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 Je cherche une rivière avec un pont... (Gaby & Noa)

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MessageSujet: Je cherche une rivière avec un pont... (Gaby & Noa)   Jeu 6 Juil - 16:47

Tout ce que je veux c’est rentrer chez moi, me plonger dans mon lit sous une tonne de couvertures et disparaitre.

J’ai pris un taxi pour m’amener de l’hôpital à South Bay. J’avais besoin d’être seule. Je l’ai fait tourné en rond dans la ville. Le chauffeur s’est inquiété plusieurs fois si j’allais bien. Non, je vais pas bien. Je lui ai répondu que tout était nickel. Mensonge. La note au compteur est affolante, mais je m’en moque. Je l’ai fait arrêter n’importe où, mais pas devant chez moi.

Je suis dans la rue, fantôme qui ne veut pas être vu, qui veut se dissoudre dans l’air. Si j'étais un nuage, je me mettrais à pleuvoir et je n'existerais plus.

Si je rentre chez moi, je vais me jeter dans les bras de mon frère parce que si j’ai absolument besoin de quelqu’un c’est de lui. Je ne veux pas qu’il me voit comme ça, avec ma tête qui ressemble à une canette écrasée, je ne veux pas qu’il me voit anéantie parce que je ne veux pas qu’il ait mal pour moi.

Aller voir Reagan ? Oui, c’est la deuxième personne sur l’épaule de laquelle je voudrais m’effondrer. Elle doit être sur un nuage avec sa copine, je n’ai pas envie de faire entrer le sordide dans son bonheur. Ce serait mal de ma part.

Je ne peux pas accaparer Lukas, elle a bien d’autres choses à faire. J’ai déjà pris énormément de son temps.

Il reste une personne avec qui je peux me permettre de m’abandonner.

Je suis devant sa porte depuis dix minutes. Il suffit de sonner. Il suffit qu’il ouvre. Il suffit de dire “n’aie pas peur, je vais bien”, parce que j’ai l’air d’être passée sous un train, ou d’avoir fait un saut en parachute sans parachute. Je fais des plans pour sourire, pour le rassurer, pour faire semblant. Je suis devant la porte depuis dix minutes parce que quand elle va s’ouvrir, tous les plans vont disparaitre, je le sais.

Mon doigt effleure la sonnette. Je compte jusqu’à trois et j’appuie. Un... Deux... Trois... Jusqu’à cinq alors, cinq c’est bien, ou faire un compte à rebours. Dix... neuf... huit... J’ai appuyé, j’entends tinter de l’autre côté de la porte. Fallait que je le fasse sans me poser plus de questions, sinon je ne l’aurais jamais fait. J’écoute. Le silence. Il n’est pas là. Oui. Non. Je peux repartir. Il n’est pas. Il est là. Je pivote sur mes talons pour m’éclipser. J’ai envie d’aller sauter d’un pont et me noyer.
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MessageSujet: Re: Je cherche une rivière avec un pont... (Gaby & Noa)   Mer 12 Juil - 10:54

Ma vie est très mouvementée depuis le début de l’année, et je dois avouer que je ne vois plus énormément mes amis. Mon fils occupe la quasi totalité de mon esprit, puis ma famille a eu des soucis récemment, notamment une de mes soeurs aînées qui vient de subir un avortement. Comme si ce n’était pas suffisant, ma meilleure amie a fait une grossesse nerveuse, tandis que la petite soeur de mon ex petite-amie défunte est enceinte d’un ado. Autant dire que c’est le bordel, et j’ai l’impression d’être poursuivie par les femmes enceintes. Ma remise de diplôme a eu lieu au mois de mars, et après une quinzaine de jours dans l’entreprise VOGUE NZ où j’étais webmaster, j’ai été obligé de démissionner à cause du caractère de l’ancienne patronne, aussi tyrannique soit-elle. Si j’ai rapidement retrouvé du boulot dans une startup, ma vie n’est pour autant pas moins mouvementée. Je n’ai plus vraiment de temps pour moi, où le peu que j’en ai, je le consacre à ma famille et à mon fils. C’est pour cette raison que je vois de moins en moins mes amis, à l’exception de Charlotte que je réconforte de cette grossesse nerveuse qui nous a bousculé tout les deux. Je ne dirais pas que je suis capable de lui proposer de lui faire un enfant, mais cette idée est quand même présente dans ma tête, témoignage de l’affection que j’ai pour elle. Si elle en a besoin, ou même si elle le souhaite, je suis capable de beaucoup de choses envers elle, elle n’a plus qu’à me le demander. Tout ça pour dire que ça fait un moment que je n’ai pas vu mes autres amis, et en particulier Noa, avec qui je suis sans nouvelles depuis quelques semaines. Ça m’inquiète pas mal, et je me note dans un coin de la tête de penser à envoyer un message à mon meilleur ami, son frère jumeau pour lui demander ce qu’il se passe. Nous avons couché ensembles l’année dernière, et il est vrai que ça n’a pas toujours été simple entre nous mais quand même.

Assis les fesses dans mon canapé face à ma console de jeu, que ma mère m’a offerte pour je ne sais quelle occasion, son retour certainement, quand la sonnette se met à sonner, je fronce les sourcils en sursautant, puisque je n’attends personne. Je met un petit moment à me lever, pour être sûr d’avoir bien entendu, et je me dirige vers la porte cinq bonnes minutes après le coup de sonnette. Je cherche quelques secondes mes clés, et quand j’ouvre la porte, j’écarquille les yeux. Je la reconnais de dos, elle a cette façon de marcher si singulière. «  Noa ? » Je fronce les sourcils, et quand elle se retourne, j’ai l’impression de me prendre un train en pleine face. Elle n’a pas l’air en forme du tout, elle a l’air en détresse, et je m’inquiète immédiatement. Je m’approche d’elle pour lui prendre la main, et l’inciter à rentrer. « Mon dieu Noa qu’est ce qui se passe ? Qu’est-ce qui t’arrive ? Viens, entre. » Je me décale un peu pour la laisser passer, et une fois fait, je ferme la porte derrière elle avant de déposer ma main sur sa joue. « Qui t’as fait ça ? » Je m’inquiète, immédiatement. Est-ce que Kenzo est au courant ?
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MessageSujet: Re: Je cherche une rivière avec un pont... (Gaby & Noa)   Ven 14 Juil - 1:24

Mes pas lents et pesants mettent de la distance entre la sonnette que j’ai actionné et moi. Il n’y a personne semble-t-il. Je vais repartir errer dans les rues. Sans but, parce que celui que je dois atteindre, rentrer chez moi, me semble inaccessible. Un bruit vient perturber mon départ. J’entends la porte se déverrouiller alors que je suis en train de m’éloigner. Je pourrais filer quand même mais j’entends la voix de Gaby. J’ai trop besoin de quelqu’un là, maintenant. Je m’arrête. Je prends une grande respiration avant de me retourner. Il s’inquiète et m’assaille de questions. Je n’ai pas la force de lui répondre. Je savais bien que tous mes plans allaient s’évaporer. Ma main dans la sienne trouve un refuge contre la détresse. Malheureusement cela ne suffit pas, je sens les larmes monter. J’ai tant retenu jusqu’à présent que ça va être rupture de barrage et inondation qui vont se succéder. J’entre parce que je ne veux pas d’une telle scène sur le pas de la porte, à la vue de n’importe qui. A l’intérieur, Gaby pose sa main sur ma joue. C’est le signal ! Plus efficace qu’un bâton de dynamite. Je passe mes mains autour de son cou et je le serre fort. Pire que le déluge. Gaby n’est pas Noé, n’empêche qu’il va être ma bouée de sauvetage. Pouvoir lâcher prise. S’abandonner complètement. N’être pas plus qu’une bouteille plastique sur le grand océan. A la dérive, mais portée par la force de l’autre. Je pleure. Rien de plus. Je me vide de tout le stress de ces derniers jours.

Quand j’arrive enfin à reprendre un semblant de contrôle, c’est pour le rassurer. — Ça va. Je vais bien. Le pire est derrière. Avant qu’il ne pose une foule de questions, parce que le “je vais bien” est tellement paradoxal quand on voit dans l’état où je suis, je commence à lui donner un résumé de l’histoire tout en restant accrochée à lui. — Des types m’ont enlevée et séquestrée. C’est Lukas avec la police qui m’ont sortie de là. Ça te dérange si je reste un peu avec toi ? J’ai pas encore trouvé le courage de rentrer à la maison. Sous-entendu, parce qu’à la maison j’appréhende la réaction de Kenzo quand il va me voir, je ne sais pas comment je vais pouvoir lui expliquer ce qui m’est arrivé et qu’en plus je ne sais pas dans quel état est ma mère, actuellement, venant à peine de se séparer d’avec Lukas. J’ai l’impression que tous les problèmes possibles se sont donnés rendez-vous.
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MessageSujet: Re: Je cherche une rivière avec un pont... (Gaby & Noa)   Ven 14 Juil - 9:17

Je ne m’attendais pas à recevoir de la visite, alors quand la sonnerie aigüe de la porte retentit, je sursaute légèrement avant de me lever afin de répondre. Quand je reconnais le dos de la jeune femme, je suis d’abord surpris, mais l’inquiétude s’impose lorsqu’elle se retourne face à moi. Ses traits sont sévères, elle semble en détresse, et à sa façon de me regarder, j’ai l’impression qu’elle m’appelle à l’aide. Naturellement, je m’approche d’elle pour tenir sa main afin qu’elle me suive à l’intérieur de l’appartement, et je referme derrière nous, après lui avoir demandé ce qu’il se passe. Je dépose ma main sur sa joue, et je sens la jeune femme trembler derrière mes doigts, et elle ne tarde pas à fondre en larmes. Elle glisse ses mains autour de moi, pendant que je dépose une des miennes sur sa taille pour la maintenir, et l’autre dans ses cheveux afin de la caresser délicatement. Visiblement, la monitrice de surf a un problème, et pas des moindres comme je peux le deviner. Elle tremble, et ses sanglots traduisent une profonde angoisse qui semble ancrée en elle depuis peu. Laissant ma main gauche dans ses cheveux, je glisse la seconde sur ses joues pour tenter d’essuyer ses larmes, qui se font de moins en moins nombreuses. La jeune femme se calme, et je fronce un peu les sourcils, mon coeur battant à cent à l’heure d’inquiétude. « Ça va. Je vais bien. Le pire est derrière. » Je fronce à nouveau les sourcils, et secoue un peu la tête en glissant mes deux mains sur sa taille pour la maintenir. Voilà qui m’inquiète un peu plus, parce que visiblement, non, elle ne va pas bien. « Des types m’ont enlevée et séquestrée. C’est Lukas avec la police qui m’ont sortie de là. » J’écarquille les yeux, et mon coeur s’arrête de battre un instant. « Ça te dérange si je reste un peu avec toi ? J’ai pas encore trouvé le courage de rentrer à la maison. » Je secoue vivement la tête, et réfléchis quelques secondes à ce qu’elle vient de me dire. La nouvelle est catastrophique, et je m’inquiète peut-être un peu trop. Que lui ont fait ces types ? Quand elle parle de séquestration, que veut-elle dire par là ? Tant de question, et je m’oblige à penser qu’il faut absolument que j’en parle à Roxy, qui est avocate. Elle ne peut pas rester comme ça, et même si la police est au courant, cette femme mérite une des meilleures avocates de la région. Sa mère ne manque pas d’argent, mais tout de même. J’attrape à nouveau la main de la jeune femme, et je la guide dans mon appartement pour l’inviter à s’asseoir sur le canapé, et je m’assieds à ses côtés. « Noa mais… non, tu peux rester ici autant de temps que tu veux, je peux te laisser mon lit si tu as besoin, ou je peux rester avec toi aussi si ça te rassure. Tu dois être exténuée. » Je lui adresse un tendre sourire, et poursuis. « Kenzo est au courant ? » Je baisse un peu les yeux, dans le cas contraire, je serais surpris. Il a le droit d’être au courant, et en même temps, je sais qu’il va s’inquiéter comme un dingue le jour où il le saura. Il est tellement fragile comme gars. « Tu as besoin de quelque chose ? Une douche, un café ? Tu veux manger quelque chose ? Tu veux te reposer peut-être ? » Inquiet vous dîtes ? Je dépose à nouveau ma main sur la joue de la brune, et lui souris légèrement. « Je suis là d’accord ? Tu veux en parler plus longuement, m’expliquer ? » Elle doit se sentir en confiance, j’aimerais savoir ce qui lui est véritablement arrivé, mais je dois y aller en douceur et elle ne doit surtout pas se forcer.
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MessageSujet: Re: Je cherche une rivière avec un pont... (Gaby & Noa)   Dim 16 Juil - 1:00

La sensation de sécurité que provoque le fait d’être avec Gaby est bénéfique. On ne peut pas parler de calme, mais au moins je ne suis plus en panique. Les choses autour de moi reprennent une consistances plus normale. Je sens que je l’ai inquiété, alors avec Kenzo, ça va être pire. Comment je vais m’y prendre !!? Je ne vais jamais y parvenir. Gaby m’entraine vers le canapé. Je me laisse tomber sur la banquette. La fatigue me poursuit, quoique je fasse, il est vrai que je ne parviens pas à avoir une vraie nuit de sommeil. Trop de réveils en sursaut, paumée, ne sachant plus où je suis. Il reste près de moi. Je me colle à lui. Bouée de sauvetage, ouais, mais là je suis le pot de super glu. C’est une chance de l’avoir comme soutien. Il me confirme que je peux rester. — Merci. Infiniment. Je n’veux pas m’incruster. J’ai besoin de faire le point. Seule, j’y arrive pas. Et vient la question qui tue. Je secoue la tête. Non, il ne sais pas, là est tout le problème. — Personne le sait, à part Lukas, la police et toi maintenant. Et je ne sais pas comment... si je dois le dire à Kenzo. Je passe ma main dans les cheveux pour faire descendre quelques mèches sur mon oeil le plus amoché, mais ce paravent ne masque rien efficacement. — Il va le voir. Je sais pas quoi faire, comment m’y prendre. Je soupire. C’est étrange ce glissement, la tragédie c’est de mettre fait enlever, or c’est devenu retrouver ma famille.

Je lui souris quand il se met en quatre pour m’offrir le panel de confort dont il peut me faire profiter. — Un café. Merci. Je ne sais pas si l’idée de prendre un excitant est bonne, mais le solide a du mal à passer en ce moment. Un noeud dans l’estomac m’a coupé la faim. Sa gentillesse, la tendresse de sa main sur ma joue, renforce le sentiment de sécurité et j’en ai bien besoin. En parler, lui raconter, ne serait-ce que pour le rassurer ou pas d’ailleurs ! Aussi pour me préparer à l’annoncer à ma famille. Par quel bout je commence ? — J’en ai fait des choses stupides, mais là j’ai gagné le jackpot. Stop. Pas envie de lui donner les détails qui m’ont amené dans le lit d’un parfait inconnu, plus ou moins suspecté d’être un appât dans lequel j’ai mordu à pleine dents et chez qui les ravisseurs m’ont récupéré. — J’étais chez un pote. Des types ont débarqué. Ils l’ont tué et m’ont emmené. Ils voulaient une rançon. Je lui offre un large sourire pour essayer de minimiser la chose. — C’est con, hein ? Le truc qui n’arrive que dans les films. J’essaye de le tourner à la rigolade. Je crois que c'est une manière de me protéger moi-même. — T’aurais vu les flics, casqués, armes au poing, débouler dans la maison. Des voitures, des fourgons, des gyrophares. Un voyage gratos en ambulance. Une super production hollywoodienne en 3D rien que pour moi. Faut pas que je souris de trop, les muscles sont toujours endoloris. — Le médecin a dit que j’allais garder des bleus plusieurs jours. Plusieurs semaines il a dit. Pas utile de le préciser, toute façon, des semaines c’est une compil de jours, c’est pareil et moins impressionnant.
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MessageSujet: Re: Je cherche une rivière avec un pont... (Gaby & Noa)   Mar 18 Juil - 17:47

Voir Noa comme ça me brise le coeur, alors quand elle me demande si elle peut rester un peu ici, je n’hésite pas une seconde. « Merci. Infiniment. Je n’veux pas m’incruster. J’ai besoin de faire le point. Seule, j’y arrive pas. » Je lui souris un peu, et ne tarde pas à lui demander si son frère jumeau est au courant. Elle secoue la tête, et je soupire un peu. « Personne le sait, à part Lukas, la police et toi maintenant. Et je ne sais pas comment... si je dois le dire à Kenzo. » Je fronce un peu les sourcils. Il va le voir, son frère n’est pas dupe et leur connexion de jumeau ne l’aveuglera pas, au contraire. « Il va le voir. Je sais pas quoi faire, comment m’y prendre. » Je réfléchis un peu, pour répondre de la meilleure des façons possibles. Ce sujet semble l’inquiéter, et c’est légitime, ce n’est jamais facile d’annoncer ça à sa propre famille, j’imagine. « Tu dois lui dire… c’est primordial. Tout en douceur, je pourrais être avec toi si tu le désires. Et ta mère ? » Je baisse un peu les yeux, je sais que ce n’est pas facile du tout pour elle en ce moment, Kenzo m’en a parlé. « Tu dois lui dire à elle aussi, même si elle n’est pas bien. Tu es sa petite fille tu sais. » Je lui souris un peu pour la rassurer, et pose ma main sur sa joue pour la caresser doucement. Noa aura besoin de temps, pour l’annoncer à son entourage, mais sa famille doit être au courant. Elle ne peut pas vivre cette épreuve toute seule. Je lui demande si elle a besoin de quelque chose, d’un bain, d’un lit, d’un café, et finalement, c’est de caféine dont elle a le plus besoin. J’hoche un peu la tête, et me lève pour partir dans la cuisine afin de lui préparer une boisson chaude.

Je m’attrape un soda dans le réfrigérateur pendant que le café coule dans la cafetière, et me tourne vers la jeune femme. « J’en ai fait des choses stupides, mais là j’ai gagné le jackpot. » Je baisse un peu les yeux, en l’écoutant. « J’étais chez un pote. Des types ont débarqué. Ils l’ont tué et m’ont emmené. Ils voulaient une rançon. » Tué ? J’écarquille les yeux, et me retourne quand j’entends la cafetière sonner, m’indiquant que le café est prêt. Je lui serre dans une tasse, et attrape mon verre de Soda avant de m’avancer à nouveau vers elle. « C’est con, hein ? Le truc qui n’arrive que dans les films. » J’hausse un peu les épaules, elle a l’air de le prendre à la rigolade, enfin, c’est une sorte de protection j’imagine. « C’est vrai que c’est assez… dingue quand on y pense. » Je grimace un peu, et lui tend la tasse qu’elle récupère, tandis que je m’assois à ses côtés. « T’aurais vu les flics, casqués, armes au poing, débouler dans la maison. Des voitures, des fourgons, des gyrophares. Un voyage gratos en ambulance. Une super production hollywoodienne en 3D rien que pour moi. » Je lui souris un peu. « Et des beaux médecin rien que pour toi ! » Une touche d’humour, ce n’est jamais de refus. « Le médecin a dit que j’allais garder des bleus plusieurs jours. » Je grimace un peu. « J’espère que ça ira vite mieux quand même. » Je porte mon verre de soda à mes lèvres pour boire quelques gorgées, et un léger silence s’installe. Nécessaire j’imagine, nous permettant de réfléchir tout les deux à la situation. Il n’est pas pesant, non, pas le moins du monde. Au final, au bout d’une dizaine de minutes, je reprend la parole. « Tu es sûre que tu te sens bien ? Tu ne veux pas t’allonger un peu ? Tu dois être épuisée, tu dois te reposer. » Je lui souris légèrement. Je ne veux pas qu’elle soit fatiguée à force de parler, je ne veux que son bien, vraiment. « Tu veux faire un truc en particulier ? On peut regarder un film si tu veux, je te laisse choisir ou bien on peut discuter, ou je peux te faire un câlin. » Ok, on sent le gros sous-entendu, mais je secoue la tête pour me rattraper. « Entre amis. Aucun sous-entendu. » Nous avons déjà couché ensemble, alors on ne sait jamais.
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MessageSujet: Re: Je cherche une rivière avec un pont... (Gaby & Noa)   Dim 23 Juil - 2:46

Gaby prend un soda et me serre un café. Il lance une remarque sur le fait que les médecins pouvaient être beaux mecs, cela me fait sourire. En d’autres occasions, j’y aurait prêter attention de près, mais là, ça ne pas m’a traversé l’esprit. — Aucun aussi canon que toi. Rire. Restons dans l’humour, cela fait du bien. Ouais, humour, mais Gab est mignon, c’est une vérité. Nous nous taisons en buvant gorgée après gorgée. C’est agréable ce calme. Sa présence prévenante est agréable aussi. C’est un instant entre parenthèse qui me permet de réfléchir.

Gaby rejoint Lukas, la même opinion. Ils veulent que je parle à ma mère et à mon frère de ce qui s’est passé. J’aurais pu leur dire que j’étais tombée dans un escalier, que je me suis pris un lampadaire pendant que j’écrivais un sms, pour ça que j’ai cassé mon portable et que je n’ai pas donné de nouvelles pendant un certain temps. Je peux broder un tas de trucs plus ou moins plausibles tout pourvu que ce soit moins stressant qu’un enlèvement. Mes proches pensent le contraire. Cette halte chez Gaby devient encore plus vitale. J’essaie de me mettre dans la position de la victime qui doit expliquer qu’elle est la victime. Sans dire que c’est de la faute de ma mère parce qu’elle est Parker Lane, PDG de la firme, même si c’est exactement le cas. Sans lui dire qu’elle n’était pas là, à l’autre bout du téléphone quand j’avais besoin le plus d’elle et que ça m’a fait mal ce silence. Si je la fais culpabiliser, ce sera pire que l’enfer. Ne pas dire que si je ne suis pas passée par Kenzo, puisqu’elle ne répondait plus au téléphone, c’est parce que je le crois incapable de faire face à ce type de situation, que si j’hésite à lui parler, même maintenant que c’est fini, c’est que ce calvaire risque de le perturber. Quel manque de confiance en ma famille ! Mais est-ce que j’ai totalement tord de tenter de les protéger ? C’est horrible, je ne sais plus mettre mes idées bout à bout pour savoir quoi faire.

Gaby finit par reprendre la parole pour me proposer de me reposer, de voir un film ou... de faire un câlin. Il se sent obliger d’ajouter “entre amis”. J’éclate de rire. — Oh ! Amis ! Entre deux rires, je lui dépose un baiser sur la joue. Quand je retrouve mon sérieux, je pose mon bras sur son épaule et le regarde en souriant. — On a besoin de le préciser ? Gaby, Gaby. Ouais. Amis. Kenzo et lui amis, alors lui et moi c'est normal qu'on le soit... un peu... beaucoup... Sourire malicieux. — Tu y repenses parfois ? Et au cas où il faudrait préciser, je lui retourne sa formule. — Au câlin pas en mode amis. Je passe ma main dans ses cheveux par jeu pour l’ébouriffer. — Allez, dis-moi, comment vont tes amours.
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MessageSujet: Re: Je cherche une rivière avec un pont... (Gaby & Noa)   Lun 24 Juil - 11:24

Noa semble vouloir utiliser de l’humour, et à la première occasion, je n’hésite pas à en faire l’utilisation. C’est souvent le fantasme des femmes, les médecins, et j’en fais part à Noa. « Aucun aussi canon que toi. » Nous rions ensemble, et ça me rassure. Le silence s’installe peu à peu, mais j’imagine qu’il est nécessaire. Je ne sais pas exactement ce qu’à vécu Noa pendant son kidnapping, ce qu’elle a subi, ce que ces monstres lui ont fait. J’essaie de ne pas trop imaginer le pire, mais je m’inquiète malgré tout. Son sens de l’humour semble intacte, mais j’ai peur du jour où tout remontera à la surface. Ça revient toujours on y peut rien, mais je me promets d’être là pour elle. Je l’adore, c’est une amie, la soeur de mon meilleur pote, on a couché ensemble et c’était pas si anodin. Au bout d’une dizaine de minutes à réfléchir, boire notre boisson, je termine par reprendre la parole pour briser ce silence, lui proposant tout un tas de choses, terminant par un câlin. Je me sens obligée de préciser entre amis, de peur qu’elle ne prenne ça pour une proposition détourné pour qu’on couche ensemble. Je ne dirais pas non, mais je sais que ce n’est pas le moment. « Oh ! Amis » Je ris un peu, et elle m’embrasse sur la joue avant de poser son bras sur mon épaule. « On a besoin de le préciser ? » J’hausse un sourcil, charmeur. « Je ne voudrais pas que tu penses que j’ai apprécié la dernière fois. » Un clin d’oeil, et je lui souris un peu. Je suis ironique, et elle le sait très bien. « Tu y repenses parfois ? » Je penche un peu la tête pour l’écouter. « Au câlin pas en mode amis. » Je me mord un peu la lèvre, tandis qu’elle ébouriffe mes cheveux, me faisant rire. J’aime pas trop qu’on me fasse ça, mais avec la brune, je m’en fiche, ce n’est pas ce qui m’importe. « Allez, dis-moi, comment vont tes amours. » Je lui souris un peu et je prend une grande respiration. « Le néant total. Rien du tout. » Je lève un peu les yeux au ciel, avant de glisser ma main derrière son dos pour la rapprocher tendrement de moi. « Et ouais, j’y pense des fois. J’y pensais beaucoup à un moment, puis finalement, je m’y suis fait. Tu regrettes toi ? » Je la regarde. Elle pourrait, moi aussi d’ailleurs, Kenzo est quand même son frère et c’est mon meilleur ami. Le meilleur pote qui couche avec la soeur, c’est bien connu mais quand même. « Et toi ? T’as quelqu’un en vue ? » Je lui souris. Je ne sais pas si elle est en couple ou même amoureuse, en fait, mais je ne pense pas. L’intuition, tout ça.
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MessageSujet: Re: Je cherche une rivière avec un pont... (Gaby & Noa)   Jeu 27 Juil - 1:18

Le clin d’oeil de Gaby, je ne dois pas penser qu’il a apprécié, ben voyons ! Moi j’ai apprécié et il ne me fera pas croire que lui non. En fait, il me proposerait de recommencer, pas sûre que je dise non. Je l’écoute me raconter que sa vie sentimentale est désertique. Allusion au passage, à notre relation. Ephémère. Qui nous a fait cogiter fortement sur le lien qui nous unissait. Qui nous uni. Je lui sourit. Puis, il me demande si j’ai quelqu’un en vue. Voilà de quoi refroidir l’atmosphère. Parce que voilà, cela me renvoie aux évènements récents. — Le dernier que j’avais dans ma ligne de mire, je n’ai pas eu le temps de savoir si cela pouvait déboucher sur une histoire sérieuse. Il s’appelait Jack. Quelqu’un lui a planté un couteau vingt-trois fois dans le corps. Je regrette d’avoir dit cela. C’est vrai pourtant. C’est horrible. Monstrueux. Et tellement pire ! — J’ai rien entendu. J’ai rien senti. J’étais couchée à côté de lui et rien. J’avais trop bu apparemment. Je bois trop, hein ? Coup d’oeil vers Gaby. Il n’a pas besoin de confirmer, je le sais. — Faut que j’arrête. Je tends l’élastique à fond trop souvent. Cette fois, il a cassé. Je fais trop de conneries. J’en ai fait une de trop. — Ces tarés m’auraient enlevés, avec ou sans sa présence. Probable. Certain. Mais il y aurait une grosse différence, il serait en vie si je n’avais pas fait n’importe quoi. Mes pensées s’assombrissent. J’essaie de revenir à quelque chose de moins terrible. C’est vital pour ne pas que réapparaissent les images du corps ensanglanté. — La vie prend des détours, parfois... Nous. — Nous, je ne regrette pas. C’est un souvenir... humm... très plaisant. Sourire. — Il est juste gênant par rapport à Kenzo. J’y ai pensé beaucoup aussi à une époque. Je me disais que c’était logique. Si vous avez des affinités mon frère et toi, en avoir toi et moi est évident. J’ai même imaginé à ce moment-là que nous aurions pu poursuivre... Je fronce les sourcils et plonge un regard inquisiteur dans le sien. Jumeaux, même sensation par rapport aux gens... Si Gaby et moi avons franchi le pas... — Kenzo et toi... c’est uniquement copain-copain ou... d’avantage ? T’inquiète, ça me gène pas, je peux partager, c’est mon frère, on a plein de choses en commun, mais j’aimerai savoir. Pas d’humour. Le sujet est sérieux. Il concerne Kenzo. Cependant, c’est Gaby, je ne sors pas mes griffes. Bien au contraire. — Vous seriez trop mignons ensemble.
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MessageSujet: Re: Je cherche une rivière avec un pont... (Gaby & Noa)   Ven 28 Juil - 18:57

Le sujet des amours arrive vite, c’est un sujet qui s’invite un peu trop dans nos conversations, je dois l’avouer. Je passe rapidement sur mon cas, le néant, puis me concentre sur la jeune femme. « Le dernier que j’avais dans ma ligne de mire, je n’ai pas eu le temps de savoir si cela pouvait déboucher sur une histoire sérieuse. Il s’appelait Jack. Quelqu’un lui a planté un couteau vingt-trois fois dans le corps. » Ok, ça a le mérite d’être clair. « J’ai rien entendu. J’ai rien senti. J’étais couchée à côté de lui et rien. J’avais trop bu apparemment. Je bois trop, hein ? » Je grimace. « Faut que j’arrête. Je tends l’élastique à fond trop souvent. Cette fois, il a cassé. Je fais trop de conneries. Ces tarés m’auraient enlevés, avec ou sans sa présence. Probable. Certain. Mais il y aurait une grosse différence, il serait en vie si je n’avais pas fait n’importe quoi. » Je la laisse parler, sans la couper, si elle en a besoin je l’écoute, je l’écouterais toujours. « La vie prend des détours, parfois… Nous, je ne regrette pas. C’est un souvenir... humm... très plaisant. » Je ris un peu, et hoche la tête, elle a raison c’était pas si désagréable. « Il est juste gênant par rapport à Kenzo. J’y ai pensé beaucoup aussi à une époque. Je me disais que c’était logique. Si vous avez des affinités mon frère et toi, en avoir toi et moi est évident. J’ai même imaginé à ce moment-là que nous aurions pu poursuivre… » Je baisse un peu les yeux, moi aussi j’ai imaginé des choses avec Noa. Mais il y avait Kenzo, et j’imagine que c’est ce qui m’empêchait de franchir le pas depuis le début. Ça a toujours été Kenzo, j’imagine que si il n’avait pas été là ou si nous n’étions pas si proches, Noa et moi serions ensembles. Regret… « Kenzo et toi... c’est uniquement copain-copain ou... d’avantage ? T’inquiète, ça me gène pas, je peux partager, c’est mon frère, on a plein de choses en commun, mais j’aimerai savoir. » Je ne m’y attendais pas, mais j’explose de rire en secouant la tête. Moi et Kenzo ? Jamais ! Je ne suis pas gay, et même si je l’étais, je ne voudrais pas de Kenzo. Je veux dire, non pas car il est laid car ce n’est pas le cas, mais car je ne mélange pas amitié et amour.. quoi que. « Vous seriez trop mignons ensemble. » Je continue de rire un peu, et me racle la gorge en attirant Noa à moi. « Non, Kenzo et moi il y a rien je te rassure, je suis pas gay. » Je ne peux pas parler pour deux, je ne sais pas pour lui. Enfin je ne pense pas quand même. J’embrasse la jeune femme sur la joue, et caresse un peu ses cheveux. « Il a pas assez de seins pour être à mon gout, tu vois. Et puis entre nous, je préfère sa soeur, à choisir. » Un léger clin d’oeil charmeur, et je la regarde dans les yeux avec le sourire. « T’as déjà discuté à Kenzo de tout ça, l’amour, les relations ? Pas forcément de nous, mais juste pour lui. Enfin tu sais, il n’est pas très rassuré sur le sujet… » Je grimace un peu.
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MessageSujet: Re: Je cherche une rivière avec un pont... (Gaby & Noa)   Jeu 3 Aoû - 17:31

Nous avons réussi à nous prendre une bonne dose de rigolade en imaginant Kenzo et Gaby fleurtant. Moi surtout, lui... Il se défend d’avoir des pensées de ce genre envers mon frère. En fait, c’est bien, quoique j’en dise, je me vois mal partager la même personne avec mon frère. J’aime bien qu’il me dise qu’il préfère “sa soeur”. Pas assez de seins le frangin ! Ahahah ! Là dommage aussi, je n’ai pas un décolleté pour lui offrir une merveilleuse vue plongeant. Le col de mon pull monte un peu haut et surtout ma chemise est fermée jusqu’au dernier bouton. Chose rarissime. Des bleus à cacher, ça change la donne. Son baiser sur ma joue... son clin d’oeil... cela tiendrait-il d’une invitation ? Il rompt le charme par une question sur mes échanges avec mon frère. De toute façon, je ne suis pas en état physique pour me lancer dans une opération séduction avec qui que ce soit. D’un autre côté, il faudrait être fêlé de la calebasse pour se taper le monstre du musée des horreurs, moi, que des connards ont fabriqué à coups de poing ou aveugle ou bigrement en manque. — Oh ! Non, pas de discussion de ce genre. C’est plus avec toi à le faire. Surtout s’il a besoin d’explications mécaniques.  Je ne peux m’empêcher de rire. J’imagine la conversation... non, pas du tout, surtout pas ! J’imagine uniquement la tête de Gaby si Kenzo lui étale des problèmes sur comment tenir le plus longtemps, est-ce qu’il a assez de longueur... ouais, c’est l’intermède détente. Sérieusement, s’il me posait ces questions !!! Reste les sentiments, même pour ça est-ce que je suis la bonne personne, moi qui m’attache si peu à quelqu’un. Les seules infos que je pourrais lui donner, sans tomber dans une discussion étrange, tiendraient de ce qu’apprécient les femmes chez un homme en ne descendant pas en dessous de la ceinture. — Il ne m’a rien demandé. Tu crois que je devrais lancer le sujet ? Si peu rassuré ? Il t’en a touché un mot ? Je me rends compte qu’au fil des années, je passe de moins en moins de temps à la maison. Je loupe des échanges que nous devrions avoir. On a vieilli, est-ce que cela signifie s’éloigner l’un de l’autre, peut-être. Il a moins bougé que moi. Je me mets à culpabiliser d’un coup. Je repense à notre dernière conversation. Je l’ai laissé seul affronter la déprime de notre mère. Quand je rentre, je me mets au boulot pour rectifier le tir. — Il a quelqu’un en vue ?

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MessageSujet: Re: Je cherche une rivière avec un pont... (Gaby & Noa)   Ven 4 Aoû - 15:31

Kenzo et moi, un couple ? Ce serait la meilleure de l’année je crois. Non seulement je ne suis pas gay, lui non plus ou du moins pas à ma connaissance, mais en plus, j’ai pour principe de ne pas coucher avec les frères et soeurs (soeurs en l’occurence) de mes partenaires. Les cousines, ça ne marche pas comme ça. Enfin, du moins, la règle a été dérobée pour Charlotte et Roxy, bien que je n’étais pas au courant. En attendant, je ris un peu avec Noa, et ça fait du bien. A moi comme à elle. Je tente une légère approche en lui avouant que je préfère les seins, et qu’à choisir, je la choisirais elle plutôt que Kenzo. En temps normal, elle aurait vu ça comme une proposition. En est-ce une ? Probablement. Je continue de la rassurer, et lui demande si elle a déjà discuté avec Kenzo du sexe. Je sais que ce n’est pas facile pour lui d’en parler, il est toujours puceau alors… « Oh ! Non, pas de discussion de ce genre. C’est plus avec toi à le faire. Surtout s’il a besoin d’explications mécaniques. » Je ris un peu, et hoche la tête. En un sens oui, elle a raison. Nous avons d’ailleurs déjà eu des discussions sur la mécanique sexuelle, si on peut donner ce nom là avec Kenzo. « Oui, c’est sûr que toi, tu ne saurais pas lui répondre. » Je ris. « A moins que t’es un pénis qui ait poussé depuis la dernière fois ! » Depuis notre coucherie, évidemment. Je ris à nouveau en y pensant. « Je lui ai dit la dernière fois que j’avais eu une panne sexuelle lors de mes premières fois, il a carrément paniqué, le pauvre. » C’est une anecdote assez amusante à raconter, et je sais que ça fera rire Noa alors. « La femme ne voulait pas retirer ses chaussettes, ça l'excitait. Elle était bien la seule la pauvre. » Je lève les yeux au ciel en y pensant et me racle la gorge pour éviter d’en dire trop. Elle n’a pas besoin d’en savoir plus, et ma virilité en prendrait un trop gros coup là. « Il ne m’a rien demandé. Tu crois que je devrais lancer le sujet ? Si peu rassuré ? Il t’en a touché un mot ? » Je la regarde en penchant la tête et réfléchis un peu. Il ne m’en a pas parlé, mais je sais qu’ils sont proches tout les deux, et Noa est une femme elle pourra peut-être le rassurer sur le ressenti de ces dernières. Enfin j’imagine… « Non pas du tout. Enfin, je pense que tu pourrais essayer de lui en parler pour qu’il ait le point de vue de la personne de sexe opposé… » Je réfléchis. « Ça le rassurerait un peu plus j’imagine. » Je souris à Noa, elle a l’air de culpabiliser, et je ne veux pas que ce soit le cas. « Il a quelqu’un en vue ? » Je souris à cette question. Aux dernières nouvelles, il n’y avait pas de minettes. A part celles des films pornos mais ça Noa n’est pas obligée de le savoir. « Non. Enfin il ne m’en a pas vraiment parlé, alors je ne sais pas trop. Pourquoi tu as l’impression toi ? » Je sais que les jumeaux ont tendance à ressentir ce que l’autre ressent, et Noa vit avec Kenzo alors…
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MessageSujet: Re: Je cherche une rivière avec un pont... (Gaby & Noa)   Lun 7 Aoû - 1:57

Comment en sommes nous arrivés à parler du pénis qu’une chirurgie plus qu’une nature capricieuse aurait pu m’offrir au détour des mois, d’une panne sexuelle pour cause de chaussettes aux couleurs et effluves aphrodisiaques et de mon frère ne décollant pas des starting blocks au lieu de courir faire des galipettes ?  Je n’en ai aucune idée. Le fil des idées qui s’enchainent et vagabondent a de quoi surprendre. J’étais venue parler à un ami de mon enlèvement, du fait que je me suis faite presque défigurée par mes agresseurs et qu’au milieu de tout ça, il y a eu un meurtre, il faut quand même le rappeler ! Le gros avantage de la dérive de notre discussion, c’est que l’ambiance a changé du tout au tout. J’étais en train de sombrer dans un gouffre, me demandant comment expliquer à ma famille ce que j’avais subit, quelle vie me restait à mener après ce carnage, avant de franchir la porte de chez Gaby. Maintenant, les rires succèdent aux rires, à croire que plisser le coin de mes lèvres et de mes yeux est devenu indolore. Non, mais la bonne humeur qui s’est répandu aide à aller mieux. — Les chaussettes c’est mortel ! Doit-on parler des slips Bob l’éponge et du gars qui te sort de sa grosse voix comme si la tenue ne suffisait pas... Avec imitation à l’appui... — “T’as vu, tu me fais plus d’effet que toute l’eau d’une bassine à une éponge”, et je te passe la suite de sa phrase ! A fuir ! J’en dis pas plus, on ne va quand même pas virer au porno. Si on continue de cette manière, nous allons être pire que ces militaires qui comparent leurs cicatrices, mais nous ce ne sera pas des séquelles de combats, quoique... hum... ouais... mes plaies et bosses proviennent bien d’un “combat”. Pour éviter de replonger dans mes idées noires, je me concentre sur mon frère. — Je vais m’occuper de Kenzo sérieusement. Je vais le faire sortir de son cocon. Et s’il ne craque pas déjà pour un joli minois, on va lui en faire rencontrer. J’arbore le sourire du comploteur pour la bonne cause.   — Ouais, les rencontres... Y’en a pas deux pareil. Les gens... Y’a des bien et d’autres moins. Quand même, nous avons beau dériver la noirceur de certains individus n’est pas loin. — Et nous ? Je regarde Gaby avec un soupçon de tristesse. — Est-ce qu’on est des gens bien ? Je me demande. C’est comment quelqu’un de bien ?

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MessageSujet: Re: Je cherche une rivière avec un pont... (Gaby & Noa)   Dim 13 Aoû - 14:54

Avec Noa, je sais que je peux parler de tout, qu’elle ne se moquera jamais de moi. Enfin malgré tout, quand je lui raconte que j’ai expliqué à son frère qu’une de mes première fois s’est mal passée à cause d’une panne sexuelle, due à une femme qui refusait de retirer ses chaussettes, elle ne tarde pas à rire. Je ris avec elle, quand on y pense, c’est vrai que c’était énorme. « Les chaussettes c’est mortel ! Doit-on parler des slips Bob l’éponge et du gars qui te sort de sa grosse voix comme si la tenue ne suffisait pas… » Je fronce les sourcils, riant toujours. « “T’as vu, tu me fais plus d’effet que toute l’eau d’une bassine à une éponge”, et je te passe la suite de sa phrase ! A fuir ! » Je ris de plus belle, cet exemple est l’exemple type du gars qui a juste envie de faire fuir la fille qu’il est en train de draguer. J’espère ne pas être comme ça, ça m’arrangerait, enfin surtout pour ma virilité. J’espère que non. « Je vais m’occuper de Kenzo sérieusement. Je vais le faire sortir de son cocon. Et s’il ne craque pas déjà pour un joli minois, on va lui en faire rencontrer. » Je regarde la jeune femme avec le sourire, ce n’est pas faute d’essayer déjà de faire rencontrer une femme bien à Kenzo. Beaucoup de mes amies ont essayé de le cerner, et elles sont toutes revenues vers moi avec la même réponse : trop geek. L’idéal serait de lui trouver une femme -ou un homme- aussi geek que lui, ça faciliterait déjà la tache. « Faut qu’on trouve une geek. Une gameuse, ça facilitera la tache, elles fuient toutes à cause de ça je suis sûr. » Je ris un peu. « Ouais, les rencontres... Y’en a pas deux pareil. Les gens... Y’a des bien et d’autres moins. » Je penche un peu la tête, cherchant à comprendre ce qu’elle essaie de me faire comprendre. « Et nous ? » Je fronce les sourcils, arborant une tête d’incompréhension. Comment ça, nous ? « Est-ce qu’on est des gens bien ? Je me demande. C’est comment quelqu’un de bien ? » Je me mord la lèvre, et soupire en me rapprochant davantage de la jeune femme, l’entourant dans mes bras. « Bien sûr qu’on est des gens biens. » Je l’embrasse sur le front avec le sourire. « Enfin je crois. Je sais même pas à quoi ça ressemble, un gens bien. » J’ai l’air d’un gamin quand je parle maintenant, mais la question de Noa est légitime. Comment reconnaître les bonnes personnes ? « J’imagine qu’on s’imagine tous différemment ce qu’est une bonne personne… alors partons du principe que nous en sommes, c’est mieux. » Je lui souris.
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MessageSujet: Re: Je cherche une rivière avec un pont... (Gaby & Noa)   Jeu 17 Aoû - 0:39

J’acquiesce à l’idée de gameuse. Mais parfois les opposés s’attirent. Et puis surtout, quelque soit la personne que nous pourrions présenter, ce sera toujours artificiel. Tant qu’une étincelle ne s’allume dans le coeur, rien n’est possible. J'irai même plus loin, quand une étincelle ne s'allume pas dans les deux coeurs en même temps. Les sentiments débarquent généralement quand on s’y attend le moins, c’est bien connu, mais rien n’empêche d’ouvrir des portes et d’amener à la rencontre. La définition de “quelqu’un de bien” reste vague. Je suppose que cela tient du débat et comme le précise Gaby, chacun a sa vision des choses. Parti pris donc, nous sommes des gens bien, autrement dit... — Nous ne ferions pas de mal à quelqu’un volontairement. Je suppose que cela fait de nous des gens bien. Nous sommes serviables très souvent, fidèles en amitié. Portrait en petites touches de peinture colorée, un brin printanier. Je pose ma tête dans le creux de son épaule, blottie, protégée entre ses bras. — J’imagine que c’est ça. Si je l’ai été, je crois que je ne fais plus partie de ces personnes. Ça met venue comme une évidence dans le taxi dans lequel j’errais avant de venir chez Gaby. Une envie de vengeance violente. Je sais que c’est mal, mais cette envie-là, elle s'est tellement lovée au fond de mon ventre que l'ignorer est impossible. J'en suis arrivée là. Se retrouver lui et moi entre quatre yeux... je m'imagine même avec un flingue pour le faire mettre à genoux. — La justice plutôt que la vengeance, c’est le choix que font les gens bien. C’est ce que je dois faire. Il y a un besoin étrange d’une nouvelle rencontre avec le type qui m’a tabassée, parce qu’il n’y a pas eu de vainqueur. Les flics en débarquant dans la planque de mes ravisseurs ont joué les arbitres et stoppé le combat. Un round. Je l'ai perdu, je suis en vie uniquement parce que le gong a sonné. J’ai besoin d’un autre et surtout de le gagner et surtout de le faire souffrir. Mais pour l’heure, j’ai un tout autre combat à mener. Rentrer chez moi et dire à ma famille ce qui est arrivé. — Merci de m’avoir permis de faire halte chez toi. Il faut que je reparte. Il faut que je rentre, il est temps. J'abandonne ce havre de paix que sont ses bras. Je me lève. — Tu es un ange, Gaby, mille fois merci.

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