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 What you've done ✵ Eziopée

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MessageSujet: What you've done ✵ Eziopée   Jeu 19 Oct - 20:00


   
what you've done ?
Ezekiel & Calliopée

   
« Is this the way it's really going down ? Is this how we say goodbye ? Should've known better when you came around that you were gonna make me cry »
Amour, amour passion. Ezekiel mon amour. T’as su parler à mon coeur, mon amour. T’as su dompter le sauvage, apaiser le farouche. T’as su emmêler nos doigts, habilement lier nos mutuelles existences. Ton regard revolver qui m’a touché en plein dans le palpitant. Un coup de flingue, un coup de foudre comme dans les films. J’suis ta Bonnie, t’es mon Clyde. Jamais l’un sans l’autre, deux aimants qui se gravitent autour avec un malin plaisir. Et se surprendre encore, en dépit du temps qui s’envole. Dans ma voiture direction Wellington, c’est notre playlist qui pulse doucement à mes oreilles. Je fredonne ces airs qu’on connaît par coeur, qu’on chantait à tue-tête pendant des heures, nos jambes entremêlées sur le canapé. Elle est totalement imprévue, ma visite. Mais j’espère qu’elle fera naître dans tes yeux cet éclat que j’aime tellement. J’espère qu’elle saura prolonger cette passion qui lentement nous consume.

Ca tambourine dans ma poitrine, quand j’approche de la porte d’entrée. Tu m’as manqué, Ezekiel. La chaleur protectrice de tes bras qui m’entourent, ton odeur légèrement musquée, nécessairement masculine. Ta barbe râpeuse, que j’affectionne tout particulièrement. Un petit sourire s’infiltre sur mes lèvres couleur cerise alors que mes doigts viennent doucement se heurter contre la porte. Et j’attends. Toute impatiente, avec l’expression d’une petite fille sur le point d’ouvrir ses cadeaux de Noël. J’attends. Encore. Mais tu ne réponds pas. Pourtant, ta voiture est bien là. Je me dis que t’es peut-être sous la douche. Je farfouille dans mon sac à main pour en sortir les clés. J’aurais préféré voir ton visage s’éclairer en m’ouvrant la porte, c’est vrai. Mais je n’ai pas l’intention d’attendre une heure dehors avec le risque que tu me vois par une fenêtre. Alors, j’entre tout doucement chez toi, et je dépose le sac qui contient la petite surprise que je t’apporte à l’entrée.

Quelques pas hasardeux, et le sourire qui ne quitte pas mes lèvres. Retrouver ton univers, où j’ai désormais ma place à part entière depuis que je vis chez toi à mi-temps. Toujours la même photo de nous, près de la télé. Le bonheur figé pour l’éternité sur nos visages, nos regards qui se trouvent et s’ancrent l’un à l’autre sur le papier glacé. J’effleure du bout de mes doigts ta veste, posée sur le dossier d’une chaise, puis je m’engage dans le couloir. Je n’entends pas l’eau couler dans la salle de bains, mais je pousse quand même la porte, m’attendant à te trouver là, dans la vapeur ambiante, une serviette autour de la taille. Pas la moindre trace de buée sur le miroir. Mais où te caches-tu, Ezekiel ?

La dernière option, c’est que tu sois encore dans les bras de Morphée. Je souris doucement à cette pensée, des images pleines de tendresse dans la tête. Je suis sur le point d’ouvrir la porte de ta chambre, de notre chambre. Mais un bruit m’interpelle. Ton souffle, Ezekiel. Désordonné, accéléré. Saccadé. Et je reconnaîtrais ça entre mille autres façon d’expirer. Je déglutis difficilement, comme si une boule s’était nouée dans ma gorge. Je prends mon courage à deux mains, luttant contre la nausée qui monte à vitesse grand V. Parce que t’es pas capable de ça, Ezekiel. Nan, tu m’aimes, je le sais. Je le sens. Je pousse la porte. Mon regard qui rencontre ton dos parfaitement sculpté, tes muscles qui se contractent par intermittence. Une main féminine qui vient lacérer ta peau. Sauf que ce n’est pas la mienne. Mon palpitant qui se fissure. Et j’ai l’impression d’être dans un autre monde, assistant à ce détestable spectacle totalement impuissante. Et puis la colère. La rage. La haine. J’attrape la chaise qui se trouve à ma droite et je la fais brutalement basculer sur le sol dans un bruit fracassant. Mon coeur vient d’exploser en un million de petits fragments qui s’échappent de ma poitrine. Qu'est-ce que t'as fait, Ezekiel ?
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MessageSujet: Re: What you've done ✵ Eziopée   Jeu 2 Nov - 16:52

J’entends qu’on sonne à la porte de mon appartement. Fronçant les sourcils légèrement, je n’attendais aucune visite. Je quitte les yeux de mon ordinateur pour aller ouvrir lorsque la sonnerie retentit de nouveau. « Oui j’arrive ! » C’est accompagné d’un léger soupir que j’ouvre ladite porte, mon regard accrochant ce visiteur du soir qui me dérange en plein boulot. C’est Lori, la meilleure amie de Callie. « Salut beau brun ! Ça va ? » « Ça va merci, si tu cherches Callie, elle est pas là. » Elle secoue la tête et je sens son regard un peu plus captivant qu’il ne l’a jamais été. « Tu m’avais dit que tu m’aiderais avec un de mes cours de commerce. Tu te souviens ? » Ah ouais, c’est vrai, j’avais presque oublié cet épisode. J’invite alors la blonde à entrer, et lui propose de s’installer dans le canapé, lui demandant si elle veut boire quelque chose.

Pendant près de deux heures, nous arrivons à bosser, mais je sens bien que la jeune femme cherche quelque chose d’autre qu’un peu d’aide pour ses cours de commerce. La voilà qui retire son pull laissant apparaître un magnifique décolleté en dentelles. « Il fait chaud ici, tu lésines pas sur le chauffage ! » Mon regard s’est perdu entre ses seins, et je me ravise rapidement. « Euh, ouais, Callie aime bien quand il fait bon, alors je laisse les chauffages à fond. On s’y remet ? » J’essaie au mieux de faire abstraction du charme de la jeune femme, il opère assez facilement visiblement. Elle a toujours été un peu ambigue avec moi, mais jamais en présence de ma petite amie, évidemment. Je continue de rester concentré, les yeux sur les bouquins, focalisé sur ce que je lui raconte alors que je la sens s’approcher de moi sur le canapé. Mais sa main sur ma cuisse m’immobilise complètement. « Qu’est-ce que tu fais ? » « Arrête de nier Ezekiel. Tu en as envie autant que moi… » Je secoue la tête à la négative, non, surtout pas, j’ai une petite amie que j’aime, et qui est entre autre la meilleure amie de Lori. Je lâche un rire nerveux, parce que je sais pas comment me sortir de ce pétrin. « Tu devrais y aller. » A elle de secouer la tête, et la voilà déjà telle une ventouse, ses lèvres plaquées sur les miennes. Elle ne me laisse même pas le temps de réfléchir que déjà elle me pousse contre le canapé pour se mettre à califourchon sur moi. Bordel. Non, non surtout pas ! Mais il est trop tard. Mes envies d’homme prennent le dessus et voilà que mes mains se trouvent attirées par les fesses de la blonde, et c’en est fini de ma résistance.

Je ne pense plus à rien, tout a disparu, je laisse simplement mon corps me guider dans les dédales d’une sexualité qui ne devrait pas être. Dans le lit dans lequel je dors avec Calliopée, c’est avec sa meilleure amie que je suis en train de coucher. Je grogne, elle gémit, me griffe et j’accélère mes coups de reins jusqu’à ce que j’entende du bruit derrière moi. Je m’arrête net et bifurque juste assez pour que mon regard accroche la silhouette de ma petite amie. Manquait plus que ça. « Putain… » Je me relève en catastrophe, attrape un coussin pour le plaquer sur mon érection et me dirige vers ma petite amie qui court déjà dans le couloir pour me fuir. « Callie Attends ! Callie ! S’il te plait… » Elle se retourne et je comprends que je viens de tout foutre en l’air. Je soupire et me passe nerveusement une main sur le visage. « Elle a tout fait pour me faire flancher, j’ai été faible, je sais, mais ça veut rien dire, c’était juste… putain Callie ! »


Dernière édition par Ezekiel Ó Dálaigh le Sam 4 Nov - 0:03, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: What you've done ✵ Eziopée   Ven 3 Nov - 22:21


   
what you've done ?
Ezekiel & Calliopée

   
« Is this the way it's really going down ? Is this how we say goodbye ? Should've known better when you came around that you were gonna make me cry »
Tout s’enchaîne à une vitesse folle. Tu te retournes, nos regards s’accrochent une fraction de seconde. Une fraction de seconde meurtrière. Un coup de flingue en plein coeur. C’est à ce moment-là que j’aperçois le visage de celle avec qui tu t’amusais. Elle. L’univers tout entier vient de s’écrouler sous mes yeux. Parce que me tromper n’était probablement pas assez, il a fallu que tu le fasses avec ma meilleure amie. Celle que je croyais l’être, plus exactement. Cette garce, à qui j’ai donné ma plus grande confiance. Pas le même sang, pourtant deux sœurs profondément liées. Jamais l’une sans l’autre. Ou presque. Et c’est donc comme ça qu’elle occupait ses journées loin de moi. Coucher avec mon petit-ami. Mon coeur se broie encore un peu plus, alors que je le pensais déjà réduit en bouillie. Elle se fane, la jolie rose. Le dernier pétale vient de se détacher, de chuter sur le sol, tout froissé. J’en ai assez vu. Je me retourne et m’échappe dans le couloir, laissant derrière moi l’apocalypse qui vient de ravager ma vie.

- Callie Attends ! Callie ! S’il te plait…

Ezekiel. Je fais brutalement volte-face. Mes iris sont plus noires que jamais quand elles se posent sur toi. T’es comme un inconnu dans ce foutu couloir. La douleur, la colère, la rage, la peine, le désarroi, le choc, la déception. Tout s’emmêle à l’intérieur. Violente valse des sentiments qui tournoient, encore et encore, rôdent comme un vautour attendant le dernier souffle de sa proie. J’ai pas les mots. Attendre quoi, au juste ? Tes tentatives d’excuses complètement foireuses ? T’as l’air mal à l’aise, et franchement, j’espère que tes entrailles sont en train de brutalement te torturer.

- Elle a tout fait pour me faire flancher, j’ai été faible, je sais, mais ça veut rien dire, c’était juste… putain Callie !
- Ca veut rien dire ? Mais tu te fous de moi ?

Je ricane. Un rire froid, sarcastique. Un rire qui ne me ressemble pas. Je n’arrive pas à encaisser ce que je viens de voir. Les images imprégnées sur ma rétine, que je renie en bloc, que je refuse d’accepter. Je suis bouleversée, anéantie au point d’en avoir le souffle court, comme si j’avais couru des kilomètres sans m’arrêter. Tu viens de m’assassiner, Ezekiel. Et je suis persuadée que t’en as même pas conscience. Je fais un pas vers toi et je pointe la chambre – notre ancienne chambre – du bout d’un doigt.

- Parce qu’elle t’a menacé de mort pour que tu couches avec, peut-être ? T’es faible, ouais. T’es lâche. T’es vraiment un con.

Le verdict est tombé. Elle est glaciale ma voix, quand je m’adresse à toi. Tout droit venue du royaume du froid. C’est la toute première fois depuis qu’on se connaît. J’ai même pas souvenir qu’on se soit déjà réellement disputé. Mes prunelles lancent des éclairs. Et je ne sais pas pourquoi je reste plantée là, à écouter des explications dont je me fous totalement. Qui ne justifient rien. Je réalise que t’es nu, et que tu caches ton anatomie avec un coussin. Le comble du foutage de gueule. La colère grimpe d’un cran.

- Et maintenant c’est devant moi que tu te caches ! Alors que tu viens de te taper cette garce ! Pourquoi, hein ? Vas-y, dis-moi ! J’suis pas digne de te voir ? Elle te satisfait plus que moi ? J’ai vraiment été stupide de te faire confiance !

Une main sur ma hanche, de grands gestes de l’autre. Le ton monte crescendo. Je sens que ça bouillonne à l’intérieur de moi. Je sens la haine qui commence tout doucement à pointer le bout de son nez, à émerger des restes encore fumants de mon palpitant douloureusement éclaté. Une émotion que je n’ai jamais vraiment connu. Quelque chose de vivace, qui promet d’être incroyablement puissant. Qui m’effrayerait presque, à l’instant même. Je ne m'attendais pas tellement à ça. Plutôt à un torrent de larmes. Mais pour le moment, encore abasourdie par ce que je viens de voir, mes prunelles restent étonnamment sèches.

On dit qu’on déteste à hauteur de l’amour qu’on a porté. Prépare-toi Ezekiel. Parce que le chaos ne va pas tarder à s’abattre sur ta vie à toi aussi. Je t’aimais tellement. Tellement fort que ça gonflait mon petit coeur d’un sentiment aussi intense qu’inexplicable. Je voyais en toi l’homme de ma vie. T’étais mon âme sœur. Désormais, y’a plus que cet immense trou béant qui s’est créé quand tu t’es donné à elle. Dis-moi c’que ça fait quand on s’écrase au sol. Dis-moi, puisque t’as réponse à tout ! Parce que c’est finalement ce connard de Clyde qui a tiré sur la loyale Bonnie.
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MessageSujet: Re: What you've done ✵ Eziopée   Jeu 16 Nov - 19:58

Je crois que j’étais plus vraiment moi-même, comme si mon désir avait pris le pas sur mon cerveau, déconnectant totalement ce dernier au profit d’une partie de jambes en l’air sans aucun sentiment avec une femme que je connais. Je ne pense pas à Calliopée, celle qui partage ma vie. Mais au moment où je reprends conscience il est trop tard. Elle est là, elle vient de nous surprendre et je sens que je me décompose peu à peu. Sans attendre, je me lève, laissant Lori seule dans mon lit, pour courir avec ma petite amie, essayer de me justifier même si je sais que ça ne sert pas à grand chose, je dois au moins essayer. J’essaie de me débattre avec les mots, je suis maladroit, je suis un idiot, je le sais, j’ai envie de me foutre une baffe. Fous moi une baffe Callie, et pardonne moi je t’en prie, je suis juste un homme, juste un homme faible, mais je t’aime Callie. « Ca veut rien dire ? Mais tu te fous de moi ? » J’ai une tête de con, je me vois pas mais je le sais, je le sens. Je secoue la tête comme un idiot. Non je me fous pas de toi Callie. Elle rit, ça fait mal. Ça fait mal de savoir que je lui ai fait mal. Quel con. Je soupire un peu sans la lâcher des yeux. « Parce qu’elle t’a menacé de mort pour que tu couches avec, peut-être ? T’es faible, ouais. T’es lâche. T’es vraiment un con. » Je passe une main nerveuse dans mes cheveux sans lâcher le coussin qui cache mon sexe, je sais même pas pourquoi. « Ouais j’suis con, j’suis un gros con, je sais… excuse moi j’t’en prie… » Elle s’énerve, s’impatiente, elle tourne en rond comme un lion en cage, dans un dessin animé ils lui auraient fait sortir de la fumée par les oreilles. Je suis tellement désolé Callie. « Et maintenant c’est devant moi que tu te caches ! Alors que tu viens de te taper cette garce ! Pourquoi, hein ? Vas-y, dis-moi ! J’suis pas digne de te voir ? Elle te satisfait plus que moi ? J’ai vraiment été stupide de te faire confiance ! » Je secoue vivement la tête. « Mais non arrête ! Ça n’a rien à voir ! Et puis elle… non ! » J’envoie valser le coussin maintenant que je sais que je ne suis plus excité comme je l’étais un peu plus tôt. « Je sais pas pourquoi j’ai fait ça, mais ça signifie rien, j’te promets, ça veut rien dire, rien dire… Callie… » Je m’approche d’elle, doucement, cherchant son regard et n’ayant même pas peur qu'elle m’en foute une, je l'aurai bien mérité. « J’aurai jamais dû faire ça, je voulais pas te faire de mal, j’ai pas réfléchi, j’ai juste… merde. J’ferai n'importe quoi pour que tu me pardonnes, s’il te plait Callie… » J’approche davantage, essaie d’attraper sa main mais elle m’en empêche la retirant vivement. Je me déteste de lui faire vivre ça, j’ai envie de me les foutre tout seul les baffes putain.
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MessageSujet: Re: What you've done ✵ Eziopée   Mar 26 Déc - 21:05


   
what you've done ?
Ezekiel & Calliopée

   
« Is this the way it's really going down ? Is this how we say goodbye ? Should've known better when you came around that you were gonna make me cry »
Putain Ezekiel. T’as tout foutu en l’air pour une histoire de désir, d’attraction sexuelle. Un stupide corps à corps t’a détourné de moi, quand on avait la parfaite symbiose. T’as succombé à l’appel de la sirène, quand t’avais tout un royaume avec la reine la plus dévouée. C’est à n’y rien comprendre. Pourquoi, Ezekiel ? Et pourquoi avec elle ? Dis-moi, j’veux savoir. Ou peut-être que non. J’en sais rien. Savoir qu’elle m’a tiré dans le dos me heurte, mais pas autant que toi. Si j’avais imaginé cette scène dans le passé, j’aurais pensé être davantage blessée par sa trahison à elle que la tienne. Parce que t’es qu’un mec. Qu’il y en a des tas, des mecs. Que l’amour court les rues. Mais la réalité, c’est que je t’aimais comme une dingue. J’suis folle de toi, Ezekiel.

Et mon rire qui s’élève, ce rire aécéré qui ne me ressemble définitivement pas, te blesse, je le sens. A travers ton regard, je vois que tu souffres de ta connerie. C’est trop tôt pour que j’en jubile. Je suis trop en colère, y’a trop de rage dans le creux de mon coeur. Mais malgré tout, j’en suis satisfaite. J'veux que tu réalises ce que t'as perdu.

- Ouais j’suis con, j’suis un gros con, je sais… excuse moi j’t’en prie…
- NON !

En plus d’être con, t’es sacrément débile. Tu crois vraiment que je vais t’excuser ? Tu crois vraiment qu’on excuse une infidélité comme on excuse un verre renversé, ou même un anniversaire oublié ? Tu crois vraiment qu’on excuse une partie de jambes en l’air avec sa meilleure amie ?

- Mais non arrête ! Ça n’a rien à voir ! Et puis elle… non !

Et t’envoies valser le coussin. Comme t’as envoyé valser notre histoire. T’es entièrement nu devant moi, et j’ignore pourquoi tu m’infliges ça. Pourquoi tu joues avec les débris de mon coeur comme ça. Y’a trop de souvenirs, sur les lignes de ton corps. Des souvenirs désormais salement tâchés de ses mains à elle. J’ai presque envie de détourner les yeux, mais pas question de te laisser gagner davantage. Pas question de retomber dans tes filets. Je soutiens ton regard. Toute tremblante, de ces émotions qui me chamboulent l’âme, de la colère qui rugit violemment en moi. Mais je tiens le coup.

- Et puis elle quoi ? Quoi, Ezekiel ?
- Je sais pas pourquoi j’ai fait ça, mais ça signifie rien, j’te promets, ça veut rien dire, rien dire… Callie…
- Ne me mens pas !

Et tu t’approches. Doucement, lentement. Ton regard qui cherche le mien, cherche à me rattraper. Mais je veux pas. Je veux plus de toi. Je voudrais effacer tout ça. Et te retrouver, comme avant. Retrouver la chaleur de tes bras, ton torse contre lequel je me sentais en sécurité. Arrête de me regarder, arrête de chercher à m’affaiblir. Tu te fous de moi. Je sais que tu mens. Je t’ai vu, avec elle. Je t’ai entendu. C’était pas rien. C’était tout sauf rien. Et j’ai le coeur en miettes.

- J’aurai jamais dû faire ça, je voulais pas te faire de mal, j’ai pas réfléchi, j’ai juste… merde. J’ferai n'importe quoi pour que tu me pardonnes, s’il te plait Callie…

T’es tout proche maintenant. T’essayes d’attraper ma main, mais je la dégage d’un geste rapide. Je pourrais flancher, tellement t’as l’air sincèrement désolé. Je voudrais te coller une gifle. Je voudrais te serrer contre moi et tout effacer. Vraiment. Je sens la chaleur de ton corps qui empiète sur mon espace vital, qui contamine mon corps à moi. J’ai tenu bon, jusqu’à présent. Mais je sens l’eau qui menace soudainement de faire déborder mes ténébreuses prunelles. Il est hors de question que je craque devant toi. Hors de question que j’expose mes faiblesses alors que c’est toi qui as merdé. Y’a des flash-back qui s’invitent dans ma tête, me torturent d’images que je préférerais refouler au fond de ma mémoire. On était si beaux. Qu’est-ce qu’on était heureux, Ezekiel. Et j’ai peur. Parce qu’étrangement, je t’aime encore, au milieu de toute cette haine.

- Comment t’as pu croire que ça allait pas me faire de mal ?

Ma question est sincère, en dépit de l’amertume qui en dégouline. Et finalement, je l’ai formulée presque pour moi-même. J’ignore si j’attends une réponse. Ou si tu vas m’en donner une. Ma voix se brise à la fin de ma phrase. Je me déteste, de te montrer mes faiblesses dans un moment pareil. J’ai la main en suspens dans les airs, mes prunelles noires ancrées dans les tiennes. Je devrais pas rester là. Mais j’ose plus bouger. T’es trop près. J’aurais pas dû me retourner, croiser ton regard qui habituellement me magnétise. J’aurais dû quitter cette maudite maison. Ou ne jamais y mettre les pieds. Quitter ta vie, mon amour. Mon amour, qui m’a flingué en plein coeur.
(c) DΛNDELION


@Ezekiel Ó Dálaigh
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MessageSujet: Re: What you've done ✵ Eziopée   Ven 5 Jan - 23:43

Je me sens affreusement con, j’ai pas réfléchi, je ne fais pas honneur à ma condition d’homme, bien au contraire. Il a suffit d’une fille un peu aguicheuse, un peu dénudée, et ma libido a pris le pas sur ma réflexion. Je déteste ce que je vois en face de moi, la colère et la rancoeur dans les yeux de celle qui partageait ma vie jusqu’à il y a quelques minutes. Parce que je crois que j’ai déjà perdu espoir sur notre avenir. Comment arriverait-elle a pardonner un abruti comme moi ? J’essaie quand même, parce que je me dois d’essayer, j’ai envie qu’elle me pardonne, qu’elle pardonne mes faiblesses et mes écarts de conduite. Je suis juste un abruti mais putain, je l’aime. « Et puis elle quoi ? Quoi, Ezekiel ? » Elle crie, je ne l’ai jamais vue comme ça, ça ferait presque peur. J’essaie de me dépatouiller comme je peux mais je galère, et je pense que c’est légitime. « Ne me mens pas ! » Je secoue la tête vivement, non, je ne mens pas. Ça signifie rien pour moi, cette fille ne signifie rien, cette coucherie non plus, c’était juste quelque chose de physique, mais je ressens rien pour elle et j’aimerai que Callie le comprenne. Alors je la supplie de me pardonner, encore, j’essaie de lui faire comprendre que je m’en veux. Je veux devenir meilleur, arrêter mes conneries. Avec elle j’avais presque réussi. Presque, jusqu’à aujourd’hui. Quel connard putain. Les yeux de Callie sont troubles, je me demande même si elle arrive encore à me voir. « Comment t’as pu croire que ça allait pas me faire de mal ? » Comment j’ai pu ne pas penser à quel point ça pouvait lui faire mal. C’est surtout ça la bonne question. Je soupire un peu, baisse les yeux, penaud, et aussi parce que ça me fait putain de mal de voir à quel point je la fais souffrir. Je déteste entendre sa voix chevrotante, entendre presque son coeur saigner et savoir que je suis à l’initiative de tout ça. Je préfèrerai qu’elle hurle, qu’elle me frappe, qu’elle sorte tout sa haine plutôt qu’elle me regarde en pleurant, parce que putain ça fait mal. Mais quel con. Je relève les yeux vers elle, croise son regard ébène. L’amertume a remplacé la colère. Je la dégoûte. « Je suis désolé… » que je lui dis en murmurant, et je prends le parti de tente de m’approcher d’elle encore, juste un peu, pour essayer certainement de toucher l’infime part d’elle qui a encore un semblant de sentiments pour moi. « Callie… Je t’aime, ça change rien à ce que je ressens pour toi… » Elle est comme paralysée et j’arrive presque à la toucher, poser ma main à sa hanche, à pas de velours. « Je t’aime. » Je crois ne jamais lui avoir dit avant aujourd’hui, et il faut que ça sorte le jour où je couche avec une autre fille. Je suis vraiment un monstre. Et pourtant c’est vrai, mes sentiments son réels. Ce n’est pas pour rien qu’on dit qu’on se rend compte de la chance qu’on avait, au moment où on est en train de perdre ce qu’on avait de plus cher.
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What you've done ✵ Eziopée

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