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 Et l’enfer prit ma main... (Lukas & Noa)

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○ âge : 23 ans
○ statut : célibataire
○ métier : Etudiante en communication et marketing + monitrice de surf à temps variable
○ quartier : #08 South Bay
○ orientation sexuelle : hétérosexuelle
○ informations en vrac : Enlevée par un sadique, elle reconstruit sa vie ○ Elle possède une Mustang Cobra des années 90

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MessageSujet: Et l’enfer prit ma main... (Lukas & Noa)   Ven 16 Juin - 1:44

J’allonge le bras à la recherche de celui qui m’a comblée cette nuit, sept sur dix sur l’échelle de Richter. Je soupire dans cette obscurité que je n’ai pas envie de rompre en ouvrant les yeux. Soupir en guise d’invitation quand je le secoue légèrement. Soupir en guise de surprise, ce que je sens sous ma main est étrange. Je me tourne pour me coller contre lui et le bousculer tendrement mais plus énergiquement. Il ne bronche pas, inerte complètement et sous mes doigts, cette sensation étrange, quelque chose sur sa peau. J’ose affronter la lumière matinale pour comprendre ce qui se passe. Du sang ! Il est couvert de sang et moi aussi. Des entailles béantes sur son torse. L’horreur bloque un cri dans la gorge. Je me rejette en arrière. Loin de ce cauchemar. Une main se pose sur ma bouche, bloque le deuxième cri qui a brisé le silence. Une seconde main m’extirpe du lit pour me jeter au sol. Je ne veux pas mourir. Je ne veux pas mourir. Les coups pleuvent sur mon visage. Peux pas les arrêter. J’veux pas mourir. Peux pas, j’veux pas !

.../...

J’ai mal. Partout. J’ai mal. Trop mal. Ma tête, mes côtes, mes mains. Ce sont des liens qui me tiennent assise sur la chaise, pas mon corps qui a pris la fuite dans un tremblement incontrôlable. Des doigts plongent dans mes cheveux, les agrippent pour me tirer en arrière. Il me colle devant le nez un carton où est écrit : “téléphone à ta mère. combien elle paie pour toi ?” — Vas t’faire foutre ! C’est sorti d’un trait. Sans prendre en compte les conséquences, la douleur fulgurante qui traverse ma mâchoire jusqu’à mes oreilles. Sans prendre en compte sa réaction, une gifle qui nous font basculer au sol la chaise et moi. Il me redresse brutalement. Ma tête est restée au sol. J’suis sûre qu’elle est plus sur mes épaules. Elle roule par terre. Ballon que l’on frappe du pied. Il me secoue. Encore son carton. Je sais que je pleure au milieu de ce brouillard. J’ai un goût de sang dans la bouche. Il va pas me tuer ! Pas maintenant. J’veux y croire. Je peux pas finir comme ça, comme... j’ai oublié son prénom. Un nouveau carton : “numéro ?”. J’ai trop mal pour faire fonctionner ma mémoire. Il me secoue. Mon cerveau balloté comme l’eau dans un verre, gicle par mes oreilles, mes yeux, mon nez. Il me secoue. Des chiffres éclaboussent mes lèvres. La tempête s’arrête mais je tangue toujours. Il pianote sur son portable et met le haut-parleur. Y’a des étoiles dans mes yeux. Elles explosent en feu d’artifice, éclairent par alternance une table et une fenêtre. J’veux pas mourir. La tonalité et rien, le répondeur. Il raccroche sans me laisser le temps de dire quoi que ce soit. Je ne sais pas où on est, ce n’est plus l’appartement de... de...

.../...

Il a composé le numéro de ma mère plusieurs fois. Sans succès. Tant qu'elle ne répondra pas, il me gardera. Je gagne des minutes. Des heures. De vie. De mal vie. Contre les vagues, je n’abandonne pas, je les dompte. Je dois me battre. Trouver une position moins pénible qu’une autre. Moins souffrir. Moins mourrir. J’veux pas mourir. J’dois trouver une issue. — Elle a un autre portable. J’écoute. J’essaie de distinguer autre chose que le battement de mon coeur qui résonne dans mes tempes. — Un portable professionnel. Est-ce que j’ai été convaincante ? Où est-il ? Je ne l’ai pas entendu ni vu partir. Je tourne lentement la tête. Il est derrière moi, debout. — Ma mère. Elle a un portable fourni par son entreprise. Il s’approche avec son téléphone. Je fais semblant de chercher le numéro, je ne suis pas sensée me servir de celui-ci. Il tape chaque chiffre. Il ne le sait pas, mais moi je sais. La personne qui répondra, ce n’est pas ma mère, ce sera Lukas.


Dernière édition par Noa Lane le Mar 20 Juin - 0:46, édité 1 fois
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○ âge : 30 ans
○ statut : En couple bancal avec Parker Lane, qui ne sera peut-être bientôt plus. son fils est l'homme de sa vie
○ métier : Flic
○ informations en vrac : Parker vient de la tromper, a quitté la villa qu'elles habitaient ensemble avec son fils de 3 mois, Lenny

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MessageSujet: Re: Et l’enfer prit ma main... (Lukas & Noa)   Ven 16 Juin - 14:01


Les jours se suivent et se ressemblent et la douleur ne daigne disparaître. Le problème que j’ai aujourd’hui, c’est de ne pas avoir de solution. Ironique n’est-ce-pas ? La femme que j’aime le plus au monde a pris le parti de croire qu’une petite incartade ne valait rien. Que si pour elle, ça n’avait aucune importance, ça ne devrait pas en avoir pour moi. Se vautrer dans le lit d’une autre a son importance. Ou la sauter dans un coin du bureau, c’est au choix de chacun. Je ne suis pas vulgaire, je suis réaliste, et si tout ça n’était rien d’autre qu’un coup comme ça vite fait pour elle, alors soit, mais pas pour moi, c’est juste une trahison à notre engagement. Je suis bien mal placée pour parler de trahison mais il est connu chez les Antonelli de cultiver la mauvaise foi avec une aise évidente.
Ma seule obsession est mon fils, et c’est d’ailleurs ce qui a semble-t-il précipité mon couple dans cette situation. Elle bosse comme une tarée H24 et elle ne le voit pas. Ma vie d’avant me manque, mon boulot, mes descentes, les enfants me manquent aussi. J’ai noué avec Kenzo et Noa une vraie relation et Parker reste la mère légale de mon fils, elle l’a adopté, en bonne et due forme. Si elle se décide à jouer de ses droits, elle peut obtenir un droit de visite. Mais je ne préfère pas penser à ça tout de suite.
J’ai atterrit chez mon petit frère, Théo, elle est belle la grande flic avec son diplôme d’Harvard, pour finir comme mère célibataire dans une putain de villa qui n’est même pas à moi. Mon fils dort tout près de moi et je reçois un appel, j’ai toujours peur que la sonnerie le réveille mais tu parles, ce gosse ne s’épanoui que dans le bruit ! Je décroche en m’isolant sur la terrasse. « On a ta gamine. On sait que tu veux la récupérer, un beau petit lot comme ça… » Caressant son visage. « Mais ça va pas être gratuit. On veut 200 000 $ en petites coupures et sans traçage, sans billets marqués, aucune de ces conneries, c’est compris ? » « Oh on se détends, à qui j’ai à faire ? » Ma grande gueule finira par me jouer des tours ! Je vois le temps défiler le téléphone que je décolle de mon oreille. Il me faut le faire parler, encore et encore, laisser le temps au téléphone de borner quelque-part. « Noa va bien ? Je veux lui parler ! » « Tu demandes beaucoup de choses, t’as 5 secondes. » C’est à Noa de parler, il me faut m’assurer que tout va bien… Elle a besoin d’entendre une voix familière et si elle a donné mon numéro, ce n’est pas pour rien. Cette gamine est diablement intelligente et je sais que dans son cas, j’aurais fait la même chose. Elle sait qui elle appelle, et je joue son jeu, celui de me faire passer pour sa mère parce que c’est elle que les ravisseurs veulent entendre.

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MessageSujet: Re: Et l’enfer prit ma main... (Lukas & Noa)   Dim 18 Juin - 1:22

C’est quoi ce délire. Il refuse de me parler. J’ai droit à des réponses en trois mots écrits au feutre noir sur des morceaux de cartons découpés dans des emballages de pots pour bébé et là, il papote gentiment avec Lukas ! Vas-y, invite-là à prendre le thé. CONNARD ! FAIS LUI BOUFFER SES COUILLES, LUKAS ! C’est qu’un connard de détraqué sadique. Le silence entre nous ! Quoi ? Tu veux jouer sur le côté privation sensorielle. C’est pas comme ça que ça marche, espèce d’abruti. C’est dans le noir absolu ou dans une pièce blanche, lumière vingt-quatre heures sur vingt-quatre, sans fenêtre, pas comme là avec vue sur un mât. Un mât de bateau. Il y a un voilier stationné devant la fenêtre. Et puis tu sais même pas de quoi tu parles. Tu crois savoir qu’elle veut me récupérer ? Ma mère, elle en a rien à foutre de moi. Me récupérer ? Vraiment ? J’y crois pas un seul instant. Elle n’est pas là pour moi. On l’a appelé plusieurs fois sans qu’elle réponde. Elle doit être dans l’un de ces délires nombrilistes où elle oublie qu’il y a des gens autour d’elle. Ce n’est pas elle que t’as au bout du fil. J’ai envie de rigoler, maintenant, au milieu de cette débâcle. J’ai envie de rire. J’ai mal partout. J’ai froid. J’ai envie de vomir. Je vais crever et j’ai envie de rire. Ma mère ! Quelle bouffonnerie ! Il met le portable dans mon champ de vision. Il a dit cinq secondes, c’est insignifiant ce temps. — Aide-moi. J’suis désolée. Je vais mettre plus de cinq secondes, parce qu’il sont partis les rires, je suis en train de pleurer. — Il a tué Jack. J’me souviens de son prénom. Jack. On avait plaisanté. Jack O’Lantern parce qu’il s’appelait Jack Olanderne. Je revois son visage. Son corps. Son cadavre. — Parker est pas là. Je sais plus c’que j’raconte. Je devrais lui dire qu’il y un voilier devant la maison, que le type a les yeux marrons, filer des indications pour qu’elle me trouve alors que je parle de ma mère ! C’est la phrase de trop. Je sens monter sa colère. Je ne lâche pas. Je me mets à crier. — On voulait longer la côte. Voir des bateaux. Je ne sais pas ce que Lukas comprendra. C’est tellement peu d’indications, il y a des milliers de voiliers. Ça peut être n’importe où sur la côte. C’est trop d’informations pour l’abruti par contre. On a encore volé, la chaise et moi pour nous fracasser au sol bruyamment.
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MessageSujet: Re: Et l’enfer prit ma main... (Lukas & Noa)   Lun 19 Juin - 1:43


— Aide-moi. J’suis désolée. Petit à petit, les pièces du puzzle se mettent en place dans ma tête. Noa n’est pas partie faire la fête, prendre l’air, fuguer pour faire flipper sa mère. Et si je pense à tout ça, c’est que j’ai typiquement moi-même fait tout ça pour rendre mon père assez dingue pour qu’il ne daigne s’intéresser à moi. Je ne comprends pas toujours comment il a pu faire autant de mal à ses enfants, sans doute parce que lui-même avait mal. Mais il n’en n’était pas conscient, tout comme je pense que Parker n’est consciente de rien quand elle se détruit, et je sais à présent dans quel état elle est. — Il a tué Jack. Aucune information de ce genre de ne fait écho à un quelconque Jack dans le cercle d’amis de ma belle-fille mais je suis assez bien placée pour savoir que des amis, il ne lui faut pas plus d’un quart de seconde pour s’en faire. Noa est une de ces personnalités que les gens aiment tout de suite, ou détestent parce qu’ils se sentent menacés, mais une chose est sûre, cette gamine fait tourner des têtes. — Parker est pas là. Je prends chacune de ces infos que je note sur un calepin que j’ai réussi à trouver en fouinant d’un geste pressé. Si je ne prends pas tout de suite la mesure de ses paroles, je sais que plus tard ils pourront faire écho à quelque-chose. Son inconscient appelant le mien, pour le moment, je suis trop paniquée pour réfléchir comme il le faudrait. — On voulait longer la côte. Voir des bateaux. « La côte, des bateaux. T’es pas toute seule ma puce, tu ne l’as jamais été, tu ne le seras jamais. Comme Mario. » Comme Mario…C’est tellement dérisoire, pour quelqu’un qui ne la connait pas intimement. Cette partie de Mario Kart est la première chose que nous avons partagés, Kenzo, Noa et moi, quand Parker m’a demandé de m’installer chez eux, il y a plus d’un an maintenant. Tout ce que j’entends à présent au bout du fil est la chaise qui se fracasse contre le sol et Noa qui gémis. « Noa ! NOA ! » Trop tard, ils rappelleront, c’est ce qu’ils ont dit, et surtout, ne pas prévenir les flics, parce qu’ils la buteront. Je connais leurs méthodes, ce que je ne connais pas, c’est leur nom et leur numéro de téléphone. Alors je retourne tout ce qui se trouve devant moi à la recherche d’une idée brillante, mon cul oui ! Je me saisis à nouveau de mon téléphone, et appelle la personne idéale dans ce genre de moments, la seule que je juge utile. Non pas Parker, mais l’analyste de mon unité. « Peter ? Lukas. Tu peux faire une recherche pour moi ? Non, non officielle, c’est super important Peter, te foire pas. Je viens de recevoir un appel, un numéro masqué, mais toi et moi on sait que c’est pas ce qui t’arrête. Le portable a eu le temps de borner, je le sais, je les ai tenus aussi longtemps que possible. Non, ne pose pas de questions, dis-moi juste si tu peux trianguler l’appel… » Il peut, et il promet de m’envoyer l’adresse par texto, et je la reçois déjà. « Tu sais pas la valeur de ton info… Envoi cette adresse au boss et à toute l’équipe. Dis leur juste que c’est un code rouge. » Un code rouge, celui des familles. Celui qui fait fi de toute règle et de toute raison officielle. Plus de parquet, plus d’attentes, plus de mandat, seule la vie en danger compte.

Ca y est, elle est sainte et sauve, enfin presque… Le brancard la transportant se fait transporter dans l’ambulance et ma main ne quitte pas la sienne. Se souvient-elle de cette équipe de flics, armés jusqu’aux dents et gilets par balle dépourvu de toute identification, cagoulés, venir à son secours ? Je ne sais pas, tout ce que je souhaite, c’est qu’elle ne lâche plus la main qui se trouve dans la sienne, la mienne, qui me permet de sentir qu’elle est encore en vie, qu’elle tient le coup, qu’elle ne lâche pas prise comme sa mère. Parce qu’une chose est sûre. L’état dans lequel nous l’avons retrouvé, ne laisse pas grand place au doute quant à la torture qu’elle a dû subir…

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MessageSujet: Re: Et l’enfer prit ma main... (Lukas & Noa)   Mar 20 Juin - 13:07

Je l’ai appelé “Parker” ! Evidemment, je ne pouvais pas dire “Maman ne répond pas au téléphone”, puisque... Mais l’appeler ainsi c’est mettre une distance telle que le lien peut claquer comme un élastique trop tendu. Sa mère, on doit l’appeler “maman” avec tendresse. C’est fondamental. On doit pouvoir compter sur elle en toute occasion. C’est vital. Ce n’est pas elle qui m’appelle “ma puce”, ce n’est pas elle qui vient me dire que je ne suis pas seule, que je ne le serais jamais. Ces mots qui me réconfortent, me déchirent le coeur en même temps.

.../...

Le silence est revenu. Un faux silence. Je le brise par ma respiration haletante. Je vais mourir. J’entends que ça dans ma tête. Ces trois mots qui tournent en boucle comme un disque rayé. C’est presque bien parce que maintenant je sais. Il y a une chose à laquelle je ne cèderai pas. Avoir peur. Je ne peux rien contre le reste, mais je ne veux pas avoir peur. Je sens le poids de son regard sur ma nuque. Il a dû comprendre parce qu’il ne veut plus affronter mon regard. Dès qu’il est devant moi, je ne le lâche plus. Ça le met en colère mais tant pis. Je vais mourir alors j’ai rien à perdre. Lui, oui, des miettes de ce pouvoir qu’il essaie de m’imposer. Je sais que je l’ai déjà vu. Cette étincelle particulière dans ses yeux, je l’ai déjà perçu chez quelqu’un. Je n’arrive pas à mettre un visage autour de son regard, mais je sais que je le connais. Il joue devant moi avec un couteau. Est-ce que c’est celui-ci qui t’a servi pour tuer Jack ? Je baisserai pas les yeux. Je sens la lame dessiner un sillon. Je lâcherai pas. Y’a juste toi et moi. Tu sais quoi mec, la mort est devenue ma copine, je l’attends, je sais qu’elle arrive. Crève-moi si tu veux, mais je lâcherai pas. Je vois monter sa colère comme une déferlante. Il me repousse de ses deux mains. Je tombe en arrière. Coups de pieds. Ses pas qui s’éloignent. J’entends claquer la porte.

.../...

Tout s’emballe autour de moi. Le silence n’existe plus. Du bruit. Trop de bruit. C’est effrayant après le silence. Des pieds autour de moi, des mains qui se posent. J’entends un des types qui a déboulé dans la maison dire qu’il n’y avait personne. Il leur a échappé. Je ne veux surtout pas imaginer que ce n’était que la première manche d’un mauvais jeu entre lui et moi.

.../...

Je suis en vie. Ou plutôt, la vie, je la sens dans cette main qui tient la mienne. Je m’accroche à elle. C’est la plus douce des chaleurs. J’veux qu’elle reste avec moi. Dans l’ambulance. A l’hôpital. Rien à faire si les médecins veulent pas, il faudra qu’il me coupe la main parce que je sais à quelle personne elle appartient et à cette instant c’est la seule famille sur laquelle je peux compter vraiment. — Lukas... M’laisse pas... s’te plais... J’arrive pas à retenir mes larmes, le barrage vient de se rompre et l’eau inonde la plaine.

.../...

Je te l’avais dis, mec, c’est le noir absolu ou le blanc immaculé. Le plafond de la chambre d’hôpital est blanc.
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MessageSujet: Re: Et l’enfer prit ma main... (Lukas & Noa)   Mar 20 Juin - 22:40


Retrouver Noa dans cet état me fait bien plus de mal que je ne pouvais le croire. Comment se fait-il que je me sois attachée à ces gosses comme s’ils étaient les miens ? Je ne suis pas désolée, comme on l’est pour l’enfant d’un ami. Je suis révoltée, ravagée à l’intérieur, je pourrais buter tout le monde dans la pièce juste pour me venger. Tout le monde ayant un rapport avec sa disparition. Les médecins disent qu’elle va s’en sortir, mais eux, non, jamais. Si je dois les traquer le reste de ma vie, je le ferais. Je ne sais pas comment on peut en arriver à en vouloir à une enfant. Parce que sous ses airs de femme indépendante, c’est ce qu’est Noa. Une enfant. Elle a simplement les boules que sa mère n’aille pas toujours dans son sens, elle est éprouvée par son éducation sans père et avec une mère bancale, néanmoins aimante, je le sais, mais à sa manière, voilà tout.
Je sais qu’elle est capable de comprendre, mais qu’elle a trop mal pour en avoir envie. Je sais que ses relations avec sa mère sont tendus, et pourtant, elle subit encore beaucoup de choses pour elle, comme cet enlèvement, c’est uniquement dû au statut de Parker. Et de son argent. J’ai eu la chance de n’avoir jamais été la cible de détraqués, malgré la fortune colossale de mon père. Quoi que je pense avoir été plus que protégée pour ne pas avoir à subir tout ça.

Nous sommes maintenant à l’hôpital, dans le couloir sans fin, et je sais à quel point il est dur de ne pas se laisser hypnotiser et s’endormir malgré les recommandations et les sollicitations. Mais je tiens sa main, interdit de s’endormir, et elle ne le fera pas, pas avant qu’on ait pu lui faire tous les examens…
Je dors tout près d’elle, ça a duré plusieurs heures, et mon frère est avec Lenny, pas d’inquiétudes, je crois. J’ai surveillé son berceau sur mon téléphone une partie de la nuit, et je me suis endormie sur le fauteuil. J’ai promis de ne pas la laisser toute seule. Parker n’est pas en état, j’ai tenté de l’appelé, laissé plusieurs messages, sans compter ceux de l’hôpital mais si elle est en phase descendante, elle n’émergera que dans plusieurs jours. Noa se réveille, doucement, je la sens bouger, j’ai encore ma main dans la sienne, mon bras tendu vers le lit, je peux dormir dans n’importe quelle position. Je me redresse, endormie et endolorie de cette position mais sans doute moins qu’elle. « Hey, ma puce… » Je glisse une main dans ses cheveux, du côté où son visage a le moins souffert. « C’est fini. Tout est fini. Le reste c’est moi qui m’en occupe. Comment tu te sens ? » Je m’assieds sur le lit en douceur. Elle a souffert, son visage en témoigne et le reste de son corps… Je vais tomber dingue !

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MessageSujet: Re: Et l’enfer prit ma main... (Lukas & Noa)   Ven 23 Juin - 16:13

Tenter de reprendre possession d’un corps qui a oublié que quelqu’un vivait à l’intérieur est l’exploit que je dois viser. Il se dérobe à chaque fois que je lui ordonne de faire un mouvement. J’entends Lukas me dire que c’est fini. Je sens sa main, ses mains, dans la mienne, dans mes cheveux. Je parviens à ouvrir un oeil. L’autre, je ne sais pas où il est, enfermé sous des chairs enflées. Je voudrais lui dire... ce ne sont pas les mots qui manquent, c’est la manière de les exprimer qui est douloureuse. — Mal. Je n’aurais pas dû dire cela. Je ne veux pas qu’elle s’inquiète. A voir ma tronche, pas certaine qu’il y ait matière à être rassurée. Tant pis. Je me reprends et penche du côté optimisme utopique. — Ça va. T’es là. Mais si elle est là, elle n’est pas avec Lenny. Elle stresse toujours loin du petit, tout seul. Je n'ai pas de nouvelles de lui, d'eux. C'est ma faute, je n'en pas pris. J'étais en colère avant de partir. Mauvaise idée que de lui faire supporter cet état, elle ne devait pas être bien elle non plus. Je m'en veux cependant. J'ai besoin d'aide, elle est là, mais à l'inverse, je n'ai pas étais à la hauteur. — Lenny ? Il y a tant de choses qui me passent par la tête. Des noms... — Jack... La dernière image de lui est gravé dans ma mémoire. Abominable. Toutes mes affaires sont restés chez lui. Mon sac, mes vêtements, mes papiers, mon téléphone. — Maman... Elle est où ? Je me mets à m’inquiéter pour elle. Elle est où, dans quel état ? Et si j’étais morte, notre dernière discussion a été une dispute. On ne devrait jamais se disputer. Cependant, c’est mieux qu’elle n’est pas répondu au téléphone. C’est mieux en fait que ce soit Lukas. Elle était la meilleure personne à contacter. J’aurais dû directement donner son numéro. On aurait gagné du temps. Quel temps d’ailleurs, je ne sais pas combien de temps je suis restée là-bas. J’ai perdu la notion du temps. — J’le connais... mais je sais pas qui c'est... ce type qui m’a privé de ma liberté, qui a pris la vie de mon nouvelle ami. Ses yeux. Son regard. Ils sont toujours là quand je ferme mon oeil ! J’ai cent mille questions et je parviens à peine à sortir quelques mots. J’attrape son bras, je le serre pour être sûre que c’est bien elle, pas une hallucination, que c’est vraiment fini. Et dans le même élan, tant pis si ma mâchoire n’en peux plus et qu’elle va me maudire pendant des heures et inversement. — J’ai pas eu peur. Un peu, quand même.
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MessageSujet: Re: Et l’enfer prit ma main... (Lukas & Noa)   Jeu 29 Juin - 19:42


J’ai noué avec Noa une relation que je n’aurais pas pensée possible. Après tout je débarque dans la vie de leur mère, ou plutôt redébarque, avec seulement quelques années de moins qu’elle, et je sais que son caractère est plus tout feu tout flamme que celui de son frère. Il faut savoir aussi que petits, quand ils auraient eu besoin d’elle, c’est avec moi qu’elle passait ses journées, quand, à 17 ans, mon père payait Parker pour me faire cours. Tu parles, elle me faisais cours oui, mais pas de la même façon…
— Mal. Elle est aussi franche que moi cette gamine et j’adore ça chez elle. Je sais que je peux lui dire ce que je pense et qu’elle en fait autant sans pour autant que ça ne soit mal pris. On se dispute, parfois et encore je n’ai pas franchement de souvenirs de ça, mais on doit forcément arriver en désaccord, mais ça ne dure jamais plus de quelques minutes. Quand elle déconne, je lui dis, elle me répond, on en reste là. J’en ai fait tellement des conneries que je pense que lui faire la morale ne sers pas à grand-chose, c’est surtout qu’il me faut garder un discours positif… — Ça va. T’es là. « Je suis là ma puce… » Je dépose un baiser sur sa tête, et je tiens à ce qu’elle soit rassurée là-dessus, je ne compte pas la laisser toute seule. Je sais mon frère avec Lenny et jamais il ne risquerait à ce qu’il lui arrive quoi que ce soit, j’ai une entière confiance en lui. — Lenny ? « Avec mon frère, tout va bien. » Une façon de lui dire qu’elle n’a aucune raison de culpabiliser, qu’elle aussi est importante, il est surtout important qu’elle se rende compte de ce qu’elle vaut. Elle est importante pour nous tous. Sa mère, son frère, moi… Sans doute aussi ses copains. — Jack... « Jack, c’est le nom de ton copain c’est ça ? Qu’est-ce-que tu peux me dire sur lui ? » La flic revient pour faire surface et se méfier, et je sais pertinemment que Noa n’a pas toujours les bonnes fréquentations, ça lui arrive de fréquenter des petits jeunes comme je le faisais à la fac, et qui n’avaient rien de bon à m’apporter, mais j’étais fière, et têtue. — Maman... « Je sais pas où elle est maman ma puce… » Je suis franche, je n’ai pas réussi à la joindre, et j’aurais mis ma rancœur de côté pour aider Noa et surtout qu’elle se sente entourée mais à moi non plus elle ne répond pas. Alors je préfère prendre les devants et venir moi-même à l’hôpital, me faisant passer pour sa famille. De toute façon, qui serait là si je ne l’étais pas ? C’est Kenzo qui doit se sentir mal, il paraît que les jumeaux le sentent, certains en tout cas et Noa et lui sont assez proches pour être dits fusionnels. — J’le connais... mais je sais pas qui c'est... « Tu l’as vu quelque part ? Dis-moi tout ce qui te passera par la tête, tout a son importance. » Je sais qu’elle est chamboulée pour le moment mais tout doit avoir son importance, et je sais de quoi je parle, moi aussi j’ai été en état de choc et la seule chose dont on a envie, c’est de tourner court à tout ça, et d’en finir, d’oublier. — J’ai pas eu peur. Je la serre doucement contre moi tandis que mon bras est prisonnier de son étreinte. Non, elle n’a pas eu peur, je vais faire semblant de le croire. « Tu n’as pas eu peur, je le sais… » Je ne veux pas la contrarier, et encore moins la perturber. Je sais que Noa est digne d’un courage incroyable, elle me bluffe moi-même, n’a pas froid aux yeux, pas assez en fait. Mais si d’un côté ça m’amuse, de l’autre ça me fait peur. Je l’aide à se rallonger au fond de son lit. « Tu sais ma chérie, tu peux porter plainte, il y a eu kidnapping, il y aura une enquête, je peux essayer de surveiller ça de près, mais je ne pourrais sans doute pas être sur l’affaire. Toi et moi on est trop proches pour que mon boss me laisse faire. Je sais que t’as envie de tout oublier, mais t’as pas encore plus envie qu’on te rende justice ? »

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MessageSujet: Re: Et l’enfer prit ma main... (Lukas & Noa)   Mar 4 Juil - 1:26

L’univers si éclaté de ces instants infernaux semblent si loin dans la chambre d’hôpital, paisible, sécurisante, avec la présence protectrice de Lukas. Elle répond à mes interrogations. Rassurante. Tendre. Son baiser. Fraternelle ou maternelle, à cet instant je ne veux plus chercher de différence dans l’âge qui nous sépare. La fêlure dans le décor si calme débarque, mais je m’en doutais malgré tous mes efforts pour éviter de l’affronter. Je ne sais pas où est ma mère et Lukas non plus. Où traine-t-elle, dans quel état ? Je soupire. Peut-être que je devrais veiller sur elle. Je ne sais pas faire ce genre de chose. J’espère que le pire n’est pas arrivé. C’est quoi le pire avec ma mère ? La seule personne qui est capable de garder le contact avec elle, c’est Kenzo. Il est trop gentil... — Kenzo ! Faut pas lui dire, pour moi. Faut le protéger. Le tenir loin pour pas qu’il s’affole. C’est moi qui m’affole pour lui, qui m’inquiète pour lui. Le monde à l’envers ! — Tu lui as dit ? Faut pas qu’il me voit comme ça. Mon frère. Il va paniquer. Si je le voyais dans l’état où je suis, je pèterais un câble. Je prendrais un fusil et ferais un massacre.

Les questions de Lukas s’emmêlent aux miennes. La flic prend le relai. C’est logique. J’essaie de remettre en place dans ma tête le puzzle de l’enchainement des événements pour lui rendre le plus cohérent possible, en espérant qu’elle comble les blancs du récit. Je me cale dans le lit pour trouver une position qui me permette d'agripper les draps sans que Lukas sans rende compte quand mes mots vont résonner du mot "douleur", mes os et mes muscles me rappelant qu'au milieu de l'action le punching ball, c'était moi. — On a fait une virée avec les élèves du club. Club nautique où je donne des cours de surf. — Au concert, j’ai rencontré Jack. Jack Olanderne. Il bosse dans une boite d’électronique. Bossais... Parler au passé. Je souffle sur cette image d'horreur avec plus de force que sur un gâteau d'anniversaire, mais elle ne s'éteint pas comme les flammes des bougies. — Je suis restée avec lui. Je sais pas l'adresse. Oh pas besoin de lui expliquer pourquoi je suis restée avec lui, quand les enquêteurs fouilleront son appartement, ils retrouveront mes sous-vêtements. Misère. Gros soupir. Ça ne fera que confirmer ma réputation. — Les autres devaient rentrer à Island Bay. Il... Ils... Je ne parviens pas à déterminer s’ils étaient plusieurs. Je me souviens d'un, un seul et ses deux yeux posés sur moi. — Il l’a poignardé. Je me souviens que d’un homme. Son regard... je suis sûre de l’avoir déjà croisé. Ailleurs. J’arrive pas à savoir où. Elle me parle d’enquête pour retrouver mon ou mes kidnappeurs, de justice. — Un procès ? Oublier et continuer, ce serait l'idéal, mais il reste trop d'images, de silence et de coups pour que ce soit rapide. Un procès, c'est tout déballé et revivre devant témoins ce qui s'est passé... — Je suppose qu'on ne fera pas l'impasse, si la police met la main sur lui. Lui, parce que lui je veux replonger mes yeux dans les siens et lui faire mal autant que... J'ai lâché les draps pour poser ma main sur le coin de l'oeil qui évite Lukas, je regarde le mur. — Un procès. Je pense à Kenzo, je pense à mes amis, je pense à Lukas, je pense à mère. Et lui. Et moi.
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MessageSujet: Re: Et l’enfer prit ma main... (Lukas & Noa)   Mar 4 Juil - 20:12


— Kenzo ! Faut pas lui dire, pour moi. Faut le protéger. Le tenir loin pour pas qu’il s’affole. Ca y est, son instinct se réveille, l’instinct protecteur qu’elle met en place pour son frère. La relation qui uni les jumeaux m’a toujours fasciné, mais à plus juste raison celle qu’entretiennent Noa et Kenzo. Ils sont plus que fusionnels, ils sentent ce qui se passe l’un pour l’autre et je ne serais pas surpris que Kenzo soit déjà au courant, rien que par leur ressenti. Je ne comprends pas ce lien, mais il me fascine, parce que quand je les vois interagir tous les deux, c’est comme s’ils étaient dans leur bulle. Ils parlent notre langue, vivent avec nous, mais ils sont ce truc, entre eux. Que nul ne peut comprendre et approcher. — Tu lui as dit ? Faut pas qu’il me voit comme ça. « Calme-toi ma puce, je ne lui ai rien dit… » Je veux qu’elle se calme et je la rallonge délicatement dans son lit.
Je reprends mon rôle de flic, je ne peux pas la laisser faire comme elle le voudrait, parce que je sais très bien ce qu’elle voudrait, je m’en doute, plus qu’elle ne le croit. Elle veut, simplement, occulter. Et je voudrais faire pareil dans son cas, mais elle finira par le regretter. Je en peux être que de bon conseil. — Au concert, j’ai rencontré Jack. Jack Olanderne. Il bosse dans une boite d’électronique. Bossais... « Tu connaissais ce Jack avant ? Tu en avais entendu parler ? Des amis en commun ? » J’ai pour habitude de ne rien noter, de tout imprimer mentalement pour pouvoir garder un contact visuel avec les personnes que j’interroge. — Je suis restée avec lui. Je sais pas l'adresse. « On fera sans ma puce, c’est son vrai nom, tu en es sûre ? » Il peut être aussi dans le coup, un complice gênant qu’on finit par supprimer pour ne pas avoir à partager la rançon de l’otage. Coup classique. — Il l’a poignardé. Je me souviens que d’un homme. Son regard... je suis sûre de l’avoir déjà croisé. Ailleurs. J’arrive pas à savoir où. « Tu crois que tu pourrais nous aider à faire un portrait-robot ? » Tout élément est bon à prendre en compte. Je sais que je ne suis pas en service, et je ne le suis plus depuis bien trop longtemps pour rester saine d’esprit, je vous le dis ! Mais je ne peux pas forcer les choses. Noa fait l’effort de faire ce qu’elle peut pour se souvenir mais tout est tellement difficile une fois plongé dans ses souvenirs… — Un procès ? « Sans doute ma puce. Mais dans quelques mois, je serais là, je te le promets. » Les procédures sont longues et la justice est engorgée, mais séparée ou pas de sa mère, elle n’en reste pas moins ma belle-fille, et la grande sœur de mon fils. Je serais là pour elle, autant que je le lui ai promis, même avant notre séparation, Parker et moi. — Je suppose qu'on ne fera pas l'impasse, si la police met la main sur lui. « Franchement chérie, tu le regretteras si tu ne dis rien. » Je ne veux pas qu’elle reste toute sa vie, hantée par le visage de cet homme au crime resté impuni, parce qu’elle a beau me dire qu’elle n’a pas eu peur, quelque-chose vient de se briser en elle, je le sais. Et elle aussi, au fond, elle le sait. — Un procès. « La justice Noa. C’est ce dont tout le monde a besoin. C’est une façon de faire le deuil de tout ça, de te battre pour ce qui te reviens, pour qu’il paye pour ses crimes, pour exorciser tout ça, pour tourner la page… Mais tu es majeure mon cœur, c’est à toi d’en décider. Mais à ta place, même si c’est dur, je ferais le choix d’aller au-devant d’une cour, et de faire payer à cet enfoiré. » Je serre sa main dans la mienne, j’ai la rage, tout autant qu’elle, si ce n’est presque, je vais me battre autant qu’il le faut à sa place, pour qu’elle puisse garder toute l’énergie disponible pour ce qu’elle aura à affronter…

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MessageSujet: Re: Et l’enfer prit ma main... (Lukas & Noa)   Jeu 6 Juil - 15:49

Par ses questions, Lukas me fait douter du fil des événements. est-ce que j’ai bien vécu ce que j’ai vécu de la manière dont je le perçois. Est-ce que j’aurais été aveugle à un clin d’oeil, des petits gestes, une phrase murmurée, le non-dit du corps, une couleur, un courant d’air, une ombre. — Jack... Je pense qu’elle sait déjà que je ne m’embarrasse pas de détails quand il s’agit de coucher avec un homme qui me plait, mais le dire, c’est dérangeant. J’hésite. Je soupire. — C’était la première fois que je le voyais... Il était sympathique et on avait échangé quelques phrases, c’est... un bon début... Son nom... — On a plaisanté sur son nom, sur les citrouilles parce que Jack O’Lantern... Je pense que c’est son vrai nom... En fait... — J’en sais rien. Je ne lui ai pas demandé ses papiers d’identité. Ce qu’il disait était cohérent, il me semble et puis on a parlé... de ma mère... — Il connaissait maman. Il l’avait rencontré, une fois, à un cocktail. Ce serait trop horrible si... s’il était l’appât ! Je suis si naïve que ça ? Si prévisible quand il s’agit de... J’ai un tel comportement ! Oh mon dieu ! Je prends conscience que mon mode de vie est... je sais que je prends des risques... souvent...? mais je croyais contrôler un minimum... oh nooon ! — Un portrait-robot... oui... d’accord. Ses yeux... mais autour, je n’arrive pas à mettre un visage. Je ne sais pas si rien qu’un regard peut faire un portrait-robot et même si la police a les moyens de capter ce genre de détails. Est-ce que moi je parviendrais à le mettre en mots, le faire si ressemblant que j’en tremblerai rien qu’à voir un dessin sur papier... J’essaierai, c’est sûr.

Un procès. Lukas me donne sa vision des choses. Nous sommes bien d’accord, je veux qu’il paie la facture. Je veux qu’il souffre. Cependant, me retrouver à la barre pour témoigner... dire que j’ai suivi un parfait inconnu, uniquement pour coucher avec lui et que je ne me suis pas rendue compte qu’on l’assassinait à mes côtés dans le lit, probablement parce qu’on avait abusé de l’alcool... Quand je réduis les faits à cela, je me sens trop mal. Je suis trop nulle. On me raconterait qu’une fille s’est mise dans une telle situation, je répondrai sans hésiter qu’elle est totalement débile. Cette fille, c’est moi ! Alors je me contente d’hocher la tête aux dire de Lukas. — Oui, je veux pas qu’il s’en tire. Oui, mais... Je ferme les yeux un instant et je cherche la main de ma belle-mère. J’appréhende déjà ce que je sens être le prochain enfer sur ma route, le revivre en public et devoir justifier mes choix débiles. Je la regarde, j’esquisse une moitié de sourire, du côté où c’est possible. — Je vous aiderai à le trouver. Je vais le retrouver et je vais le faire souffrir avec le même plaisir que lui a pris.
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MessageSujet: Re: Et l’enfer prit ma main... (Lukas & Noa)   Sam 8 Juil - 0:31


— C’était la première fois que je le voyais... On a plaisanté sur son nom, sur les citrouilles parce que Jack O’Lantern... Je pense que c’est son vrai nom... Il connaissait maman. Il l’avait rencontré, une fois, à un cocktail. « OK, donc c’est quelqu’un d’aisé ? » Il faut garder à l’esprit que si j’ai connu Parker avec un niveau de vie plus bas qu’on n’aurait jamais pu l’imaginer en la voyant maintenant, elle a bien fini par prendre sa revanche sur la vie et joue à présent dans la cour des grands. Les soirées mondaines, c’est du fait de son métier, et je sais qu’elle aime ça de toute façon. Elle aime se dire qu’elle a le droit d’être là plus que n’importe qui d’autre parce que son statut n’est pas du fait d’un héritage, simplement de sa force d’acharnement et de sa volonté. Elle a surtout appris à ses enfants que l’argent ne faisait pas une personne, Noa et Kenzo sont tout sauf obsédés par le rang et tout ce qui peut s’y rapporter. Ils ont des amis de tous horizons, bien que les amis de Kenzo soient plutôt virtuels. — Un portrait-robot... oui... d’accord. « Je te le répète ma chérie, tu ne seras pas toute seule… » Je ne veux pas qu’elle s’inquiète et puis je ne peux pas la lâcher une seconde, je serais trop inquiète et même si j’ai confiance en mon équipe, je sais qu’ils me foutront sur la touche, je vais enquêter de mon côté mais ils ne sont pas si cons, et vont vite deviner mon petit jeu, alors je dois jouer la montre et faire un max de recherches avant de les mettre sur le coup.

— Oui, je veux pas qu’il s’en tire. Elle a l’air déterminée et terrorisée à la fois. Je sais ce qu’elle peut ressentir, cette rage, cette peur, les deux mélangés au point de ne pas pouvoir les différencier. Je ne peux pas la laisser comme ça dans le silence, elle diot témoigner et mettre fin à tout ça, en se posant les bonnes questions, surtout en ayant l’esprit apaisé, sur le fait de tout avoir pu tenter pour se faire justice, de façon légale j’entends. Personnellement, j’irais mettre une balle entre les deux yeux de ces types, et c’est vraiment l’égard pour mon fils et Parker qui me retient, parce que pour Noa, je le ferais. C’est comme si on touchait à une partie de moi-même, en vivant avec Parker, je l’ai prise pour femme, même sans alliance, mais j’ai aussi pris ses enfants, et sa maladie. Je ne peux différencier les uns des autres. — Je vous aiderai à le trouver. « N’ait pas peur du jugement des autres Noa. C’est toi la victime dans tout ça. Ne détourne pas le regard, je m’en fous que tu aies couché avec le premier qui venait, tu crois que je l’ai pas fait moi ? D’où tu crois qu’il vient Lenny ? Ça devrait simplement pas être une excuse à tout ça. Jamais. Et tu fais ce que tu veux de ton corps du moment que ça te convient à toi. Et que… tu es prudentes, mais ça je te l’apprends pas, t’as passé l’âge. » Tentant de détendre un peu l’atmosphère, je sais qu’elle est au courant de toute la prudence requise pour un rapport d’un soir. Elle est adulte, elle sait ce que je veux dire par-là et je pense qu’un bébé maintenant est la dernière chose qu’elle voudrait !
Je l’embrasse sur le front pour la rassurer et garde sa main dans la mienne. « Tu veux pas essayer de te reposer un peu ? T’es crevée… »

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MessageSujet: Re: Et l’enfer prit ma main... (Lukas & Noa)   Lun 10 Juil - 2:36

Cerné Jack pour savoir s'il était le piège qui s'est refermé sur moi ou le dommage collatéral. Aisé, le garçon ? — Oui. Dans les apparences oui. Parce qu'on peut faire étalage d'un certain luxe et manger des pâtes à l'eau tous les jours de la semaine. Il portait un costume de qualité quand je l'ai rencontré et son appartement était à l'opposé d'une chambre de bonne. Après, tout ça, c'est du vernis. Faut pas croire, ce n'est pas le prix de son costume qui m'a attiré, c'est son sourire et sa façon de plaisanter sur lui-même.

J’écoute Lukas et tout est simple, d’une facilité déconcertante presque. Elle ne me juge pas. C’est étrange, elle est plus conciliante sur mon mode de vie que je ne le suis à cet instant. J’ai ma part de responsabilité dans ce qui vient de m’arriver. Je le vois comme ça, si j’avais agi différemment... Victime, oui. Victime, se le répéter fait mal pourtant, c’est devoir accepter ses propres faiblesses. Je ne suis pas en béton armé, je l’ai remarqué, la chair est tendre et les os cassants. J’ai envie de sourire quand j’entend Lukas sous-entendre la manière dont a été conçu Lenny. On a l’air de deux copines qui comparent leurs ébats, manque plus qu’à s’échanger des recettes de drague. — J’avais pas réfléchi pour Lenny. Vraiment pas et si je l’avais fait, je ne me serais pas permise d’aller imaginer quoique ce soit. Trop de respect pour Lukas. Et puis surtout parce que, Lenny, il est là, il est né au sein du couple qu’elle forme avec ma mère, au sein de la famille que nous sommes. Je n’ai pas cherché au-delà. A mon tour de la rassurer sur le fait que je ne suis plus une gamine et que je connais les risques à ce niveau. — T’inquiète pas. C’est une chose sur laquelle je suis prudente. L’une des rares. Pointilleuse, et même chiante au dire de certains de mes partenaires. — C’est même ce qui fait la différence. Tu me connais pas, je te connais pas, rien sans protection. C’est drôle de discuter ainsi. J’essaie de sourire comme je peux.

C’est apaisant de savoir Lukas si proche. C’est un doux moment quand elle m’embrasse, ma main dans la sienne. Elle n’a pas tord la fatigue est là, physique et mentale. Minimiser les gestes pour éviter que le corps agite sa clochette “douleur” et trouver du repos. Ramener à la surface de beaux souvenir pour contre-carrer les cauchemars qui pourraient poindre leur museau. Je fais un oui de la tête. — Tu feras un gros bisou à Lenny de ma part. Il faut que je mette mon cerveau en pause, que j'arrête de tourner en boucle entre les faits et les conséquences. Je ferme les yeux. Je garde les doigts de Lukas dans la paume de ma main le plus longtemps possible. Dormir, ce n'est pas gagner. Cauchemarder sera plus probable.
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MessageSujet: Re: Et l’enfer prit ma main... (Lukas & Noa)   Mer 12 Juil - 13:22


— Oui. Dans les apparences oui. « Quoi, tu penses qu’il trafiquait ? » Un petit jeune bien sous tous rapports qui tente d’intégrer un monde qui n’est pas le sien pour acquérir la confiance de certains investisseurs, bien plus friqués que lui. Ça se voit partout et ça se voit surtout encore. Si la combine est vieille, elle marche, elle fonctionne à chaque fois ou presque. Combien de fois j’en ai vu ? Combien de fois j’en ai surtout rencontré avant même de devenir flic. Je ne viens pas du monde dans lequel je vis moi-même aujourd’hui. Ce n’était même pas un milieu aisé, c’était un milieu pourri par l’argent, et les paillettes. Plus riche que personne ne pourra jamais l’espérer, trop riche, pour avoir encore des sentiments, tout ce qui importe pour ces gens-là, bien qu’assez profitants, est le profit, et le profit, et encore le profit.

— J’avais pas réfléchi pour Lenny. « Je ne suis pas tombée enceinte de ta mère, ça je pense que tu l’avais compris. » Lui souriant, complice. « Mais j’aurais préféré. Toujours est-il que je ne sais pas faire les choses bien, tout comme elle. Mais toi Noa dans tout ça, tu mènes la vie que tu veux si ton bonheur s’y trouve. Tu papillonneras un temps et puis sans doute qu’un jour tu trouveras la personne que tu veux, sans chercher. » Mais vient le moment où j’ai besoin de savoir qu’elle se protège, elle est tout sauf inconsciente, mais à trois grammes, et après trois bières, personne ne pense à se protéger. — T’inquiète pas. C’est une chose sur laquelle je suis prudente. Ca me rassure, et puis il faut savoir que si je dois faire confiance à l’une de nous deux, ce serait plutôt à Noa que je le ferais, plutôt que moi… — C’est même ce qui fait la différence. Tu me connais pas, je te connais pas, rien sans protection. « Alors tu as sans doute des tas de trucs à m’apprendre ma puce. » Je l’embrasse sur le front et lui propose de se reposer. Je la laisse quelques instants seules, même une heure ou deux pour avoir la certitude qu’elle a le temps de se reposer, elle aura besoin de sommeil, de médicaments, de calmants quoi qu’elle en dise, et je ne veux entraver en rien son processus de guérison.

Je gare ma voiture sur le parking de l’hôpital. Le sourire aux lèvres, en espérant que la surprise fera plaisir à Noa. Je vérifie dans le rétro que mon fils ne dorme pas, je déteste quand il dort et qu’il prenne le risque de ne pas se réveiller, et pourtant c’est un bébé, le sommeil il en a besoin. Et puis j’ai même envie de dire que c’est la principale consolation d’une maman, de voir son bébé dormir pour se reposer à son tour. Je suis incapable de le faire, trop angoissée. Bref, c’est avec avidité que je compose le numéro de ma belle-fille, mon sourire s’entends dans ma voix. « Ma chérie ? Si tu descendais 5 minutes ? J’ai terriblement envie d’une clope, pas toi ? » Je suis stratège, et alors ? Elle adore son petit frère et ça fait des semaines qu’elle ne l’a pas vu.


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MessageSujet: Re: Et l’enfer prit ma main... (Lukas & Noa)   Ven 14 Juil - 1:11

J’avais du mal à imaginer Jack en trafiquant. Mais pourquoi pas. Trafiquer quoi d’ailleurs ? Le panel est large. Tout ou presque peut être matière à basculer dans l’illégalité. Bien sûr, toutes les drogues, mais des données informatiques détournées peuvent entrer dans ce cadre. On peut ajouter les traffic d’êtres humains, mais aussi la contre-façon d’objets de luxe, le vol d’oeuvres d’art, l’escroquerie aux assurances, et pourquoi pas un réseau de fraude aux examens. Une arnaque sur les pensions des petits vieux. Je l’imagine avec son beau sourire et son allure tirée à quatre épingles amadouer les dames âgées à coups de danse de salon et de tasses de thé. — Non. Je sais pas. On peut tromper son monde sans être un truand, pour faire bonne impression par exemple. Je sais pas.

Elle me fait rire en expliquant que maman n’est pas le géniteur de Lenny. C’est peut-être aussi bien pour lui, il évitera nos tares familiales. Papillonner puis trouver la personne sans chercher. Je suis une amputée des sentiments, je me vois comme ça parce qu’hormis au sein de notre famille et en amitié, ils n’ont pas été le carburant de mes liens. Peut-être parce que les couples ça va, ça vient, ça se casse, et j’ai un tragique exemple devant moi. Mais on ne choisit pas de tomber amoureuse. J’y ai échappé jusque-là. — T’as surement raison.

Tant qu’à apprendre les coulisses des relations sexuelles à ma belle-mère, si mon corps n’était pas aussi accidenté, je partirais dans un fou rire avec elle... aujourd’hui nous commencerons par un atelier pratique, alors... — Quoi, tu connais pas le moyen, fiable sauf si on te le pique en cours de route, quand tu sais que tu vas finir bourrée au bout de la nuit et pas avec qui tu vas te réveiller ? Tu déconnes ? Sérieux ? J’en aurais à lui apprendre ? Je sais ce que je vais lui offrir à Noël, le kit de survie en zone de sexe à risque.

.../...

Je contemple le plafond un long moment avant que mon oeil se ferme tout seul. Je me suis assoupie. Le réveil en sursaut n’est pas pour me ménager. Le plafond encore. Il n’est pas aussi blanc que je le pensais, il a des imperfections. Je ne sais pas pourquoi je pense aux cellules des nonnes. La sonnerie du téléphone me sort de cet enfermement. Lukas. Rien que sa voix et tout va mieux. Je lui réponds vivement. — Je descends. Je suis là dans une minute. J’ai présumé un peu de mes forces. J’y vais au pas quand mon esprit sautille. "Rien n’arrêtera la tortue", ma nouvelle devise. Ouais, la carapace m’aurait bien servi hier, aujourd’hui elle est lourde à trainer. Enfin, je pointe mon nez hors du bâtiment et la cherche des yeux.
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Et l’enfer prit ma main... (Lukas & Noa)

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