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 cuite existencielle [helios]

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○ âge : 57 ans
○ statut : célibataire endurci et pour de très bonnes raisons.
○ métier : homme à tout faire au centre équestre des Duncan. Ancien légionnaire et taulard de longue date.
○ quartier : East Bay - 177 - Maison sur un terrain boisé.
○ informations en vrac : 1) C'est le frêre caché de Alastair Berenson. 2) Vrai père de Nathanael Kay.

○ posts : 42 ○ points : 705
○ pseudo : Lemtuff
○ avatar : Dolph Lundgren
○ inscrit le : 09/07/2017
MessageSujet: cuite existencielle [helios]   Ven 14 Juil - 13:23




❝ CUITE EXISTENCIELLE  ❞


L'impression que tout ne va plus. L'impression que le monde ne tourne pas comme il faut , que le bordel est partout et l'envie d'y foutre un grand coup de hâche. Un grand coup bien planté dans leurs gueules de bureaucrates faux culs, et leurs minois de pucelles effarouchées qui pourraient te couper les couilles pour avoir ne serait-ce qu'un compte en banque même pas plein.

Mais aujourd'hui, tout est bon à prendre, basés sur des préjugés sans fondements, juste parce qu'il faut appartenir à un groupe pour ne pas se faire évincer de l'existence humaine. Alors Qaïn acceptait d'être une bête, celle qui se ballade à poil dans sa cuisine avec le café, celle qui séquestre des petits malins qui se sont introduit chez lui, celle qui se fait voler du whisky par son clébard, celle qui baise , qui boit, qui fume, qui bouffe comme un malpropre, et qui dort pas plus habillé, avec un flingue sous son oreiller des fois qu'une guérilla quelconque viendrait se venger de s'être fait pulvériser y'a des années par son ancienne unité et qui n'attendaient que sa sortie pour lui pétait la gueule. Un animal qui ne s'était pas rouillé avec les années et ce qui le pensait bon pour la retraite était bien loin du compte. Il repartait à la guerre quand on veut et ça lui manquait de plus en plus qui plus est. Son job au ranch ne lui procurait pas assez d’adrénaline et faute de le vivre le jour, ses cauchemars se faisaient encore plus violents. Il s'était retrouvé en Colombie devant un massacre qui le hantait depuis plus de vingt ans maintenant. Femmes, enfants, bébés, l'échec le plus morbide de leurs missions. Ils étaient arrivé trop tard. La règle était "ça arrive parfois" . Mais il ne pouvait se résoudre à ça. Ils les avaient massacré en retour, ces enfoirés auteurs de ce monstrueux et ostentatoire spectacle, mais pour quel résultat hormis d'avoir marquer des âmes à vie, d'en avoir volé d'autres et d'avoir un peu plus énervé le groupuscule en question... Mais être légionnaire ça passait aussi par ça, le sale boulot dégueulasse en la fermant. Et retourner d'où on vient.

Et ce soir, Qaïn était accoudé à ce bar, sorti de chez lui en mode errance, déjà entamé par l'alcool, il avait fini sa promenade hasardeuse sur un comptoir qui sentait le sable et le sel et tout semblait si parfait autour de lui. Tous ces jeunes qui s'amusaient, tous ces coeurs qui s'enflammaient. Tous ces sourires, ces alcools bien digérés et ces petits culs qui se trémoussent sur la piste de danse de ce bar idyllique, et lui. Juste lui. Le fléau dans un coin. Sa main imposante sur ce verre presque vide. Il ne sait plus le nombre qui a coulé dans sa gorge, mais il sent ses muscles brulants et tendus par ce qui se déroule autour de lui , alors que d'autres crêvent dans le monde. Certes, on ne devrait pas penser à ces merdes, mais voir ces pucelles tordre du cul et se plaignant ensuite de se faire violer, lui foutait la gerbe. Il avait besoin de plus à présent. Plus de sensations, plus de force, plus d'adrénaline, plus de non sens, plus de stimulation et tout ça n'était que du menu fretin sans difficulté sans puissance d'échange. Avec le temps, c'était compliqué d'être satisfait ... trop compliqué et l'idée de retourner au service pour crever sur le champ de bataille était de plus en plus présent. Né soldat , mort soldat.

Son pouce passe sur le bord du verre, râpeux de cales sur des doigts qui avaient encaissé une vie violente et intouchable dans sa profondeur, même si une personne avait posé un doute dans son esprit depuis quelques jours. Au point de finir par se cuver encore la gueule, sans compter cette putain d'escapade nocturne où il avait eu à ramener des shetlands échappés par deux ados à leur box. Sans déconner. Lui. Des shetlands. Il allait toucher le fond et buter quelqu'un. Il redemande un verre et vu sa carrure, le barman ne lui dit pas non. Il s'enfile le dernier verre d'une traite et se lève pour sortir du bar, le col remonté jusqu'aux joues creusées par le temps et les épreuves. Sa lourde silhouette se déplace lentement à travers les autres humains, ne s'arrêtant pas pour un coup d'épaule ou un regard de travers. Si ça coince, il force , c'est du Qaïn point barre, peu lui importe que ça plaise ou pas. Alcoolisé à souhait, sa psychologie est tranchante. Il décide et on ne dit pas non, c'est comme ça, donc tu dégages ou il te pète un genou. Dieu merci pour le moment personne n'a jamais eu l'inconscience de trop faire chier. Il se fraye un passage jusqu'à la sortie où il s'allume une clope après s'être arrêté à la porte arrière, croisant un serveur , qu'il regarde filer du coin de l’œil.


_________________
AMEN
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○ âge : vingt-six ans. (03 avril 91)
○ statut : célibataire, et dire que s'il n'avait pas merdé, il aurait pu être fiancé, à l'heure actuelle. ils essayent de se donner une seconde chance, c'est un peu compliqué.
○ métier : danseur officiellement, strip-teaser, ça lui a fait perdre son mec.
○ quartier : un appartement, #50, center bay.
○ informations en vrac : son prenom complet est hélios-paul, prenom qu'il a en horreur. il a une soeur jumelle, sierra-rose, dites sierra. il est ouvertement bisexuel et préfère les hommes. il sort d'une relation de six ans. il est strip-teaser. il est danseur, à la base. il passe de nombreux castings pour essayer d'être repéré. il est gaucher.

○ posts : 130 ○ points : 1815
○ pseudo : margaux.
○ avatar : diego barrueco.
○ DC : soon.
○ inscrit le : 12/07/2017
MessageSujet: Re: cuite existencielle [helios]   Dim 16 Juil - 17:15

ces temps si, tu as de moins en moins de raisons pour boire. enfin, au fond, si. une. et c'est toujours la même, misérable, un peu douteuse, certain diront qu'il faut savoir tourner la page, oublier, passer à autre chose et sourire un peu dans cette vie de merde. mais t'es pas de ces gens là. toi tu t'es toujours donné à fond dans tout ce que t'as pu entreprendre et ton couple en faisait parti. tu ne peux pas juste oublier six ans de relation, tu ne peux pas penser à autre chose quand ton cœur s'emballe encore alors que tu penses à celui qui partageait ta vie il y a encore quelques semaines. tu n'y arrives juste pas. alors t'as tendance à boire un peu plus et un peu trop pour espérer réchauffer ton cœur froid et combler ce vide installé en toi. tu fermes les yeux, tu soupires. c'est un peu misérable d'être seul dans un bar, de juste boire pour boire et de ne pas profiter. mais ce soir, tu as les idées noires, tu n'as pas envie de t'amuser, tu veux juste te foutre minable et rentrer chez toi par la suite, dormir une heure ou deux de trop et ensuite reprendre ta vie comme si de rien n'était, parce que rien ne va changer et t'auras toujours ce poids derrière toi, ce vide dans ton cœur et t'auras toujours aussi froid la nuit, sans dyl à tes côtés.

tu soupires lourdement. accoudé au bar, un verre à moitié vide dans les mains. et sans doute, que ta sœur te dirait de le voir à moitié plein, que tout va s'arranger. mais tu ne veux pas, tu n'en as pas envie, pas ce soir, pas maintenant. tu termines le verre cul sec, sans faire attention à ce que tu peux bien boire. ça brûle ta gorge et ça te suffit. tu demandes un autre verre. plein cette fois. tu laisses un billet sur le comptoir, tu récupères ton paquet de clopes, ton verre et tu te diriges vers l'extérieur. l'air frais te fait un peu de bien et tu t'assois sur un petit muret, tirant un tube de ton paquet. tu réchauffes à peine ton cœur quand la flamme de ton briquet brille devant ton regard et tu fermes les yeux, soupirant quand la fumée envahie tes poumons. tu fermes les yeux un moment, le silence et la solitude te faisant du bien et du mal à la fois. la solitude, elle crève ton appart et ton lit, le froid, il t'empêche de dormir et il te donne mal au crâne. et pourtant t'en as terriblement besoin, dans un sens, d'être seul un peu. réfléchir à tes conneries à la manière d'un ado capricieux. tu rouvres les yeux quand un bruit se fait entendre. tu te mords la lèvre, relevant à peine la tête. il t'as pas vu, l'inconnu. il t'as pas remarqué. tu tires longuement sur ta clope, soupirant doucement alors que la fumée forme des arabesques imaginaires face à toi. entre âmes esseulées. tu souffles doucement, t'en foutant bien de savoir ce que l'autre fou la. tu lèves ton verre en direction de l'inconnu. santé. tu rajoutes, un sourire bancal sur ton visage, alors que tu portes le verre à tes lèvres, ne te privant pas d'une longue gorgée.
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