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 Brother let me be your shelter (Sean ♥)

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Bob, The Lost Soul
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○ âge : Un compteur qui affiche 30, mais un mentale qui en dit 20.
○ statut : Ravagé par la destruction de sa conscience et de son âme, en attente d'une salvation.
○ métier : Une mise à pieds qui fait mal dans une passion qui l'animait.
○ quartier : Une errance dans un appartement bien vide à West Bay.
○ posts : 348 ○ points : 7730
○ pseudo : You know me (TAZ)
○ avatar : Luke Mitchell
○ DC : le gigolo d'Icare (Newton) & la bête d'Austin (Rhéa)
○ inscrit le : 18/06/2017
MessageSujet: Brother let me be your shelter (Sean ♥)   Lun 3 Juil - 23:23

Brother let me be your shelter
Seade #1

Elle éclate, comme une bulle de savon. Elle éclate sur ta joue. Elle s'éclate sur le sol, laissant une marque invisible. Le parquet va l'engloutir, comme ta peau est en train de le faire. Minable que tu sens à ce moment précis. Passant ta main sur tes yeux. Humides, flous. Tel deux cristaux, tu les laisses se vider. Reprenant un souffle régulier. Tentant de canaliser le flot de pensée qui submerge ton système. Tu peux le faire. Tu l'as déjà fait. Fixant tes mains, tu les serres. Les veines ressortent, tel deux traits d'un autoroute. Soufflant un peu plus. Les larmes se sèchent, tu savais que tu pouvais le faire. Ce n'est pas la première que tu craques, tout seul, chez toi. Pathétique est la situation. Ton téléphone est coupé, tu ne veux parler à personne. Voir personne. Être reclus ça te va. Ce soir, tu sombres. Ce soir tu fais un pas de plus vers l'enfer. Ton enfer personnel. Tu souffres et tu éclates. Parce que t'en as besoin. Qu'une partie de toi n'est pas morte, qu'elle a besoin de s'exprimer. Les larmes que tu as tenté de stocker au fond de toi, ont besoin de sortir. Elles ont besoin de se libérer. T'en as besoin. Alors comme à ton habitude, pour assumer, tu bois. Plus que tu devrais. La bouteille déjà entamée, à la moitié se trouvant en face de toi. Tu n'as pas pris un verre, ça n'en valait pas la peine. C'est à cause de ce poison du diable que tu te retrouves dans cette position. À cause de ça que ta vie est partie en fiasco. À cause de toi, surtout ! Te maudissant un peu plus chaque jour… Pourtant elle est là la bouteille, elle te nargue. Elle t'appelle. Elle veut que tu la vides, elle veut flotter dans ton sang. Te détruire un peu plus. Fixant ce démon, tu hésites un instant, la main dans le vide. Tu hésites à savoir si tu vas continuer ou bien te relever … un minimum. La bouteille en main. Tu la fixes, puis son visage apparaît … Vision de cette nuit où vous avez péris. Nuit où tu as sombré. Elle éclate de nouveau sur ta joue. Il ne t'en faut pas plus avant que tu balances le démon contre l'un des murs de ta cuisine. Se fracassant et éclatant tel ton âme en ce moment. T'en as rien à faire des saletés que ça va entraîner. Comparer à ce que tu ressens à l'intérieur, c'est rien qu'une minuscule perte. Qu'un liquide qui s'évapore déjà sur ton plancher. Une tâche sur ce mur. Tâche que tu es pour ta famille. Erreur que tu as commis. Fatale erreur. Rassemblant ton courage, tu t'efforces de lâcher ce tabouret et d'avancer. Pour aller où ? T'en sais rien, choppant tes clefs au passage. La nuit te portera conseil. Ou pas. Sûrement pas. Sauf que là tu étouffes, tu as besoin de changer d'air. Tu as besoin de bouffer de la fraîcheur, de respirer à nouveau.

L'impression de revivre lorsque tu franchis le seuil de ton immeuble. Profitant pour remplir tes poumons. Calmant ton rythme cardiaque. La tête qui tourne. Le corps qui tangue, mais tu t'en moques. Tu avances, sans trop savoir vers où. As-tu une idée précise ? Pas vraiment. Tu vogues, là où le vent t'emportera. Vent qui souffle par cette nuit, tu aurais dû prendre une veste. Sauf que tu étais loin de te douter que tu sortirais. Tu pensais cuver, seul dans ton appartement. Virevolter avec tes pensées. Pensées qui te consume petit à petit. Tu n'arrives pas à les retenir de te bousiller. C'est comme si tu leur permettais de faire de ta vie un enfer. Tu le veux. Tu en as besoin. Sinon à quoi cela rime ? Tu t'en sors gagnant, pendant que lui vogues entre les deux ? Lui qui a toujours été le meilleur de vous deux. Lui qui attend sagement dans ce lit. Entre ces murs blancs. Et toi qu'est pas capable de l'aider. Tu voudrais lui dire que tu regrettes. Lui dire que tu ne voulais pas tout ça. Que tu voudrais être sa place. Que la vie est pas juste, que tu ne devrais pas pouvoir marcher alors que lui est stoïque dans ce lit, ces draps blancs qui l'encercle. Et non ceux de sa femme. Tu vois le visage de  Sawyer, les mots qu'elle t'a balancé. La haine dans sa voix, la rage dans ses yeux. Tu l'avais jamais vu ainsi … Oui ce soir tu revois tout. De ta belle sœur à ta sœur, leurs mots, leurs mépris à ton égard. Tu es coupable, tu le sais. Tu avais besoin de les entendre ces mots. Besoin qu'on te les jette à la figure, comme de vulgaire serviette. Alors dans ces couloirs, tu n'as rien dit. Tu as reçu les coups, comme sur le ring. Tu n'as pas cherché à te défendre. Tu n'as pas contre attaquer, ça ne servait à rien de riposter. Ces coups tu les voulais. Bleus qui marquent ton subconscient, au point qu'il te joue des tours la nuit. Tous les matins tu te réveilles en bond, sueur qui perle ton front. Cauchemars qui te rongent … Incapable d'oublier. Impossible.

Finalement tu échoues sur un paillasson que tu ne connais que trop bien. Tu hésites à sonner. Tu n'sais pas s'il dort. S'il est éveillé comme le zombie que tu es. Hésitant un instant, tu finis par te relever et frapper contre cette porte. Bien trop familière, mais cher à ton coeur. Parce que là tu as besoin d'une épaule. D'un soutient. D'un frère qui n'est pas de ton sang, mais tu es tout aussi important. Attendant patiemment que la porte s'ouvre. Lorsque la lumière parvient à tes pupilles, tu relèves la tête. « J'ai b'soin d'toi ! » que tu dis, tentant de te retenir du mieux que tu peux … avant de tomber dans ses bras. Tu ne pensais pas venir là. Pas ce soir. Pas comme ça. Sauf que dans la vie on ne peut rien prévoir et t'en sais quelque chose …

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~ I've battled demons that won't let me sleep. Called to the sea but she abandoned me.
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burger killer
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○ âge : trente-six ans
○ statut : en instance de divorce et ses sentiments du passé à l'égard d'heather émergent, tout ça le tourmente
○ métier : commissaire de police
○ quartier : #150 center bay ; il vit dorénavant seul dans cet appartement
○ informations en vrac : il est né à new york mais a toujours vécu ici - sa mère est morte à la suite d'un accident de voiture quand il avait seize ans - il ne parle plus à son père - son oncle est un modèle à ses yeux - il a une demi-soeur, non de sang, avec qui il a eu une aventure - il a demandé le divorce à sa femme, exaspéré qu'elle fasse passer son travail avant son couple, mais c'est une tout autre raison : son avortement qui l'a éloigné de lui - il a du mal à accepter l'arrivée de la fille de son oncle, inexistante jusque là, dans la famille

○ posts : 4783 ○ points : 750
○ pseudo : silverlight (adeline)
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○ inscrit le : 28/06/2016
MessageSujet: Re: Brother let me be your shelter (Sean ♥)   Dim 23 Juil - 16:42

Brother let me be your shelter
Seade #1

Une nuit encore à rester éveillé. A ce rythme, je finirais sans nul doute par ressembler à un mort-vivant, les yeux sortant de mes orbites et la mine pâlotte. J’étais loin d’avoir l’esprit calme et serein depuis cette révélation troublante de la part d’Avery, à savoir son avortement. Dorénavant, la croiser ne me ferait que ressurgir des souvenirs de notre relation mélangés à de la rancœur à son égard. Je m’étais trompé sur elle, du moins l’impression de ne pas la connaitre aussi bien dont je le pensais pour avoir avorté derrière mon dos même si elle connaissait mon avis vis-à-vis du sujet des enfants, ce n’était guère une raison pour ne pas m’en avoir touché un mot. Alors que je tergiversais devant ma télévision, sans réellement la regarder, avec un verre de whisky dans ma main, un cognement s’était fait entendre, me sortant de mes pensées. Je me demandais, tout d’abord, d’où pouvait provenir ce bruit sourd avant de comprendre et me demander par la suite quelle personne pouvait bien me rendre visite à cette heure-ci de la nuit. Je déposais mon verre et me levais de mon fauteuil pour pouvoir me rendre à ma porte d’entrée. J’ouvrais sans plus attendre ma porte pour découvrir ce visiteur tardif. Au seuil de ma porte, je discernais donc Cade dans un piteux état entrain de se retenir tant bien que mal contre le mur. « J'ai b'soin d'toi ! » me soufflait-il après avoir relevé sa tête, entrevoyant alors sa sale mine, avant de s’écrouler sur moi-même, à croire qu’il était à bout de force après avoir couru un marathon. Il manquait juste la sueur sur son front pour pouvoir le laisser penser. Par chance, celui-ci ne faisait pas le double de mon poids, je l’avais donc rattrapé sans trop de difficulté à l’aide de mes bras et mon buste. « Qu’est ce que t’as foutu ? » pensais-je à haute voix. Cade ne réagissait pas, il semblait inerte. Je me décidais donc à le trimballer jusqu’au canapé du salon pour pouvoir m’en débarrasser. Il faisait tout de même son poids, loin d’être un poids plume ce grand gaillard qu’il est. Je finissais par parvenir à l’allonger sur tout le long du canapé et par la même occasion déceler une chose inhabituelle. « Tu t’es encore bourré la gueule ?! » Il sentait l’alcool à plein nez pour que je me mette à l’enguirlander ainsi. D’autant que ce n’était pas la première fois que je le retrouvais dans cet état déplorable. « Tu fais chier Cade ! » Ne semblant pas réagir davantage à mes propos, je n’hésitais pas à lui donner une bonne claque sur l’une de ses joues qui là le faisait réveiller ou plutôt bondir de son demi-sommeil. Il était inconcevable que je l’amène aux urgences et le retrouve dans le même état que son frère, c'est-à-dire dans le coma à cause d’une vulgaire question d’alcool. « Réveille toi, tu me dois des explications pour débarquer chez moi à cette heure-ci de la nuit et dans cet état ! » Je ne connaissais pas la quantité d’alcool qu’il avait pu ingurgiter avant de débarquer à l’improviste à l’appartement, mais j’en déduisais par sa perte d’équilibre et sa réactivité que cette quantité était assez conséquente. Je me dirigeais donc vers la cuisine pour aller lui chercher un comprimé d’antalgique avec un verre d’eau. Après ça, je lui ramenais et les mettais à sa portée sur la table basse. « Prends ça. » disais-je tout en pointant du doigt l’emplacement du verre et du comprimé. Je m’installais ensuite sur un fauteuil de façon à me retrouver face à lui pour avoir des explications. « Bientôt, je te ramasserai à la petite cuillère aussi ? » m’exprimais-je pour lui montrer mon mécontentement. Je pouvais comprendre un tant soit peu son désarroi par rapport à son frère, mais ce n’était en aucun cas une raison pour qu’il se rende malade et entraîne avec lui ses proches dans ses problèmes. Il lui fallait de l’aide, mais se refusait d’en avoir préférant boire pour que cette douleur soit oubliée le temps d’un moment. Pourtant, l’alcool est loin d’être un remède miracle. Il est juste éphémère et peut  laisser des séquelles. Ces derniers temps, il m’arrivait aussi de boire dans mon coin, sans forcément en abuser. Si je l’aurais voulu, Cade aurait pu me retrouver dans cet état, mais je cachais jusque là mon mal-être à mes proches préférant affronter seul cette difficulté et me noyer dans le travail, mais pour combien de temps ? « Maintenant, raconte-moi ce qui t’a mis dans cet état et la raison pour laquelle tu m’as donné aucune nouvelle depuis plusieurs jours déjà ou je te tire les vers du nez ! » Une menace ? Ceci ressemblait à une légère menace, en effet.

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life will break you ϟ Every man has his secret sorrows which the world knows not; and often times we call a man cold when he is only sad
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