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 Stop leaving, and you will arrive. Stop running away and you will be found [Sasha]

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○ âge : Quinze ans (18 novembre).
○ statut : Amoureux fou.
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○ quartier : South Bay.
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○ DC : Un prisonnier sous liberté conditionnelle en pleine illégalité.
○ inscrit le : 08/06/2017
MessageSujet: Re: Stop leaving, and you will arrive. Stop running away and you will be found [Sasha]   Mer 5 Juil - 18:47

Stop leaving, and you will arrive. Stop running away and you will be found



J’écoutais ses conseils avisés avec grande attention. Au fond il n’avait pas tort, car comme on dit, l’ignorance est le plus grand des mépris. Alors si je ne faisais plus attention à eux, que je ne leur montrai plus qu’ils m’intimidaient et me touchaient, alors j’arriverai à me débarrasser d’eux intelligemment. Même si la perspective qu’ils changent de bouc émissaire me faisait froid dans le dos car je n’aimais pas la perspective qu’une nouvelle personne soit la victime de leurs assaut, déléguer mon titre me soulagerait bien. Maintenant, il ne me restait plus qu’à mettre ses conseils à exécution, et à voir ce que cela donnerait. Mais je savais que les choses seraient difficiles, car après tout on ne change pas du jour au lendemain. Déjà, il faudrait que je prenne confiance en moi. Ensuite, il faudrait que j’arrive à m’imposer, et enfin… enfin je n’en sais rien. Je n’avais jamais été quelqu’un d’autoritaire ou d’affirmé, alors je ne savais pas trop comment je pourrai réagir lorsque viendra le temps où je serai enfin quelqu’un d’à part entière, qui s’autorise à vivre et qui accepte le passé comme étant un épisode de la vie où les difficultés nous forgent.
Puis Sasha se confia à moi. D’abord surpris, j’en fus ensuite extrêmement touché. Il me montra ses cicatrices qu’il dissimula aussi vite, appuyant le fait qu’il en avait honte. C’est pourquoi je me permis de faire cette remarque, je que je trouvais déplacé dans un second temps : il n’avait pas à avoir honte de lui car, moi personnellement, je le trouvais très beau. J’ignore si j’en pinçais pas un peu pour lui, en prenant du recul, et c’est pourquoi je me tus aussitôt. Je ne voulais pas qu’il suspecte ce sentiment qui fit naître en moi un trouble certain. Je devais être encore fatigué, c’est tout. En tout cas une chose était certaine : j’étais flatté qui me fasse autant confiance. Une partie ténébreuse de son être émergea lorsqu’il me parla notamment de la solution finale qu’il adopta envers son oncle à l’âge de treize ans seulement, mais très honnêtement je n’eus pas peur de lui pour autant. A cet instant et dans ses yeux, je pouvais y lire une forme de rancœur, mais surtout de détresse. Comme si tout à coup les rôles s’étaient inversés et qu’il devenait cet enfant fragile qui n’avait pas eu d’autre choix que celui de se protéger. Et combien je pouvais le comprendre… Bien entendu, je n’avais jamais vécu ce qu’il avait enduré, et même si je rêvais jour et nuit de me venger contre ceux qui m’avaient fait tant de mal depuis toutes ces années, je savais que je n’aurai jamais le force de tuer quelqu’un.

« Tu sais, la seule personne que j’ai tenté de tuer, moi, c’était moi-même. Quand j’avais treize ans. C’est mon beau-père qui m’a sauvé in extremis. Mais… si ça ne t’ennuie pas je ne veux pas encore en parler. Je ne l’ai encore jamais fait en deux ans, pas même aux services sociaux. C’est quelque chose qu’il y a entre lui et moi. Enfin, qu’il y avait. » Précisai-je.

« Ça n’est pas du tout que je n’ai pas confiance en toi, parce que ça serait mentir que de dire que c’est le cas. Je te fais confiance, vraiment, et tu as pu le constater. C’est juste que… je ne me sens pas encore prêt pour ça. Voilà… »

« Et puis tu n’as pas à me remercier. Je ne te dis rien d’autre que ce que je pense, tu sais. »

Enfin la partie claire de Sasha revint parmi nous. Je retrouvais son si beau sourire, ce quelque chose en lui, un je ne sais quoi qui attirait immédiatement la sympathie et qui attisait la confiance. Il devait être un excellent vendeur de voitures pour arriver si facilement, je pense, à mettre ses clients dans la poche. Tout en lui était séduisant : son accent, son physique, sa gentillesse sans pareille… Heureusement qu’il ne lisait pas dans les pensées, sinon je n’aurai pas l’air fin, moi…
Tout à coup, mon portable dans ma poche se mit à sonner. Après tout, il était à peine huit heures, mon absence n’avait pas dû passer inaperçue. Je retirai mon téléphone de ma poche, et poussai un soupir lorsque je vis affiché sur l’écran « Mrs Berenson ».

« Je fais quoi… ? » Demandais-je, perdu, avant de décrocher.

« Bonjour, Mrs Berenson. Je… non, ne vous inquiétez pas, je vais très bien. Oui, on en parlera à mon retour, d’accord, mais… , non, non, vraiment je vous assure je vais bien. Je suis chez un homme qui m’a recueilli pour la nuit et ne vous en faites pas, c’est quelqu’un de très bien. Il… » Je posai ma main sur le combiné pour masquer le son de ma voix, et demandai à Sasha :

« Comment je rentre ? Ils viennent ou ça ne t’ennuie pas trop de me ramener. Enfin, tu dois avoir beaucoup de travail, non ? C’est comme tu veux. » Lui dis-je, avant d’enlever ma main du combiné pour reparler à Mrs Berenson.

« Oui ? Ah, je… bon, d’accord. »

Je tendis mon portable à Sasha en poussant un nouveau soupir, mes joues devenant toutes rouges. Je détestais être le centre de l’attention.

« Elle veut te parler… »


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○ âge : 42 ans (14 Novembre).
○ statut : Divorcé.
○ métier : Concessionnaire automobile de luxe et investisseur chez Vogue.
○ quartier : Villa #31, South Bay.
○ orientation sexuelle : Hétérosexuel malgré une histoire amoureuse avec un homme étant plus jeune.
○ informations en vrac : Quasiment personne ne connaît son second prénom : Todd, en hommage à son grand père × Il a adopté un petit chaton qu'il a nommé Tigrou en raison de son pelage

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MessageSujet: Re: Stop leaving, and you will arrive. Stop running away and you will be found [Sasha]   Jeu 6 Juil - 0:20

Les conseils qu'avait donné l'italien au garçon n'étaient forcément sans faille, ce n'était qu'une façon d'échapper à toute cette violence dont il était la victime. Cependant, il espérait que ça suffise à faire changer d'avis ses bourreaux et à choisir une autre victime, bien qu'au fond, ça serait tellement mieux si le personnel de l'établissement était capable de gérer tout ces cas de violences dans leur établissement, c'était leur rôle après tout non ? Tout cela se déroulait sous leurs yeux, et à aucun moment Sasha ne pourrait croire que personne ne s'en ai rendu compte, c'est tout bonnement impossible.

Il ignorait si se confier à Joshua avait été une bonne idée, mais ça avait été assez naturel en soit, et puis, ça lui montrait qu'être maltraiter dans son enfance n'était pas forcément une fatalité. Il pouvait s'en sortir, devenir un homme fort, respecté et faire quelque chose de sa vie plus tard. Bien sûr qu'il n'oublierai probablement jamais ce qu'il a vécu, mais ce sera ça qui l'a fait devenir un homme, et quand il y repensera, il se rendra compte du chemin qu'il a accompli entre temps.

Il confia ensuite le fait que l'issue de sa propre histoire ne devait pas être la même pour toutes les violences qui subissait, et c'est alors que Joshua lui révéla quelque chose qui laissa l'italien perplexe, mais il respecta le choix du garçon. Il avait déjà fait une tentative de suicide, à son âge, c'était vraiment difficile d'entendre ça, mais d'un autre côté, Sasha n'en était pas vraiment étonné. Pas étonné dans le sens où, ce sont souvent les enfants de cet âge là qui mettent fin à leurs jours à cause du harcèlement qu'ils subissent, c'est la tranche d'âge la plus touchée par les suicides avant même les adolescents.

Bien évidemment qu'il aurait voulu en savoir plus, savoir ce qui s'était passé, mais Joshua lui exprima son envie de ne pas évoquer le sujet avec lui, non pas par manque de confiance mais parce qu'il ne s'y sentait pas prêt. S'il y avait bien un adulte qui pouvait le comprendre, c'était lui. S'il ne se sentait pas prêt, Sasha n'allait pas le forcer à évoquer quelque chose dont il n'a pas envie. Et même s'il n'avait pas l'envie de lui en parler alors l'italien respecterait son choix, mais si un jour il venait à changer d'avis pour se confier à lui, alors il sera là, disponible pour l'écouter, tout comme lui l'avait fait avec son histoire.

" - Tu n'as pas à te justifier. Si tu ne veux pas en parler c'est ton choix, je n'ai aucun droit sur toi pour t'imposer quoique ce soit. Sache seulement que si un jour tu te sens prêt et que tu veux en parler avec quelqu'un, tu sauras où me trouver." confie-t-il avec son sourire qui se voulait rassurer.

Ce n'est quelques minutes après cette confession que le portable du garçon se mit à vibrer, le nom sur l'écran indiquait celui de sa famille d'accueil, la réalité avait repris le dessus sur leur petit moment révélation du passé.

" - Réponds lui."

Après tout, il n'avait aucune raison de rejeter l'appel, elle devait s'inquiéter et Sasha devait désormais faire face à ses responsabilités d'adulte et assumer possiblement la colère de sa famille d'accueil de ne pas avoir prévenu plus tôt. Mais au fond il s'en fiche, ça lui a permis de discuter tranquillement avec Joshua. Il écouta attentivement les propos du garçon pour essayer d'en déduire ce qui se disait à l'autre bout du téléphone. Puis soudain, Joshua placa sa main devant le micro pour demander à Sasha s'il était disponible pour le ramener.

" - Y'a pas de soucis je te ramène chez eux."

Il ignorait l'issue de cette conversation téléphonique et même l'issue de cette histoire, mais il n'avait rien à se reprocher de toute manière, il n'avait fait qu'aider Joshua à grandir, à voir les choses sous un angle différent. Parce qu'entre le garçon qu'il avait trouvé la veille au soir et celui qu'il avait devant lui actuellement, il avait l'impression que ce n'était pas le même. Sans vraiment qu'il attende, le jeune garçon lui tendit le téléphone en lui annonçant que Madame Berenson désirait lui parler.

" - Bonjour madame, je suis Sasha Lazzio, j'ai retrouvé Joshua hier avec un sac à dos ainsi que son chien errer le long de la route. Je me suis donc arrêté pour le ramener chez moi afin qu'il puisse y passer la nuit en sécurité et se reposer. Il était exténué. Je pense qu'il avait vraiment besoin de faire le point sur certaines choses. Oui bien sûr.. Nous serons là d'ici une petite heure et nous en discuterons à ce moment là."

Après avoir terminé la conversation, Sasha raccrocha le combiné et bidoulla quelque chose avant de le rendre à son propriétaire.

" - Je t'ai mis mon numéro dedans si tu as besoin. N'hésite pas à m'appeler de jour comme de nuit, je serai toujours disponible pour toi."

En attendant, Sasha débarrassa la table du petit déjeuner, mettant tout dans l'évier, il ferait la vaisselle plus tard.

" - Tu vas prendre une douche puis te préparer, puis après on file chez les Berenson d'accord ?"

Il ne voulait pas trop les faire attendre non plus, ils avaient sans doute eu très peur en voyant que Joshua n'était plus là, maintenant il ne lui restait plus qu'à affronter cette famille en espérant qu'ils comprennent son geste.

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MessageSujet: Re: Stop leaving, and you will arrive. Stop running away and you will be found [Sasha]   Ven 7 Juil - 17:23

Stop leaving, and you will arrive. Stop running away and you will be found



J’avais failli me révéler, lever le voile sur cet évènement dans ma vie que je n’avais jamais raconté à personne, même pas à Maman lorsqu’elle était encore en vie. Seulement je m’arrêtai à temps. Ça n’était pas une question d’un prétendu manque de confiance en Sasha qui m’avait poussé à taire la suite de mon récit, mais simplement le fait que je n’étais pas prêt à en parler. Je n’avais jamais mis les mots sur mes maux, alors cela m’effrayait. Même par écrit, je n’avais encore jamais réussi à le faire. C’était un secret entre David et moi, et il avait disparu en même temps que lui dans la tombe. Je m’excusai alors auprès de l’italien, me sentant vraiment mal pour lui car je craignais très fortement qu’il ne m’en veuille ou ne se sente offusqué par mon choix de garder le silence. Après tout, avec tout ce qu’il a fait pour moi, qu’est-ce que cela pouvait me coûter de délier ma langue ? Honnêtement, beaucoup de choses. C’était encore trop récent, malgré que cela fasse déjà deux ans. Trop dur aussi, car admettre que j’ai tenté d’en finir c’était aussi admettre que mon beau-père ait pu prendre autant de risque pour la personne aussi insignifiante et ingrate que je devais être à ses yeux. Alors, contre toute attente une nouvelle fois – décidément, Sasha était quelqu’un de très surprenant – il me dit que je n’avais ni m’en faire, ni à me justifier. Lorsque j’aurai un jour besoin de lui, je saurai où le trouver. Un léger sourire sur les lèvres plein d’une reconnaissance imprononçable que je ne parviendrai, là encore, jamais à exprimer, je hochai la tête d’un air de dire que c’était entendu.

« Promis, un jour tu le seras. Si ça n’est pas celui-ci, s’en sera un autre. Tu peux me faire confiance, tout comme je te fais confiance. » Lui dis-je.

Et tout à coup, mon portable se mit à vibrer dans ma poche, me faisant faire un léger sursaut. Je le pris dans ma main, et vis avec horreur et angoisse sur l’écran qu’il s’agissait des Berenson. Sasha me dit alors de lui répondre. J’inspirai avant de lâcher un soupir, et décrochai. Heureusement pour moi il s’agissait de Mrs Berenson, ce qui me soulageait. J’avais tellement peur que ça ne soit son mari qui, même absent la plupart du temps, ne s’occupe peut-être que des affaires « embarrassantes » où il fallait élever la voix. En parlant de voix, celle de mon interlocutrice paru si inquiète que je m’en voulus immédiatement de ce que j’avais fait. La vérité ? Je n’aurais jamais pensé que quelqu’un puisse s’inquiéter pour moi… Puis elle me demanda si elle venait me récupérer chez, je cite « cet homme dont tu ne connais rien et qui aurait pu te séquestrer, voire pire ! » ou bien s’il pouvait me raccompagner, s’il était vraiment digne de confiance. Sasha me répondit alors galamment, message que je transmis dès lors, qu’il me ramènerait sans problème lui-même.

« Bon, d’accord… Mais passe-le moi une minute, veux-tu ? » Me dit-elle, audiblement encore très angoissée.

Je tendis alors mon téléphone à Sasha qui se présenta à elle, et lui exposa les faits. Je fixai le bout de mes Converses, me trouvant soudainement très idiot devant les faits qu’il exposait. Pourquoi étais-je parti, franchement ? Jusqu’où comptais-je aller comme ça, je n’aurai jamais dépassé la barrière de sécurité de l’aéroport vu mon âge. Encore que, si je faisais plus âgé voire majeur, mais ça n’était même pas le cas, et de toute manière, ils auraient vérifié ma carte d’identité et mon passeport. Alors pour seul résultat, que j’avais réussi à faire bien évidemment, c’était faire flipper tout le monde, et déranger un homme aussi gentil que Sasha qui avait d’autres choses bien plus importantes à faire que de s’occuper d’un gamin comme moi. Alors il raccrocha après lui avoir indiqué que nous aurions une petite heure de route. Ensuite, il trifouilla quelque chose avec mon portable qu’il me tendit ensuite, m’expliquant qu’il venait d’entrer son numéro dans mon répertoire. Je manquai à nouveau de sentir des larmes poindre dans mes yeux lorsqu’il me dit que, de jour comme de nuit, il serait toujours là pour moi. Alors, dans un élan qui ne me ressemblait absolument pas, j’entourai son torse musclé de mes bras et l’enlaçai en lâchant un « Merci… » très ému.

« C’est la première fois que quelqu’un autre que ma famille fait quelque chose pour moi. Et, crois-moi, il n’y avait que très peu de monde dans ma famille. En fait on n’était que trois. Enfin quatre. » Me corrigeai-je, réalisant trop tardivement que, malgré sa maladresse, David en avait quand même fait partie.

Puis Sasha me dit qu’il était temps que j’aille me laver et me préparer avant que l’on ne rentre dans mon nouveau chez-moi. J’acquiesçai et lui demandait avec un peu de gêne si je pouvais lui emprunter une serviette. Tout naturellement il me répondit qu’il y en avait une blanche toute propre sur l’étendoir à serviettes dans la salle de bain à la gauche de la chambre où j’avais passé la nuit. Je le remerciai et filai à l’étage. Pénétrant dans la salle de bain toute chaude, je refermai derrière moi, par habitude plus qu’autre chose, et me déshabillai. Je regardai mon reflet dans le miroir et poussai un soupir. Non, je n’étais décidément pas foutu comme Sasha, moi… A qui allais-je plaire un jour, moi ? Il faudrait vraiment que je trouve le temps de faire du sport avec lui et qu’il me donne également quelques conseils pour faire des exercices chez les Berenson. Ça sera toujours ça de prit.
Je pénétrai dans la douche italienne, lâcha un juron sous l’eau froide véritablement mordante, avant d’être soulagé lorsque celle-ci devint chaude et terriblement agréable. J’empruntai un peu de gel douche pour me laver, avant de passer aux cheveux. J’essayai de bien faire, mais vite à la fois pour ne retarder personne, puis m’enroulai dans la serviette chaude avant de me sécher promptement. Enfin, je me rhabillai en vitesse et vis qu’un sèche-cheveux était déposé sur l’une des étagères murales qui décoraient le pourtour du large miroir de la salle-de-bain. Je me permis de l’utiliser afin de ne pas attraper froid en gardant les cheveux humides puis, cela fait, le reposai là où je l’eus trouvé avant de plier la serviette proprement, puis de descendre les escaliers et de lui dire :

« Je suis prêt. »

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MessageSujet: Re: Stop leaving, and you will arrive. Stop running away and you will be found [Sasha]   Lun 10 Juil - 7:06

En aucun cas Sasha n'allait forcer Joshua à se confier sur quelque chose qu'il ne désirait pas aborder. Tout comme lui avait certains sujets dont il avait beaucoup de mal à parler avec d'autres personnes. Notamment son enfance, sujet qu'il avait évoqué avec le garçon. Il respectait totalement le fait qu'il ne soit pas à l'aise avec ça, et puis en soit, même si jusqu'à maintenant il lui avait toujours montré qu'il n'était en aucun cas méchant et qu'il ne lui voulait de mal, ils ne se connaissaient pas. Enfin c'était faux, Joshua en connaissant beaucoup plus que n'importe qui. Son enfance n'était pas un sujet qu'il abordait avec aisance. Alors braquer le garçon pour qu'il se livre ce qu'il voulait lui dire ce n'était vraiment pas intelligent de sa part, et il n'avait aucun intérêt à le faire, sauf peut-être perdre la confiance que Joshua avait placé en lui jusqu'à présent.

" - Tu sais où me trouver si tu as besoin de toute façon, tu as tout le temps pour te sentir prêt à aborder cette partie de ta vie."

Leur conversation, et notamment l'aveu que s'apprêtait à lui faire Joshua furent stoppés au moment où son téléphone vibra. Il annonça qu'il s'agissait de sa famille d'accueil. Bien sûr que Sasha n'était pas totalement serein, comment pourrait-il l'être ? Même s'il n'avait aucunement fait de mal à Joshua, sa famille d'accueil ne serait sans doute pas du même avis en le voyant débarquer. La seule chose qui lui sauverait peut-être la mise c'est son visage qui inspire généralement la confiance et la joie de vivre. Une fois que Joshua eut terminé sa conversation téléphonique, il passa son téléphone à Sasha. Madame Berenson désirait lui parler. Il lui exposa alors les faits, essayant de ne pas trop l'inquiéter et surtout lui montrer qu'il n'avait pas fait de mal au garçon et même, qu'il en avait pris aussi soin que si c'était son propre fils, mais ça, il ne le dira sans doute pas devant lui. Puis avant de rendre le téléphone à son destinataire, il y inséra son numéro en cas de problème, ou simplement s'il avait envie de parler avec lui. C'est au même moment que Joshua décida de prendre Sasha dans ses bras comme pour le remercier de tout ce qu'il avait fait pour lui, ce qui l'italien jugeait comme normal.

Suite à la conversation téléphone qu'il avait eu, il avait averti la famille Berenson qu'ils s'étaient environ là d'ici une heure, le temps qu'ils se préparent tous les deux et qu'ils prennent ensuite la route, route que Sasha ne connaissait pas vraiment, hormis jusqu'au quartier en question. Joshua était donc parti se doucher pendant que Sasha faisait de même au rez-de-chaussée. Dix minutes plus tard, il était prêt, il avait nourri le chien de Joshua en attendant que ce dernier ne soit prêt à son tour. Ce qui fut le cas une dizaine de minutes plus tard.

" - Parfait, j'ai nourri Chiffon pendant que tu te douchais, assure toi que tu n'oublies rien et on peut y aller."

Il n'attendait plus que lui pour prendre sa voiture et ainsi le ramener chez lui. Lorsqu'il eut enfilé sa veste et prit son sac, Sasha referma la porte derrière eux, mit le sac à dos dans le coffre et laisser le garçon monter dans la voiture. Cette même voiture dans laquelle il avait déjà voyagé la veille, sans peut-être réellement le savoir, ou du moins s'en rendre compte.

Une petite quarantaine de minutes plus tard et suite aux indications de Joshua, il se gara devant la maison des Berenson. Le garçon était stressé, il appréhendait sans doute la réaction de ses parents adoptifs, mais Sasha n'était guère plus serein, et pourtant, il ne laissait rien paraître sur son visage. C'est lui l'adulte, il se doit de rassurer Joshua et non l'inverse. Restant quelques minutes dans la voiture avec le garçon, il se retourna vers lui avec un sourire.

" - On y va ?"

Non pas que Sasha était réellement heureux de le remettre à sa famille d'accueil, mais il n'avait pas vraiment le choix de toute manière.. C'est donc le sac à dos de Joshua à la main qu'il frappa à la porte des Berenson afin de leur rendre leur fils adoptif.

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MessageSujet: Re: Stop leaving, and you will arrive. Stop running away and you will be found [Sasha]   Ven 14 Juil - 9:29

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Après avoir pris une bonne douche et m’être dépêché de me laver le visage et les dents, je me coiffais rapidement, remettant un peu d’ordre dans ma tignasse brune qui faisait encore plus ressortir mes yeux d’un bleu si clair. Plus les secondes défilaient, plus je sentais l’angoisse me nouer l’estomac. J’avais peur de la réaction des Berenson, même si, dans la voix, Mrs Berenson semblait être tout sauf en colère. Ils avaient dû en voir d’autres avant moi. En fait, celui qui me faisait le plus peur ça n’était pas Tom non plus car je savais qu’il comprendrait, mais son paternel. Grand, baraqué, un visage aussi dur qu’autoritaire… Je n’avais encore jamais eu l’occasion d’échanger avec lui, mais à vrai dire je n’y tenais pas non plus. Pourtant j’allais vivre au sein de leur famille pendant au minimum trois ans, alors il était évident que j’allais un jour le rencontrer et bien devoir échanger avec lui. J’espérais seulement que le plus tard serait le mieux.
Je finis de m’habiller en vitesse, enfilai mes chaussettes puis mes Converses noires et blanches que je nouai rapidement. Puis je rangeai mes affaires dans mon sac-à-dos dont je passai les sangles sur mes épaules avant de sortir de la salle de bain, refermer la porter derrière moi et descendre les escaliers avec angoisse. C’était simple, chaque pas qui me rapprochait de l’échéance m’effrayait. Sasha salua le temps record avec lequel je m’étais préparé, et je le remerciai d’une petite voix lorsqu’il me dit qu’il avait nourri mon chien pendant mon absence. Il me demanda de vérifier que je n’avais rien oublié, ce à quoi je lui répondis :

« J’ai déjà regardé tout-à-l’heure. C’est bon, j’ai tout. On… peut y aller. » Lui dis-je, un soupçon d’angoisse de plus en plus perceptible dans la voix.

J’enfilai ma veste et nous pûmes rejoindre la superbe voiture de luxe qui me faisait tout simplement rêver à chaque fois que je la voyais. Elle me rappelait une Audi R8 que je possédais quelques années plus tôt en maquette et avec laquelle j’adorais jouer. J’étais toujours prêteur, mais jamais avec celle-ci.

« C’est quoi comme voiture, la tienne ? » Lui demandais-je en m’installant côté passager, Chiffon grimpant à l’arrière.

Sasha prit mon sac et le rangea dans le coffre, puis il prit place à bord de l’engin dont le moteur eut un vrombissement presque imperceptible lorsqu’il la mit en marche. Nous nous lançâmes sur la route et, lorsque je reconnus la route, je pus aisément le guider. Malgré que je n’ai pas un sens aiguë de l’orientation, je parvenais bien entendu plus facilement à me repérer dans Wellington plutôt que dans New York. Car une fois que l’on sait se repérer dans la Grande Pomme, on le peut partout, à mon avis. Les minutes défilèrent, et les chansons qui passaient à la radio m’aidèrent un minimum à me détendre. Je dis bien un minimum, car avant que je n’y parvienne totalement, il y avait du travail. Enfin, je reconnus la route que j’avais emprunté avec Tom quelques jours plus tôt, quatre aujourd’hui pour être précis, et nous nous engouffrâmes sur le chemin gravillonné qui menait à la splendide villa de luxe des Berenson. Je ne saurai dire laquelle de celle de ceux-ci ou de Sasha était la plus belle, mais une chose était certaine : elles rivalisaient toutes deux de charme luxuriant.
Sasha se gara dans l’allée, et je m’enfonçai légèrement dans mon siège, les bras croisés sur la poitrine, tentant de reprendre un souffle plus calme, moins erratique. Heureusement, l’italien observant mon malaise, et me laissa le temps de me calmer afin d’être prêt à affronter le tigre si j’avais l’heureuse malchance de tomber sur lui. Mais même les autres me faisaient peur, pour être honnête, alors je n’étais pas sorti d’affaire.
Tout sourire qui se voulait rassurant, l’italien me demanda avec son accent charmant et charmeur si nous pouvions y aller. Je lâchai un soupir puis hochai la tête quelques secondes après, lui répondant :

« O… Ouais, allons-y. »

J’ouvrais la portière pour que Chiffon puisse sauter, et remerciai Sasha lorsqu’il me tendit mon sac après avoir ouvert la malle de la voiture pour le saisir et me le tendre.

« En tout cas merci infiniment pour tout, Sasha. Je crois que j’aurai fait une énorme bêtise si j’étais vraiment parti. Et comme je suis un peu têtu, comme tu as pu le constater, je me serai certainement jeté dans la gueule du loup. Alors, vraiment, merci. »

Alors je le saluai et montai les marches du pavillon avant de frapper à la grande porte d’entrée. Puis j’osai entrer, tout timide, accueilli par les aboiements frénétiques du rottweiler de… Oh non… Monsieur Berenson.


FIN

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