je lui bloque le passage en posant ma main sur l'un de ses poignets. Comme si ce contact pouvait suffire à la retenir. «J'aurais du t'en parler plus tôt, c'est certain. Je n'ai pas été honnête avec toi et je le regrette. Mais ne remet pas en cause toutes ces années que nous avons partagées uniquement parce qu'il fait une erreur.» Nous savons toutes les deux de qui je parle, évidemment. Son père. Notre père.

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MessageSujet: Re: No one keeps a secret. (ft. Eden)   Mer 14 Juin - 18:43

No one keeps a secret.

Je lève les yeux vers le plafond lorsqu'elle me propose de la laisser ramasser les morceaux de verres et je soupire d'exaspération. Je l'ignore royalement et me dirige vers ma chambre, balais en main. Elle n'a pas besoin de réparer mes bêtises. D'ailleurs, elle ferait mieux de réparer les siennes avant de vouloir s'occuper des miennes. D'autant plus que ça ne me prendra que trente secondes, un coup de balayette et tout sera oublié, mais dans son cas, je ne peux pas en dire autant. Je prie pour qu'elle lâche l'affaire une bonne fois pour toute, pour que le message soit passé, mais quand je la vois débouler devant moi, me bloquer le passage et m'attraper par le poignet, je me demande si on parle vraiment la même langue. Je me retire violemment de son emprise. « Pousse-toi. » Mais elle se fiche éperdument de ce que je lui demande et elle poursuit son charabia. Je m'appuie contre le balais  et l'écoute d'une oreille discrète. Rien que le début de sa phrase m'arrache un petit rire. « Non, tu crois ? Je suis vraiment ravie que tu admettes que ça fait… » Je fais mine de réfléchir. « Deux mois que tu aurais du m'en parler ! » J'étais restée plutôt calme jusqu'à présent. Enfin dans la mesure où on peut rester calme après pareille révélation, mais là, s'en est trop et je me mets à hurler. « Mais c'est vrai que c'est beaucoup plus logique d'en parler à un type que tu ne connais pas ! Qui lui, a au moins la présence d'esprit de me dire la vérité ! » Alors certes, ce n'était pas à lui de me la dire, certes j'aurais vraiment préféré qu'il se taise, mais je sais qu'il ne pensait pas mal. Du moins, c'est que je veux croire. Je tente de me calmer et baisse le ton de ma voix. « Et crois-moi, je compte avoir une sérieuse discussion avec mon père. » Mais pas tout de suite. Je préfère l'avoir quand Claüs sera là. Et d'ailleurs, s'il peut parler lui, ce ne serait que mieux. Déjà parce qu'il est hors de question que je sois en face à face avec mes vieux et qu'en plus, il saura le faire avec plus de tacts que moi. Enfin, pas sûr, mais ce sera toujours mieux que moi… « Et bon sang, va éteindre cette musique et pousse-toi de devant ma chambre ! » Ne voyant qu'elle n'a pas l'air décidé à bouger, je décide d'employer la manière forte. Je la pousse. Ni plus ni moins. Une fois l'accès libre, je fais disparaître tous les morceaux de faire et récupère la photo. Notre photo. Je la regarde quelques instants, ne sachant pas du tout quoi en faire. Mon instinct m'ordonne de la jeter, mais mon cœur me dit qu'un jour, tout finira par s'arranger. Seulement, je suis bien trop énervée pour l'écouter alors je la balance à la poubelle avec le contenu de ma pelle. Puisque je suis dans la cuisine, je me mets à fouiller tous les placards dans l'espoir de trouver quelque chose qui me permettra d'oublier cette journée vraiment pourrie.
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MessageSujet: Re: No one keeps a secret. (ft. Eden)   Ven 16 Juin - 4:54

No one Keeps a Secret.



May me reproche d'en avoir parlé à Nolan, un étranger. Nolan... je vais devoir avoir une explication avec lui. Ce qu'il a fait est tellement incompréhensible que je suis tenté d'oublier le bon moment que nous avons passé ensemble au concert. Aurais-je pu dire ou faire quelque chose qui mérite un tel coup de couteau dans le dos ? Certes, on ne se connaît presque pas. Mais il se doutait qu'une bombe pareille ferait des dégâts. Aime-t-il détruire la vie des gens sans raison ? Alors, quand May le défend, je commence à m'emporter. «Nolan est un con. Il a prit plaisir à foutre la merde là où il n'avait pas le droit de chier». Je me demande bien ce qui lie May et Nolan pour qu'elle le défende ainsi, mais pour l'heure, ça n'a aucune importance. Cracher sur lui ne résoudra pas mes problèmes, alors je préfère changer de sujet. May m'affirme qu'elle aura une conversation avec son père et je sais que moi, je ne ferais jamais un pas vers lui. Jamais. «Dans ce cas, ne lui remet surtout pas mon bonjour.» Elle me demande d'éteindre la musique, mais je sais que si je bouge, elle se renfermera dans sa chambre. Alors, je ne bouge pas et j'attends qu'elle accepte de m'adresser la parole sereinement.

Je suis soudain bousculé par May qui essaye d'atteindre sa chambre. Son geste me fait perdre l'équilibre mais je réussis à rester debout. Je ne dois pas tomber, pas maintenant. Pendant que je me force à avancer pour éteindre la chaîne hi-fi, j'aperçois May ramasser les morceaux de verre brisés et se diriger vers la cuisine pour les jeter. Il me faut un temps incroyable avant de la rejoindre à mon tour dans la cuisine. Je dois encore essayer de la convaincre de me pardonner. Il le faut. J'arrive enfin à la cuisine et May ouvre les armoires, à la recherche d'un réconfort qu'elle ne trouvera pas là. Je le sais car j'ai passé ma journée à en faire autant. Je m'apprête à demander une fois de plus pardon à May quand je la vois. Notre photo. Dans la poubelle avec le verre brisé. Cette photo représente tellement de choses à mes yeux que la voir jetée comme un vulgaire déchet achève de me briser et c'est à ce moment précis que je comprends avoir perdu May pour toujours. Mes jambes ne me répondent plus et avec toutes les émotions d'aujourd'hui, c'est maintenant que mon cerveau décide de se déconnecter. Littéralement. Je n'entends plus rien, ni May, ni Sticht. Ni même les battements de mon cœur. Je suis à deux doigts de m'évanouir tant mon corps est épuisé et que mon cœur est empli de tristesse. Et pendant qu'elle cherche je ne sais quoi dans les placards, moi, je cherche une raison de ne pas sombrer. Et je ne trouve rien. Vraiment rien. Alors, je cesse de lutter, je m'effondre au sol et tout devient noir.

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MessageSujet: Re: No one keeps a secret. (ft. Eden)   Ven 16 Juin - 17:30

No one keeps a secret.

Je l'écoute traiter Nolan de con et mon sang ne fait qu'un tour. Je l'écoute dire du mal de lui et même si elle a raison, et que je le sais très bien, je n'arrive pas à accepter la vérité et les reproches qu'elle peut lui faire. Je devrais confirmer ses propos, je devrais la défendre elle et lui dire que oui, il a eu tort, mais j'en suis incapable. Parce que contrairement à elle, je le connais. Je le connais même peut-être un peu trop et je sais qu'il ne pensait pas à mal en faisant ça. Ou peut-être que si. Sur le moment. Parce que je l'avais cherché et mérité. Mais il n'est pas du genre à vouloir intentionnellement faire souffrir les autres. J'en suis persuadée. « Alors ça, par contre, venant de quelqu'un qui ne le connaît même pas, tu ne crois pas que c'est un jugement trop hâtif ? » Je me détourne de mon placard et pose les mains sur mes hanches. Je la fixe intensivement. « Il fait peut-être des erreurs, il a peut-être merdé hier, mais parce que j'ai merdé avec lui ! Mais je ne crois pas que ses bêtises fassent de lui un con. » Je ne sais même pas pourquoi je lui raconte tout ça. Pour le moment, ma relation avec Nolan, c'est franchement bien la dernière chose dont j'ai envie de lui parler. Je ferme la porte du placard en la claquant et sort de la cuisine en soufflant. Rien ici. Rien dans le frigo. Rien nul part. Je vais devenir dingue. Je secoue la tête de droite à gauche quand elle me demande de ne pas passer le bonjour à mon père. Comme si j'allais le faire. « Ne t'inquiète pas pour ça, ce n'était pas prévu au programme. » Après tout, si elle veut lui dire quelque chose, ou le confronter ou je ne sais quoi, elle est assez grande pour le faire sans avoir besoin de mon aide. Ou alors, pour ça aussi, elle sera trop lâche et elle attendra que quelqu'un d'autre le fasse à sa place.
Je m'apprête à retourner déprimer sur mon triste sort dans ma chambre quand j'entends un bruit sourd provenant du séjour. Ou de la cuisine. De toute façon, le séjour est ouvert sur la cuisine alors… Je soupire et même si j'aimerais ignorer, il me reste un minimum d'humanité et je fais demi-tour. Je ne vois plus personne dans les deux pièces et je fronce les sourcils. « Eden ? » Je jure que si elle fait ça pour me parler, je vais la tuer. J'avance de quelques pas quand je la vois étendue sur le sol. Je me précipite vers elle et dépose mes doigts sur son cou pour prendre les battements de son cœur. Je soupire de soulagement en constatant qu'elle va visiblement bien. Je ne sais pas trop quoi faire alors je la porte, jusqu'au canapé où je l'allonge. Je file à la salle de bain et pose un gant d'eau froide sur son front. Comme le bon chien qu'il est, Stitch s'allonge au pied du canapé et je le regarde en lui souriant tristement. Je m'agenouille devant lui pour le caresser et lui demande. « Tu me préviens si elle se réveille, d'accord ? » Je lui fais une dernière petite grattouille avant de me redresser. « Tu es un bon chien. » Je traverse le couloir pour me retrouver devant la porte de la chambre d'Eden. Il y avait une limite à ne jamais franchir sans avoir obtenu l'autorisation de l'autre au préalable, mais aujourd'hui, je ne veux pas la respecter. Alors j'ouvre la porte, pénètre à l'intérieur de sa chambre et referme derrière moi.
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MessageSujet: Re: No one keeps a secret. (ft. Eden)   Ven 16 Juin - 19:17

No one Keeps a Secret.



La première chose que je vois lorsque je rouvre les yeux, c'est Stitch. Il me regarde avec un air tristounet jusqu'à ce je pose ma main sur sa tête pour le caresser. J'ai de plus en plus d'affection pour cette boule de poiles, malgré que les chiens ne sont pas vraiment mes animaux fétiches. Il faut dire que lui au moins, est resté auprès de moi pour s'assurer que je ne mourrais pas dans d'atroces souffrances. Alors que visiblement, May a mis les voiles... Je ne m'attendais évidemment pas à ce qu'elle soit aux petits soins avec moi ou qu'elle me tienne la main jusqu'à mon réveil, mais je ne pensais pas qu'elle déguerpirait... Elle me déteste vraiment. Sauf que ce n'est pas logique.. un gant humide est posé sur mon front et ce n'est certainement pas Stitch qui m'a porté jusqu'au fauteuil.. Je me redresse et essaie tant bien que mal de reprendre mes esprits. J'ai encore la conscience dans les brumes, mais je me force à me lever et à me servir un verre d'eau. Je ne sais pas où est May, mais je décide de ne plus la chercher, de ne plus essayer de la convaincre de me pardonner. Plus aujourd'hui du moins. Et de toute façon, je crois qu'elle a besoin de temps pour accepter tout ça. J'ai eu ma dose d'émotions et j'ai plus que besoin de repos. Je me dirige d'un pas traînant vers ma chambre en me demandant si je vais finalement pouvoir trouver le sommeil. Il me semble tout à coup entendre un bruit provenant des chambres, mais impossible de dire si cela vient de la mienne ou de celle de May. Mais étant donné que je ne suis pas dans la mienne et qu'avec May, nous avons un accord tacite, ça ne peut venir que de la sienne. Elle est donc resté ici. Je m'avance lentement vers ma chambre, sans faire de bruits car je ne veux pas que May sache que j'ai repris connaissance. Après tout, si elle veut savoir comment je me porte, il lui suffisait de ne pas m'abandonner sur place ! Je décide de ne plus penser à cette journée merdique et d'aller me coucher alors, j'ouvre ma chambre et m’engouffre dedans en refermant délicatement la porte. J'entends à nouveau un bruit, qui vient à coup sur de cette chambre-ci. Je me retourne et tombe nez à nez avec May. Choquée, je lui demande : «Qu'est-ce que tu fais ici?». La trahison est décidément de famille, on dirait..  

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MessageSujet: Re: No one keeps a secret. (ft. Eden)   Ven 16 Juin - 19:51

No one keeps a secret.

Trop absorbée par ce que je suis en train de faire, je n'entends pas Eden rentrer dans sa chambre. Quand sa voix s'élève, je sursaute de surprise et je lève les yeux vers elle. Je suis prise en flagrant délit. J'aurais préféré qu'elle ne se réveille pas tout de suite et qu'elle attende que j'ai terminé. Je lui fais face quelques secondes sans rien dire. « Je pense que ça se voit non ? » J'ai sortie ses valises de son placard, enfin de mon placard puisque c'est toujours mon appartement aux dernières nouvelles. J'ai commencé à ranger certaines de ses affaires et elle a de la chance, parce que j'ai fait ça bien. Oui, j'aurais pu tout bourrer à l'intérieur, ça m'aurait prit que quelques minutes, mais non, j'ai été soigneuse. « Mais maintenant que tu es réveillée, tu vas pouvoir prendre le relais et terminer toute seule. » Je pose les vêtements que j'avais dans les bras sur son lit et le contourne pour regagner la sortie de sa chambre. Je suis sûre que je n'ai pas besoin de lui expliquer ce qu'elle doit faire, elle a très bien compris, pourtant, avant de quitter sa chambre, je me tourne vers elle et la regarde dans le blanc des yeux. « Je ne veux plus de toi ici. » Je ne sais pas si c'est toute ma colère, ma bêtise ou véritablement moi qui parle, mais tout ce que je sais, c'est que pour le moment, être dans la même pièce qu'elle, voire dans le même appartement, c'est trop dur. J'ai besoin de temps, j'ai besoin de mon espace, juste besoin d'être seule. J'ai besoin de réfléchir, besoin de me retrouver et surtout de parler de tout ça avec mon frère. Puis peut-être avec mes parents… Je quitte enfin sa chambre pour regagner la mienne. J'enfile une veste en jean parce que le soir, le temps s'est nettement rafraîchi, j'attrape mon sac à main et la laisse de mon chien. Faut que je prenne l'air. J'attache Stitch pour sortir le promener, enfile mes chaussures et informe Eden de ce que j'ai prévu de faire en hurlant à l'autre bout de l'appartement. « J'ai une course à faire. Quand je rentre, je veux que tu sois sur le départ. » Et je me fiche qu'il se fasse tard, je me fiche qu'elle n'est plus d'autre endroit où aller, je veux juste qu'elle s'en aille. Et le temps qu'elle fasse ses valises, ou plutôt, les termine, c'est moi qui pars.
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MessageSujet: Re: No one keeps a secret. (ft. Eden)   Ven 16 Juin - 20:53

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Ma respiration s’accélère quand je pose mes yeux sur la valise. Je remonte le regard vers May et comprends ce qu'elle fait. Elle me met à la porte.. «May, s'il te plaît, ne fais pas ça. Je comprends que tu aies besoin de temps, mais.. Je n'ai nulle part où aller.» Ça me fait vraiment chier de l'avouer, mais j'ai l'air complètement pathétique. Sur mon compte en banque, j'ai peut-être assez d'argent pour deux ou trois nuits à l'hôtel du centre-ville, mais pas plus. À moins que ma mère ne se décide enfin à me faire le versement que j'attends. Ça fait déjà deux fois que je lui envoie un SMS pour lui rappeler de le faire, mais je n'ai pas encore eu de ses nouvelles. Et à vrai dire, ça commence un peu à me tracasser. Juste un peu. May me demande de continuer à faire ma valise avant de me dire qu'elle ne me veut plus ici. Dans mon for intérieur, je pense plutôt qu'elle ne me veut plus ni ici, ni ailleurs. Et encore moins dans sa vie. Elle sort de ma chambre, entre dans la sienne et en ressort avec une veste sur elle. Je la regarde s'agiter, prendre la laisse de Stitch et son sac à main, sans pouvoir réagir. Car je sais que rien de ce que je pourrais dire ou faire ne la fera changer d'avis. Elle attache alors le chien et enfile ses chaussures juste avant de me préciser en criant qu'elle veut que je sois prête à partir quand elle sera revenue. Comme si j'avais le choix de toute façon.. Elle sort de l'appartement et me retrouve seule avec moi-même et mes erreurs. Je ne pense pas avoir compris le sens du mot ''culpabilité'' avant ce soir. Ni même celui du mot ''regrets''. Je m'avance comme un zombie vers la penderie et commence à détacher mes vêtements. Je remarque que May a été soigneuse avec mes affaires, ça me déconcerte. Pourquoi avoir de telles attentions envers une personne qu'on déteste ? Ça n'a absolument aucun sens... Lorsque je boucle ma valise et fais le tour de l'appartement à la recherche d'un éventuel vêtement oublié, j'ai perdu toute notion du temps. May est-elle partie depuis longtemps ? Aucune idée. Ce que je sais, c'est qu'elle me manque déjà. Cet appartement me manque déjà. Et Stitch me manque déjà. En passant dans la cuisine, je me penche vers la poubelle afin de récupérer la photo que May à jeté tout à l'heure et je me dirige vers la porte de sa chambre. Je dépose délicatement la photo sur la poignée de porte avec un sourire amer. J'ai vraiment tout gâché... J'entends alors le bruit des clés qui résonne dans la serrure de l'appartement et attrape ma valise, prête à fuir pour toujours nos plus beaux souvenirs.  

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MessageSujet: Re: No one keeps a secret. (ft. Eden)   Sam 17 Juin - 0:28

No one keeps a secret.

J'ai erré un moment, un long moment, dans la rue avant de me décider. Parce que la dernière fois que j'ai fait ça, j'en garde un très mauvais souvenir. Mais rien ne va. Plus rien ne va plus. Et cette vie m'épuise. Alors j'ai attaché Stitch à un poteau à l'entrée du magasin qui, par chance, reste ouvert vingt-quatre heures sur vingt-quatre et je suis rentrée dedans. J'ai acheté deux bouteilles. Parce que je n'étais pas certaine qu'une seule me suffise. Parce que je voulais en boire une maintenant et en rentrant et que ce soir, j'aurais sûrement envie d'en boire une autre. Je suis passée à la tête avec une deux vodka. Je déteste ça et je le sais. Parce que ça me brûle la gorge quand j'en bois, parce que ça me retourne l'estomac et parce que ça me rappelle à quel point je suis misérable. Mais tant pis. Je paie et je ressors. Je récupère Stitch qui semble récupérer toute ma peine et qui traîne le pas derrière mois, les oreilles basses. Je m'excuse silencieusement auprès de lui, oui je suis désolée qu'il ait à vivre ça. Il ne mérite pas que je me conduise de la sorte, mais c'est plus fort que moi. Sur le chemin du retour, j'ouvre la première bouteille et je bois. Le liquide coule le long de ma gorge, m'arrache une grimace, mais je continue. Quand je serais bourrée, je ne m'en rendrais même plus compte. Et c'est ce que je cherche. Je veux oublier. Tout, absolument tout. Ma famille de merde. Ma situation amoureuse complètement merdique. Les mensonges. Et surtout le fait que je sois moi. Une moins que rien. Dix minutes plus tard, je monte les marches de mon immeuble et je ne sais même pas comment je tiens encore debout. La bouteille est vide à presque la moitié. J'ai même la présence d'esprit de planquer la seconde au fond de mon sac. On ne sait jamais, Eden pourrait vouloir me prendre celle-ci. Mais j'espère que non. Et j'espère surtout qu'elle sera déjà partie. Je galère un peu à mettre la clef dans la serrure, mais je fini par y arriver. Je détache Stitch qui file à vive allure dans le salon et quand j'ouvre, je tombe sur Eden, prête à partir. Je suis prise de remords à la voir comme ça, j'ai envie de pleure, mais je repense à son mensonge et toute la haine que j'avais se décuple. Non, elle doit partir. « Je vois que tu m'as écouté. » Je laisse ouvert, de toute façon, elle doit partir. Ouais, faut qu'elle parte. Maintenant. Je m'avance dans le couloir tout en buvant une gorgée et me laisse tomber sur un des tabourets de la cuisine. Je pose la bouteille sur le bar et me prend le visage entre les mains. « Je ne te montre pas comment partir, je pense que tu le sais déjà. » Je ne sais même pas si elle a parlé, si elle m'a dit quelque chose, je n'entends plus rien si ce n'est que des horribles bourdonnements. « Allez putain, casse-toi ! » Et c'est là que j'entends la porte claquer. Je me frotte les yeux, je soupire. Je suis seule. Je suis de nouveau seule. Peut-être que je suis destinée à l'être éternellement… Après plusieurs minutes sans bouger, je reprends la bouteille et me dirige vers ma chambre. Sur la poignet, je découvre la photo de nous deux, celle qui était dans le cadre que j'ai jeté contre la porte. Je la prends et mon cœur se serre. Je fais demi-tour et je pars m’asseoir sur le canapé. Putain, mais qu'est-ce que j'ai fait ?
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