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 You don't have to face it alone [Leanne & Marty]

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MessageSujet: You don't have to face it alone [Leanne & Marty]   Sam 13 Jan - 20:31


C’est à ma pause dîner que je reçois l’appel d’urgence. Une femme enceinte de trente semaines et quatre jours est présentement en travail à l’urgence à la suite d’un trauma important subit à son ventre. Le travail ne peut être arrêté puisque le choc a rupturé les membranes. À l’échographie, le placenta avait également partiellement décollé. Cette femme doit donc impérativement accouché. J’ai à peine le temps de me rendre à mon département pour préparer l’arrivée du bébé prématuré qu’on m’informe que la mère est au bloc opératoire. Je m’y dirige donc au pas de course. Je rejoins l’équipe chirurgicale quelques minutes avant la fin de la césarienne. Nous donnons ensuite notre ok au chirurgien dès que tout l’équipement est prêt. L’utérus est donc ouvert et dès que le cordon ombilical est clampé, le bébé est déposé dans mes mains. Il ne respire évidemment pas de lui-même. Je m’occupe donc de rapidement dégager ses voies respiratoires avant de l’intuber. Il a une faible réponse aux stimuli. Ce n’est jamais bon signe. J’insère ensuite le tube de gavage et dès que nous avons une stabilisation des signes vitaux, nous pouvons procéder au transfert en néonat. Le petit est immédiatement placé sous une couveuse. Je passe de longues minutes avec lui à stimuler au maximum son corps et à le traiter d’urgence pour la prématurité de ses poumons. Il répond bien à la caféine. Je place ensuite une voie d’accès afin qu’il reçoive en continue du Doxapram. Je lui fais enfin quelques premiers prélèvements sanguins pour évaluer l’intensité de son anémie. Les prochaines heures seront déterminantes mais jusqu’à présent il va bien. Je le laisse donc un peu tranquille, bien que le personnel infirmier va surveiller ses moindres gestes pour prévenir les désaturations potentielles. Il a déjà un comportement apnéique à l’écoute de ses poumons. C’est normal avec son âge actuel. On ne peut pas faire plus pour le moment. Je vais donc m’installer à proximité de la nurserie, soit dans le couloir, afin de manger. Si jamais quelque chose arrive, il faut que je puisse être là en quelques minutes maximum donc la cafétéria on oublie. Aucun membre du personnel qui passe à proximité n’est surpris de me voir là d’ailleurs. Je termine mon sandwich au moment où je remarque une ambulancière qui s’arrête devant les vitres de la nurserie. Il n’est pas commun d’en croiser sur le département. Surtout qu’il est évident que cette jeune femme avait l’intention de s’arrêter pour regarder les bébés. Si le sien se trouvait derrière la vitre, je doute qu’elle serait actuellement dans son uniforme d’ambulancière. Elle est donc là pour voir celui d’une autre. Je me lève de mon siège, m’approchant de la nouvelle venue. Je m’arrête à côté d’elle, regardant moi aussi à travers la vitre. On voit d’ici la couveuse bien entourée du jeune prématuré que nous surveillons avec attention. « Est-ce que je peux vous aidez ? » Je lui demande, certain que je peux lui être d’une quelconque utilité. Mon rôle peut aussi être celui d’une oreille attentive en cas de besoin. De plus, je n’ai pas l’intention de bouger d’ici pour les quarante-huit prochaines heures, donc ce n’est pas comme si on m’attendait autre part. Si besoin, je suis donc tout indiqué pour elle. À condition bien évidemment qu’elle souhaite en parler. Si ce n’est que de la curiosité qui l’amène ici, alors je ne vais pas l’embêter plus longtemps.
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MessageSujet: Re: You don't have to face it alone [Leanne & Marty]   Lun 22 Jan - 13:33


You don't have to face it alone
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Dans mon boulot, je pouvais être confrontée à toutes sortes de situations. Cela pouvait aller du simple accident de la route à la tentative de meurtre. Seulement parfois la situation concernait un enfant blessé ou qui allait naitre dans de mauvaises conditions. Et autant dire que ce genre de cas me rappelait bien trop souvent l’erreur que j’avais pu faire d’abandonner mon propre enfant. Je venais de retrouver Allan il y a quelques jours et il était absolument hors de question que je le perde à nouveau pour ce mensonge dont je n’avais pas eu le choix. Ma mère avait toute autorité sur moi à l’époque, j’étais encore mineure, j’ai été si naive de l’avoir écouter, de l’avoir laisser gérer ma vie comme elle le voulait. A tel point qu’après avoir mise au monde cette petite fille dont j’ignore le prénom, elle m’a renvoyé en Nouvelle Zélande, la terre de mes origines. Au moins j’étais pas chez une inconnue, j’étais chez ma tante qui a compris les raisons de mon éloignement à l’égard de ma mère, sa propre sœur. Après tout, elle avait perdu aussi un enfant, elle ne pouvait que me comprendre et me soutenir. Depuis je suis devenue ambulancière et c’était un métier qui m’épanouissait, sauf si j’étais face à un enfant blessé comme c’était le cas aujourd’hui. En effet, avec mon coéquipier, on avait été appelés sur une intervention d’une femme enceinte qu’il fallait désincarcérer et elle pouvait accoucher à tout moment. Les collègues pompiers étaient déjà présents et avaient réussi à enlever la portière pour nous faciliter la sortie de la jeune maman. Chaque minute étaient comptés pour ne pas perdre le bébé et la mère. Alors une fois sur la brancard, pas une minute à perdre, mon collègue avait décidé de prendre le volant pendant que je m’occupais des premiers soins et surtout de rassurer la future maman. Il ne fallait surtout pas qu’elle accouche dans l’ambulance ou la vie de son bébé pouvait être en sérieux danger. Par chance, nous étions arrivés à temps et elle fut prise en charge par une équipe de médecins. J’avais informé mon collègue que j’allais rester le temps d’avoir des nouvelles et même s’il faisait tout pour m’en dissuader, c’était plus fort que moi. Mon instinct prenait le dessus sur mon boulot ou même sur la femme que j’étais. Je ressentais le besoin d’aller voir les nourrissons à la nurserie, même si je savais que cela allait me faire du mal. Mon collègue le savait, il connaissait mon passé et ce que j’avais vécu adolescente alors il avait tenu à rester près de moi. Toutefois, je lui avais demandé d’attendre à l’ambulance et partit observer les bébés de la nurserie. Perdue dans mes pensées, je devais être loin car je ne fis pas attention au médecin qui vint me demander s’il pouvait m’aider et je sentis une larme sur ma joue. J'étais en train de pleurer, tellement le fait de voir des nourrissons me replongeait vingt ans en arrière. Je revenais assez vite à la réalité et vint lui répondre.   « Oh excusez moi, j’aimerais avoir des nouvelles de la femme enceinte qu’on vous a amenés il y a peu de temps ? Est ce qu’ils vont bien ?», lui demandais je, me rendant compte que ce n’était pas si habituel pour une ambulancière de demander une telle chose et essuyant les larmes qui pouvaient couler sur mon visage sans que je m'en sois rendue compte. J’espérais qu’il allait tout de même pouvoir répondre à ma demande.
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MessageSujet: Re: You don't have to face it alone [Leanne & Marty]   Lun 22 Jan - 16:47


Il n’est pas surprenant de voir des gens s’arrêter pour observer les nourrissons à travers les vitres de la nurserie. Des curieux à l’occasion, des membres de la famille le plus souvent. Il m’est impossible pour le moment de déterminer si cette ambulancière fait partie de la première ou de la seconde catégorie. Je l’aborde dans l’espoir de le savoir et de l’aider au besoin. Les larmes que je constate sur ses joues m’informent déjà que quelque chose ne va pas. Qu’elle a peut-être besoin d’une oreille attentive, ce à quoi je peux me dévouer. Cette ambulancière demeure une collègue. À l’hôpital, l’une des politiques est de se soutenir entre collègues et je n’ai pas besoin qu’on me le rappelle pour le faire. Je ne suis d’ailleurs pas étonné de sa demande. Elle est donc l’un des ambulanciers ayant amenés cette femme enceinte qui a dû accoucher prématurément. Elle est visiblement très inquiète pour le sort de la mère ainsi que de son enfant. Je ne compte pas lui cacher ce genre d’informations puisqu’elle travaille au dossier. « Venez vous assoir, nous allons en discuter. » Je lui assure dans un sourire, posant une main sur son épaule pour qu’elle accepte ma demande. Je lui laisse toutefois initier le mouvement, puisqu’il peut lui être difficile de quitter de vue le minuscule bébé dont elle s’inquiète. Dès que nous rejoignons le banc où je me trouvais l’instant d’avant pour manger, je tourne mon regard dans sa direction afin de lui parler calmement et clairement de la situation des deux patients. « Je suis le Dr Marty Goodwin, le médecin en charge du bébé. Vous devez donc comprendre que je n’ai pas les informations complètes concernant l’état de santé de la mère. Je peux toutefois vous référez ensuite à mon collègue obstétricien qui la prend en charge si vous désirez plus de détails la concernant. Je sais globalement qu’elle a bien supporté la césarienne et qu’elle est en convalescence aux soins intensifs pour les prochaines vingt-quatre heures afin de surveiller son état. On ne craint pas pour sa vie, c’est surtout à titre préventif puisqu’elle a perdu beaucoup de sang. Demain elle va normalement intégrer notre service où il sera plus aisé de la voir et d’avoir de ses nouvelles. Pour ce qui est du bébé, il est stable jusqu’à présent. Sa prématurité avancée nous a contraints à l’intuber et à le nourrir artificiellement pour réduire au maximum les efforts de son organisme. Il n’est pas encore sorti d’affaire. Les prochains jours demeurent critique, je ne vais pas vous le cachez. Sauf que nous sommes là pour veiller à ce qu’il soit en mesure de se battre jusqu’à être assez fort pour qu’on soit confiant pour son avenir. Sauf que je demeure positif. Je sens qu’il est robuste. Il va passer au travers. » Je souris à l’ambulancière. Ce n’est pas mon premier rodéo. J’ai l’habitude de voir ces petits se battre et toujours arriver à nous surprendre. Celui-là va faire des merveilles, je le sens. « Il n’a pas encore reçu de nom de sa mère, mais les infirmières l’on baptisé John. Va savoir pourquoi. Je trouve que ça lui va très bien, bizarrement. » Je ris doucement. Dans mon métier, il faut savoir profiter des petits moments de joie dès qu’ils passent. Je capture le regard de l’ambulancière. « Puis-je savoir quel est votre nom pour vous contactez dans les prochains jours afin de vous informez de la situation de John et de sa mère ? » C’est la moindre des choses, je pense.
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MessageSujet: Re: You don't have to face it alone [Leanne & Marty]   Lun 29 Jan - 0:02


You don't have to face it alone
Marty & Leanne

Avoir porté la vie durant neuf mois lorsque j’étais adolescente avait été à la fois une bonne comme une mauvaise expérience. Devoir abandonner ce bébé que j’avais porté avait été la pire chose que ma mère m’ait demandé de faire et pourtant je l’avais fait pour ne pas la décevoir. A l’époque, j’étais le genre à être une bonne petite fille à sa maman, sauf qu’après cet évènement qui a changé ma vie je me suis rendue compte que j’aurais du lui tenir tête. Seulement il était trop tard pour faire marche arrière, ma fille avait été adoptée et l’homme que j’aimais devait me détester. Alors j’ai poursuivie ma vie à Island Bay mais sans jamais vraiment oublié les deux amours de ma vie. Certes j’avais réussi à retrouver l’amour mais ce n’était pas le même genre de relation que j’avais avec Gus, surtout qu’il en pinçait pour sa meilleure amie. Alors au final le fait que le destin me redonne une nouvelle chance avec mon premier amour me rend optimiste et me donne envie de revenir ce bébé que j’aurais du élever avec lui. Mais bon les recherches pour retrouver un enfant qu’on a fait adopter pouvait prendre du temps et pendant ce temps, la vie continuait. Il me fallait continuer à effectuer mon boulot le plus normalement possible, tenter de masquer la peine que je pouvais avoir en repensant aux erreurs que j’avais pu commettre, surtout qu’Allan bossait au même endroit que moi. Ce n’était jamais simple pour personne de devoir cacher sa peine aux gens qu’on aimait mais parfois c’était bien pour pouvoir les protéger et c’était ce que je voulais faire avec lui. Pourtant aujourd’hui, mon cœur de maman allait être de nouveau mis à rude épreuve, mon coéquipier qui était au courant de tout cela avait tenu à m’accompagner avant que je lui demande de rentrer à la caserne et qu’on se verrait demain.

Sauf qu’une fois seule face à cette vitre où se trouvait des nourrissons venant de naître de l’autre côté, je ne pensais pas craquer à ce point là, du moins je ne le voulais pas. J’avais toujours eu horreur de montrer mes faiblesses et là je me dévoilais en public, ce n’était tellement pas la personne que je pouvais être. D’ordinaire, j’étais la personne la plus forte qu’on pouvait croiser mais dès que je voyais un bébé, je pouvais fondre en larmes, tellement cela me ramenait à cette dure période où j’avais été obligée d’abandonner cette petite fille dont j’aurais tant voulu voir grandir. D’ailleurs, le médecin qui avait pris en charge la maman et son bébé qu’on avait amené venait de me demander de le suivre dans son bureau avant de me donner des nouvelles de la mère et du petit. Lorsqu’il vint me faire savoir le prénom que les infirmières avaient données au petit garçon, je ne pouvais m’empêcher de sourire et de venir lui répondre.   « C’est donc vrai ce qui se raconte sur les infirmières et les noms qu’elles donnent aux nourrissons. En tout cas, je l’aurais sans doute pas appelé ainsi, à voir comment sa maman l’appellera », lui fis je avec légèreté car dans le fond c’était à la maman de choisir le prénom de son enfant. Je sais que j’aimais toutes sortes de prénoms mais je pense que j’aurais pu appeler ma fille « Lily » car c’était un prénom que j’affectionnais. En revanche, pour un garçon, je devais reconnaître ne pas avoir beaucoup d’idées alors pour le coup, même si John était un beau prénom, je ne le trouvais pas parfait pour ce petit bonhomme qui luttait pour vivre. Quant au médecin, il trouvait que cela lui allait plutôt bien alors je vins lui répondre.   « Je trouve que c’est surtout un prénom que l’on donne à tous les bébés perdus, vous ne trouvez pas, un peu comme Jane ? », lui disais je, l’écoutant me demander ensuite mon nom afin de me tenir au courant de l’état de la maman et du petit garçon. Je sais que les ambulanciers ne doivent pas prendre de nouvelles des personnes qu’ils soignent mais j’avais envie de faire une exception pour avoir été une mère alors je vins lui répondre.   « Je ne sais pas, je n’aurais pas du prendre des nouvelles, c’est contraire à la déontologie de notre métier, enfin je crois », fis je avant de reprendre.   « Mais j’ai été une maman, j’ai du faire un choix que je regrette tous les jours alors peut être que de voir un enfant me refait penser à cette petite fille que j’ai du abandonnée vingt ans plus tôt … », lui confiais je sans vraiment m’en rendre compte et me rendant compte qu’à la fin que j’avais du le gonfler avec mon expérience personnelle alors je repris.   « … Je suis désolée que vous m’ayez vu dans un moment de faiblesse, ce n’est pas mon habitude de paraître faible pourtant », dis je en baissant légèrement la tête car j’avais toujours été forte en toutes circonstances, j’avais toujours su garder pour moi mes faiblesses mais là je n’avais pas pu et cela me dérangeait.
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PS : Prends le temps qu'il te faut pour répondre
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MessageSujet: Re: You don't have to face it alone [Leanne & Marty]   Mer 31 Jan - 20:20


Il n’y a pas des centaines de façons de faire face à une situation. Soit on la confronte, soit on la fuit. Même si j’admets être davantage du second type, je suis étonnement très persévérant et courageux lorsque je porte un sarrau blanc de médecin. Peut-être parce que j’ai des responsabilités envers mes patients et leurs proches. C’est une question sur laquelle je me suis déjà attardée par le passé et je pense que c’est simplement par amour profond envers ma profession. Un bon médecin en est un qui est amoureux de son travail. S’il en est autrement ou que la passion disparaît avec les années, une sorte de hargne se manifeste et je ne veux jamais être ainsi. Les médecins grognons ne sont pas rare, malheureusement. Ceux qui cri contre le personnel puisqu’ils n’ont pas ce qu’ils veulent immédiatement aussi. Trop souvent j’en ai vue dire des choses horribles à des infirmières qui faisaient pourtant leur possible compte-tenu de la situation. Moi, je refuse d’être ainsi. Ce n’est pas moi. Je veux être bon et respectueux, autant avec mes patients, leur famille que le personnel dévoué autour de moi. Ainsi, il est naturel que je porte assistance à cette ambulancière qui se présente à mon service juste pour observer les bébés à travers la vitre de la nurserie. Je commence à m’inquiéter un peu pour elle lorsque j’aperçois ses larmes sur ses joues. Aussitôt, je l’amène à un banc à proximité et je lui fais un résumé le plus complet possible de la situation de la mère et de son bébé qu’elle a secouru aujourd’hui. Les ambulanciers sont des gens d’une grande bravoure, qui voit des choses parfois horribles et qui pourtant garde espoir en l’humanité et font tout pour aider leur prochain. En voilà une autre profession de cœur qui demande une parfaite dévotion. J’ai ainsi un grand respect pour elle, ne la trouvant pas faible puisqu’elle laisse s’échapper quelques larmes. Ça montre juste qu’elle est humaine, au fond. Comme nous tous. Cela m’étonne toutefois que de tout ce que je lui ai expliqué, c’est le prénom que les infirmières ont attribué au nouveau-né prématuré qui parvient à lui décrocher un sourire et à la faire parler. Je souris moi-même à sa réaction. « Il est vrai que John et Jane sont presque des prénoms par défaut. Mais je préfère cela à « BB1 » ou « BB de Valérie » » Je dis en riant, faisant référence à la manière dont le dossier de l’enfant nomme un poupon naissant. C’est tellement impersonnel qu’à côté de ça, n’importe quel prénom ferait l’affaire. « Mais si je me souviens bien, John est en hommage au mari de l’une de mes infirmières. » J’affirme en réfléchissant à la question. Je ne sais plus pourquoi les filles ont statués sur ce prénom en attendant le véritable. Elle hésite par la suite à accepter de moi un suivi d’information. Je ne peux pas l’aider pour la déontologie de son métier, mais si le sort de ces deux êtres est aussi important pour elle que je le crois, je suis prêts à simplement lui dire « ils vont bien », sans rien de plus. J’apprends par la suite qu’elle a été enceinte et a accouché d’une petite fille avant de devoir l’abandonner. Tout cela il y a vingt ans. Je viens prendre sa main dans la mienne pour la réconforter, la regardant dans les yeux. « Il ne faut pas vous excusez. Je suis sincèrement désolé pour le choix déchirant que vous avez du faire. Je comprends votre réalité, pour l’avoir vue se produire plus d’une fois sous mes yeux. J’ai vu en effet des jeunes adolescentes mettre au monde des enfants et devoir les laisser partir parce qu’elles ne pouvaient pas en assumer la responsabilité. J’ai vu aussi des mères perdre la vie suite à l’accouchement et c’est tout aussi terrible de constater la tristesse chez le père. La question que vous devez vous posez est : est-ce qu’il y a vingt ans vous auriez pu élever votre fille convenablement, lui donner tout ce qu’elle avait besoin pour survivre, outre l’amour maternelle, bien sûr. Aujourd’hui si vous aviez un enfant, je sais que la situation serait totalement différente puisque vous êtes différente vous même. Vous avez l’expérience et la stabilité financière. Et il n’y a pas de honte à souffrir de cet abandon puisque vous avez laissé partir une partie de vous-même ce jour-là. Je peux si vous le désirez vous référez à notre réseau de travailleurs sociaux. Je pense qu’ils peuvent vous aidez à faire les démarches pour retrouver votre fille, si jamais c’est votre désir. » Je ne sais pas si c’est le cas. Si non, je risque de la faire souffrir davantage mais je dois tenter de l’aider au maximum. Je ne peux pas rester indifférent à sa peine.
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MessageSujet: Re: You don't have to face it alone [Leanne & Marty]   Mer 14 Fév - 13:34


You don't have to face it alone
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Depuis le début de ma carrière d’ambulancière, c’était bien la première fois que je flanchais de la sorte. D’habitude, je me contentais de faire mon boulot mais aujourd’hui j’avais ressenti ce besoin d’avoir des nouvelles de la mère et son bébé. Par chance, la maman allait bien et le bébé également, c’était un battant alors il allait vivre. Mais en dix années d’expérience, j’en avais vu des bébés qui naissaient et cela m’avait très souvent rappelé cette partie de moi que j’avais du laissé partir à cause du fait que ma mère avait toute puissance sur moi. Mais cette intervention m’avait semblé différente de toutes celles que j’avais pu avoir fait tout le long de ma carrière. Par chance, un médecin était passé par là et semblait être prêt à m’écouter et m’aider. Pourtant il n’y avait pas grand-chose à dire, j’étais faible aujourd’hui et ce pour je ne sais quelle raison. Était ce le retour d’Allan dans ma vie qui me ramenait à ce que j’avais lâchement abandonné il y a vingt ans ? Probablement que c’est lié à mon état d’esprit du moment qui m’empêche de bosser correctement. Parfois je me dis qu’il serait temps que je parte à la recherche de cette petite fille que j’ai abandonnée, au moins pour savoir si elle va bien, si elle ne manque de rien, bref toutes ces petites choses qui hantent mes pensées à longueur de journée. Et pourtant chaque jour avance et je n’arrive pas à faire les démarches. Enfin pour l’heure, nous avions donc quitté la nurserie direction le bureau de ce médecin et je dois reconnaître que la première information qui était ressorti du monologue du médecin au sujet de la maman et son enfant était le prénom que les infirmières lui avaient donné provisoirement. Cela m’avait fait repensé au fait que j’aurais voulu appeler ma fille d’un certain prénom et que je n’avais pas pu à l’époque, ni même la prendre dans mes bras. Cependant je compris la raison d’avoir choisi ce prénom là en particulier lorsqu’il vint me faire savoir que c’était avant tout un hommage au défunt mari d’une des infirmières. C’était un geste magnifique qu’elles ont voulu faire pour ce petit bonhomme.Et il était vrai que c’était tout de même plus joli que « bébé 1 » ou « bébé 2 ». Alors je vins lui répondre.   « Oui vous avez raison, cela lui va mieux qu’un nom qui aurait montré qu’il n’en a pas », lui disais je avant de reprendre.   « Et je trouve le geste beau maintenant que je sais que c’était le prénom du mari d’une des infirmières », lui fis je avant de venir hésiter quand il vint me demander si je voulais avoir des nouvelles. Après tout, nous les ambulanciers, on avait une politique où dès qu’on amenait un blessé, on ne s’occupait pas de la suite, on l’avait sauvé donc pour nous le blessé allait aller mieux par la suite. Et même si la proposition du médecin était tentante, je fus prise d’un moment d’hésitation qui vint m’amener à des confidences sur ma vie privée. En effet, je vins lui confier l’abandon que j’avais du faire il y a vingt ans, celui de ma petite fille mais aussi le fait que j’ai abandonné l’homme que j’aimais. Le médecin vint soulever une question qui revenait souvent dans mon esprit, aurais je pu m’occuper d’elle à l’époque ? Aujourd’hui, il était vrai que j’avais un métier, une maison, il ne me manquait plus que le père et je pourrais devenir mère à nouveau mais voilà cette partie de moi que j’ai du abandonner il y a vingt ans continuait de me ronger à petit feu et encore plus maintenant qu’Allan était revenu dans ma vie. Alors je vins lui répondre.   « Non je doute que j’aurais pu subvenir aux besoins d’un enfant à l’époque mais j’aurais pu vivre avec l’homme que j’aimais et notre enfant, du moins j’aurais du... », lui dis je, l’air pensive avant de l’écouter me proposer de me mettre en relation avec le réseau d’assistantes sociales afin qu’ils m’aident à retrouver ma fille alors je repris.   « Ce serait très aimable à vous et pour répondre au sujet de cette jeune maman et de son bébé, je veux bien des nouvelles si vous le pouvez », venais je de lui répondre, plus apaisée qu’il y a plusieurs minutes. Ce médecin était vraiment doué pour exercer, il n’y en avait peu de nos jours mais il avait su trouver les mots pour me réconforter et me redonner espoir qu’il y avait un moyen de la retrouver alors je repris à nouveau.   « Vous pensez que les démarches sont simples à réaliser ? », lui demandais je, légèrement inquiète à ce sujet. Après tout, c’était un abandon qui remontait à presque vingt ans et qui n’avait pas eu lieu en Nouvelle Zélande alors cela allait long et fastidieux, pensais je.
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MessageSujet: Re: You don't have to face it alone [Leanne & Marty]   Jeu 15 Fév - 23:09


Apercevoir les regrets de cette femme me rend encore plus empathique à son égard. Elle a été contrainte de faire un choix qui aujourd’hui la ronge profondément. Nous serons tous confronter à un moment ou à un autre de notre vie à un tel choix et je ne peux qu’imaginer la douleur qu’elle doit ressentir. Elle se tient responsable pour son malheur et cela me fait beaucoup de peine. Je l’observe donc alors qu’elle m’affirme qu’elle n’aurait surement pas pu subvenir au besoin de son enfant mais qu’elle aurait du essayer quand même avec l’homme qu’elle aimait. Il n’est jamais trop tard pour corriger une erreur, je pense. Sauf que lui dire cela ne me semble pas un conseil juste à cet instant. « Peut-être. Mais votre vie aurait été complètement différente de celle que vous avez à présent. On ne peut pas prédire l’avenir ou modifier le passé, mais on peut changer le présent. » Je lui assure, cherchant à la pousser dans une direction bien précise. Elle peut toujours retrouver cette fille qu’elle a perdue. Je pense même que ça pourrait lui faire énormément de bien. C’est donc ce que je lui propose naturellement, ignorant comment elle va réagir à une telle proposition. Elle est d’accord. Même chose pour avoir des nouvelles de la mère et de son bébé qu’elle a emmené à l’hôpital. Je lui souris, très chaleureux. « Avec plaisir. Sans vous donnez les informations médicales sur les deux patients, je peux vous informez de leur état de santé. » Je lui précise pour ne pas qu’il y ait d’ambigüité sur ce que je vais lui dire dans l’avenir. Elle me semble ensuite beaucoup plus détendue et cela à également sur moi un effet positif. Elle me pose par la suite une question très pertinente. Sans vouloir la décourager, je ne veux pas non plus lui mentir. « Ça dépend de beaucoup de facteurs, mais vous inscrire pour les démarches est simple, oui. C’est ensuite que ça peut être plus pénible, car certaines mères ont très peu d’informations à fournir pour les recherches. Mais vous ne serez pas laissé à vous même. Il y aura toujours quelqu’un pour vous informez de l’avancée des recherches ou pour vous écoutez en cas de besoin. Les travailleurs sociaux qui travaillent pour l’hôpital sont merveilleux, ils font presque des miracles. Donc si jamais vous voulez vous lancer, il ne faut surtout pas vous découragez. Peut-être que votre fille a elle-même entrepris de son côté des démarches pour vous retrouvez et cela va enfin se concrétiser avec votre inscription au programme de retrouvailles. » Je lui dis en souriant. Sans vouloir lui créer de faux espoirs, je veux terminer de l’apaiser. Je me saisis ensuite de mon calepin de prescription et j’y inscris le numéro de téléphone du réseau des travailleurs sociaux pour elle. « Voilà leur numéro. Je vais également écrire le mien si jamais vous avez besoin de me parler encore. » Je fais ce que je lui dis, inscrivant une série de nombre en dessous de la première. « Il ne faut pas croire que vous allez me déranger, je ne vous donnerais pas ce numéro sinon. » Je lui assure en souriant. Je lui donne le bout de papier ensuite. Nous avons tous besoin d’être écouter parfois et être cette personne pour elle est la moindre des choses. Elle a après tout permis à cette mère et son fils de vivre en les conduisant à temps à l’hôpital.
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MessageSujet: Re: You don't have to face it alone [Leanne & Marty]   Mar 20 Fév - 23:08


You don't have to face it alone
Marty & Leanne

N’importe quelle mère censée d’esprit aurait des remords, même vingt ans après avoir abandonné son enfant. Parce qu’un bébé fait partie de nous durant neuf mois, il grandit en nous et on s’attache plus qu’on ne pourrait le penser avant de tomber enceinte. Alors même si j’étais tombée enceinte par accident et très jeune, il n’empêchait que je nourrissais de réels regrets face à l’absence de ma fille dans ma vie. Souvent je me prenais à rêver de quoi serait ma vie si j’avais gardé ma fille et si je n’avais pas rompu avec Allan, est ce que tout aurait été aussi parfait qu’aujourd’hui ? Probablement car j’aurais eu l’amour d’un homme et d’un enfant à mes côtés. Aujourd’hui, je n’ai que l’amour de mon boulot et de mes amis les plus proches, autant dire que cela ne ferait pas le poids face à l’amour passionnel ou maternel. Certes, depuis peu, Allan était revenu dans ma vie alors je pouvais dire que j’avais retrouvé l’amour d’un homme mais il me manquait cette partie qui faisait de moi une mère à part entière. Et cette partie de ma vie, je n’avais jamais osé faire les démarches pour faciliter les recherches de ma fille si elle le souhaitait. Était ce de l’égoïsme ou de la peur ? Sans doute plus de la peur car je ne m’étais jamais considérée comme une égoïste dans l’âme. Au contraire même, j’aimais aider les autres et les soigner à travers mon boulot alors comment pourrait on me considérer comme tel ? Alors même si je n’aimais pas montrer aux autres mes faiblesses, j’appréciais réellement la gentillesse de ce médecin. Il prenait de son temps pour m’écouter, me soutenir du mieux qu’il pouvait et me conseiller sur les démarches que je pouvais faire pour retrouver ma fille. Toutefois, il avait raison sur un point, on ne pouvait remonter le passé ni même prédire l’avenir parce que clairement si j’avais pu revenir vingt ans en arrière, il était clair que j’aurais changé beaucoup de choses chez moi, comme le fait que j’étais une jeune fille influençable et qui écoutait trop sa mère par moment. D’ailleurs, je décidais même de vouloir connaître l’état de santé de la maman et de son bébé, ce que le médecin ne se fit pas prier pour me dire qu’il me donnera quelques détails alors je vins lui répondre. « Merci beaucoup pour vottre gentillesse à mon égard, j’apprécie », lui fis je, le remerciant car il le méritait bien avant de reprendre. « Je sais que vous avez raison, on ne peut refaire le passé mais pourtant si je pouvais changer celle que j’étais il y a vingt ans, je le ferais avec grand plaisir », lui disais je, tout en venant l’écouter venir me conseiller sur les différentes démarches pour m’aider à retrouver mon enfant. Il me fit savoir que tout dépendait de facteurs différents mais que l’inscription était relativement simple. C’était déjà un bon début, je savais que cela risquait de prendre un mois voire plus mais parfois peut être que le Destin allait me donner un coup de pouce comme lors de mes retrouvailles avec Allan ? L’espoir fait vivre après tout, pensais je. Alors je décidais de venir une nouvelle fois le remercier pour son attention et son soutien dont il n’était pas obligé et pourtant il prenait clairement de son temps pour moi, c’était appréciable alors je vins lui répondre. « Je ne sais pas ce que j’aurais fait sans tous vos conseils, je les appellerais dès que je rentrerais chez moi et je n’hésiterais pas à vous appeler si j’en ressens le besoin ou pour aller boire un verre », lui disais je, espérant qu’il ne vienne pas penser que j’avais des arrières pensées en lui proposant d’aller boire un verre, c’était purement amical à mes yeux. Après avoir jeté un œil à ma montre, je réalisais qu’il était temps pour moi de rentrer, même si j’allais surtout marcher et réfléchir à tout ce que m’avait dit ce médecin alors je repris. « Je suis désolée, je n’ai pas vu le temps passer mais je dois y aller. Je vous souhaite bon courage pour la fin de votre service et encore merci pour tout », lui disais je, m’excusant presque de l’abandonner en pleine discussion mais il se faisait tard et il allait sans doute d’autres patients à voir pour la fin de la journée.
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MessageSujet: Re: You don't have to face it alone [Leanne & Marty]   Mer 21 Fév - 20:14


Son remerciement est accueillit par un autre sourire empathique. Je comprends parfaitement ce qu’elle veut dire par la suite. Moi-même si j’avais possédé la faculté de remonter dans le temps, j’aurais fait en sorte de m’éviter bien des tracas avec mon dilemme de vie, choisissant la médecine bien avant la musique. Je pense que j’aurais aussi fait en sorte de ne pas ignorer sans cesse mes parents, qui ont fait de leur mieux au fond pour m’éduquer comme ils le pensaient juste. Je ne leur tiens pas rigueur de ma décision de partir dans un autre pays pour m’éloigner d’eux. C’est seulement moi qui en ressentait le besoin et qui par la suite à décider de rester. J’espère qu’ils le réalisent désormais. « Je comprends, mais accepter que notre passé nous a forgé est essentiel pour avancer. Je sais que vous allez faire les choix qui vont vous semblez justes désormais. » Je lui assure en souriant, toujours tellement bienveillant à son égard. Je continue de lui parler des moyens de retrouver sa fille. Je sais que c’est ce qu’elle désire faire à présent et c’est important donc que je lui donne les outils pour le faire. C’est ma façon de lui venir en aide, ne pouvant pas faire plus, malheureusement. Une nouvelle fois, je suis humble face à ses remerciements. Je pose une main sur son épaule pour qu’elle sache que je n’ai pas fait ça pour autre chose que pour la soutenir. Mon rôle est de soigner. Le corps surtout, mais l’esprit est tout aussi important. La voir en larmes tout à l’heure m’a poussé à lui consacrer ce temps pour l’aider. Je suis content de voir qu’elle l’apprécie et surtout que cela semble vraiment l’avoir motivé pour la suite. Je suis donc assuré qu’elle va prendre son avenir en main, ce qui termine de me faire plaisir. Je suis toutefois surpris par son invitation à boire un verre. Je ne suis pas à l’aise avec des relations professionnelles qui se mêlent à la vie personnelle. Sauf que je sens dans son ton et dans son regard qu’elle ne dit pas cela pour tenter de me séduire ou autre. C’est par amitié même qu’elle cherche à garder entre nous un contact aussi rapproché. Je ne peux donc pas le refuser. « Ça me fait plaisir de vous aidez. Je serais ravie qu’on discute à nouveau par téléphone ou encore avec un verre à la main, pourquoi pas. » Je lui souris encore un peu plus grand. Son regard quitte le mien pour sa montre et cela me fait également un rappel de mon côté. Elle m’assure qu’elle doit y aller et je ne la retiens pas plus longtemps. « Ce n’est rien. Je vais également retourner au boulot. Merci et prenez soin de vous, Leanne. » Je me permets de lui dire, usant pour la première fois de son prénom, il me semble. Je viens de réaliser que sa carte magnétique était suspendue à son uniforme tout ce temps. Son identité m’est donc révélée à la toute fin. Je l’observe s’éloigner un instant avant de me diriger au chevet du petit John. Ses signes vitaux sont encore bas, mais je sens une certaine amélioration dans son tonus musculaire et dans le rose de ses téguments. Il semble tranquillement laisser la vie s’installer en lui. Je souris, sachant désormais avec certitude qu’il va s’en sortir.

FIN
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