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 home sweet home (reid)

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○ âge : 27 ans
○ statut : célibataire
○ métier : barman
○ quartier : North Bay (#36 w/ Reid & Jensen & Ava)
○ orientation sexuelle : hétéro
○ informations en vrac :
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i got your back

They always say family doesn't end with blood. Our is different. We end with blood, but we also share a heart, our pain, and no matter that we're not really brothers, even if you're my cousin, we always acted like brothers and we always will

GINNIFER
It's in our DNA

Brotherhood doesn't mean the same for me than for you, but i'll try to get better for you, because we're most alike. In some way, i'll always love you, and i'll always hate you.

ZOË
"i love you" is so hard to say

I once forgot what is love and how high it can take you. I remembered only because of you. You are stuck in my mind but I can't say it. And that's 'cause I forgot how to tell it.


○ posts : 227 ○ points : 0
○ pseudo : bh
○ avatar : josh h.
○ DC : Albane Beaumont
○ inscrit le : 03/08/2017
MessageSujet: home sweet home (reid)   Jeu 12 Oct - 11:56



home sweet home

Depuis qu'il a eu son accident, tu es allé voir Reid tous les jours à l'hôpital. Ca te fat du bien, et puis, sans lui, la maison t'a semblé terriblement vide. Alors, certes, tu avais toujours deux autres colocs, mais Jensen était assez déprimé, jamais là, et pour le reste, l'ambiance tu repasses de nombreuses fois. Tu es bien content de le savoir de retour, mais tu n'as pas encore eu l'occasion de le voir depuis la veille, alors qu'il était enfin sorti. Tu étais passé avant son départ, mais tu savais que c'était sa soeur qui était supposée l'accompagner jusqu'à la maison. En même temps, tu n'aimais pas trop les hôpitaux pour leur ambiance. Alors tu étais parti voir ta mère, même si tu n'aimais pas trop l'ambiance de l'hôpital psychiatrique non plus.
Ce matin-là, assis sur le canapé, tu zappais désespéramment les chaînes de télévision, à la recherche de quelque chose à regarder. Sauf que ça semblait peine perdue. Apparemment, le matin, il fallait attendre une certaine heure pour espérer trouver un programme intéressant. Le parquet ne tarda pas à craquer sous les pieds de quelqu'un que tu identifiais rapidement, vu la rapidité à laquelle il n'avançait pas. Tu levais la tête et souris à Reid, tandis qu'il venait s'asseoir à côté de toi. « Je comptais venir te voir dans ta chambre, histoire de m'assurer que tout allait bien. T'arrives pas à dormir ? » 


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○ âge : j'ai soufflé ma vingt-septième bougie et j'le vis bien.
○ statut : j'suis célibataire ... mais pas disponible pour autant. il a su captiver mon attention et maintenant, il est dans chacune de mes pensées.
○ métier : je travaille dans un foyer d'accueil en tant qu'éducateur spécialisé. je suis également bénévole au service pédiatrique de l'hôpital.
○ quartier : j'habite à north bay dans la maison de mon grand-père, en colocation avec mes meilleurs amis (jay, emrys & patsy).
○ orientation sexuelle : l'amour n'a pas de sexe.
○ posts : 433 ○ points : 0
○ pseudo : monsieur tortue.
○ avatar : dylan o'brien.
○ inscrit le : 21/06/2017
MessageSujet: Re: home sweet home (reid)   Jeu 19 Oct - 17:32



home sweet home


Il n’y a pas un bruit dans la maison. Tout le monde dort. Tout le monde sauf toi. Tu aimerais dormir aussi, seulement tu refuses le sommeil. Tu as peur de t’abandonner aux bras de Morphée et de ne pas parvenir à te réveiller. Alors tu fixes la tâche au plafond en cherchant un bruit auquel te raccrocher. Tu entends à peine la respiration de Merlin qui dort à tes pieds ou les ronflements de Jensen à travers le mur commun de vos chambres. Tu repenses à la veille, ta première journée en dehors de l’hôpital, à ton retour à la maison. Tu repenses à la tête de ton meilleur ami. À votre proximité et à cette distance qui s’est installée entre vous. Tu tentes de la nier. Tu le fais du mieux que tu peux. Pourtant, tu n’arrives pas à l’évincer de tes pensées. Il t’a abandonné. Il était prêt à te laisser partir. Tu ne comprends pas. Une grimace ride ton front. À trop cogiter, tu t’es donné mal à la tête. Tu soupires bruyamment en essayant de trouver une position plus confortable. Il faut croire que tu finis par en trouver une puisque tes yeux se ferment contre ton gré et tu t’endors pour quelques heures.

Dans un sursaut, tu ouvres les yeux et te redresses. Tu t’es endormi. Pas longtemps. Trois ou quatre heures seulement, mais ça a suffi à t’effrayer. Le visage déformé par la douleur suite à ce mouvement trop soudain, tu attrapes ta tête dans tes mains. Tu te calmes peu à peu retenant des larmes de couler le long de tes joues. Au bout d’une vingtaine de minutes, tu retrouves ta contenance et décides de quitter ta chambre. Sans réveiller ton chien, tu t’extirpes du lit, attrapes tes béquilles et entreprends une descente pénible vers le salon. Affalé sur le canapé, Emrys zappe les chaines sans vraiment prendre le temps de regarder ce qui apparait sur l’écran. Tu étires tes lèvres en un sourire maladroit et t’écroules à côté de lui. Tous tes muscles te font mal. Tu as l’impression d’être un vieux pépé boiteux. Pourtant, tu tentes comme tu peux de cacher tout ça. Tu ne veux pas inquiéter ton ami. « Je comptais venir te voir dans ta chambre, histoire de m'assurer que tout allait bien. T'arrives pas à dormir ? » te demande-t-il probablement surpris de te voir debout sitôt alors que tu rentres tout juste de l’hôpital. Tu hausses les épaules. « Pas vraiment … ‘fin, ça m’angoisse, » lui avoues-tu dans un soupir. Tu es épuisé, mais tu n’es pas encore prêt à t’endormir sereinement. « Tu dors pas non plus, » observes-tu à haute voix.  « T’essayes de t’provoquer une crise d’épilepsie ? » lui demandes-tu ensuite en esquissant un sourire taquin - un vrai, cette fois-ci. Tu fais bien évidement référence à la télévision qui continue encore et toujours de changer les images de l’écran.


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MessageSujet: Re: home sweet home (reid)   Jeu 19 Oct - 22:00



home sweet home

La vérité, c'est que tu ne supportes pas la télévision, le direct, les programmations, tout ça tout ça. Et tout le monde le sait. Non, tu préfères un bon dvd, une location en VOD ou peu importe. Mais punaise, qu'est-ce que ça t'énerve de voir qu'il n'y avait jamais rien de bien à regarder, toujours cinq cent milles publicités, bref, de quoi te mettre bien les nerfs. Alors, oui, tu zappes, c'est ce que tu sais faire de mieux. Et au moins, tu ne vois ni n'apprends les idioties et niaiseries qui passent en boucle sur toutes les chaînes. Sans exception, ou presque. Des foutaises. Alors, oui, assis sur le canapé, la télévision allumée, tu passes de chaîne en chaîne, espérant débilement que ça t'apporte quelque chose. Finalement peut-être que les images ont réussi à se graver dans ta tête et à t'abrutir. Si on excepte l'éventualité que tu es déjà un abruti depuis belle lurette, bien évidemment.
Puis Reid t'a rejoint et s'est assis à côté de toi. Ca te fait bizarre de le voir se mouvoir comme une tortue, sur laisser tomber pour s'asseoir. Bref, c'est pas vraiment le Reid que tu connais, et il faut dire que ça t'inquiète, au moins un peu quand même. Alors, oui, tu lui dis que tu serais allé voir dans sa chambre bientôt. Tu préfères t'assurer qu'il était toujours en vie et bien portant. Ca t'aurait bien fait chier qu'il fasse un arrêt cardiaque. Surtout que tes premiers secours, ils ont un peu disparu depuis la dernière fois où tu les as pratiqués et révisés. Tu hausses un sourcil. « Parce que tu n'es pas à l'hôpital ? » Dans le fond, tu te doutes que lui aussi, il a peur de ne pas se réveiller, ou de mourir entre temps. Faut dire qu'à l'hôpital il était bien entouré. Mais toi, tu as fait des rondes pour t'assurer que tu l'entendais ronfler ou respirer quasiment toute la nuit. Enfin, à chaque fois que tu t'es levé pour pisser, bien entendu.
Sans réfléchir, tu continues à zapper. En fait, ton doigt est resté appuyé sur la touche de changement de chaîne, les images défilent donc plus vite que le petit laps de temps que tu laisses afficher la chaîne, d'ordinaire.  « Non, je suis aux aguets. Un peu inquiet pour toi, alors au lieu de retourner me coucher, j'ai préféré rester là. Mais y a rien à voir à la télévision... » C'est sûr que comme tu la faisais fonctionner, il n'y avait rien à voir. « Et puis tu connais mon amour pour ces chaînes avec vingt-mille pub par secondes. Alors je cherche juste un moyen de m'occuper... Et pas de me provoquer une crise d'épilepsie, je te rassure. » Tu tournes ton regard vers la télévision. Non, mais c'est bien aussi, si les chaînes passent de cette manière. Ca te soûle moins, quoi.


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MessageSujet: Re: home sweet home (reid)   Dim 5 Nov - 23:26



home sweet home


Absent, tu fixes les images qui défilent sur l’écran de la télévision. Tu fais de ton mieux pour ne pas penser à tout ce que tu as loupé en trois mois et demi, seulement ce n’est pas chose facile. Tous ces jeunes dont tu t’occupais, tu les as laissés tomber. Du jour au lendemain. Tu sais bien qu’en soit tu n’es pas indispensable, que quelqu’un d’autre a fait ton boulot pour toi, seulement ces gamins, ils te faisaient confiance. À toi, pas à ton remplaçant. « Parce que tu n'es pas à l'hôpital ? » entends-tu Emrys te demander. Tu tournes la tête vers lui en la secouant légèrement. « Non, même à l’hôpital j’avais du mal, » lui réponds-tu d’une voix faible que tu ne l’aurais voulu. Il a interrompu le cours de tes pensées et ce n’est pas plus mal. Du bruit se fait entendre dans l’escalier et Merlin déboule comme une furie dans le salon. Sans ménagement, il te saute dessus et commence à te lécher la truffe. Tu le grattes entre les oreilles et l’invites à grimper sur le canapé à côté de toi. Finalement installé, il pose sa tête sur tes cuisses et tu esquisses un léger sourire. « J’ai peur d’pas pouvoir me réveiller, » expliques-tu ensuite avant d’ajouter : « et apparemment, Merlin a peur que je r’disparaisse. » Tu ébouriffes le poil de ton chien en disant cela. Tu t’es levé discrètement pour ne pas le réveiller sans penser que s’il se réveillait et que tu n’étais pas là, il commencerait à paniquer. « Il a pas été trop dur avec vous ? » demandes-tu à ton colocataire. Tu es vraiment content d’avoir des amis sur qui tu peux compter sans quoi tu ne sais pas ce que serait advenu de ton chien en ton absence.

« Non, je suis aux aguets. Un peu inquiet pour toi, alors au lieu de retourner me coucher, j'ai préféré rester là. Mais y a rien à voir à la télévision... Et puis tu connais mon amour pour ces chaînes avec vingt-mille pub par secondes. Alors je cherche juste un moyen de m'occuper... Et pas de me provoquer une crise d'épilepsie, je te rassure. » Tu lâches ta boule de poils du regard pour reposer tes yeux sur Emrys. Ça te touche, seulement ça t’ennuie de l’inquiéter de la sorte. Tu ouvres la bouche, près à lui dire qu’il ne faut pas qu’il s’en fasse, que tout va bien. Seulement, tu te ravises. Tu n’en sais rien. Tu ne sais pas si tout va bien aller. Tu viens de lui avouer que tu as peur de ne pas te réveiller quand tu t’endors. « Y’a jamais rien à la télé t’façon, » lui fais-tu remarquer dans un soupir. « Tu veux pas regarder un film plutôt ? » Tu n’as jamais été un grand fan de ces boites à images. Tu n’as jamais vraiment pris le temps de te poser devant un film ou un programme télé. Ça t’est arrivé, bien entendu, surtout avec ton cousin et ta sœur, mais de toi-même, ça ne te viendrait pas à l’idée. Tu es toujours en mouvement. Toujours trop occupé à aller et venir entre le foyer et l’hôpital. Pourtant, aujourd’hui … aujourd’hui, tout est différent. Tu n’es pas occupé. Tu n’as même pas été réhabilité à travailler encore. Tes journées se résument à de la rééducation trop lente à ton goût et à l’ennui le plus total.


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○ inscrit le : 03/08/2017
MessageSujet: Re: home sweet home (reid)   Dim 19 Nov - 21:47



home sweet home

Tu ne sais pas vraiment pourquoi tu regardes la télévision, mais il te semble que Reid en fait autant. Tu ne supportes pas de voir toutes ces chaînes qui se disent 100% séries ou 100% films alors que les pubs envahissaient chaque heure de visionnage. Insupportable. Tu étais bien content qu'une télévision ça ne serve pas à regarder que les chaînes d'une antenne. Non, vraiment. Dieu merci tu avais connu, dès ton plus jeune âge, les vidéos sur d'autres supports - oui, tu avais connu la VHS, même si tu n'étais pas certain que toutes les générations sachent de quoi il s'agit. Comme par exemple celle de ta grand mère, qui l'avait vécu mais qui n'avait pas toujours compris ce que c'était ni ne l'avait jamais utilisé d'ailleurs... Tu reviens doucement à la réalité. Tu soupires. Ca te fait du bien de savoir que ton meilleur pote est de retour à la maison, même si les raisons de ce "retour" impliquent un départ des moins joyeux. Dieu merci, il n'y avait pas eu de dégâts irréparables comme la mort. Sympathique, n'est-ce pas ? Mais il est là à côté de toi et pour cette première nuit tous ensemble dans l'appartement, tu as eu du mal à dormir. Tu sais très bien que tu n'es pas le seul, que vous êtes tous pleins d'incertitudes et de craintes, mais tu as tellement eu peur qu'il ne revienne jamais que tu préfères vérifier qu'il respire toujours de façon régulière. C'est peut-être un peu stupide, mais depuis que tu es tout petit, quand il se passe quelque chose qui t'inquiète, tu rumines toute la nuit. La première fois, c'était la première nuit sans ta mère. Tu étais tout petit, mais tu t'en rappelles encore. Ca t'a toujours marqué et tu n'es pas sûr d'être un jour capable d'oublier ça. Ca fait partie de toi, un point c'est tout et heureusement, ta tante et Newton ont toujours été là à partir de ce moment dans ta vie. Tu les aimes et tu as besoin d'eux depuis toujours. Enfin, même si Newton est parti il y a quelques mois et qu'il te manque. Tu ne sais pas quand il reviendra, mais tu en es certain, il reviendra. Le futur, d'ailleurs, te le prouvera, tu avais raison, même s'il repartira encore. C'est la vie, de toute façon.

En apprenant que même à l'hôpital Reid a eu du mal à passer ses nuits, tu culpabilises un peu. Tu ne lui as jamais demandé auparavant si ça se passait bien. En même temps c'est pas trop qu'on pense à poser comme questions, mais tu en as parfois des tellement étranges que tu aurais pu. « On est là pour être certains que tu te réveilles... » On, c'était non seulement tous les colocataires de ton coloc', mais aussi son Merlin que tu adorais, même s'il préférait son maître à ta compagnie. Tant pis pour lui, après tout. « Non, ça va. Je pense qu'il te cherchait quelques fois. Il a plutôt été indépendant de nous, sans toi... Enfin, il est venu chaque fois pour qu'on lui donne de quoi bouffer et qu'on le sorte, mais il a pas redemandé des caresses comme quand t'es là... Fin, tu vois. » C'est difficile pour toi à dire. Ouais, le chien aussi était inquiet, même si t'as du mal à admettre que les animaux puissent avoir ce genre de sentiment profond. Mais après tout, pourquoi pas ?

Tu jettes un regard à Reid. Il a l'air d'être sur le point de te dire quelque chose parce que, oui, toi aussi tu t'inquiètes. Tu n'as peut-être pas fait une nuit blanche pour lui, mais tu as profité d'être réveillé pour ne pas te rendormir et veiller sur lui. Tu hausses les épaules. « C'est pareil, de toute façon, je regarde pas vraiment... mais ouais pourquoi pas ! après tout ce n'est pas ça qui manque ici ! » D'autant que tu t'es abonné à de nombreux services VOD, toi qui ne supportes pas de faire autre chose que de voir des films SANS pub. Même si ça n'existe pas vraiment désormais puisqu'à défaut des pubs, tu paies. Tu regardes ton meilleur ami. « Enfin, sauf si tu préfères faire autre chose. Tiens, par exemple, tu veux que je fasse un truc à bouffer ? » Tu viens de le réaliser, mais tu as faim, aussi un peu.


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○ inscrit le : 21/06/2017
MessageSujet: Re: home sweet home (reid)   Dim 26 Nov - 22:57



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C’est étrange comment les choses peuvent te paraitre si familières et si bizarres à la fois. Cette maison, celle que ton grand-père t’a léguée, elle est comme tu l’as laissée en partant avec Jay ce matin-là. Rien n’a changé. Rien n’a bougé. Tu es assis sur le canapé avec Emrys et Merlin comme avant, comme si l’événement le plus tragique de ta vie jusqu’ici n’était jamais arrivé. Et pourtant, il fait maintenant partie de toi. Cela dit, tu n’arrives pas à te faire à ces mois que tu as loupés. Ça n’a pas de sens à tes yeux. Quand tu t’es réveillé à l’hôpital, tu te doutais que tu n’avais pas été inconscient que quelques heures, seulement de là à t’imaginer que ça pouvait faire plusieurs mois … ? Oh ça non. Tu as vite déchanté quand tu l’as appris. Ça aurait pu être pire cela dit. Tu aurais pu mourir. Cependant, même si tu es du genre à voir le verre à moitié plein, tu as beaucoup de mal à accepter que cette expérience puisse t’apporter quelque chose de positif. Jusqu’alors, tu ne vois que le mal que ça vous a apporté à toi et tes proches. Tu as pris du retard dans ton boulot. Tu as découvert une nouvelle facette de la personnalité de ton meilleur ami - et soyons honnêtes, ça te fait peur. Tu as inquiété tous tes proches. Non, pour l’instant, tu ne vois que le négatif. En même temps, ce n’est pas comme si tu pouvais te douter que cet accident t’amènerait à rencontrer la personne qui ferait battre ton cœur comme jamais.

« On est là pour être certains que tu te réveilles... » À cette remarque, tu esquisses un sourire. Tes amis et ta famille n’ont probablement pas idée à quel point tu apprécies tout ce qu’ils font pour toi au quotidien. Tu ne t’en rendais pas forcément compte avant l’accident, mais aujourd’hui, après une semaine de convalescence à ton actif, tu te dis que tu ne pourrais pas être mieux entouré. Tu peux compter sur eux et tu le leurs rends bien - même si tu ne t’en rends pas forcément compte. « Quoi, vous faites des rondes avec un seau d’eau glacée, prêts à m’asperger si jamais je fais un mouvement suspect ? » plaisantes-tu doucement. Tu as beau apprécier son intérêt, tu n’es pas bien sûr de ce qu’il pourrait faire si jamais tu venais à ne pas parvenir à te réveiller. Et dans le fond, c’est ce qui te fait le plus peur. Le fait que personne ne puisse plus rien pour toi. Tu t’en sors bien. Tu es chanceux, tu le sais tout ça. Pourtant, tu restes incapable de chasser tous ces ‘et si’ de tes pensées. Ça te passera sûrement. Tu l’espères de tout ton cœur en tout cas. « Non, ça va. Je pense qu'il te cherchait quelques fois. Il a plutôt été indépendant de nous, sans toi... Enfin, il est venu chaque fois pour qu'on lui donne de quoi bouffer et qu'on le sorte, mais il a pas redemandé des caresses comme quand t'es là... Fin, tu vois. » Tu acquiesces d’un hochement de tête en reportant ton attention sur ton chien, toujours la tête posé sur tes jambes. Il est brave ton chien. Bien plus que toi. Tu l’as su au moment où ton regard a croisé le sien à la SPA. « Merci d’avoir pris soin de lui, » lui dis-tu simplement. Tu es bien plus reconnaissant qu’il ne peut s’en douter. Ce chien, c’est comme ton frère, il fait partie de ta famille et tu ferais n’importe quoi pour lui.

Tu jettes un rapide coup d’œil à l’immense collection de DVDs qui s’étend sur plusieurs étagères murales. Tu ne sais pas exactement combien tu en as vu, mais te connaissant, ça ne couvre pas même le quart. Ce qui peut être déconcertant pour certains. Mais qui sait ? Peut-être qu’un jour, tu rencontreras quelqu’un qui te donneras l’envie - ou te séquestreras - pour regarder tous ces classiques que tu n’as encore jamais vus. Emrys semble emballé à l’idée de regarder un film plutôt que de continuer à s’acharner sur la zapette ce qui aidera probablement cette migraine que tu as depuis que tu t’es réveillé. Il se lève et tu le suis du regard quand il s’approche des étagères derrière la télé. Tu lui fais confiance sur le choix du film. De toute façon, tu n’y connais rien. Cependant, il se retourne vers toi avec une autre idée en tête : « enfin, sauf si tu préfères faire autre chose. Tiens, par exemple, tu veux que je fasse un truc à bouffer ? » Un sourire se dessine progressivement sur tes lèvres. Honnêtement, tu n’as pas faim. Seulement, tu meurs d’envie de manger quelque chose de plus goûté que la nourriture d’hôpital à laquelle tu as eu le droit pendant cette dernière semaine. « Si c’est toi qui cuisines, j’dis pas non. J’suis pas sûr que mon séjour à l’hôpital ait amélioré mon talent de cuisinier, » ris-tu de bon cœur. Tes colocataires savent très bien que te laisser aux fourneaux, c’est prendre le risque de retrouver la maison en cendre après coup. Tu as arrêté de compter le nombre de fois où tu as déclenché l’alarme incendie. Non, la cuisine et toi, ça fait deux. Par contre, tu approvisionnes les autres en légumes grâce au petit potager que tu as dans le jardin. C’est là que ça fait tilt. Tes yeux s’agrandissent et ta mâchoire inférieure semble se décrocher de ton visage. « Mon potager ! » t’exclames-tu. « Dis-moi que Patsy ou Jay s’en est occupé … » Tu grimaces rien qu’à l’idée que tes plants aient pu mourir pendant ces quelques mois passés dans le coma. Tu as poussé légèrement Merlin pour péniblement te mettre debout et attraper tes béquilles. Instinctivement, tu te diriges vers la fenêtre la plus proche pour jeter un coup d’œil dans le jardin.


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MessageSujet: Re: home sweet home (reid)   Lun 27 Nov - 13:12



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Ces mois sans Reid, même s'il était là, mais ces mois sans avoir un Reid animé à vos côtés, c'était terriblement difficile. Tout ce que tu as vu dans tout ça, c'est que ton meilleur ami t'a manqué et que les choses à la colocation ont beaucoup changé. Toi, tu t'es un peu refermé sur toi même. Voir Jensen refuser de se rendre à l'hôpital n'a pas vraiment simplifier les relations à la colocation, mais n'a justement fait que rendre tout ça plus difficile. Comme si tu n'avais pas déjà eu ta dose de difficile dans ta vie. Mais, pour Reid, tu as toujours gardé le moral, et tu n'as fait qu'espérer qu'il se réveille, ce qu'il a, heureusement, fait. Alors, oui, bien sûr, désormais tu surveillais qu'il se réveillait bien. « Ah tiens, j'avais pas pensé au seau d'eau glacée... Maintenant, si tu t'endors, fais gaffe à toi. » Un sourire machiavélique s'installa sur ton visage. Ah là là, Reid, pourquoi tu lui donnes des idées comme ça hein ? « Non, sérieusement, j'ai mon téléphone h24 sur moi depuis que tu es rentré. On sait jamais. » Appeler les urgences, essayer de réveiller Reid à coup de claques s'il le fallait, puisque tu connaissais très peu les gestes de premiers secours, et tu n'étais pas sûr de faire un massage cardiaque sans briser chacune des côtes de ta victime. Mais, il n'y avait pas que vous pour surveiller Reid, il y avait aussi Merlin, et heureusement qu'il avait été là en l'absence de ton meilleur ami. Certes, il vous avait plutôt ignoré, mais à tes yeux, sa présence laissait une trace de celle du brun à côté de toi. « C'est normal. T'aurais fait pareil pour n'importe lequel d'être nous... enfin, si l'un d'entre nous avait un chien. » C'était pas l'envie qui t'en manquait, mais le temps. Alors tu faisais avec Merlin. L'avantage c'était qu'il était dressé, au moins.

Regarder un film, ça te dérangeait pas. Si tu ne les avais pas tous vu, tu connaissais les synopsis de chacun d'entre eux ainsi que les notes et commentaires qu'ils avaient reçus. Bref, pas un cinéphile, mais presque. Et puis, finalement, en regardant le nombre hallucinant de DVD, plus en prenant en considération les nouvelles sorties accessibles directement sur le serveur de la télé, tu perdis tout ton courage et ta motivation. Puis tu commençais à avoir un peu fin, c'étai vrai. Tu lui souris. « Mes talents à moi n'ont pas bougé » Tu n'étais clairement pas un grand cuisinier, mais tu aimais bien te dire qu'en faisant l'effort de faire un truc bon, tu allais bien manger. Si tout le monde dans cette maison pouvait penser pareil... Bon, bien sûr, exception près de Reid qui serait capable de mettre le feu à de l'électronique en essayant de bien faire. Au moment où tu t'apprêtais à partir direction la cuisine, tu fus stoppé dans ton élan. Le potager ? Le potager... LE POTAGER ! « Euh... attends... Ah oui ! Oui, je les ai entendus en parler ! Et j'suis passé devant tout à l'heure, il était en très bon état... du coup, je suppose que l'un des deux l'a fait oui... » Quant à toi, tu n'avais pas du tout la main verte. Tu étais doué avec les légumes que s'il fallait les couper ou les cuisiner. Pour le reste, tu avais fait mourir une plante verte autonome en moins de deux jours en t'occupant d'elle. Résultat, c'était pas à toi qu'il fallait confier ce genre de tâche, et Reid le savait très bien, c'est pour ça qu'il ne t'a pas demandé si tu l'avais fait. « Enfin, après j'm'y connais pas... il a l'air en état pour toi ? » Après tant que les légumes restaient mangeables, pour toi, tout allait bien.


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MessageSujet: Re: home sweet home (reid)   Dim 3 Déc - 15:58



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Malgré tout ce qui t’es arrivé, tu te trouves chanceux. Les choses auraient pu être pires. Bien pires. Jay aurait pu être blessé lui aussi. Vous auriez pu mourir. Tu aurais pu rester dans un état végétatif pour le reste de ta vie. Tu aurais pu être seul et n’avoir personne à attendre que tu te réveilles. Non, tu es chanceux. Tu le sais. Ou en tout cas, c’est ce que tu te répètes. Parce que tu veux y croire. Plus que tout. Tu n’es pas un pessimiste ou un fataliste. Tu vois toujours le verre à moitié plein. Tu es toujours content et joyeux. C’est juste qui tu es. Et tu as peur de perdre cet aspect de ta personnalité. En fin de compte, tu as beaucoup trop de peurs ces temps-ci. Ça te passera que tu y crois vraiment ou pas, mais pour le moment, tu te sens quelque peu impuissant. Et surtout, très à la traine sur ta propre vie, ce qui a le don de t’exaspérer. Tu aimes avoir le contrôle et là, tu ne l’as clairement pas. « Ah tiens, j'avais pas pensé au seau d'eau glacée... Maintenant, si tu t'endors, fais gaffe à toi. » Le sourire machiavélique qu’il affiche alors te fait rire. Si tu ne le connaissais pas, tu pourrais presque en avoir peur. « Je dormirai avec une batte de baseball sous mon oreiller … ce sera à toi de faire gaffe, » lui réponds-tu en copiant l’expression sur son visage avant de rire à nouveau. « Non, sérieusement, j'ai mon téléphone h24 sur moi depuis que tu es rentré. On sait jamais, » ajoute-t-il finalement avec une note plus sérieuse. Tu lui adresses un léger hochement de la tête. Tu vois bien qu’il s’inquiète pour toi et tu sais que ce sera le cas quoi que tu lui dises, seulement tu ne peux t’empêcher d’essayer quand même : « tu sais, il pourrait arriver n’importe quoi à n’importe qui n’importe quand. J’suis pas plus à risque qu’un autre. » Tu y crois à ces mots. Vraiment. Tu as beau avoir peur de ne pas te réveiller, tu sais qu’elle est plus ou moins irrationnelle. Tu sais que la vie réserve des surprises à tout le monde. Pas juste toi. Tu espères simplement que la prochaine sera plus plaisante. Tu adresses un sourire rassurant à Emrys en haussant les épaules. Tout ira bien. Oui, tout ira bien.

Légèrement inquiet - le terme exact serait plutôt ‘extrêmement’ - tu te presses autant que possible vers la fenêtre donnant sur l’arrière du jardin. De loin, tu inspectes ton potager. Tu es tellement soulagé de voir qu’il est toujours en vie. Tu ne sais pas comment tu aurais réagi si tu avais dû recommencer à zéro. Ça peut paraitre bête comme ça, après tout ce ne sont que des légumes, mais c’est ta façon d’exulter et c’est tout de même quatre ans de travail. Tu laisses échapper un long soupir alors qu’Emrys t’assure qu’il a entendu les autres en parler. De vous quatre, tu es de loin celui qui a le plus la main verte - à défaut d’être une catastrophe en cuisine - mais tu sais aussi qu’Emrys est du genre à tuer une plante autonome. Tu te souviens encore de la fois où il a réussi à crever en seulement quelques jours celle que tu lui avais offerte pour son anniversaire. Tu n’as jamais réitéré l’expérience. « Enfin, après j'm'y connais pas... il a l'air en état pour toi ? » Tu acquiesces d’un signe de tête en te demandant qui s’en est occupé. Tu aimerais que ce soit Jay. Mais tu n’en sais rien. Tu chasses ces pensées de ta tête et te retournes vers ton ami. « Il est sain et sauf ! » t’exclames-tu avec un léger sourire sur tes lèvres. « Tu cuisines, je nous fais un smoothie ? » proposes-tu en commençant à te trainer vers la cuisine avec tes béquilles. Tu es très nul quand il s’agit de cuisiner, c’est un fait. Cependant, avec les années, tu as appris à te servir du mixeur sans en mettre partout. C’est probablement le seul appareil électroménager que tu as le droit de toucher avec le frigo et le micro-onde. Pour ce qui est du four, des plaques de cuissons, de la machine à gaufres ou même du toasteur, tu en restes bien loin. Ordre de … tout le monde. « Il s’est passé quoi en trois mois ? » lui demandes-tu finalement en te rendant compte que c’est un sujet que vous n’avez pas encore abordé tous les deux. Il sait bien que pour toi, il ne s’est pas passé grand-chose, mais tu es curieux de savoir ce qu’il a fait de sa vie. Est-ce qu’il a eu une idée révolutionnaire ? Est-ce qu’il a rencontré de nouvelles personnes ? Tu veux tout savoir et l’expression qui te colle au visage en dit long.


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MessageSujet: Re: home sweet home (reid)   Lun 1 Jan - 22:37



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T'es pas le genre à t'inquiéter pour rien. Il faut dire que tu as dû t'y mettre très tôt, à relativiser de tout, avec ta mère dans les parages. Ce n'était pas sa faute, ça c'était sûr, mais ça t'a vite appris à faire la part des choses. Ne pas s'inquiéter pour des broutilles. Mais avec Reid, avec ce qu'il avait vécu, tu ne pouvais pas t'en empêcher, c'était plus fort que toi et tu n'arrivais pas à faire disparaître cette inquiétude qui te prenait parfois aux tripes au point de te mettre mal à l'aise. Et tu n'avais pas pu t'empêcher de tenter de saisir la perche tendu par ton meilleur ami pour lui faire comprendre que tu t'inquiétais, même sur le ton de la rigolade. Tu n'avais pourtant pas tarder à exploser de rire. « Si je te surprends avec de l'eau glacée, ta batte servira à rien le temps que tu reprennes tes esprits et que je fuis ! » Parce que, oui, tu avais tout envisagé. Chaque connerie que tu sortais ou que tu faisais trouver son échappatoire. Et puis tu avais vite repris ton sérieux. « C'est vrai... mais pour l'instant, mieux vaut prévenir que guérir. Puis si j'peux pas un peu m'occuper de toi alors que ça fait un bail que je t'ai pas vu dans le cadre de la maison, j'vais devenir malheureux... qui sera là pour te charrier et t'embêter hein ? » Tu ne savais pas garder ton sérieux, surtout quand tout allait bien sur le moment. Dédramatiser encore et toujours. Tu aurais pu agacer n'importe quel pessimiste, plus sérieusement. Même si tu n'étais pas quelqu'un de concrètement optimiste, tu ne prenais rien au sérieux, et ça pouvait être très agaçant quand tu t'y mettais, même si toi, c'était ce qui te détendait quand tu étais sous le coup du stress.

Reid avait accouru pour voir le jardin sans que tu l'aies vraiment remarqué. Tu avais essayé de le rassurer. Après tout, tant que ce n'était pas toi qui touchais à son potager, ses chances de survie étaient nettement plus élevées. Mais tu avais quand même demandé pour être certain. Après tout, si tu savais pas faire pousser ses légumes, tu te débrouillais pas mal pour les cuisiner et ça vous faisait des économies en plus de ça. Tu soupirais, soulagé, quand il te répondit qu'il était un bon état. « Pfffiou ! Heureusement que j'y ai pas touché alors ! » L'expression sournoise sur ton visage laissait supposer que, oui, heureusement, parce que sinon il n'y aurait plus de potager, seulement des monceaux de terre, comme un cimetière de légumes. « Ca m'va ! » Tu te mis aussitôt au travail. Bacon, pancakes, oeufs. Bref, tu avais faim, et t'espérais que ce serait aussi le cas de Reid. Puis si c'était pas le cas, ça te ferait plus à manger. Même si tout le monde savait que tu parlais toujours de combien tu mangeais alors que tu n'arrivais même pas à finir ta propre assiette. Reid d'un côté, toi de l'autre, vous vous atteliez à préparer un petit déjeuner décent. Tu adorais les smoothies de Reid, ça, par contre, c'était le seule chose que tu avalais sans faim et sans fin. C'était comme si tu buvais de l'eau : tu t'en passais pas vraiment.

Sa question te fait froncer les sourcils. C'est vrai que tu ne t'es pas vraiment posé la question depuis son retour. Tu ne t'es pas non plus imaginé qu'il te la poserait, ce qui en soit est un problème. Si seulement tu savais par quoi commencer ! « Eh bien... ici, tout va bien, enfin, je pense. Je vois peu Jensen... je ne sais pas s'il fuit la maison ou quoi... sinon, perso ça a pas mal bougé pour moi. J'suis devenu le seul barman du café. Enfin, y a des barmaid, mais on touche pas aux mêmes produits. » Ils recrutaient, c'est vrai, mais depuis quelques temps, l'autre barman s'était fait viré, ce qui n'aidait pas forcément. Tu avais plus de travail, tu étais donc un peu mieux payé, mais ça te gavait un peu pour tout dire. En voyant la tête Reid, tu laissais échapper un petit rire. « J'ai un peu l'impression de décevoir tes attentes, d'un coup... » En même temps, tu n'allais pas t'inventer une vie pour le plaisir. Puis c'était bien quand c'était calme...


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MessageSujet: Re: home sweet home (reid)   Ven 12 Jan - 23:24



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C’est dans des moments comme celui-ci que tu réalises à quel point il fait bon d’être chez soi. Merlin sur tes talons, Emrys à tes côtés plein d’idées farfelues pour te rendre chèvre. La routine quoi. Mais tu ne t’attendais pas à l’apprécier autant un jour. Comme quoi, l’accident t’aura ouvert les yeux sur toutes ces petites choses que tu prenais pour acquises et qui ont pourtant tellement d’importance sur ton bonheur. Parce oui, malgré les circonstances, tu es heureux. « Tu seras jamais assez rapide pour fuir le maître, » réponds-tu en faisant bien évidemment référence à toi-même. Tu adresses un clin d’œil à ton acolyte avant de te mettre à rire. Entre Emrys et toi, ça a toujours été comme ça. Se charrier pour mieux s’aimer. Ou quelque chose de la sorte. Tu souris à sa remarque et tournes la tête vers lui. « Oh, t’en fais pas, j’m’en fais pas, ahah ! Tu s’ras toujours là pour m’embêter, j’ai aucun de doute là-d’ssus ! » Et tu penses chacun de tes mots. Parce qu’Emrys, c’est un peu comme ton éléphant rose dans la pièce. Il ne passe jamais vraiment inaperçu - ou pas à tes yeux en tout cas - et il arrive toujours à t’arracher un sourire ou une réaction. Il faut dire que tu es peut-être bon public aussi, ce qui aide pas mal, mais tout de même !

Ton potager sain et sauf, tu peux enfin respirer. Ce coup de stress qui t’as pris les trips, tu ne l’oublieras pas de ci-tôt. Le fait est que rien ni personne n’a été laissé pour compte pendant ton absence. Et oui, par personne, tu entends ton chien. Tu es ravi de constater que tu peux réellement compter sur tes proches en cas de coup dur et ça … ça vaut tout l’or du monde ! Tu te traines tranquillement de la fenêtre jusqu’à la cuisine, retrouvant Emrys qui t’a devancé et qui s’est déjà attelé à sortir tous les ingrédients. Tout ça te semble très appétissant. Dans le frigo, tu trouves des fraises et des bananes, soit la base de l’un de tes plus fameux smoothies. Tu sors ce dont tu as besoin toi aussi, puis tu déposes tes béquilles contre le rebord du plan de travail non loin de toi, et tu te mets à la tâche, tâchant tant bien que mal de ne pas refaire la cuisine. Parce que oui, l’une de tes spécialités en tant que catastrophe en cuisine est d’en foutre absolument partout. Travailler en silence ? Avec toi, impossible ! Tu ne peux résister à lui demander ce que tu as loupé pendant ces trois mois et demi. Bien évidemment, ce à quoi tu penses, c’est principalement aux ragots même si tu n’es pas convaincu que tu tireras grand-chose d’Emrys. Tu aurais probablement plus de chances avec Patsy. M’enfin bon, c’est comme ça. Sa réponse te laisse dubitatif. Que Jay fuie la maison - et ses problèmes par la même occasion - ne te surprend pas. Il a toujours été comme ça. Par contre, tu as du mal à croire que l’événement le plus excitant dans la vie de ton ami en ce moment soit qu’il y ait eu du changement au café. Tu hausses les épaules. « C’est pas que tu me déçois, c’est juste que je m’attendais à des trucs plus … juteux ? » dis-tu en éclaboussant légèrement le plan de travail avec une fraise. Mauvais jeu de mots. « Non, sérieusement, j’sais pas moi. T’as rencontré des gens ? T’as une copine ? T’as adopté un perroquet que tu caches à la cave ? J’suis sûr que t’as plus à raconter ! » déballes-tu en souriant. En réalité, tout ça te vient d’une pensée relativement égoïste. Tu aimerais qu’il te dise … non, qu’il te prouve qu’il ne s’est pas arrêté de vivre à cause de ton accident. Tu sais que c’est le cas de Jay et tu ne voudrais pas que ce soit le cas de tes autres proches. Tu sais bien que ce n’est pas de ta faute, mais tu ne peux pas t’empêcher de te sentir un tout petit peu coupable.


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MessageSujet: Re: home sweet home (reid)   Lun 22 Jan - 20:38



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Avec le retour de Reid, la colocation est enfin au complet, même si beaucoup de choses ont changé au point de faire dire à n'importe qui d'un peu censé que tout le monde n'était plus là au même degré. Oui, parce que, depuis, tu voyais beaucoup moins Jensen, qui n'apparaissait qu'en coup de vent pour partir ou s'enfermer dans sa chambre. Et puis, tu étais bien assez occupé de ton côté pour pouvoir essayer de remédier à la situation, par exemple. Tu pouffais. « Maître ? Carrément ? Y en a qui n'ont vraiment peur de rien dis-donc ! » Avec Reid, tout est toujours simple, même quand il s'agit d'avoir des conversations sérieuses. À moins que ça ne soit toi qui soit complètement incapable de parler sérieusement des sujets trop sérieux. Ou peut-être un peu des deux, aussi. Tu roulais des yeux. « Mais t'auras plus ton Emrys adoré pour t'embêter, ce sera pas pareil ! » Même si tu savais très bien que ce genre d'événement n'arriverait pas d'aussi tôt. Tu étais toujours là pour embêter tout le monde, faire des petites blagues. Derrière ton passé compliqué qui impactait terriblement sur ton présent, tu étais un petit rigolo, tout le monde le savait.

À tous les deux, vous pourriez avoir l'air d'un vieux couple. Entre vos taquineries et votre imparable duo quant à ce que vous avaliez, c'était assez sympa à voir. Un couple, certainement pas, mais deux acolytes, complètement. La seule réelle différence, c'est que comme généralement c'est toi qui nettoies après avoir fait à manger, tu as trouvé le truc pour ne pas trop salir. Alors que des smoothies, ça consiste pas à un repas complet. Alors, souvent, c'est pas Reid qui nettoie derrière lui-même. Et le résultat est considérablement différent. Tu te rends compte en lui racontant ce qu'il s'est passé dans ta vie dernièrement n'a rien de bien excitant et c'est vrai que la réponse de Reid à cette affirmation t'arrache un sourire. « Je suis désolé si ça te déçoit, mais malheureusement, y a pas grand chose à raconter, je t'assure. » Puis faut dire que tu as tout fait pour qu'il n'y ait pas grand chose à raconter. Pour le moment, la vie suit son cours, et ça te convient. « Je rencontre des gens tous les jours au café, cette question n'a rien de particulier, tu sais ! Et non, j'ai pas de copine, pas de nouvel animal - même si je l'avoue, je me suis dit que, peut-être, un poisson rouge pourrait m'apporter la compagnie qui manquait avec toi. » Tu lui fis un clin d'oeil « Mais non, vraiment, pas grand chose. Je ne suis pas beaucoup sorti, et je n'ai pas vraiment pris la peine de sortir ou de me faire de nouveaux amis. » Un vrai bonnet de nuit, mais c'était ton quotidien depuis un petit moment, même un peu avant l'accident de ton meilleur ami. « Je suis surtout allé voir ma mère. En ce moment, ça va un peu mieux, elle me répond, mais les infirmiers m'ont clairement dit de pas trop vite me réjouir. » Après tout, toutes ces années, tu avais vécu l'effet yoyo de la maladie de ta mère. Tantôt tout allait bien, tantôt tout chutait, tout dégringolait et elle semblait être complètement folle. Malgré quelques améliorations. Alors, non, tu n'avais pas arrêté de la voir, mais elle était la seule vraie nouvelle dans tout ça à raconter. Le reste, c'était plutôt la routine quoi.


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MessageSujet: Re: home sweet home (reid)   Sam 3 Fév - 19:03



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Parler avec Emrys te fait du bien. Un peu comme s’il arrivait à calmer ton cerveau. C’est étrange et tu le sais, mais tes plus proches relations ont toutes un impact sur toi. Emrys te calme quand tu es effrayé. Jay te canalise quand tu pars dans des délires un peu - beaucoup - trop barges. Et Evie, elle, elle te rassure quand tu commences à paniquer. Ça ne t’est pas arrivé depuis longtemps. Tu n’es pas vraiment du genre à paniquer. La dernière fois remonte au lycée quand tu as eu un écho de relation avec le cousin d’Emrys. Si on lui demandait, il dirait probablement que tu n’avais jamais eu l’air aussi calme et assuré, pourtant dans ta tête, c’était pire que le naufrage du Titanic. Sans ta grande sœur pour te remettre les idées en place, tu aurais probablement pété les plombs. Mais là n’est pas le sujet. Tu regardes la moue adorable que tire ton meilleur ami et tu laisses échapper un rire entre tes dents. « La vie serait triste sans toi, j’avoue, » lui dis-tu en esquissant un grand sourire.

Tes béquilles dans un équilibre précaire contre le rebord du plan de travail, tu t’attèles à faire tes smoothies. Tu coupes les fruits en morceaux et les fourres dans le mixeur. Ces simples tâches te semblent légèrement plus difficiles qu’à l’accoutumée. Tes bras te font mal. Rien de bien méchant. Juste des courbatures. Mais ça t’agace. Malgré deux semaines de rééducation, tu as l’impression que tu as encore des kilomètres à faire avant d’être totalement rétabli. En réalité, tu en es beaucoup plus proche que tu ne le crois, seulement ça ne t’empêche pas de te sentir impuissant. Tu ne laisses cependant rien paraitre. Tu ne veux pas inquiéter ton ami davantage. Il n’a pas besoin de ça et ça n’apporte rien de toute façon. Alors tu serres les fesses et tu souris légèrement pendant qu’il te donne plus de détails sur ce qu’il s’est passé dans sa vie ces derniers mois. « Tu me déçois pas, arrête ! » t’empresses-tu de répéter. Parce que c’est vrai. Il ne te déçoit pas. Tout ce que tu espères, c’est qu’il n’a pas mis sa vie en stand-by pour toi. Mais ça, tu ne le mentionneras jamais. De un, parce que tu trouves ça beaucoup trop prétentieux. Le monde ne révolve pas autour de toi. De deux, parce que s’il s’avère que c’est le cas, tu ne saurais pas quoi faire de cette information.

Tes yeux sortent presque de leurs orbites quand il mentionne le poisson rouge. Non, il n’a pas dit ça. Tu prends un air grandement offensé et pauses tes mains sur tes hanches. « Pardon ?! » t’exclames-tu outré. « De tous les animaux de compagnie, tu veux m’remplacer par un poisson rouge ?! Mais pourquoi ? Une tortue, je peux comprendre. J’suis lent à la détente. Un chat, aussi, j’adore mon lit. Un chien, j’suis plus agité que Merlin. Mais un poisson rouge ? Déjà, j’suis pas rouge, je tourne pas en rond et en plus, j’ai une mémoire d’éléphant ! » Trop d’animaux en une phrase, c’est que tu te donnerais presque le tournis. Mais tu peux voir à la tête de ton ami qu’il te fait marcher. Et de toutes les bébêtes, il sait que c’est celle qui te rend le plus dingue. Tu ne vois pas l’intérêt des poissons rouges. Laissez-les dans leur mare, les pauvres. Tu laisses échapper un léger soupire avant de sortir deux choppes de bières d’un placard et de commencer à les remplir d’une mixture rosâtre appétissante. Et puis, Emrys te parle de sa mère et tout de suite, tu te calmes. Tu lui adresses un sourire compréhensif. Tu sais que ça n’a pas été tous les jours facile pour lui avec la maladie de sa mère. Cependant, tu es heureux d’apprendre qu’elle va mieux ces temps-ci. Tu es familier avec tout ça, tu sais que c’est un véritable yoyo infernal, cependant, dans le fond, tu es un grand optimiste même si tu ne le montres pas tout le temps. « J’espère que ça durera, » lui dis-tu en posant ta main sur son épaule. Geste qui te permet par la même occasion de retrouver ton équilibre. Tu pourrais lui dire d’en profiter, seulement il n’a pas besoin de ça. Il sait déjà que ces jours sont précieux. Une choppe dans chaque main, tu entreprends un voyage périlleux de la cuisine jusqu’au canapé avec Merlin dans tes pattes. Tu es suivi de près par Emrys qui s’installe à côté de vous. Tout installé sur la table basse du salon, vous êtes prêts à savourer votre repas devant un film choisi avec soin.


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