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 the last of the real ones [Christopher]

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○ âge : 40 ans
○ statut : Divorcée, elle a pris goût à sa liberté
○ métier : Gérante d'une entreprise de pompes funèbres et agente artistique à ses heures pour son neveu
○ quartier : #66, North Bay, avec son neveu et son chien teigneux
○ orientation sexuelle : Bisexuelle au fil des années
○ informations en vrac : Caractère de merde par excellence ○ Goût prononcé pour le vin rouge et le martini ○ A un pitbull, Bully, une adoption au fin fond d'un refuge ○ Pas franchement respectueuse de ses voisins ○ Aime son métier, aussi lugubre que cela puisse paraître ○ A passé six ans derrière les barreaux, a accouché là-bas et n'a jamais pu voir son enfant. Traumatisée de la maternité et claustrophobe ○ Divorcée depuis deux ans après avoir trompé son mari. Elle porte toujours son nom ○ Ne se déplace qu'en moto ○ La cigarette, l'alcool, le sexe et les insultes sont ses vices ○ Bulgare d'origine ○ A perdu son jumeau il y a un an et demi. La pilule est dure à avaler ○ Solitaire de nature, apeurée par l'abandon ○ Aime se défouler de toutes les manières possibles ○ En conflit éternel avec les forces de l'ordre

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○ avatar : Sarah Shahi
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MessageSujet: the last of the real ones [Christopher]   Mar 8 Mai - 22:34

Les films d’auteur. Des œuvres à part entière pour les passionnées et les critiques, un fléau du septième art pour Alice qui avait littéralement passé la séance à camoufler des bâillements et à attendre que le temps passe. Au bout de presque deux heures, cela avait été la libération pour la brune, qui avait enfin pu sentir sa soirée commencer. Elle n’avait jamais été une grande fan de cinéma, quand bien même s’allonger sur son canapé et regarder un film ne lui déplaisait pas. En revanche, elle ne savait pas apprécier ce que d’autres qualifieraient de pépite. Le temps n’aurait rien changé à l’affaire. Si elle était venue jusqu’ici, c’était par intérêt, comme souvent. L’avant-première était supposée rassembler le réalisateur en personne, plusieurs employés, acteurs, d’autres collègues. Il y avait du beau monde pour quiconque souhaitait créer du réseau dans le monde du cinéma néo-zélandais, et c’était exactement ce à quoi la brune prétendait ce soir. Le producteur avait fait des efforts monstres en communication, avait organisé cette soirée pour qu’elle fasse parler de lui, qu’elle attire toute l’attention des plus belles pointures du coin. La séance de cinéma avait donc été suivie d’une réception au sommet d’un hôtel prestigieux de Wellington, dans cette salle aux grandes baies vitrées, spécialement aménagée pour l’occasion.

Le fait est qu’Alice ne se pressa pas, et quand enfin elle arriva sur le lieu des festivités, qu’elle se fut présentée à la réception, son arrivée passa pour ainsi dire inaperçue. Les discussions allaient bon train dans la salle, les serveurs au costume blanc s’affairant derrière leur bar arrangé pour accéder aux demandes des convives, ou occupés à renouveler la quantité de nourriture sur le large buffet. L’idée même que l’on pouvait se faire d’une soirée entre personnes friquées et/ou bien comme il faut. La même atmosphère dans laquelle Alice savait se fondre avec un grand sourire en sachant pertinemment qu’elle ne mangeait pas de ce pain-là. Ce soir, comme souvent, c’était la même affaire. Repérer les personnalités les plus influentes du cinéma, les approcher avec un large sourire, lâcher un compliment se présenter, s’intéresser passionnément à la vie de l’autre avant de glisser un mot sur la carrière de son neveu. En général, après avoir glissé son numéro de téléphone, elle avait parfois la chance d’avoir une réponse. Alors oui, elle savait pertinemment que ce comportement consistait plus à jouer de ses charmes qu’à avoir un réel discours construit et convainquant. Si les résultats étaient présents, après tout.

Cette soirée n’échapperait pas à la règle. Après avoir attrapé une coupe de champagne, la brune avait commencé à se mêler aux invités, valsant entre les silhouettes avec une aisance plutôt remarquable. Son regard furetait, cherchait les visages, jusqu’à tomber sur le réalisateur du film. La principale personne avec qui discuter, ce soir. Aussi, elle s’approcha doucement, confiante, se mêlant au halo de personnes déjà occupées à l’écouter parler de ses sources d’inspiration. Des visages inconnus, pour la plupart. Mais quand elle reconnut Chris, sur le côté, son sourire se fana aussi sec. Merde.

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○ âge : 34 ans
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MessageSujet: Re: the last of the real ones [Christopher]   Dim 13 Mai - 20:31

Poignées de mains, champagne, sourires, la routine est la même à chaque fois. Chris est devenu un expert avec les années, et il suit joyeusement les traces de son père, en faisant ce qu'il sait faire de mieux : repérer le potentiel d'artistes qui n'ont besoin que d'un petit coup de pouce financier pour faire décoller leur carrière dans l'industrie du cinéma. Tout est calculé, répété, il navigue entre les convives avec une aisance naturelle qui ne lui ressemble que trop bien. Tout y est. Les petits fours, les compliments, et le cinéma indépendant à la fois présomptueux et audacieux qui leur sert de décor. Il est l'homme derrière le projet, présence discrète, mais courtisée par de nombreux cinéastes qui espèrent accrocher son attention au détour d'une conversation inévitablement intéressée. Si l'hypocrisie règne en maître, Chris a désormais l'assurance d'un professionnel. Depuis Alice, il faut dire qu'il a appris à faire le tri dans ses relations, mais aussi à ne pas mélanger le domaine privé et le domaine professionnel. C'est ainsi donc qu'il salue les invités, sourire Colgate à l'appui, à la fois charmant et suffisamment protégé pour s'éviter les parasites qui bourdonnent déjà en sa direction. Du moins, c'était ce qu'il pensait avant que l'on ne vienne le complimenter sur sa charmante épouse, croisée un peu plus tôt dans la foule d'invités. Le sourire de Chris se décompose alors, figé dans une expression d'intense incrédulité. Elle n'oserait pas. Il savait Alice, capable de beaucoup de choses, mais il ne l'imaginait pas aller jusqu'à s'inviter à sa soirée en usant de son nom de famille avec aussi peu de scrupules. Après le coup des papiers du divorce, il devrait pourtant s'attendre à tout.

Dans une excuse polie, il s'éclipse pour partir à la recherche de l'insolente, et bien malgré lui, son rythme cardiaque s'accélère. Les battements désagréables de son muscle cardiaque contre sa cage thoracique lui rappellent qu'il n'est pas aussi facile que cela de mettre Alice « Waltham » derrière soi. L'indignation bouillonne dans ses veines, mais il ne peut pas faire une scène en plein milieu d'un événement aussi important. Lorsqu'il la repère dans la foule d'invité, il prend une minute pour calmer ses nerfs. Il n'avait vraiment pas besoin de ça. Après avoir fermé les yeux le temps d'une seconde, il se dirige vers la source de tous ses malheurs d'un pas décidé. «  Alice. Je te demanderai bien ce que tu fiches ici, mais je connais déjà la réponse. Je pensais que tu aurais au moins évité les soirées que j'organise, mais visiblement c'est encore trop te demander que d'avoir un minimum de respect pour l'homme que tu as abandonné comme la dernière des merdes. C'est vrai pourquoi manquer une occasion supplémentaire de te servir de moi après tout ? » L'amertume perce à travers l'ironie légère qui enveloppe la conversation. «  J'espère que ma charmante épouse apprécie le champagne au moins. J'ai été, tu t'en doutes, ravi d'apprendre que tu continues d'utiliser mon nom sans chercher à détromper les invités les moins à la page de la soirée. » Chris secoue la tête, se retrouver face à elle, après toutes ces années n'a rien d'évident. Même avec le temps, il a toujours du mal à comprendre pourquoi. «  Un jour il faudra que tu m'expliques qu'est-ce que j'ai bien pu te faire pour que tu me détestes autant Alice, en attendant, si tu ne veux pas que j'appelle la sécurité, je te suggère de continuer à boire à mes frais sous ton nom de jeune fille.  »

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MessageSujet: Re: the last of the real ones [Christopher]   Lun 14 Mai - 0:32

Ce n’était pas planifié. Pas du tout. Et à vrai dire, Alice peut bien s’éloigner du groupe, tourner le dos et tenter de se faire oublier, elle sait que c’est en vain. Il ne pourrait pas juste l’ignorer, c’était son attitude à elle. Il viendrait. Cela semblait justifié considérant le fait que plus de deux ans plus tôt, après la crise, après Chris qui a posé les papiers du divorce sur la table avec de la haine et de la douleur à n’en plus savoir quoi faire, Alice a juste fuit. Du jour au lendemain, elle a changé de pays, a laissé derrière tout ce qu’elle avait. Pour le décès de son jumeau. Alors certes, elle aurait aimé que les choses se passent autrement, elle aurait aimé ne pas avoir été aussi conne. Elle s’en est assez souvent mordu les doigts en retrouvant la solitude d’un appartement vide. Puis, elle s’était fait une raison. C’était peut-être mieux ainsi. S’ils avaient pu se quitter, alors c’était qu’ils n’étaient pas faits pour finir leurs jours ensemble. Alice avait tiré un trait pour ne pas essayer de sauver les meubles. Malgré tout, elle ne pourrait pas nier qu’elle l’avait aimé, cet homme. Juste pas ce soir, pas alors qu’il fonce droit sur elle, visiblement prêt à en découdre.

Son faux sourire se crispe, son cœur se serre. Plus de deux ans sans l’avoir vu. Ça faisait quelque chose. De désagréable, quand elle réalise qu’il pourrait l’humilier en public. Il parle fort, expose leur vie à n’importe quelle oreille indiscrète. Non, ça ne lui plaît pas. Et elle a conscience que cette situation va demander une sacrée dose de manipulation et de faux sentiments pour s’en sortir indemnes. Jusqu’ici, Alice avait toujours vu en Chris un homme discret sur sa vie, privé sur ses histoires intimes. Mais un homme blessé est capable de beaucoup de choses hors de contrôle, alors… « Je crois que visiblement, une discussion s’impose. » Et elle récupère toute sa stature, sa fierté et son assurance. D’un geste autrefois si naturel, elle tend la main vers celle de Chris, prend ses doigts et fait quelques pas pour l’inciter à la suivre. La salle est au dernier étage de l’immeuble, entourée d’une longue terrasse. Si l’un des côtés est bondé par les fumeurs qui admirent la vue mer et continuent de piocher dans le buffet, la partie opposée est désertée. Une fois sortie, Alice referme la baie vitrée derrière eux, soupire bruyamment. Il y avait eu Isaac, Bailey. Et maintenant Christopher. Elle devait l’avoir mérité à un moment donné.

« Écoute, je ne savais pas que c’était toi qui organisait cette soirée. J’ai juste été invitée, le nom n’y a rien fait. Je ne l’ai pas changé juste parce que… Peu importe Chris, je me fous de jouer sur ta réputation. Il y a des tas de Waltham qui ne te sont aucunement liés après tout. Et puis je pensais que tu étais toujours en Australie, alors… »
Elle hausse les épaules, soupire en s’approchant de la rambarde. Machinalement, elle plonge la main dans son sac, sort son paquet de cigarettes et un briquet. En quelques gestes, le bâton de nicotine est entre ses lèvres, fumant dans la nuit. Le silence s’installe, mais pas assez longtemps pour devenir pesant. « Je n’ai absolument aucun intérêt à te rendre la vie difficile. Tu n’as plus entendu parler de moi, je n’ai pas interféré dans tes affaires. On pourrait tout aussi bien agir comme deux adultes. » Dieu sait que ce serait dans son intérêt à elle, ce soir.

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MessageSujet: Re: the last of the real ones [Christopher]   Lun 14 Mai - 1:24

Une discussion s'impose. Chris secoue la tête dans l'incrédulité la plus totale. Le facepalm n'est pas loin, substitué gracieusement par une main nerveuse dans sa crinière dorée. Alice a ce don particulier pour amener les choses avec un naturel toujours déconcertant. Malgré les années, ce n'est pas quelque chose qui a changé chez elle. Au contraire, la brune n'a jamais vraiment eu honte d'être celle qu'elle est, une qualité que Chris a admiré chez elle pendant des années avant de se mettre à lui reprocher aujourd'hui. Mais évidemment, elle a une bonne excuse, mais une excuse qui fait bien pâle figure à côté de toutes celles qu'elle devrait lui présenter cela dit. Mais encore une fois, Alice n'est pas là pour justifier ses erreurs passées, sa façon à elle de gérer les choses, c'est de tirer un trait sur elles, avec toute la simplicité du monde. Ils ne se sont jamais revu, pas même pour s'occuper du divorce, l'enfer juridique qui s'en est suivi aurait brisé n'importe qui, Chris n'a pas vraiment échappé à la règle.

Le voilà pourtant qui se laisse entraîner, sa main dans la sienne, pour ne rien arranger. Le blond peine à réaliser que la scène qu'il s'est imaginé tant de fois avant aujourd'hui est bien en train de se produire. Sans grande surprise, Alice n'a pas manqué de mettre son incroyable talent au service d'une entrevue surréaliste à tous les niveaux. Les semi explications fusent, mais n'apportent aucune réponse concrète. Il n'y a pas de fausses excuses, ou de véritable culpabilité, seulement de la confusion, du grand n'importe quoi contre lequel il est difficile pour Chris de ne pas protester. « Peu importe c'est vrai. » Il lâche en secouant la tête tandis qu'elle continue son explication bancale « Non tu n'as absolument aucun intérêt à me rendre la vie difficile, et pourtant c'est exactement ce que tu as fait quand tu es partie sans rien signer en me laissant me démerder avec les avocats et le reste. Alors dis-moi plutôt pourquoi tu le fais si tu n'en retires aucun intérêt ? Simple envie de détruire tout ce qu'il y avait bien dans ta vie ou je m'enfoutisme assumé au delà de tout ? Après ce qu'il s'est passé, ne pas me mettre dans la merde aurait été la moindre des choses Alice. » Mais pas pour tout le monde apparemment.

Chris a tout perdu cette nuit là. Le lendemain, elle disparaissait de sa vie, et il ramassait les pots cassés sur son passage le dos courbé. Alice prenait sa liberté non sans pertes et fracas, une femme spéciale, indéniablement. Le dommage collatéral en revanche, c'était lui, et elle s'en fichait pas mal. « Je ne te comprends pas. » Ils avaient été heureux, il lui avait offert l'espoir d'une nouvelle vie loin de ses démons et tendances auto-destructrices. Il lui a fait confiance, une confiance qu'elle n'a pas hésité à piétiner en piétinant son cœur. Il a cherché des milliers d'explications au geste insensé d'Alice, et aujourd'hui il ne sait toujours pas ce qui lui a pris cette nuit là. Alice n'a pas l'air d'en savoir plus que lui sur le sujet, et c'est là toute l'ironie de la chose.

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MessageSujet: Re: the last of the real ones [Christopher]   Lun 14 Mai - 22:04

Leur séparation n’était pourtant pas si lointaine. Deux ans et demi environ. C’est trois fois rien dans la vie d’une personne, et pourtant, Alice a la sensation qu’une éternité s’est écoulée depuis. Elle a eu beaucoup à faire, à penser. Il y a eu le décès d’Elias, l’achat de l’agence funéraire, des heures acharnées à faire travailler son affaire, l’appartement qu’elle a fini par acheter, des mois à tenter de trouver ses marques en Nouvelle-Zélande. Puis, récemment, les retrouvailles avec Isaac et la rencontre avec Bailey. Christopher, ce n’était que la cerise sur le gâteau, celle qui contre-carrait ses plans. Car s’il avait organisé une soirée ici, c’était qu’il cherchait à se faire connaître et donc qu’il avait des projets dans le coin. Qu’ils se recroiseraient inévitablement, s’ils fréquentaient le même milieu. Si ça n’avait tenu qu’à elle, Alice aurait encore fuit, aurait évité cette conversation qui ne pourrait certainement pas bien se terminer. Il est plein de ressentis Chris, a ce regard accusateur. Et elle n’aime pas ça. Les années n’y avaient rien changé, il continuait de lui en vouloir, d’avoir envie de revenir sur le passé. Exactement ce qu’elle détestait faire. Alors elle se réconforte dans la nicotine, laisse son regard vagabonder sur la vue, sur les immeubles. C’est inintéressant, mais c’est toujours mieux qu’affronter le blond.

Il n’y a rien qu’il pourra dire qu’elle ne sait pas déjà. Elle n’a pas besoin de trop d’effort d’introspection pour savoir ce qu’il en était. Elle avait ruiné leur relation, l’avait piétinée du haut de ses talons. Elle avait pris la confiance qu’il avait en elle et leur bonheur pour les balancer dans le vide, et plutôt que d’assumer, elle était partie. Elle n’avait même pas tenté de les sauver. Pourtant, elle aurait pu se confier à lui, être totalement honnête. Lui raconter ce qui n’allait pas, lui parler de la fausse couche, des avortements qui ont suivi à cause de sa terreur d’être mère à nouveau. Elle aurait pu se reposer sur lui pour affronter la mort de son jumeau. Oui, en toute honnêteté, même en ayant merdé, ils auraient pu se relever. Ça ne s’était juste pas fait, encore par sa faute. « Non, tu ne me comprends pas. On a toujours été différents. » Simple constatation. Elle soupire bruyamment, secoue sa cigarette pour en faire tomber la cendre. Puis, elle se retourne vers son ex-mari, se lance dans l’affrontement. « Tous les torts sont sur moi, on le sait pertinemment. Alors oui, je suis partie sans rien dire. J’ai eu beaucoup à gérer, je ne voulais pas non plus m’encombrer d’un divorce dont je ne voulais pas. Je n’aurais jamais signé ces papiers. Avec mon départ, tu as pu faire passer ça comme… Comment ils appellent ça ? Abandon du foyer familial ? » Elle penche la tête. « J’ai gardé ton nom mais ne t’en fais pas, je me considère comme divorcée. C’est le cas, non ? » Elle ne pouvait même pas en être sûre. Elle n’avait plus jamais entendu parler de son mariage, une fois le pied posé en Nouvelle-Zélande.  

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MessageSujet: Re: the last of the real ones [Christopher]   Dim 20 Mai - 0:32

Différents, ils le sont, ça c'est certain. Lui reprocher d'y avoir cru est un coup bas cela dit, même pour elle. Cette différence, il en a toujours eu conscience, des tas de gens se sont évertués à le lui faire comprendre à travers les années. On lui a souvent dit que ça ne marcherait pas, qu'elle était instable, trop vielle, trop ceci ou cela, mais lui s'en fichait de façon tout à fait ironique, en particulier quand on sait comment les choses ont fini entre eux. Il savait pour les casseroles (certaines d'entre elles en tout cas), les a acceptées sans juger quoi que ce soit. Il a aimé cette femme, en dépit du bon sens très certainement, mais il ne peut pas nier qu'il l'a aimée et qu'avec un petit effort de sa part, ils auraient pu faire fonctionner les choses, éviter le désastre qui les as brisé tous les deux en tout cas. Il aurait simplement suffit d'une conversation raisonnable... Mais on ne réécrit pas le passé, on apprend de ses erreurs à ce qu'il paraît. Chris n'est probablement pas le meilleur exemple pour confirmer l'hypothèse, mais les choses devraient fonctionner ainsi, en toute logique. Chris découvrant Alice dans les bras de son meilleur ami et associé avait détruit bien des choses ce soir là. Le geste de destruction avait été la goutte d'eau qui fait déborder le vase, la connerie de trop. « Oui on a toujours été différents, mais je suppose que ça te saute aux yeux seulement maintenant ? S'en rendre compte avant aurait évité cette fichue paperasse que tu as préféré fuir cela dit. » Chris essaye de garder son calme, la colère ne le mènera nul part, il le sait. A dire vrai, c'est surtout la tristesse qui lui saisit le cœur maintenant qu'il est face à elle. Alice représente l'échec, la confiance perdue, l'égo blessé... Ils avaient pourtant fière allure ensemble. Chris aimerait dire qu'il a simplement perdu l'esprit à l'époque, qu'il ne lui trouve aujourd'hui rien d'exceptionnel, mais ce serait mentir que de prétendre une telle chose. Alice a toujours eu cette folie, cette complexité qui la rendait à la fois dangereuse et magnétique.

Chris secoue la tête lorsqu'il l'entend parler de divorce dont elle ne voulait pas. Tout cela n'a aucun sens. Alors il répète, dans l'incrédulité la plus totale. « Tu ne voulais pas t'encombrer d'un divorce dont tu ne voulais pas. Est-ce que tu t'entends au moins parler ? »  Chris ne sait pas par où commencer. « Certaines personnes ici n'ont pas eu d'autre choix que d'assumer tes choix de vie désastreux, Alice. Refuser de divorcer un homme pour lequel tu n'as aucun respect n'a absolument aucun sens ? Ce n'est pas du divorce dont tu ne voulais pas, mais du mariage en lui même, sinon pourquoi t'envoyer en l'air avec lui en particulier ? Des hommes désespérés, il y en avait des tas d'autres dans notre entourage, alors avoue qu'on a surtout l'impression que tu cherchais à briser quelque chose. » Une question qui mérite réponse après toutes ces années. « Tu n'a aucune idée de ce que c'est que de réaliser que tu ne peux finalement faire confiance à personne. J'ai des défauts comme tout le monde, mais je ne méritais pas ça. » Du jour au lendemain, il se retrouvait sans rien. De quoi se poser des questions existentielles pendant des années.

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MessageSujet: Re: the last of the real ones [Christopher]   Dim 20 Mai - 23:30

Elle n’en voulait pas, de cette discussion. Elle se retenait assez difficilement de tourner les talons, laisser Christopher avec ses questions et ses reproches. Ce serait la solution facile, celle qui lui ressemblerait. Qui finirait par lui causer du tort, aussi. Maintenant qu’elle y pensait, elle comprenait mieux les réactions de certains invités, les remarques innocentes du genre ‘oh, c’est donc vous !’ auxquelles elle n’avait pas fait attention. Aux alentours de Wellington, elle était souvent présente à ce genre d’événements. Elle aurait pensé que son nom avait été retenu, discuté à un moment donné. Maintenant, tout ce que cela semblait dire, c’était que Chris ne parlait pas d’elle. Il n’essayait pas de lui casser du sucre sur le dos, de partager à quiconque voudrait l’entendre les causes qui les avaient menés à la rupture. Pourtant, elle était assez convaincue qu’il le ferait, si jamais elle osait encore le planter, partir sans même lui offrir un minimum de considération. Les années n’y avaient rien fait après tout, et elle ne cache pas son soupir lorsqu’il mentionne les papiers du divorce. Encore. « T’étais le premier à dire qu’on se complétait bien. Nos différences n’auraient rien changé à ce qu’il s’est passé. » A leur vie commune, à leur mariage. Toutes ces années durant lesquelles il n’avait jamais utilisé ce ton mauvais, d’ailleurs. L’amertume piquait, rendait chaque syllabe difficile à entendre. Elle se savait responsable de tout ce qui avait précédé leur divorce. Elle avait tous les torts, ne tenterait même pas de les partager.

Mais il se trompe. Lourdement. Et si elle écoute sagement, dans son esprit, les sensations se mélangent. Elle a envie de lui en vouloir de balancer tout ça sur le tapis, de nier en bloc. Envie de partir. De s’énerver à son tour, sans même le cacher. De cracher la vérité. Et par-dessus tout, elle voudrait juste laisser un peu de place à la déception, pourquoi pas même à la culpabilité. Ce serait mentir que de dire qu’elle n’éprouve aucun remords. Elle avait sabordé leur relation, avait ruiné leur confiance, leur bulle de bonheur. Elle avait fait ce qu’elle savait faire le mieux : détruire tout ce qui l’entourait. Il aurait suffit qu’elle lui parle, qu’elle reste pour que la fin soit peut-être différent. Machinalement, son pouce vient frotter la base de son annulaire gauche, là où encore deux ans et demi plus tôt, l’alliance en or marquait le lien sacré du mariage. Ils auraient pu s’échapper sur cette terrasse pour s’enlacer en toute intimité ce soir, peut-être se faire joueur en se murmurant ce à quoi ils consacreraient leur soirée une fois sortis d’ici. Maintenant, ils rentreraient dans leur coin, auraient un nouveau souvenir désastreux à rajouter à la pile. « Non, tu ne méritais pas ça. Et tu as tort, je voulais de ce mariage. » Elle avait été ivre de bonheur le jour où il avait fait sa demande, le jour où ils s’étaient dit oui. Puis, la réalité les avait rattrapés.

Le silence s’installe à nouveau, lourd, accusateur. « Tu tiens vraiment à savoir pourquoi. » C’est une constatation fataliste. C’est compréhensible, aussi. Elle n’était juste pas prête, termine sa coupe de champagne d’une traite pour bosser la coupe sur le rebord. « J’étais le problème, Chris. Et si tu penses que ce que j’ai fait était horrible, tu as raison. Mais je nous ai fait pire. » Sa voix est plus lente, ses gestes plus paresseux. Une nouvelle bouffée de nicotine s’échappe de ses lèvres alors que les pensées se heurtent, cognent dans sa tête. Il y a une vérité étouffée, celle qui les a tués sans que le blond ne puisse y faire quoique ce soit. Parce qu’elle a fait cette connerie. La nouvelle qui va faire mal. Au moins après ça, il n’y aura plus de comptes à rendre. « J’ai avorté dans ton dos. » Elle se refuse à croiser son regard, tait le fait que ce n’était pas la première fois qu’elle faisait ça. « Mais ça m’a foutue en l’air. Je crois que j’aurais pu faire n’importe quoi qui puisse me redonner la sensation d’être un tant soit peu vivante. Tim est venu un soir où tu t’étais absenté pour le boulot, et j’ai cherché du réconfort au mauvais endroit. » La brune se tait, n’ira pas dans les détails. C’est déjà trop à procéder, elle l’imagine.

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MessageSujet: Re: the last of the real ones [Christopher]   Lun 21 Mai - 1:12

Ils se complétaient bien oui, en théorie. La pratique était tout de même plus hasardeuse. Chris ne sait d'ailleurs pas comment prendre cette tornade d'informations qu'elle lui balance au visage sans grande considération pour son coeur. Alice ne s'excuse pas, elle est évidemment trop bien pour ça. Si elle reconnaît ses torts dans l'histoire, sa culpabilité s'arrête là, au grand dam du blond que la rencontre épuise déjà nerveusement. Chris veut garder la tête haute, mais les nouvelles qui s'enchaînent lui feraient facilement perdre son sang froid, si il ne mettait pas tant d'effort dans son envie de rester un gentleman. Bien sûr qu'il ne méritait pas cela, mais ça n'explique pas toutes les décisions illogiques prises par Alice à travers les années. Chris a beau y mettre tous les efforts du monde, donner du sens aux décisions de la brune est une tâche qui dépasse inévitablement ses compétences. « Si tu voulais de ce mariage, tu aurais au moins essayé de réparer les choses, d'être honnête. Ça n'a pas été le cas Alice. Je ne dis pas que ça aurait changé ma décision, mais partir comme ça, m'a juste confirmé que tu te ne me respectais pas. Tu brises des gens, puis tu t'en va. C'est un peu facile. » Beaucoup trop facile même, mais les reproches ne l'apaisent pas. Alice referait la même erreur aujourd'hui. Elle n'a pas changé, elle vit toujours sur sa propre planète, à penser qu'on peut fuir comme une héroïne de roman sans jamais affronter ses démons. « Enfin... »

La conversation aurait pu s'arrêter là, ils auraient pu repartir chacun de leur côté, remuer le passé à coup de verres de blanc devant un mauvais télé-crochet, seuls dans leurs appartement respectifs. Alice en a cependant décidé autrement. Chris qui réclamait encore jusque là des réponses à ses questions, regrette déjà d'avoir été si curieux. Lorsque la révélation tombe, il avale douloureusement sa salive, se rattrapant au mur derrière lui, pour ne pas perdre son équilibre. « Pardon ? » la nouvelle est trop surréaliste pour que le blond l'encaisse directement.  Généralement on demande aux gens de s'asseoir et on leur sert un verre d'eau avant de leur balancer quelque chose comme ça. Alice n'est pas vraiment une femme de conventions, il faut croire. « Tu as avorté dans mon dos ? De quoi tu parles ?? » Tout se mélange dans son esprit, et pas de la manière la plus douce possible. « Tu as d'autres révélations à faire ? Parce que dans ce cas, il serait peut être prudent de sortir un alcool un peu plus fort. Je... » Il passe une main nerveuse dans ses cheveux. Il n'arrive pas à encaisser la nouvelle. « Tu étais enceinte ? » Nouveau coup de poignard, son cœur résiste pourtant courageusement à toutes les attaques qu'il subit. « Alice, tu es consciente que rien de ce que tu me dis n'a de sens ? » Il ne voit pas pourquoi elle lui cacherait quelque chose comme ça.

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MessageSujet: Re: the last of the real ones [Christopher]   Lun 21 Mai - 23:50

Quand elle avait quitté l’Australie après la demande de divorce, Alice avait pour ainsi dire tout quitté. Elle n’avait gardé que peu de fréquentations de ce passé Australien, surtout des gens qu’elle voyait durant son mariage. Elle avait repris sa vie en Nouvelle-Zélande, avait avisé comme elle avait pu pour retrouver une sorte de stabilité. Tout s’était précipité, était tombé au mauvais moment. Et avec le recul, c’est vrai qu’elle aurait pu rester, réparer les pots cassés. Elle aurait pu s’appuyer sur Chris pour l’épauler après le décès d’Elias. Il n’en avait rien été, et elle avait juste fini par se convaincre que c’était mieux ainsi. A le regarder aujourd’hui, ce n’était plus de l’amour qui prédominait. Seulement de la déception et de la nostalgie. Depuis sa tromperie, ils ne s’étaient que peu revus. Quand elle était rentrée, qu’il avait posé les papiers du divorce. Et c’était tout. Elle avait profité qu’il soit absent pour récupérer ses affaires et débarrasser le plancher. Au moins, elle gardait principalement des souvenirs heureux de leur couple. C’était bien tout ce qu’il en restait. Mais elle ne compte pas se battre, pas même aujourd’hui. Ce serait trop lui demander d’admettre que si elle a brisé leur couple, c’est avant tout parce qu’elle-même était trop brisée pour même le supporter. Elle s’était retrouvée seule, bien avant qu’ils se séparent, peu importe combien elle était responsable. « Ose me dire que cela aurait changé quelque chose si j’étais restée. » Elle revoyait encore son regard quand le mot divorce avait franchi ses lèvres. Sec, dur, intransigeant. Oui, elle aurait pu faciliter les choses. Mais l’honnêteté voulait l’admettre, elle était égoïste. Elle avait voulu sauver sa peau, autant que possible.

Sauf qu’elle lui devait bien la vérité. Ce n’était pas de sa faute à lui si elle était allée voir ailleurs, c’était encore moins par volonté de lui faire mal ou de l’humilier. Elle s’en était sévèrement mordu les doigts, une fois que le mal avait été fait. Même sans le regarder, Alice l’entend à sa voix. Effectivement, c’était mille fois pire que la tromperie, l’avortement caché. Se contente de lentement hocher la tête, répondre aux questions qui sont posées sans même trop vouloir de réponse. Après ce soir, elle n’en parlerait plus. Plus jamais. Parce que ce sujet avait toujours été extrêmement sensible. La nouvelle présence de son fils dans sa vie la faisait doucement accepter les faits, mais pas assez pour que la cicatrice soit désormais indolore. D’autres révélations dans le même genre ? « J’ai aussi eu une fausse couche au début de notre mariage. Mais ça… » Ils n’auraient rien pu y faire. Elle s’était tue encore, avait gardé ce secret et ce soulagement coupable pour elle. Ce qu’il ne semble pas comprendre, c’est combien elle avait tenté de le protéger, en agissant de la sorte. Sur la terrasse, la brune s’éloigne sur quelques pas pour prendre une chaise en plastique posée plus loin, la ramène pour s’assoir. Libre à Chris de faire de même. Sa cigarette consumée, elle l’écrase dans le cendrier posé sur le rebord du mur, en rallume une dans la foulée. Tant qu’à faire. « Je voulais pas d’enfants. J’avais mes raisons. Mais qu’est-ce que j’aurais pu faire ? J’aurais fait que détruire notre couple un peu plus tôt si je te l’avais dit. On n’en a jamais parlé sérieusement d’avoir des enfants, mais comment t’aurais réagi si je t’avais annoncé que j’avais décidé de mettre fin à ma grossesse ? » Il l’en aurait empêchée, elle ne l’aurait pas écouté. Ce désastre, il était très clair dans son esprit. « Après ça, j’ai arrêté de croire qu’on était un couple parfait, ou même un tant soit peu solide. Pas en ayant pu te faire ça. » A croire qu’elle avait sciemment décidé de se priver d’un tant soit peu de bonheur.

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MessageSujet: Re: the last of the real ones [Christopher]   Dim 10 Juin - 13:39

Chris a l'impression qu'on lui fait son procès, un procès qu'il ne mérite pas puisqu'il il est bien la victime de cette sale histoire. Le retournement de situation est risible mais finalement bien logique si l'on y réfléchit. Un mécanisme de protection dira t-on, Chris n'a d'autre choix que d'accepter le reproche le plus gonflé de l'histoire puisqu'on lui assène avec un toupet qui dépasse les limites du raisonnable. Il n'aurait pas pardonné, c'est vrai. Il n'aurait pas essayé non plus. Difficile de la contredire sur ce point. Il faut beaucoup d’aplomb et d'irrespect pour s'envoyer le meilleur ami de son mari et espérer qu'il soit possible de réparer les pots cassés après cela. Sans éprouver quoi que ce soit pour celui-ci qui plus est. Si l'amour s'était immiscé dans l'affaire, peut être qu'il aurait pu comprendre dans une certaine mesure, mais ça n'avait pas été le cas, et il n'y a encore aujourd'hui aucune explication pour le geste de sa femme, si ce n'est un goût prononcé pour l'autodestruction.

« Beaucoup de choses auraient changé si tu étais restée. Si tu m'avais parlé aussi. La communication c'est surfait c'est ça ? » Il ne peut pas s'empêcher de passer une main fatiguée dans ses cheveux. Chris est épuisé par cette histoire, par ces révélations qui s'enchaînent sans lui laisser le temps de les digérer, de comprendre ce qu'elles veulent vraiment dire pour eux. « Tu as vraiment toujours eu une piètre opinion de moi Alice. En deux-mille dix-huit les gens discutent de ce genre de choses, se soutiennent. Je ne suis pas le premier connard sexiste du coin et c'est pas une grande news vu mon éthique de travail. Je serais venu avec toi. On aurait pu... » Il soupire, il y a beaucoup de choses qu'ils auraient pu faire ou se dire. Pourquoi les remuer maintenant ? « Peu importe. C'était visiblement plus attirant de tout foutre en l'air. J'aurais préféré que tu t'abstiennes de t'envoyer Joseph, même si tu ne croyais plus à notre couple parfait. La perfection n'existe pas Alice, mais le respect oui en revanche. »

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MessageSujet: Re: the last of the real ones [Christopher]   Dim 24 Juin - 13:34

Elle ne sait pas à quoi ça rime au final, de parler de ce qu’ils auraient pu avoir, de ce qu’ils auraient pu être alors que finalement, ils ne font que piétiner les cendres de leur relation passée. Ils pourraient être optimistes, rêvasser d’un futur meilleur pour eux, penser qu’il pourrait y avoir quelque chose à sauver. Mais Alice, elle a vu le gouffre se creuser au fur et à mesure de ses mensonges. Maintenant, même si elle le souhaitait, elle ne saurait pas comment revenir jusqu’à Chris sans se casser la gueule. Il était probablement mieux d’arrêter les frais. Tout ce qui lui reste à faire, c’est accuser le coup, froncer les sourcils et sentir l’agacement pointer son nez au fur et à mesure que son ex-mari semble vouloir lui faire comprendre qu’il aurait été compréhensif, qu’ils auraient surpassé ça. Ils n’auraient rien pu faire du tout, est-ce qu’elle est la seule à le réaliser ? Même s’il l’avait accompagnée pour son avortement, ce sujet serait resté tabou. Le sujet des enfants n’aurait jamais été abordé, même quand ils auraient été dans la bonne période pour le faire. Quelque chose aurait manqué, inévitablement. Et l’avortement volontaire n’était que le sommet de l’iceberg concernant toute l’histoire derrière. Elle aurait continué à lui mentir, encore et encore. « Tu aurais fini par me le reprocher dans tous les cas. Merci mais non merci. » Elle ne voulait pas être aussi cassante, mais ce numéro commence à la fatiguer.

Et c’est vrai qu’au final, peu importe. Cela fait deux ans maintenant, la vie a repris son cours, et ils ne sont plus une partie intégrante dans celle de l’autre. Ses torts, elle les connaît. Le respect massacré, la confiance bafouée, un discours qu’elle avait déjà entendu. Que dire de plus désormais ? N’avaient-ils pas assez ressassé l’échec de leur mariage ? « Ne me dis pas ça comme si j’étais la seule responsable. Ton pseudo meilleur ami n’a pas hésité à se faire ta femme. » Joseph était aussi coupable qu’elle. Peut-être plus, elle avait du mal à partager les torts dans cette histoire. La brune soupira, laissa son regard errer sur la vue de Wellington avant de revenir à Christopher. « Maintenant que j’ai éclairé ta lanterne sur le pourquoi du comment, que fait-on ? Pourquoi ne continuerions-nous pas notre vie chacun de notre côté, faire comme si on avait effectivement tourné la page ? Je ne vois pas le sens de continuer à discuter si c’est pour entendre des reproches à la chaîne, j’ai déjà entendu ça. Si le seul problème qui subsiste c’est le fait que je porte toujours ton nom, je passerai à la mairie et ce sera réglé. » Elle n’irait probablement pas. Mais elle pouvait bien l’affirmer pour avoir la paix.

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MessageSujet: Re: the last of the real ones [Christopher]   Mar 26 Juin - 12:02

Alice est trop extrême, elle l'a toujours été. Pourquoi chercher à la convaincre, puisqu'elle a déjà décidé qu'ils ne s'en serait jamais sortis indemnes. Si Chris n'était pas aussi énervé, alors peut être serait-il capable de rationaliser l'angoisse d'Alice, mais la rage bouillonne toujours au creux de ses veines, et ce bien malgré lui. Alors il souffle, se bat contre ce qui ne changera pas. Son ex femme était un oiseau blessé lorsqu'il l'a rencontrée, ruinée par de mauvaises expériences, des hommes qui se contrefichent des dommages qu'ils causent. Il pensait qu'il lui suffirait, qu'il réussirait à effacer la douleur et les relations toxiques... Ça n'a pas été le cas, assez tristement. Dans cette configuration, pas si étonnant qu'elle ne lui ait pas laissé le bénéfice du doute. Chris aurait pu comprendre pour l'avortement, qu'elle le croie ou non, mais risquer de le perdre ainsi avait été plus effrayant que le reste à l'époque. Aussi gentil garçon qu'il soit, Chris reste un homme qui peine à comprendre ce qui peut traverser l'esprit d'une femme dans ce genre de situation. C'est sûrement ce qui crée une si grande distance. « A quoi bon essayer de te convaincre si tu l'as décidé. » Lâche t-il amer en se saisissant machinalement d'une cigarette. Avec toutes les emmerdes de ces dernières années, il s'était remis à fumer comme un pompier.

Lorsque le sujet délicat de Joseph est abordé, Chris soupire en tirant encore un peu plus sur sa cigarette. « Qu'est-ce que tu crois ? Que parce que je suis obligé de bosser avec lui tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes ? Je suis bien au courant de ce qu'il a fait, après tout j'ai eu la chance d'y assister. » Le fait qu'il tente de rejeter la faute sur Alice ou de lui faire comprendre qu'il est désolé n'y change pas grand chose d'ailleurs. « Mais lui au moins n'a pas cherché à fuir au bout du monde pour ne pas avoir à assumer ses conneries. » Ça ne veut pas dire qu'il lui en veut moins, bien au contraire, mais il peut au moins lui reconnaître de ne pas s'être défilé comme un lâche. Nouvelle taffe, nouveau soupir. Cette conversation ne mène pas à grand chose, Alice a raison, même si elle se plante une fois de plus sur la source du problème. « Le problème qui subsiste, c'est que tu m'as brisé le cœur. Tout le monde ne se remet pas aussi vite que toi. », crache t-il finalement comme si le reproche était resté coincé au fond de sa gorge pendant plusieurs années. Faire confiance est devenu tellement difficile. Avec un job d'hypocrites comme le sien, la trahison de sa femme et de son meilleur ami l'avait plongé dans une solitude extrême. « Fais comme tu veux Alice, comme tu l'as toujours fait. Tes promesses ne valent pas grand chose de toute façon. »

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MessageSujet: Re: the last of the real ones [Christopher]   Mer 27 Juin - 16:49

Elle avait contribué à son propre malheur, et ça, elle en était sacrément consciente. A ranger son passé au placard et à s’étouffer avec ses secrets, il n’avait pas fallu beaucoup de temps pour qu’elle devienne incapable de retrouver cette symbiose qu’elle avait eue avec Chris, la même qui l’avait convaincue de dire oui à sa demande en mariage. Elle y avait vraiment cru, c’était bien le pire. Avec le recul, elle aurait probablement dû demander de l’aide, accepter le fait qu’elle était arrivée à un point où ses épaules n’étaient plus assez fortes pour supporter les nouvelles épreuves qui l’attendaient. A la place, elle avait fait ce qu’elle savait faire le mieux : se taire, et s’enfoncer encore plus profondément dans sa propre détresse. Elle n’aurait pas pu continuer. Une séparation en bonne et due forme aurait été préférable, mais Alice avait opté pour les mauvais choix, pour encore aggraver son cas. Christopher avait raison au fond ; leur couple n’aurait pas pu être sauvé, tout simplement parce qu’elle ne le souhaitait pas. Ce n’était pas faute d’y avoir tenu à leur couple, d’avoir extrêmement mal vécu le fait de se retrouver seule par la suite. « J’aurais voulu que ce soit différent. » Facile à dire quand le mal est fait.

Mais à ses yeux, une fois le trait tiré sur leur histoire et le divorce inévitable, ils auraient dû en rester là. Quelle importance, qu’elle soit présente ou non ? Se recroiser n’aurait fait que rendre les choses plus difficiles. Elle a été égoïste mais le divorce aurait été prononcé avec ou sans sa signature. Il aurait dû être assez en colère pour bien s’en foutre et se réjouir de l’avoir loin de sa vue. Ce qui s’était ensuite passé avec Joseph, elle n’avait jamais voulu y penser. Mais elle n’avait pas envie de croire qu’il ait droit à la rédemption, pas alors qu’il avait été aussi traître qu’elle. Il avait laissé ses états d’âme de côté pour la sauter, et pas qu’une fois. C’est désagréable tout de même, de repenser au vent de panique et de honte quand Chris a ouvert la porte pour découvrir les deux amants. La scène était gravée au fer rouge dans sa mémoire, chaque fichu détail, chaque mot, chaque expression faciale. En revanche, lui accorder le crédit de ne pas avoir fuis ? Parce qu’il croit réellement que si elle avait voulu fuir, elle aurait choisi la Nouvelle-Zélande ? « Putain mais tu crois que t’es le centre du monde ? Je suis partie au bout du monde comme tu le dis si bien pour enterrer mon jumeau. Tu penses sincèrement que j’avais envie de ça ? Que ça a été une partie de plaisir, que j’ai eu une vie merveilleuse après toi ? » Le coup au cœur est trop violent, la fait se reculer et hausser le ton. Un éclat de colère aussi soudain que virulent. La mort de son jumeau l’avait poussée au bord du gouffre, lui avait encore fait perdre pied. Elle ne savait pas vraiment comment elle avait réussi à survivre aussi à ça, mais c’était de loin le sujet le plus sensible qui soit, le seul qui lui rappelait combien elle était seule en réalité. « Qu’est-ce que tu veux que je te dise, Chris ? C’est fini entre nous depuis plus de deux ans. Passe à autre chose et garde tes reproches pour toi, j’en ai eu assez. » Il n’y avait plus rien qu’elle ne sache pas déjà. Ces retrouvailles auront eu pour effet d’éclairer les dernières lanternes chez lui, ils n’auraient plus à se revoir, à se fréquenter. Ils pourraient agir comme deux putain d’adultes et s’ignorer. « Pense ce que tu veux. Je n’ai plus de promesses à te faire de toute manière. » Ni de comptes à rendre. Ils étaient divorcés, fin de l’histoire. De leur histoire.

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MessageSujet: Re: the last of the real ones [Christopher]   Dim 8 Juil - 23:55

Chris lui aussi aurait voulu que ce soit différent, mais dans la vie on n'a pas toujours ce qu'on veut pas vrai ? Avec Alice il n'a pas eu grand chose de ce qu'il voulait d'ailleurs. Pas sur la durée en tout cas, et elle, elle aimerait bien lui mettre tout cela sur le dos. Il secoue la tête, incapable de rester calme face à toutes ces révélations qui s'enchaînent, face au culot avec lequel elle les déverse sur lui comme si il avait besoin de ça. Tout ne tourne pas autour de lui peut être bien, mais minimiser ce qu'elle lui a fait subir n'est pas la meilleure des manières d'apaiser la situation. Lorsqu'on ne prend pas ses responsabilités, on ne peut pas vraiment s'attendre à que la personne en face garde son sang froid. Chris n'a pas envie de s'abaisser à cela cela dit. Les engueulades publiques n'ont jamais été son genre, et cette soirée a beaucoup d'importance pour sa carrière. Il ne peut pas laisser Alice éreinter ses nerfs jusqu'à la perte de contrôle. Ce serait lui donner plus d'importance qu'elle n'en a désormais dans sa vie. Il va mieux. Il essaye de s'en persuader en tout cas. « Ce n'est pas ce que je suis en train de dire. Tu le sais très bien, tu veux reporter la faute sur moi, comme si c'était moi qui manquait de compréhension. J'ai été très compréhensif Alice, tu as juste dépassé les limites, mes limites. »

Il soupire et fais un pas de recul pour s'adosser contre le mur. Il ne comprend pas ce qu'elle ne saisit pas dans la situation. Il s'agit probablement d'un mécanisme de défense, mais Chris n'a pas l'énergie d'essayer de lui faire comprendre, ce que de toute évidence, elle est incapable d'intégrer malgré deux engueulades dramatiques plutôt explicites. « Tout ne tourne pas autour de moi, je ne dis pas le contraire, mais j'ai plutôt l'impression que c'est l'inverse la plupart du temps. Moi je suis un peu le dommage collatéral qui a seulement le droit de la fermer. Je sais ce que tu as traversé Alice, mais t'es pas la seule à avoir souffert de la situation. Pardonne moi d'avoir encore du mal à faire confiance à qui que ce soit après ça. » Mais ce n'est pas tellement ce qui l'intéresse et Chris ne veut pas perdre plus de temps qu'il n'en a perdu avec elle. « Mais je vais faire ça, passer à autre chose, à t'entendre ça à l'air très facile. ». Il replace nerveusement sa cravate et soupire avant de s'en aller sur une remarque qui assène avec une certaine acidité.. « Profite du champagne. »

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