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 Et l’enfer prit ma main... (Lukas & Noa)

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○ âge : 23
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MessageSujet: Et l’enfer prit ma main... (Lukas & Noa)   Ven 16 Juin - 1:44

J’allonge le bras à la recherche de celui qui m’a comblée cette nuit, sept sur dix sur l’échelle de Richter. Je soupire dans cette obscurité que je n’ai pas envie de rompre en ouvrant les yeux. Soupir en guise d’invitation quand je le secoue légèrement. Soupir en guise de surprise, ce que je sens sous ma main est étrange. Je me tourne pour me coller contre lui et le bousculer tendrement mais plus énergiquement. Il ne bronche pas, inerte complètement et sous mes doigts, cette sensation étrange, quelque chose sur sa peau. J’ose affronter la lumière matinale pour comprendre ce qui se passe. Du sang ! Il est couvert de sang et moi aussi. Des entailles béantes sur son torse. L’horreur bloque un cri dans la gorge. Je me rejette en arrière. Loin de ce cauchemar. Une main se pose sur ma bouche, bloque le deuxième cri qui a brisé le silence. Une seconde main m’extirpe du lit pour me jeter au sol. Je ne veux pas mourir. Je ne veux pas mourir. Les coups pleuvent sur mon visage. Peux pas les arrêter. J’veux pas mourir. Peux pas, j’veux pas !

.../...

J’ai mal. Partout. J’ai mal. Trop mal. Ma tête, mes côtes, mes mains. Ce sont des liens qui me tiennent assise sur la chaise, pas mon corps qui a pris la fuite dans un tremblement incontrôlable. Des doigts plongent dans mes cheveux, les agrippent pour me tirer en arrière. Il me colle devant le nez un carton où est écrit : “téléphone à ta mère. combien elle paie pour toi ?” — Vas t’faire foutre ! C’est sorti d’un trait. Sans prendre en compte les conséquences, la douleur fulgurante qui traverse ma mâchoire jusqu’à mes oreilles. Sans prendre en compte sa réaction, une gifle qui nous font basculer au sol la chaise et moi. Il me redresse brutalement. Ma tête est restée au sol. J’suis sûre qu’elle est plus sur mes épaules. Elle roule par terre. Ballon que l’on frappe du pied. Il me secoue. Encore son carton. Je sais que je pleure au milieu de ce brouillard. J’ai un goût de sang dans la bouche. Il va pas me tuer ! Pas maintenant. J’veux y croire. Je peux pas finir comme ça, comme... j’ai oublié son prénom. Un nouveau carton : “numéro ?”. J’ai trop mal pour faire fonctionner ma mémoire. Il me secoue. Mon cerveau balloté comme l’eau dans un verre, gicle par mes oreilles, mes yeux, mon nez. Il me secoue. Des chiffres éclaboussent mes lèvres. La tempête s’arrête mais je tangue toujours. Il pianote sur son portable et met le haut-parleur. Y’a des étoiles dans mes yeux. Elles explosent en feu d’artifice, éclairent par alternance une table et une fenêtre. J’veux pas mourir. La tonalité et rien, le répondeur. Il raccroche sans me laisser le temps de dire quoi que ce soit. Je ne sais pas où on est, ce n’est plus l’appartement de... de...

.../...

Il a composé le numéro de ma mère plusieurs fois. Sans succès. Tant qu'elle ne répondra pas, il me gardera. Je gagne des minutes. Des heures. De vie. De mal vie. Contre les vagues, je n’abandonne pas, je les dompte. Je dois me battre. Trouver une position moins pénible qu’une autre. Moins souffrir. Moins mourrir. J’veux pas mourir. J’dois trouver une issue. — Elle a un autre portable. J’écoute. J’essaie de distinguer autre chose que le battement de mon coeur qui résonne dans mes tempes. — Un portable professionnel. Est-ce que j’ai été convaincante ? Où est-il ? Je ne l’ai pas entendu ni vu partir. Je tourne lentement la tête. Il est derrière moi, debout. — Ma mère. Elle a un portable fourni par son entreprise. Il s’approche avec son téléphone. Je fais semblant de chercher le numéro, je ne suis pas sensée me servir de celui-ci. Il tape chaque chiffre. Il ne le sait pas, mais moi je sais. La personne qui répondra, ce n’est pas ma mère, ce sera Lukas.


Dernière édition par Noa Lane le Mar 20 Juin - 0:46, édité 1 fois
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○ âge : 30 ans
○ statut : En couple bancal avec Parker Lane, qui ne sera peut-être bientôt plus. son fils est l'homme de sa vie
○ métier : Flic
○ informations en vrac : Parker vient de la tromper, a quitté la villa qu'elles habitaient ensemble avec son fils de 3 mois, Lenny

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MessageSujet: Re: Et l’enfer prit ma main... (Lukas & Noa)   Ven 16 Juin - 14:01


Les jours se suivent et se ressemblent et la douleur ne daigne disparaître. Le problème que j’ai aujourd’hui, c’est de ne pas avoir de solution. Ironique n’est-ce-pas ? La femme que j’aime le plus au monde a pris le parti de croire qu’une petite incartade ne valait rien. Que si pour elle, ça n’avait aucune importance, ça ne devrait pas en avoir pour moi. Se vautrer dans le lit d’une autre a son importance. Ou la sauter dans un coin du bureau, c’est au choix de chacun. Je ne suis pas vulgaire, je suis réaliste, et si tout ça n’était rien d’autre qu’un coup comme ça vite fait pour elle, alors soit, mais pas pour moi, c’est juste une trahison à notre engagement. Je suis bien mal placée pour parler de trahison mais il est connu chez les Antonelli de cultiver la mauvaise foi avec une aise évidente.
Ma seule obsession est mon fils, et c’est d’ailleurs ce qui a semble-t-il précipité mon couple dans cette situation. Elle bosse comme une tarée H24 et elle ne le voit pas. Ma vie d’avant me manque, mon boulot, mes descentes, les enfants me manquent aussi. J’ai noué avec Kenzo et Noa une vraie relation et Parker reste la mère légale de mon fils, elle l’a adopté, en bonne et due forme. Si elle se décide à jouer de ses droits, elle peut obtenir un droit de visite. Mais je ne préfère pas penser à ça tout de suite.
J’ai atterrit chez mon petit frère, Théo, elle est belle la grande flic avec son diplôme d’Harvard, pour finir comme mère célibataire dans une putain de villa qui n’est même pas à moi. Mon fils dort tout près de moi et je reçois un appel, j’ai toujours peur que la sonnerie le réveille mais tu parles, ce gosse ne s’épanoui que dans le bruit ! Je décroche en m’isolant sur la terrasse. « On a ta gamine. On sait que tu veux la récupérer, un beau petit lot comme ça… » Caressant son visage. « Mais ça va pas être gratuit. On veut 200 000 $ en petites coupures et sans traçage, sans billets marqués, aucune de ces conneries, c’est compris ? » « Oh on se détends, à qui j’ai à faire ? » Ma grande gueule finira par me jouer des tours ! Je vois le temps défiler le téléphone que je décolle de mon oreille. Il me faut le faire parler, encore et encore, laisser le temps au téléphone de borner quelque-part. « Noa va bien ? Je veux lui parler ! » « Tu demandes beaucoup de choses, t’as 5 secondes. » C’est à Noa de parler, il me faut m’assurer que tout va bien… Elle a besoin d’entendre une voix familière et si elle a donné mon numéro, ce n’est pas pour rien. Cette gamine est diablement intelligente et je sais que dans son cas, j’aurais fait la même chose. Elle sait qui elle appelle, et je joue son jeu, celui de me faire passer pour sa mère parce que c’est elle que les ravisseurs veulent entendre.

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MessageSujet: Re: Et l’enfer prit ma main... (Lukas & Noa)   Dim 18 Juin - 1:22

C’est quoi ce délire. Il refuse de me parler. J’ai droit à des réponses en trois mots écrits au feutre noir sur des morceaux de cartons découpés dans des emballages de pots pour bébé et là, il papote gentiment avec Lukas ! Vas-y, invite-là à prendre le thé. CONNARD ! FAIS LUI BOUFFER SES COUILLES, LUKAS ! C’est qu’un connard de détraqué sadique. Le silence entre nous ! Quoi ? Tu veux jouer sur le côté privation sensorielle. C’est pas comme ça que ça marche, espèce d’abruti. C’est dans le noir absolu ou dans une pièce blanche, lumière vingt-quatre heures sur vingt-quatre, sans fenêtre, pas comme là avec vue sur un mât. Un mât de bateau. Il y a un voilier stationné devant la fenêtre. Et puis tu sais même pas de quoi tu parles. Tu crois savoir qu’elle veut me récupérer ? Ma mère, elle en a rien à foutre de moi. Me récupérer ? Vraiment ? J’y crois pas un seul instant. Elle n’est pas là pour moi. On l’a appelé plusieurs fois sans qu’elle réponde. Elle doit être dans l’un de ces délires nombrilistes où elle oublie qu’il y a des gens autour d’elle. Ce n’est pas elle que t’as au bout du fil. J’ai envie de rigoler, maintenant, au milieu de cette débâcle. J’ai envie de rire. J’ai mal partout. J’ai froid. J’ai envie de vomir. Je vais crever et j’ai envie de rire. Ma mère ! Quelle bouffonnerie ! Il met le portable dans mon champ de vision. Il a dit cinq secondes, c’est insignifiant ce temps. — Aide-moi. J’suis désolée. Je vais mettre plus de cinq secondes, parce qu’il sont partis les rires, je suis en train de pleurer. — Il a tué Jack. J’me souviens de son prénom. Jack. On avait plaisanté. Jack O’Lantern parce qu’il s’appelait Jack Olanderne. Je revois son visage. Son corps. Son cadavre. — Parker est pas là. Je sais plus c’que j’raconte. Je devrais lui dire qu’il y un voilier devant la maison, que le type a les yeux marrons, filer des indications pour qu’elle me trouve alors que je parle de ma mère ! C’est la phrase de trop. Je sens monter sa colère. Je ne lâche pas. Je me mets à crier. — On voulait longer la côte. Voir des bateaux. Je ne sais pas ce que Lukas comprendra. C’est tellement peu d’indications, il y a des milliers de voiliers. Ça peut être n’importe où sur la côte. C’est trop d’informations pour l’abruti par contre. On a encore volé, la chaise et moi pour nous fracasser au sol bruyamment.
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MessageSujet: Re: Et l’enfer prit ma main... (Lukas & Noa)   Lun 19 Juin - 1:43


— Aide-moi. J’suis désolée. Petit à petit, les pièces du puzzle se mettent en place dans ma tête. Noa n’est pas partie faire la fête, prendre l’air, fuguer pour faire flipper sa mère. Et si je pense à tout ça, c’est que j’ai typiquement moi-même fait tout ça pour rendre mon père assez dingue pour qu’il ne daigne s’intéresser à moi. Je ne comprends pas toujours comment il a pu faire autant de mal à ses enfants, sans doute parce que lui-même avait mal. Mais il n’en n’était pas conscient, tout comme je pense que Parker n’est consciente de rien quand elle se détruit, et je sais à présent dans quel état elle est. — Il a tué Jack. Aucune information de ce genre de ne fait écho à un quelconque Jack dans le cercle d’amis de ma belle-fille mais je suis assez bien placée pour savoir que des amis, il ne lui faut pas plus d’un quart de seconde pour s’en faire. Noa est une de ces personnalités que les gens aiment tout de suite, ou détestent parce qu’ils se sentent menacés, mais une chose est sûre, cette gamine fait tourner des têtes. — Parker est pas là. Je prends chacune de ces infos que je note sur un calepin que j’ai réussi à trouver en fouinant d’un geste pressé. Si je ne prends pas tout de suite la mesure de ses paroles, je sais que plus tard ils pourront faire écho à quelque-chose. Son inconscient appelant le mien, pour le moment, je suis trop paniquée pour réfléchir comme il le faudrait. — On voulait longer la côte. Voir des bateaux. « La côte, des bateaux. T’es pas toute seule ma puce, tu ne l’as jamais été, tu ne le seras jamais. Comme Mario. » Comme Mario…C’est tellement dérisoire, pour quelqu’un qui ne la connait pas intimement. Cette partie de Mario Kart est la première chose que nous avons partagés, Kenzo, Noa et moi, quand Parker m’a demandé de m’installer chez eux, il y a plus d’un an maintenant. Tout ce que j’entends à présent au bout du fil est la chaise qui se fracasse contre le sol et Noa qui gémis. « Noa ! NOA ! » Trop tard, ils rappelleront, c’est ce qu’ils ont dit, et surtout, ne pas prévenir les flics, parce qu’ils la buteront. Je connais leurs méthodes, ce que je ne connais pas, c’est leur nom et leur numéro de téléphone. Alors je retourne tout ce qui se trouve devant moi à la recherche d’une idée brillante, mon cul oui ! Je me saisis à nouveau de mon téléphone, et appelle la personne idéale dans ce genre de moments, la seule que je juge utile. Non pas Parker, mais l’analyste de mon unité. « Peter ? Lukas. Tu peux faire une recherche pour moi ? Non, non officielle, c’est super important Peter, te foire pas. Je viens de recevoir un appel, un numéro masqué, mais toi et moi on sait que c’est pas ce qui t’arrête. Le portable a eu le temps de borner, je le sais, je les ai tenus aussi longtemps que possible. Non, ne pose pas de questions, dis-moi juste si tu peux trianguler l’appel… » Il peut, et il promet de m’envoyer l’adresse par texto, et je la reçois déjà. « Tu sais pas la valeur de ton info… Envoi cette adresse au boss et à toute l’équipe. Dis leur juste que c’est un code rouge. » Un code rouge, celui des familles. Celui qui fait fi de toute règle et de toute raison officielle. Plus de parquet, plus d’attentes, plus de mandat, seule la vie en danger compte.

Ca y est, elle est sainte et sauve, enfin presque… Le brancard la transportant se fait transporter dans l’ambulance et ma main ne quitte pas la sienne. Se souvient-elle de cette équipe de flics, armés jusqu’aux dents et gilets par balle dépourvu de toute identification, cagoulés, venir à son secours ? Je ne sais pas, tout ce que je souhaite, c’est qu’elle ne lâche plus la main qui se trouve dans la sienne, la mienne, qui me permet de sentir qu’elle est encore en vie, qu’elle tient le coup, qu’elle ne lâche pas prise comme sa mère. Parce qu’une chose est sûre. L’état dans lequel nous l’avons retrouvé, ne laisse pas grand place au doute quant à la torture qu’elle a dû subir…

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MessageSujet: Re: Et l’enfer prit ma main... (Lukas & Noa)   Mar 20 Juin - 13:07

Je l’ai appelé “Parker” ! Evidemment, je ne pouvais pas dire “Maman ne répond pas au téléphone”, puisque... Mais l’appeler ainsi c’est mettre une distance telle que le lien peut claquer comme un élastique trop tendu. Sa mère, on doit l’appeler “maman” avec tendresse. C’est fondamental. On doit pouvoir compter sur elle en toute occasion. C’est vital. Ce n’est pas elle qui m’appelle “ma puce”, ce n’est pas elle qui vient me dire que je ne suis pas seule, que je ne le serais jamais. Ces mots qui me réconfortent, me déchirent le coeur en même temps.

.../...

Le silence est revenu. Un faux silence. Je le brise par ma respiration haletante. Je vais mourir. J’entends que ça dans ma tête. Ces trois mots qui tournent en boucle comme un disque rayé. C’est presque bien parce que maintenant je sais. Il y a une chose à laquelle je ne cèderai pas. Avoir peur. Je ne peux rien contre le reste, mais je ne veux pas avoir peur. Je sens le poids de son regard sur ma nuque. Il a dû comprendre parce qu’il ne veut plus affronter mon regard. Dès qu’il est devant moi, je ne le lâche plus. Ça le met en colère mais tant pis. Je vais mourir alors j’ai rien à perdre. Lui, oui, des miettes de ce pouvoir qu’il essaie de m’imposer. Je sais que je l’ai déjà vu. Cette étincelle particulière dans ses yeux, je l’ai déjà perçu chez quelqu’un. Je n’arrive pas à mettre un visage autour de son regard, mais je sais que je le connais. Il joue devant moi avec un couteau. Est-ce que c’est celui-ci qui t’a servi pour tuer Jack ? Je baisserai pas les yeux. Je sens la lame dessiner un sillon. Je lâcherai pas. Y’a juste toi et moi. Tu sais quoi mec, la mort est devenue ma copine, je l’attends, je sais qu’elle arrive. Crève-moi si tu veux, mais je lâcherai pas. Je vois monter sa colère comme une déferlante. Il me repousse de ses deux mains. Je tombe en arrière. Coups de pieds. Ses pas qui s’éloignent. J’entends claquer la porte.

.../...

Tout s’emballe autour de moi. Le silence n’existe plus. Du bruit. Trop de bruit. C’est effrayant après le silence. Des pieds autour de moi, des mains qui se posent. J’entends un des types qui a déboulé dans la maison dire qu’il n’y avait personne. Il leur a échappé. Je ne veux surtout pas imaginer que ce n’était que la première manche d’un mauvais jeu entre lui et moi.

.../...

Je suis en vie. Ou plutôt, la vie, je la sens dans cette main qui tient la mienne. Je m’accroche à elle. C’est la plus douce des chaleurs. J’veux qu’elle reste avec moi. Dans l’ambulance. A l’hôpital. Rien à faire si les médecins veulent pas, il faudra qu’il me coupe la main parce que je sais à quelle personne elle appartient et à cette instant c’est la seule famille sur laquelle je peux compter vraiment. — Lukas... M’laisse pas... s’te plais... J’arrive pas à retenir mes larmes, le barrage vient de se rompre et l’eau inonde la plaine.

.../...

Je te l’avais dis, mec, c’est le noir absolu ou le blanc immaculé. Le plafond de la chambre d’hôpital est blanc.
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MessageSujet: Re: Et l’enfer prit ma main... (Lukas & Noa)   Mar 20 Juin - 22:40


Retrouver Noa dans cet état me fait bien plus de mal que je ne pouvais le croire. Comment se fait-il que je me sois attachée à ces gosses comme s’ils étaient les miens ? Je ne suis pas désolée, comme on l’est pour l’enfant d’un ami. Je suis révoltée, ravagée à l’intérieur, je pourrais buter tout le monde dans la pièce juste pour me venger. Tout le monde ayant un rapport avec sa disparition. Les médecins disent qu’elle va s’en sortir, mais eux, non, jamais. Si je dois les traquer le reste de ma vie, je le ferais. Je ne sais pas comment on peut en arriver à en vouloir à une enfant. Parce que sous ses airs de femme indépendante, c’est ce qu’est Noa. Une enfant. Elle a simplement les boules que sa mère n’aille pas toujours dans son sens, elle est éprouvée par son éducation sans père et avec une mère bancale, néanmoins aimante, je le sais, mais à sa manière, voilà tout.
Je sais qu’elle est capable de comprendre, mais qu’elle a trop mal pour en avoir envie. Je sais que ses relations avec sa mère sont tendus, et pourtant, elle subit encore beaucoup de choses pour elle, comme cet enlèvement, c’est uniquement dû au statut de Parker. Et de son argent. J’ai eu la chance de n’avoir jamais été la cible de détraqués, malgré la fortune colossale de mon père. Quoi que je pense avoir été plus que protégée pour ne pas avoir à subir tout ça.

Nous sommes maintenant à l’hôpital, dans le couloir sans fin, et je sais à quel point il est dur de ne pas se laisser hypnotiser et s’endormir malgré les recommandations et les sollicitations. Mais je tiens sa main, interdit de s’endormir, et elle ne le fera pas, pas avant qu’on ait pu lui faire tous les examens…
Je dors tout près d’elle, ça a duré plusieurs heures, et mon frère est avec Lenny, pas d’inquiétudes, je crois. J’ai surveillé son berceau sur mon téléphone une partie de la nuit, et je me suis endormie sur le fauteuil. J’ai promis de ne pas la laisser toute seule. Parker n’est pas en état, j’ai tenté de l’appelé, laissé plusieurs messages, sans compter ceux de l’hôpital mais si elle est en phase descendante, elle n’émergera que dans plusieurs jours. Noa se réveille, doucement, je la sens bouger, j’ai encore ma main dans la sienne, mon bras tendu vers le lit, je peux dormir dans n’importe quelle position. Je me redresse, endormie et endolorie de cette position mais sans doute moins qu’elle. « Hey, ma puce… » Je glisse une main dans ses cheveux, du côté où son visage a le moins souffert. « C’est fini. Tout est fini. Le reste c’est moi qui m’en occupe. Comment tu te sens ? » Je m’assieds sur le lit en douceur. Elle a souffert, son visage en témoigne et le reste de son corps… Je vais tomber dingue !

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